Au bout de combien d'HDV avez vous obtenu votre PPL ?

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LJ35
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Message par LJ35 »

JAimeLesAvions a écrit :Entièrement d'accord avec cbee.
Quand on a assez d'argent pour s'offrir le PPL, on doit en avoir assez pour payer correctement les instructeurs.
Pas forcément. Si je prends en exemple le plus gros aéroclub de France, Hispano Suiza. Avion école, Cessna 150. En solo, 103 euros l'heure, en double, 139 euros. Soit 36 euros de l'heure pour la double commande, c'est à dire 35% de plus. Sur 30 heures de double commande, ça fait un surcoût de plus de 1 000 euros. C'est énorme pour certains élèves PPL pour qui c'est déjà très lourd pour leur budget.
JAimeLesAvions a écrit :Si le choix était possible en France, combien d'instructeurs choisiraient le bénévolat, combien choisiraient d'être payés?
Je suis persuadé qu'une majorité choisiraient d'être bénévole, parce que la majorité ont un boulot ailleurs. Ca arrangerait uniquement les jeunes professionnels en attente de boulot, qui font de l'instruction bénévole faute de mieux.

Et encore, ça ne les arrangerait pas forcément dans tous les cas. Quand on voit la misère de salaire accordée aux instructeurs salariés dans beaucoup trop de clubs, et le nombre d'heures de boulot qui vont avec, mieux vaut encore être bénévole, bien défrayé, pour avoir davantage de temps libre pour chercher du boulot.

Parce que les aéroclubs qui payent (mal) des FI salariés pour un mi-temps en les faisant travailler plein temps, ce n'est malheureusement pas rare.
JAimeLesAvions a écrit :Combien de pseudo défraiements (heures gratuites, déplacements remboursés trois fois par jour, etc.) qui sont de réelles sous rémunérations de travail au noir?
En quoi des hdv gratuites seraient-elles du pseudo défraiement ? C'est une façon comme une autre de défrayer, et ça coûte mois cher au club. Les déplacements remboursés plusieurs fois par jour, c'est autre chose, ce n'est pas honnête, et je ne pense pas que ce soit courant.

Faut arrêter avec le soit disant travail au noir. Dans la majorité des aéroclubs, les FI bénévoles ont un boulot à côté, et ne sont pas pros. Deux raisons qui les empêcheraient d'être salariés. Et ensuite, la majorité des clubs n'ont pas d'activité suffisante pour justifier un FI salarié.
JAimeLesAvions a écrit :Quand je lis les réactions au line training, je me demande pourquoi on ne commence pas à hurler dès le PPL training.
Sans doute parce que ça n'a rien à voir.
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LJ35
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Message par LJ35 »

TAYKILER a écrit :
Loch Lomond a écrit : C'est celle que je trouve la plus inquiétante : j'ai l'impression que se poser cette question revient à envisager le PPL comme un achèvement, alors qu'à mon point de vue c'est le vrai début. On fait souvent la même erreur lorsqu'on commence la pratique d'un art martial : la ceinture noire, c'est le diplôme de fin d'études. Sauf que plus on s'en approche, plus on change de façon de voir les choses. Et le jour où on l'obtient on comprend qu'on vient seulement d'atteindre le vrai niveau d'un débutant. On commence juste à savoir un petit peu de quoi il est question, tout reste à faire...
...
Certe Mai on ne peux donner d'avis ou d'impréssion en répondant a une question "Lorsque tu confirme ton message a la TWR tu n'ésite pas, tu dois en ètre sur."
Et encore moin lorsqu'elle n'est pas poser.
Heu... Ca veut dire quoi ? :lol:
TAYKILER a écrit :
le PPL comme un achèvement
Le PPL pour moi n'est qu'un début je ne vais pas raconter toute ma vie mai une fois terminer avec le PPL si tout se passe bien je compte attaquer un CPL, puis ensuite je verrais pour l'ATPL en Gros je compte terminer dans la ligne.
:-?
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Message par TAYKILER »

