l'art de la responsabilité d'un métier à l'autre

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Modérateur : Big Brother

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eagle of nature
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l'art de la responsabilité d'un métier à l'autre

Message par eagle of nature »

Bonsoir,

Etrange est cette constatation de voir les capitaines de navires maritimes fuir leur responsabilité lors d'avaries et les exemples n'en manquent pas...En egypte déjà, le cdt du navire s'est sauvé, n'a prévenu personne et voilà que cela recommence avec le "Concordia" au large de l'Italie... Et pourtant les marins qui bravent la mer ne sont-ils pas vu tel des courageux bravant les caprices de la mer mais quand une avarie survient, ils disparaissent...Et c'est étrange car si cela touchait seulement qu'un capitaine de toute les flottes mais justement non. Ce n'est pas un cas particulier isolé, ce comportement touche dans la globalité la flotte maritime...

Quand un crash aérien survient, je n'ai jamais entendu un cdt de bord ou son co-pilote faillir à son devoir de dernière minute, il doit être le seul à quitter le navire en tout dernier ressort après s'être assuré que tous les passagers ont été évacué...L'exemple le plus récent est celui arrivé aux états-unis avec l'airbus qui a amerri sur la baie d'Hudson et je suis certain de n'avoir jamais entendu d'histoire avec des pilotes ayant fuit la carlingue et laissé derrière eux les passagers en détresse...Il y a eu un avion qui a pris feu en chine sur le tarmac, je crois bien que le pilote est sorti en dernier...A Pau, lors du crash qui a coûté la vie à un routier, le cdt de bord est resté le dernier dans l'appareil, a appliqué toute les procédures, participer à l'évacuation des passagers etc...C'est indiqué dans le rapport bea.

Ce n'est pas une fleur que je lance au transport aérien de passager mais c'est une constatation. En transport de passager maritime, les capitaines ont eu tendance à se dérober face à leur responsabilité.

Il y a comme un code d'honneur qui est respecté dans l'aviation mais qui ne l'est plus du côté maritime doit-on penser ...

Pire que cela, quand on a demandé au capitaine de retourner sur le navire aider l'évacuation des passagers, il a tout bonnement refusé. La moralité semble avoir disparu du côté du transport maritime mais reste bien à l'esprit côté transport aérien je pense.
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Eowel
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Message par Eowel »

Les réactions seront différentes selon les personnes et il faut connaitre les motivations qui ont les ont poussées vers ce poste. Ici c'est un homme ayant rejoint la compagnie a quasi 40 ans comme responsable de la sécurité et qui a accédé au poste de second puis de commandant en interne grâce à la formation continue, il n'avait peut-être donc pas la passion de la mer mais seulement l'envie d'un salaire un peu plus élevé, et il n'avait donc peut-être pas ce sens des responsabilités que développe un passionné.

Dans l'aérien tu deviens rarement pilote de ligne car le pôle-emploi t'envoie en réorientation professionnelle.
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excelaviation
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Message par excelaviation »

Salut,

L'instinct de survie est present chez tout les animaux, donc ce capitaine de navire a repondu a ses instints primaux.

Faire le tour de la cabine d'un avion pour s'assurer qu'il n'y ait plus de passagers est certainement plus rapide que faire le tour d'un navire de cette taille, donc a ce niveau, c'est pas reelement comparable...

Je ne cherche pas a le deffendre, car il a fait beaucoup d'erreurs de jugement qui ont conduit a ce resultat, mais il ne faut pas comparer des pommes et des oranges...
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Dubble
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Message par Dubble »

Surtout que dans le cas d'un bateau, il connait le souci quasiment une heure avant les passagers, et peut préparer sa fuite. Un pilote d'avion ne peut pas sauter.
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Balt Hazard
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Message par Balt Hazard »

Tu sais c'est comme les commentaires qui accompagnent les crashs d'avions, venant de passagers, ou pire de pilotes de flight sim, ou de mecs ayant tenus un manche de cessna une fois dans la vie qui expliquent ce qu'il convient de faire et comment dans un jet de 200 tonnes de nuit avec de multiples pannes.

