Hello Gaamin et Bastien, merci pour vos réponses !
Je doute qu'il y ait beaucoup d'écoles ayant des instructeurs qui ont eu une autre carrière avant, l'idée de beaucoup étant effectivement juste de monter des heures en FI avant de partir ailleurs. Et ce, quelle que soit l'école.
Effectivement, c'est bien là que je vois le problème : qu'on fasse de l'instruction pour monter les heures, c'est normal. Mais si c'est
juste pour cela,
ALORS CA CRAINT ! Et je parle par expérience : j'ai enseigné pendant 6 ans (jusqu'à juin 2007) la physique et les maths, mais je n'aimais pas enseigner, répéter 37 fois la même chose, corriger et noter les épreuves : c'était un job alimentaire, qui me gonflait de plus en plus... et bien je peux vous affirmer que les élèves le ressentaient, certains compatissaient, d'autres, plus "rugueux", me demandaient carrément pourquoi je ne changeais pas de job. J'ai suivi leur idée et suis maintenant au chômedu

, pensant à me lancer dans la carrière dont j'ai toujours rêvé. D'autre part, ce qui compensait un peu mon manque de motivation pour la didactique, c'était le fait que j'avais fait pas mal d'expériences professionnelles avant de me lancer dans l'enseignement : je pouvais ainsi illustrer certains concepts par des exemples concrets, ou faire partager à mes élèves certaines expériences vécues à l'étranger, en Afrique et dans le Caucase notamment (ce qui fait aussi partie de la formation d'un ado, AMHO).
Pour revenir à l'aviation, il faudrait que les jeunes instructeurs soient
au moins motivés par l'instruction. Perso, je ne me lancerais pas là-dedans, pour les motifs que je viens d'évoquer. Plutôt faire du bush au milieu de nulle part en Afrique.
Je trouve le profil de Fab intéressant
Hello Zapoi,
Ta question est tres interessante mais dis toi que 95% des intructeurs n'ont aucune experience "commerciale" et au bout du compte ce n'est pas si important que ca car tout ce que ta formation t'apprend c'est de reussir a passer un test en vol et une licence... le reste s'apprend sur le terrain... le nombre d'hrs de vol n'est pas forcement revelateur des qualite de ton FI: un Class 4 avec 300 hrs peu etre plus competant qu'un class 1 completement blase...
Si tu as un bon feeling/plaisir de voler avec ton FI, garde le! sinon change...
Bastien, je suis d'accord avec presque tout ce que tu as écrit, sauf avec ce que j'ai mis en gras. Je trouve qu'une formation devrait apporter plus que la simple réussite du test. Particulièrement pour les situations scabreuses, je pense qu'un instructeur expérimenté "in real life" pourra mieux illustrer les cas, les exemples concrets où certains problèmes risquent de se produire. Lors de ma formation en vol à voile, plusieurs instructeurs du club étaient chez Swissair (R.I.P.) et/ou militaires : je me souviens qu'avec eux, j'apprenais beaucoup plus de "trucs" qu'avec les autres.
Effectivement, le nombre d'heures n'est pas une garantie. Je dirais que l'instructeur idéal est le pilote commercial, actif ou retraité, qui décide,
par amour de l'instruction et non parce qu'il est obligé pour quelque raison, de faire de l'instruction dans son temps libre (et s'il est retraité, il en a beaucoup du temps libre !). Mais je crains que ce genre d'instructeurs ne se trouve pas dans les écoles, mais plutôt dans les clubs. (J'en connais personnellement dans le club de vol à moteur qui partage le même aérodrome que mon club de planeur.). Je crois que, par exemple, c'est le point fort de l'Algoa Flying Club, en Afrique du Sud :za: . C'est un club, mais dont la partie "training" est aussi réputée que les meilleures écoles du pays.
Vos réactions à ces propos ?
Bastien, as-tu passé de bonnes vacances à La Plagne ? C'est con, je n'ai pas été réactif lorsque nous en avons parlé au téléphone : on aurait pu se prendre un verre quelque part à mi-chemin, vers Megève ou Annecy...