Pas forcément. Si je prends en exemple le plus gros aéroclub de France, Hispano Suiza. Avion école, Cessna 150. En solo, 103 euros l'heure, en double, 139 euros. Soit 36 euros de l'heure pour la double commande, c'est à dire 35% de plus. Sur 30 heures de double commande, ça fait un surcoût de plus de 1 000 euros. C'est énorme pour certains élèves PPL pour qui c'est déjà très lourd pour leur budget.
Tu as raison et dit toi bien que chez Aeropilot juste a coter ou je fais ma formation c'est encore pire!
Je serais meme obliger de changer d'aeroclub, il faut payer les instructeur, l'assurence, la tax d'atterissage, la TVA et bien sur le pétrole qu'on bouffe, le breifing et le débreifing ce qui donne 8 HDV sur n'importe qu'elle avion a 2400 euro, ce qui donne une formation PPL de 45 HDV a 12075euro.
Quand on a assez d'argent pour s'offrir le PPL, on doit en avoir assez pour payer correctement les instructeurs.
S'offrire un PPL ne veux pas dire plein au as, mai c'est surtout s'offrire un rève d'enfant donc on est près a tout pour... Certain font meme des crédit pour payer leurs formation, mai bon en meme temps c'est sur qu'il faut ètre un peut réaliste et savoir qu'il ne sagit pas de petit budjet.
"Il est totalement impossible que l'homme puisse s'élever dans les airs et y flotter. (...) Seul un idiot pourrait espérer qu'une telle chose se réalise." Joseph de Lalande, astronome, membre de l'Académie des sciences (1782).
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Message par Worn Down Piano »

Je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait interdire le bénévolat pour les instructeurs. Il est certain que cette mesure aurait pour conséquence directe une envolée les prix du PPL, mais à mon sens cela se justifierait pleinement.

Si j'étais jeune (ou moins jeune) CPL, j'apprécierais très modérément de voir mon boulot potentiel squatté par des bénévoles de tous horizons... De la même manière que je ne peux pas être serrurier bénévole... Laisser la place à ceux qui ont investi pour en faire leur métier me semble logique.

On veut des CPL qui commencent par le début, sur du largage para, de la banderole, de l'instruction etc... Et on y place des bénévoles? Pour moi il y a là un non-sens.


:tss:
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Message par TAYKILER »

LJ35 a écrit :
TAYKILER a écrit :
Loch Lomond a écrit : C'est celle que je trouve la plus inquiétante : j'ai l'impression que se poser cette question revient à envisager le PPL comme un achèvement, alors qu'à mon point de vue c'est le vrai début. On fait souvent la même erreur lorsqu'on commence la pratique d'un art martial : la ceinture noire, c'est le diplôme de fin d'études. Sauf que plus on s'en approche, plus on change de façon de voir les choses. Et le jour où on l'obtient on comprend qu'on vient seulement d'atteindre le vrai niveau d'un débutant. On commence juste à savoir un petit peu de quoi il est question, tout reste à faire...
...
Certe Mai on ne peux donner d'avis ou d'impréssion en répondant a une question "Lorsque tu confirme ton message a la TWR tu n'ésite pas, tu dois en ètre sur."
Et encore moin lorsqu'elle n'est pas poser.
Heu... Ca veut dire quoi ? :lol:

ça veux dire que lorsqu'on répond a une question on ne donne pas une impréssion et encore moin lorsque celle si n'est pas poser, enfin si je me permet de répondre a une question je donne une réponce corecte et pas une ésitation et encore moin une impréssion.
Après chaqu'un son truc mai c'est pas très cool de donner des réponces qui nous fon nous meme réflechire et ce poser la question a notre tour.
TAYKILER a écrit : Le PPL pour moi n'est qu'un début je ne vais pas raconter toute ma vie mai une fois terminer avec le PPL si tout se passe bien je compte attaquer un CPL, puis ensuite je verrais pour l'ATPL en Gros je compte terminer dans la ligne.
:-?
Il y a t'il un problem ? :o
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Message par TAYKILER »

Worn Down Piano a écrit :Je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait interdire le bénévolat pour les instructeurs. Il est certain que cette mesure aurait pour conséquence directe une envolée les prix du PPL, mais à mon sens cela se justifierait pleinement.