Personnellement, je ne connais rien à son boulot et je me garde bien de juger.
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Eowel
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Message par Eowel »

excelaviation a écrit :Faire le tour de la cabine d'un avion pour s'assurer qu'il n'y ait plus de passagers est certainement plus rapide que faire le tour d'un navire de cette taille, donc a ce niveau, c'est pas reelement comparable...
Sur une navire le commandant n'a pas à vérifier lui même l'évacuation mais à la coordonner. Au lieu de ça les passagers ce sont retrouvés livrés à eux mêmes, et c'est ça qui lui est reproché.
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grodep
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Message par grodep »

Je crois qu'il faut se garder de ce genre de comparaisons flatteuses à première vue.
Lors d'un accident aérien, beaucoup y vont de leurs commentaires acerbes, se moquant de la réaction inadaptée d'untel, de la mauvaise appréciation d'un autre, alors qu'ils savent, ou devraient savoir, qu'ils ne maîtrisent pas forcément toutes les circonstances qui ont conduit au dit accident, qu'ils ne maîtrisent voire ne connaissent pas parfaitement l'avion sur lequel s'est produit l'accident. Il suffit de voir le déchaînement ici comme ailleurs de commentaires qui ont suivi le crash du rio-paris.
On peut bien évidement trouver honteuse l'attitude du commandant de bord du bateau, et la fustiger, mais de là à comparer avec celle des pilotes il y a un pas que je me garderais bien de franchir.
D'autant que, lorsque j'entends parler d'un "code d'honneur" qui existerait dans notre petit univers, j'ai plutôt tendance à sourire... Les motivations des uns pour faire ce métier ne sont pas celles des autres, le sens de l'honneur ou du courage, on peut tous en parler bien campé dans notre canapé, mais ça n'est que lorsque le coup dur arrive qu'on peut soudain se rendre compte des limites de son courage et de son "sens de l'honneur". Tu cites certains exemples qui appuient ta théorie, je suis sur que tu en connais d'autres beaucoup moins flatteurs pour notre profession et si tu n'en connais pas, ça ne signifie pas pour autant qu'il n'en existe pas.
Un gars qui n'a aucune envie de crever (pour des raisons qui lui appartiennent) peut, à tort ou à raison, décider qu'il ne mettra pas sa vie en jeu au delà d'une limite raisonnable pour sauver celles d'inconnus dont on lui a certes, confié la responsabilité mais dont le comportement pourrait l'amener à perdre la vie alors qu'il a encore de bonnes chances de s'en sortir en la jouant solo.

Petit exemple qui vaut ce qu'il vaut: tu emmènes pour un baptême de l'air, une personne dans un avion. Vous êtes tous les deux équipés de parachutes. Une panne grave survient en vol, et ta seule chance de salut consiste à évacuer l'avion: ton pax, paniqué, refuse de sauter, que fais tu ? tu restes et crèves avec lui ou tu sautes après avoir tenté en vain de le convaincre? Tic, tac, tic, tac, tic, tac.. tu n'as guère que 40 secondes pour prendre ta décision... Verdict?
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eagle of nature
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Message par eagle of nature »

Bonjour,
> C'est juste Grodep ton point de vue, je voulais avoir un tour de table, ce qui est fait...
En établissant ceci, je me suis aperçu que certaines des réponses rencontrées m'avaient traversées moi-même mon esprit et d'autres, je n'en avais même pas idée...

a-) Celle de la longueur de la cabine d'un avion incomparable à celle d'un bâteau

b-) Celle de l'instinct de survie qui faille qu'une personne décide de sauver sa peau tant il a encore une chance de le faire et ce d'autant plus qu'il est confronté à des inconnus même si ceux-ci sont placés sous sa responsabilité : On ne refait pas l'homme.

c-) Celle qui est + facile de sauter d'un bateau que d'un avion ...Certes (sauf si présence parachute et assez d'altitude)

d-) Ce qui est en trop peut-être : Le code d'honneur... Oui dans le cas des militaires et encore mais dans le civil comme le disait un post cela prête à sourire...

Oui, aussi que le cdt est là pour coordonner l'évacuation et non assurer l'évacuation : Je pense qu'à lui seul, cela aurait été très difficile, il ne pouvait que coordonner ces opérations.

Merci pour ce tour d'horizon et votre point de vue
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eagle of nature
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Message par eagle of nature »

grodep a écrit :Je crois qu'il faut se garder de ce genre de comparaisons flatteuses à première vue.
Lors d'un accident aérien, beaucoup y vont de leurs commentaires acerbes, se moquant de la réaction inadaptée d'untel, de la mauvaise appréciation d'un autre, alors qu'ils savent, ou devraient savoir, qu'ils ne maîtrisent pas forcément toutes les circonstances qui ont conduit au dit accident, qu'ils ne maîtrisent voire ne connaissent pas parfaitement l'avion sur lequel s'est produit l'accident. Il suffit de voir le déchaînement ici comme ailleurs de commentaires qui ont suivi le crash du rio-paris.

qu'ils ne maîtrisent voire ne connaissent pas... : Tu veux parler des membres d'équipages ?

Aussi ai-je vu dans un post, qu'il est facile depuis son canapé de dire ce qu'un tel aurait dû faire ou un tel etc... C'est un peu à l'image des jeux télévisés où ceux qui sont dans leur canapé trouvent facilement une réponse à un jeu en estimant que la réponse est facile à trouver, voir débile et de se dire mais comment font-ils pour ne pas avoir la réponse sauf que comme certains l'ont dit : Les autres sont dans le coeur de l'action, sous les projecteurs d'un plateau sachant qu'ils sont observés par des millions de spectacteurs, donc sous l'effet d'un stress, l'émotion etc...

C'est aussi un peu ce que fait le BEA aussi, "dans son canapé" ils analysent à froid, méticuleusement, rigoureusement à la manière de nos "experts" de la télé et rendent leur rapport en énonçant :
Oui, voilà ce qu'ils auraient dû faire et que peut-être cela aurait sauvé mais bien sûr ils savent qu'ils(bea) n'étaient pas eux-même dans cette configuration là mais ils apportent une réponse à la situation comme une sorte de "jurisprudence" qui se devrait d'être appliqué ultérieurement dans pareil cas de manière automatique (procédure)...En quelque sorte essayer d'en tirer une leçon...

Et apparemment cela a l'air de fonctionner puisque l'on recense moins de morts en 2011 du côté aérien, c'est qu'il y a du bon dans le bea je pense...Alors après, certains diront qu'il y aura la politique derrière qui veut que quand c'est un avion de la marque "airbus" qui est en cause, on ne dira pas toute la vérité...Là je ne suis pas spécialiste en la matière, j'ose espérer que ce n'est pas le cas car il en va de la sécurité de tous ceux qui voyagent sur airbus et qui n'ont pas forcément choisi de prendre tel ou tel avion. Quand vous achetez un billet, je ne connais pas beaucoup de gens qui disent à leur agence : "moi, je prends 737, trouvez moi un départ avec cet avion, ce sera plutôt les disponibilités (dates & heures).