Si j'étais jeune (ou moins jeune) CPL, j'apprécierais très modérément de voir mon boulot potentiel squatté par des bénévoles de tous horizons... De la même manière que je ne peux pas être serrurier bénévole... Laisser la place à ceux qui ont investi pour en faire leur métier me semble logique.

On veut des CPL qui commencent par le début, sur du largage para, de la banderole, de l'instruction etc... Et on y place des bénévoles? Pour moi il y a là un non-sens.


:tss:
En meme temps le bénévolat d'aeroclub n'est pas vraiment du "bénévolat" comme ça définition l'indique car les instructeurs bénéVol sont payer pas par salaire mais par HDV.
"Il est totalement impossible que l'homme puisse s'élever dans les airs et y flotter. (...) Seul un idiot pourrait espérer qu'une telle chose se réalise." Joseph de Lalande, astronome, membre de l'Académie des sciences (1782).
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Message par Worn Down Piano »

TAYKILER a écrit :
Worn Down Piano a écrit :Je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait interdire le bénévolat pour les instructeurs. Il est certain que cette mesure aurait pour conséquence directe une envolée les prix du PPL, mais à mon sens cela se justifierait pleinement.

Si j'étais jeune (ou moins jeune) CPL, j'apprécierais très modérément de voir mon boulot potentiel squatté par des bénévoles de tous horizons... De la même manière que je ne peux pas être serrurier bénévole... Laisser la place à ceux qui ont investi pour en faire leur métier me semble logique.

On veut des CPL qui commencent par le début, sur du largage para, de la banderole, de l'instruction etc... Et on y place des bénévoles? Pour moi il y a là un non-sens.


:tss:
En meme temps le bénévolat d'aeroclub n'est pas vraiment du "bénévolat" comme ça définition l'indique car les instructeurs bénéVol sont payer pas par salaire mais par HDV.
L'heure de vol n'est pas une rémunération, c'est au mieux un avantage lié à l'activité. C'est un peu comme si tu disais qu'en allant bénévolement faire du secrétariat, tu étais rémunéré au travers du chauffage de la pièce que tu occupes.
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JAimeLesAvions
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Message par JAimeLesAvions »

On dit ailleurs que si le line training se développe, il n'y aura plus de postes de débutants salariés, et les salaires seront tirés vers le bas.
L'instruction bénévole est largement développée en France, il n'y a que très peu de postes d'instructeurs salariés, et les salaires sont tirés vers le bas, avec des conditions de travail parfois très pénibles (pas de convention collective, pas de réglementation spécifique sur le temps de service)

Il me semble que c'est le même phénomène.

Bien sûr, si les instructeurs étaient payés, ce serait plus cher de voler. Rien n'empêche, comme ça se fait aux états unis il me semble, d'organiser du bénévolat pour ceux qui n'ont pas les moyens de payer.
On pourrait commencer par revoir les conditions d'attribution des bourses PPL (Tu as sans doute remarqué que les bourses PPL sont attribuées aux jeunes dont les parents sont assez riches pour offrir le PPL à leurs enfants, si tu n'a pas d'argent du tout, tu ne peux pas en profiter, et si tu fais des économies, tu est trop vieux quand tu as réussi à mettre suffisamment de coté).

Enfin, si la valeur des heures gratuites offertes à l'instructeur et des remboursement de frais qu'il perçoit dépasse le montant réel des frais qu'il engage, c'est de la rémunération, ce n'est plus de bénévolat.
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cbee
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Message par cbee »

LJ35 a écrit : On ne parle pas de la même chose.
Malheureusement si.

Pour moi, aucune justification au fait de travailler gratuitement quand on a financé sa formation que ce soit instructeur en club, copi sur un king air ou sur un airbus.

Instructeur, si tu veux voir ce que ça coûte tu cliques ici -> http://instructeurs.ens-cachan.fr/Infos ... I-08-1.pdf

La méprise entre passion et salaire est trop courante en aviation.