Oui, c'est vrai qu'avec le recul (bea, canapé, ce que vous voudrez) tout le monde fuse à son opinion en disant ce con pourquoi il a fait cela mais évidemment on y était pas et les pilotes savent piloter, sinon ils ne seraient pas derrière les commandes...Alors c'est pour cela que des institutions comme le bea ne sont pas là pour remettre en cause les compétences mais plutôt là pour analyser à froid, vérifier que tout a été fait dans les règles, appliqué dans les règles et si non pourquoi cela n'a pas été fait...Cela commence par se tourner vers l'humain : Qui était aux commandes, quels étaient leur licences, étaient-elles à jour, quel étaient leurs derniers entraînements ? Etc...
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eagle of nature
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Message par eagle of nature »

Décidemment, j'ai dû mal avec l'outil citation, veuillez excusez, la citation, vous l'aurez compris est en haut et mon comment en bas...Diable :diable:
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grodep
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Message par grodep »

Oui je parle de membres d'équipages, qu'ils soient qualifiés sur l'appareil mis en cause ou, pire qu'ils ne le soient pas, ils peuvent bien souvent émettre un avis et une opinion sur ce qu'ils auraient mieux fait, mais ce qu'ils ne maîtrisent pas forcément car ils n'étaient pas dans l'avion à ce moment bien précis, ce sont les circonstances qui ont conduit à l'incident/accident.

Et c'est bien pour ça que tu ne peux pas dire "et c'est un peu aussi ce que fait le BEA" : pas du tout, le BEA ne fait pas un commentaire canapé, mais va, au contraire, comme tu l'évoques plus loin dans ton post, s'attacher à recréer tout l'environnement circonstanciel, depuis les dates de validité des qualifications, jusqu'à la couleur du café pris par l'équipage pendant le vol. Au résultat, le BEA ne délivrera pas pas un brevet de con à l'équipage, même si celui devait être mis en cause, mais s'attachera à mettre en exergue les défaillances décelées dans toute la chaine et les moyens d'y pallier. Rien à voir, donc, avec un commentaire de comptoir du style "c'était vraiment un tocard ce pilote".

Nb: moi aussi, j'aime les commentaires de comptoir, mais je tente de les laisser à leur place quand je sors du bistrot ;)
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Worn Down Piano
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Message par Worn Down Piano »

grodep a écrit :Verdict?
Moi je me casse :D
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Paddzh
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Message par Paddzh »

un instructeur retraité avec une belle carrière derrière lui m'a raconté qu'une fois il y a eu un atterrissage d'urgence, suite à de la fumée et des alarmes incendie.
les pilotes ont posé le zinc et le commandant est sorti précipitamment avec la corde de secours via le hublot du cockpit pendant que le copi faisait les check lists et que les PNC procédaient à l'évacuation
au final y'a pas eu d'incendie, l'avion a été évacué avec le commandant qui réceptionnait les pax en bas des toboggans (j'imagine leur tronche en voyant ca :x)
le dit commandant a été cordialement remercié
donc même en avion on peut avoir des comportements curieux de la part du maître des lieux
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excelaviation
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Message par excelaviation »

Salut,

Le code d'honneur, c'est pas qu'un code... En Italie, il est interdit pour un commandant de navire de ne pas superviser l'evacuation. Il est en prison pour ca pour l'instant. Ensuite, jusqu'a quand on considere que l'evacuation soit terminee, c'est assez subjectif.

On ne peut pas lui en vouloir d'avoir voulu sauver sa peau, mais on peut le mettre en prison pour ne pas etre reste sur le navire. Ensuite, il y a quand meme des erreurs commises, (manoeuvre non approuvee, trajectoire non recommendee), qui font que ses actions sont a l'origine de l'accident, et non pas une faute mechanique ou autre.
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grodep
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Message par grodep »

excelaviation a écrit :Salut,

Le code d'honneur, c'est pas qu'un code... En Italie, il est interdit pour un commandant de navire de ne pas superviser l'evacuation. Il est en prison pour ca pour l'instant.
il risque sans doute la prison, mais il sera vachement plus content de pouvoir raconter son histoire à ses nouveaux copains de cellules qu'à ses potentiels potes bouffeurs de pissenlits. Cela étant, je doute qu'au moment de quitter le navire il ait songé qu'en agissant ainsi il risquait la taule, mais serait-il rester pour autant? J'en doute fort.
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APM20
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Re: l'art de la responsabilité d'un métier à l'autre