Une heure de vol n'est pas un salaire. C'est une heure de vol.[/url]
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Message par TAYKILER »

Worn Down Piano a écrit :
TAYKILER a écrit :
Worn Down Piano a écrit :Je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait interdire le bénévolat pour les instructeurs. Il est certain que cette mesure aurait pour conséquence directe une envolée les prix du PPL, mais à mon sens cela se justifierait pleinement.

Si j'étais jeune (ou moins jeune) CPL, j'apprécierais très modérément de voir mon boulot potentiel squatté par des bénévoles de tous horizons... De la même manière que je ne peux pas être serrurier bénévole... Laisser la place à ceux qui ont investi pour en faire leur métier me semble logique.

On veut des CPL qui commencent par le début, sur du largage para, de la banderole, de l'instruction etc... Et on y place des bénévoles? Pour moi il y a là un non-sens.


:tss:
En meme temps le bénévolat d'aeroclub n'est pas vraiment du "bénévolat" comme ça définition l'indique car les instructeurs bénéVol sont payer pas par salaire mais par HDV.
L'heure de vol n'est pas une rémunération, c'est au mieux un avantage lié à l'activité. C'est un peu comme si tu disais qu'en allant bénévolement faire du secrétariat, tu étais rémunéré au travers du chauffage de la pièce que tu occupes.
A vrai dire pas vraiment puisqu'en générale les instructeurs qui font du bénévolat sont ceux qui on besoin de 1500HDV mai qui n'en n'on pas trop les moyen pour pouvoir se lancer en ATPL et donc ils passent ces HDV sans dépenser 1 piece. puis ils peuvent se payer la formation ou du moins une parti de la formation de l'ATPL avec largents qui aurais servis dans ces 1500 heures.
Modifié en dernier par TAYKILER le 25 oct. 2010, 14:12, modifié 1 fois.
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Message par Worn Down Piano »

Donc si je comprends bien, les heures que j'inscris dans mon carnet de vol après un Bruxelles-Athènes-Bruxelles, c'est une rémunération?????

Allez dire cela à mon syndicat :lol: :lol: :lol:
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Message par LJ35 »

Worn Down Piano a écrit :Je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait interdire le bénévolat pour les instructeurs. Il est certain que cette mesure aurait pour conséquence directe une envolée les prix du PPL, mais à mon sens cela se justifierait pleinement.
Qu'est ce qui le justifierait ?

Interdire le bénévolat aux instructeurs en France n'est actuellement pas réaliste, il suffit de regarder les chiffres :

- Il y a 2 500 instructeurs en activité en France, dont 90,5% de bénévoles et 9,5% de salariés ou indépendant.

- Seulement 35% des FI ont un CPL, dont ça veut dire qu'on perdrait un minimum des deux tiers des instructeurs, et même plus que ça, puisqu'une bonne partie des 35% ayant un CPL ont un boulot à côté et ne sont donc pas disponibles pour devenir FI salariés.

- 58% des FI ont 50 ans ou plus, et parmi ceux là, ceux qui ont un CPL n'ont sans doute pas spécialement envie de devenir instructeur salarié, vu le niveau moyen de salaire d'un instructeur PPL, et le niveau de salaire auquel la plupart peut prétendre dans leur boulot actuel.

Interdire le bénévolat des FI, ça serait la mort d'u grand nombre d'aéroclubs dont l'activité école n'est pas suffisante pour justifier un salarié. Dans certains cas, on pourrait imaginer deux aéroclubs sur une même plateforme se partageant un salarié, mais ce ne serait ni simple, ni possible partout.
Worn Down Piano a écrit :Si j'étais jeune (ou moins jeune) CPL, j'apprécierais très modérément de voir mon boulot potentiel squatté par des bénévoles de tous horizons... De la même manière que je ne peux pas être serrurier bénévole... Laisser la place à ceux qui ont investi pour en faire leur métier me semble logique.
Sur le papier, ce raisonnement est très bien, mais dans la réalité, c'est différent. On pourrait sans doute en effet libérer des places de FI salariés en diminuant le nombre d'instructeurs bénévoles, mais c'est une hérésie de penser qu'on pourrait remplacer tous les FI bénévoles par autant d'instructeurs salariés.

Et, encore une fois, vu le salaire des instructeurs en club (et dans certaines écoles qui les exploitent), être bénévole bien défrayé pendant quelques mois n'est pas forcément une pire situation qu'être salarié au SMIC (voir une moitié de SMIC) en bossant comme un fou.

Personnellement, en quelques mois d'instruction bénévole (bien) défrayé, j'ai pu augmenter mes heures de vol tout en ayant du temps libre pour chercher du boulot. Etant le seul des instructeurs bénévoles de mon club à être dispo en semaine, j'ai volé beaucoup plus que les autres.

Un ami (et membre illustre d'Aeronet) vient d'arriver dans mon club comme FI bénévole en attendant de trouver du boulot. J'estime qu'il doit avoir la priorité en terme d'heures d'instruction, je lui ai donc mis entre les pattes plusieurs de les élèves, parce que j'estime que je n'ai pas autant besoin de faire de l'instruction que lui. C'est aussi une façon de laisser la priorité aux jeunes pilotes pro FI bénévoles.

Le problème est à mon avis davantage à ce niveau, dans des clubs ou des instructeurs bénévoles, qui ont un bon boulot par ailleurs, refusent de laisser des élèves et des heures de vol à des FI bénévoles qui sont jeunes pros en recherche d'emploi, et qui ont beaucoup plus besoin de ces heures de vol...
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Message par TAYKILER »

LJ35Personnellement, en quelques mois d'instruction bénévole (bien) défrayé, j'ai pu augmenter mes heures de vol tout en ayant du temps libre pour chercher du boulot. Etant le seul des instructeurs bénévoles de mon club à être dispo en semaine, j'ai volé beaucoup plus que les autres.
Ce qui confirme ce que je vien de dire a Worn Down Piano :bleble:
"Il est totalement impossible que l'homme puisse s'élever dans les airs et y flotter. (...) Seul un idiot pourrait espérer qu'une telle chose se réalise." Joseph de Lalande, astronome, membre de l'Académie des sciences (1782).
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Message par Worn Down Piano »

LJ35 a écrit :
Worn Down Piano a écrit :Je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait interdire le bénévolat pour les instructeurs. Il est certain que cette mesure aurait pour conséquence directe une envolée les prix du PPL, mais à mon sens cela se justifierait pleinement.
Qu'est ce qui le justifierait ?

Interdire le bénévolat aux instructeurs en France n'est actuellement pas réaliste, il suffit de regarder les chiffres :

- Il y a 2 500 instructeurs en activité en France, dont 90,5% de bénévoles et 9,5% de salariés ou indépendant.

- Seulement 35% des FI ont un CPL, dont ça veut dire qu'on perdrait un minimum des deux tiers des instructeurs, et même plus que ça, puisqu'une bonne partie des 35% ayant un CPL ont un boulot à côté et ne sont donc pas disponibles pour devenir FI salariés.

- 58% des FI ont 50 ans ou plus, et parmi ceux là, ceux qui ont un CPL n'ont sans doute pas spécialement envie de devenir instructeur salarié, vu le niveau moyen de salaire d'un instructeur PPL, et le niveau de salaire auquel la plupart peut prétendre dans leur boulot actuel.

Interdire le bénévolat des FI, ça serait la mort d'u grand nombre d'aéroclubs dont l'activité école n'est pas suffisante pour justifier un salarié. Dans certains cas, on pourrait imaginer deux aéroclubs sur une même plateforme se partageant un salarié, mais ce ne serait ni simple, ni possible partout.
Worn Down Piano a écrit :Si j'étais jeune (ou moins jeune) CPL, j'apprécierais très modérément de voir mon boulot potentiel squatté par des bénévoles de tous horizons... De la même manière que je ne peux pas être serrurier bénévole... Laisser la place à ceux qui ont investi pour en faire leur métier me semble logique.
Sur le papier, ce raisonnement est très bien, mais dans la réalité, c'est différent. On pourrait sans doute en effet libérer des places de FI salariés en diminuant le nombre d'instructeurs bénévoles, mais c'est une hérésie de penser qu'on pourrait remplacer tous les FI bénévoles par autant d'instructeurs salariés.