Message par APM20 »

eagle of nature a écrit : Et c'est étrange car si cela touchait seulement qu'un capitaine de toute les flottes mais justement non. Ce n'est pas un cas particulier isolé, ce comportement touche dans la globalité la flotte maritime...En transport de passager maritime, les capitaines ont eu tendance à se dérober face à leur responsabilité.
(je viens après la bataille, mais je viens quand même!)


Je trouve que tu vas un peu vite en besogne. Ne fais pas d'un cas particulier une généralité.

Ce capitaine italien est la honte de la marine italienne et de la marine marchande en général. Avant les conclusions de l'enquête, je peux te dire qu'il a outrepasser toutes les règles de sécurité en navigant si près de côtes, qu'il ne sait pas manoeuvrer un navire pour n'avoir pas pu éviter de toucher les cailloux, et qu'il a séché un cours de sécu puisqu"il :
- n'a pas su redresser son navire après avavrie
- l'échouer droit sur un haut fond
- ou l'échouer à la cote perpendiculairement à celle-ci (pourquoi pas dans le port de l'ile...)

et il s'est fait la malle... le ponpon!

Tout cela n'est pas très glorieux. A part cela, un cdt de paquebot est plus à l'aise dans son salon qu'à la barre. Ce sont les "pilotes de port" qui savent manoeuvrer un navire. Le Cdt de paquebot ne prend les commandes... (donne des ordres barre et machine)) qu'en haute mer.

C'est comme s' il y avait un pilote spécial pour décoller et atterrir et un Cdt pour le transit...
le jour il le cdt doit atterrir lui-même ce serait chaud...

Eowel a dit
Ici c'est un homme ayant rejoint la compagnie a quasi 40 ans comme responsable de la sécurité et qui a accédé au poste de second puis de commandant en interne grâce à la formation continue
Les formations maritimes sont dites continues mais cela n'est pas ce que l'on croit : en général 3 ans d'études pour avoir un premier diplôme (élève lieutenant/ chef de quart ) qui après 12 mois dans la fonction " élève" , donne accès au Brevet de chef de quart qui permet d'exercer comme tel à part entière. Après 12 mois de naviguation dans cette fonction une nouvelle année d'étude qui donne accès à un nouveau diplôme qui après y mois de nav donne doit au brevet de Sd capitaine et après z mois de nav à celui de capitaine.
Tu as le brevet, mais pas forcément la fonction. Certain ne commande jamais! cela dépend des compagnies et besoin d'effectif et du piston...
En france, on obtient le brevet final en gros après 4 ans année d 'études (4x9 mois) et 60 moins de navigation = 8 ans de "boulot" . Si tu compteS les congés, tu ne descends pas en dessous de 12 Ans..... Vu le nombre de candidats aux concours, un année de prépa peut aider. En moyenne, pas de brevet final avant 30 ans! (en étant bon...)
C'est a peu près partout pareil puisque cela répond à des régles internationales.
Modifié en dernier par APM20 le 25 janv. 2012, 13:00, modifié 2 fois.
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APM20
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Message par APM20 »

Je voudrai quand même préciser, que si l'un d'entre vous aurait la mauvaise idée de dire à un officier de marine que dans sa profession on manque de courage, ... qu'il manque de courage, il devra quand même se méfier un peu.
Je voudrais dire également que les premiers pilotes de ligne (surtout sur hydravion) venait pour beaucoup d'entre eux de la marine et qu'aux époques bénies de pénurie de pilotes, (si si, ça a existé) Air France allait recruter directement en 3 années dans les écoles de marine marchande : beaucoup de pilote de lignes sont d'ancien marins.
Les propos trop généralistes sont donc à éviter.
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