Et, encore une fois, vu le salaire des instructeurs en club (et dans certaines écoles qui les exploitent), être bénévole bien défrayé pendant quelques mois n'est pas forcément une pire situation qu'être salarié au SMIC (voir une moitié de SMIC) en bossant comme un fou.

Personnellement, en quelques mois d'instruction bénévole (bien) défrayé, j'ai pu augmenter mes heures de vol tout en ayant du temps libre pour chercher du boulot. Etant le seul des instructeurs bénévoles de mon club à être dispo en semaine, j'ai volé beaucoup plus que les autres.

Un ami (et membre illustre d'Aeronet) vient d'arriver dans mon club comme FI bénévole en attendant de trouver du boulot. J'estime qu'il doit avoir la priorité en terme d'heures d'instruction, je lui ai donc mis entre les pattes plusieurs de les élèves, parce que j'estime que je n'ai pas autant besoin de faire de l'instruction que lui. C'est aussi une façon de laisser la priorité aux jeunes pilotes pro FI bénévoles.

Le problème est à mon avis davantage à ce niveau, dans des clubs ou des instructeurs bénévoles, qui ont un bon boulot par ailleurs, refusent de laisser des élèves et des heures de vol à des FI bénévoles qui sont jeunes pros en recherche d'emploi, et qui ont beaucoup plus besoin de ces heures de vol...
Mais, LJ35, tout cela je le sais parfaitement, mais c'est la conséquence directe d'une certaine politique en la matière depuis des décennies!

En l'état actuel des choses, il est évident que l'on ne peut passer d'un extrême à l'autre, mais je maintiens que sur les années à venir il y a largement moyen d'inverser la tendance et de légiférer de manière à imposer progressivement un salaire minimal, peut-être une convention collective de travail, inclure le FI dans le CPL-IR-ME...

Il y a moyen de changer les choses. Le problème, c'est surtout que personne n'est vraiment intéressé à le faire, je le crains.
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Message par LJ35 »

JAimeLesAvions a écrit :On dit ailleurs que si le line training se développe, il n'y aura plus de postes de débutants salariés, et les salaires seront tirés vers le bas.
Oui, mais la comparaison a ses limites chez nous, parce qu'en France, la majorité des organismes de formation au PPL sont actuellement des associations loi 1901, au sein desquelles le bénévolat est possible (et je dirais même souhaitable), alors que les compagnies aériennes sont toutes des entreprises au sein desquelles le bénévolat n'est pas possible. C'est une différence de taille !!!
JAimeLesAvions a écrit :L'instruction bénévole est largement développée en France, il n'y a que très peu de postes d'instructeurs salarié
Tout simplement parce que les clubs sont des associations, et que pour une majorité d'entre eux, l'activité en heures de vol ne permet pas de salarier un instructeur (ou, si elle le permet, c'est tout juste, avec un salaire ridicule).

JAimeLesAvions a écrit :et les salaires sont tirés vers le bas, avec des conditions de travail parfois très pénibles (pas de convention collective, pas de réglementation spécifique sur le temps de service)
Absolument. Faut-il donc souhaiter davantage de postes d'instructeurs salariés, avec des salaires très bas et des conditions de travail très pénibles ?
JAimeLesAvions a écrit :Enfin, si la valeur des heures gratuites offertes à l'instructeur et des remboursement de frais qu'il perçoit dépasse le montant réel des frais qu'il engage, c'est de la rémunération, ce n'est plus de bénévolat.
L'essentiel du remboursement des frais est lié aux kilomètres parcourus, et ce qui est remboursé correspond au montant réel des frais engagés à long terme, mais pas au montant réel des frais engagés à court terme. Le barème kilométrique te permet d'être défrayé de bien plus que les frais de carburant. Ca peut permettre à des jeunes pros qui volent beaucoup et n'habitent pas à proximité immédiate de l'aérodrome de se faire (tout à fait légalement) une "marge" bénéficiaire, si j'ose dire.
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Message par Worn Down Piano »

Juste pour info, en Belgique le bénévolat de ce type est interdit. La moyenne de rémunération par instructeur se situe entre 30 et 75 euros par heure de vol...
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Message par LJ35 »

cbee a écrit :Pour moi, aucune justification au fait de travailler gratuitement quand on a financé sa formation que ce soit instructeur en club, copi sur un king air ou sur un airbus.
Mais je suis entièrement d'accord !

Sauf qu'être bénévole en aéroclub, ce n'est pas du travail, c'est du bénévolat. C'est le fondement des associations loi 1901. Après, on peut discuter du bien fondé du choix de ce statut pour une structure de formation au PPL, mais il se trouve que c'est la situation actuelle en France.

Que faudrait-il faire ? Il faudrait que les jeunes pilotes pros refusent de faire du bénévolat, et restent chez eux à glander plutôt que de se bouger le cul en allant faire des heures de vol en aéroclub pour augmenter leur expérience et leur sens de l'air ? Tu penses que ce serait une meilleure solution ?
cbee a écrit :Instructeur, si tu veux voir ce que ça coûte tu cliques ici -> http://instructeurs.ens-cachan.fr/Infos ... I-08-1.pdf
Merci, c'est gentil, mais j'ai financé à 100% mon stage FI, donc je sais précisément ce que ça coûte.
Entre le début de mon stage FI et mon embauche, j'ai effectué plus de 110 heures d'instruction (+ les 25 heures de vol du stage), donc ça m'est revenu à moins de 100 heures l'heure de vol, soit moins que si j'avais voulu effectuer ces heures en aéroclub, en me payant mes heures pour augmenter mon expérience.

Et, bien sûr, je continue à "rentabiliser" l'investissement de mon stage FI avec les heures d'instruction que je continue à faire depuis, et qui me permettent de continuer à voler sur avion léger (puisque mon salaire actuel ne me permettrait pas de m'en payer) tout en augmentant mes heures de vol (et notamment mes heures en PIC).
cbee a écrit :La méprise entre passion et salaire est trop courante en aviation.
Je suis entièrement d'accord, et je n'ai jamais dit qu'être passionné justifiait de ne pas être payé, ou de ne pas être payé à sa juste valeur.
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TAYKILER a écrit :
LJ35Personnellement, en quelques mois d'instruction bénévole (bien) défrayé, j'ai pu augmenter mes heures de vol tout en ayant du temps libre pour chercher du boulot. Etant le seul des instructeurs bénévoles de mon club à être dispo en semaine, j'ai volé beaucoup plus que les autres.
Ce qui confirme ce que je vien de dire a Worn Down Piano :bleble:
Sans aucun doute, mais comme je ne pige rien à ce que tu as écrit... 8)
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LJ35 a écrit :
TAYKILER a écrit :
LJ35Personnellement, en quelques mois d'instruction bénévole (bien) défrayé, j'ai pu augmenter mes heures de vol tout en ayant du temps libre pour chercher du boulot. Etant le seul des instructeurs bénévoles de mon club à être dispo en semaine, j'ai volé beaucoup plus que les autres.
Ce qui confirme ce que je vien de dire a Worn Down Piano :bleble:
Sans aucun doute, mais comme je ne pige rien à ce que tu as écrit... 8)
meme pas un peu :non:
"Il est totalement impossible que l'homme puisse s'élever dans les airs et y flotter. (...) Seul un idiot pourrait espérer qu'une telle chose se réalise." Joseph de Lalande, astronome, membre de l'Académie des sciences (1782).
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JAimeLesAvions
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Message par JAimeLesAvions »

LJ35 a écrit : Tout simplement parce que les clubs sont des associations, et que pour une majorité d'entre eux, l'activité en heures de vol ne permet pas de salarier un instructeur (ou, si elle le permet, c'est tout juste, avec un salaire ridicule).
Si on suppose que l'activité est une donnée fixe, alors oui.
Cependant, en me fondant sur mon expérience d'entrepreneur, je suis convaincu qu'avec un personnel motivé et enthousiaste, et qui participe financièrement au succès, on développe l'activité. Et intéresser les personnels d'une association aux résultats n'est pas incompatible avec la non lucrativité.
Je suis convaincu qu'avec un meilleur service, on pourrait augmenter l'activité de la plupart des clubs, et trouver de quoi payer correctement les instructeurs.
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