Bonjour,
Je suis retombé sur cet article, datant d'il y a presque cinq ans maintenant. Malheureusement, nous ne pouvons que constater que le transport aérien n'arrive toujours pas à se sortir du gouffre dans lequel il est enfoncé depuis de longues années, malgré parfois l'une ou l'autre petite embellie qui fait oublier la lourde dette pesant sur le secteur.
> http://jr.skynetblogs.be/archive/2007/0 ... ns-se.html
Le transport aérien n'y arrive toujours pas :-(
Modérateur : Big Brother
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Auteur du sujetAfilnit
- Chef de secteur posteur
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- Localisation : Belgique
Le transport aérien n'y arrive toujours pas :-(
Si tu veux voler longtemps,
respecte ta machine.
respecte ta machine.
-
backflip in the air
- Copilote posteur
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- Enregistré le : 17 sept. 2010, 21:20
- Localisation : Europe
- Âge : 56
Il n'en sortira pas.
Les coûts de structures, des machines, de la maintenance, l'explosion des coûts du pétrole, les taxes, services annexes indispensables payés au prix fort ne permettent pas de dégager des marges suffisantes pour assurer la pérennité du secteur.
En moyen on tourne autour de 1à 2 %. C'est trop peu. Au moindre problème, on est dans le rouge. Un baril un peu cher, un passage au magasin plus cher que prévu, une panne, l'immobilisation d'un appareil quelques jours simplement parce qu'il manque une pièce et t'es déficitaire sur l'année.
Les compagnies sont en réalités les acteurs du secteur qui gagnent le moins d'argent. Les constructeurs gagnent un peu de fric sur les machines, même si elles les vendent à prix cassés. Elles en regagnent quand elle revendent des avions d'occase, se font des couilles en or sur le MRO et la fourniture des pièces.
Les pétroliers s'en mettent plein les poches, et on ne crie pas famine chez servair. Les aéroports se sucres quant vous faites des vols non réguliers, et se goinfrent de taxes d'atterrissages. Les assureurs voient des catastrophes aériennes partout et vous assomment, ou limitent votre activité.
ll y a toujours un concurrent moins cher que vous.
Votre personnel estime toujours qu'il est exceptionnel (et souvent, il est très bon), et que vous ne le payez pas assez. Vous avez beau expliquer que 100 € de plus à la fin de mois pour tout le monde et la boîte est en déficit, chacun estime que c'est de la faute aux autres, que eux, ils ont bien fait leur boulot. Vous avez beau expliquer que vous préféreriez les payer le doubles, à condition que l'argent rentre plus facilement, et en tout cas permette au minimum de compenser l'augmentation, manifestement, c'est comme certains cours de l'ATPL, ça imprime pas...
Je vous passe les frais financiers, les actionnaires inquiets, le banquier qui vous dit non.
Le fric à dépenser pour rester dans les clous de la règlementation, parce que ce qui vaut le plus cher dans une petite boite, c'est le CTA et la licence d'exploitation. Si vous le perdez, vous perdez tout.
Il n'y a que dans les grandes compagnies que l'on peut prendre une certaine liberté avec les règles, sans risquer de tout perdre du jour au lendemain.
Pour finir, la bonne nouvelle : on est 100% dépendant du pétrole. Il n'y a pas d'alternative. Le bio ? moins de 1% aujourd'hui, même en augmentant les surfaces, aucune chance de substituer le pétrole. Le CTL ? on sera pas les seuls à avoir besoin de carburant liquide, on est pas spécialement prioritaire, et les marges sont insuffisantes pour jouer la surenchère. De plus, les infrastructures sont très insuffisantes, coûteuses, et très polluantes.
Les habitudes de consommations vont changer. Les voyageurs se réduire. Y en aura plus pour tout le monde.
Champagne...
Les coûts de structures, des machines, de la maintenance, l'explosion des coûts du pétrole, les taxes, services annexes indispensables payés au prix fort ne permettent pas de dégager des marges suffisantes pour assurer la pérennité du secteur.
En moyen on tourne autour de 1à 2 %. C'est trop peu. Au moindre problème, on est dans le rouge. Un baril un peu cher, un passage au magasin plus cher que prévu, une panne, l'immobilisation d'un appareil quelques jours simplement parce qu'il manque une pièce et t'es déficitaire sur l'année.
Les compagnies sont en réalités les acteurs du secteur qui gagnent le moins d'argent. Les constructeurs gagnent un peu de fric sur les machines, même si elles les vendent à prix cassés. Elles en regagnent quand elle revendent des avions d'occase, se font des couilles en or sur le MRO et la fourniture des pièces.
Les pétroliers s'en mettent plein les poches, et on ne crie pas famine chez servair. Les aéroports se sucres quant vous faites des vols non réguliers, et se goinfrent de taxes d'atterrissages. Les assureurs voient des catastrophes aériennes partout et vous assomment, ou limitent votre activité.
ll y a toujours un concurrent moins cher que vous.
Votre personnel estime toujours qu'il est exceptionnel (et souvent, il est très bon), et que vous ne le payez pas assez. Vous avez beau expliquer que 100 € de plus à la fin de mois pour tout le monde et la boîte est en déficit, chacun estime que c'est de la faute aux autres, que eux, ils ont bien fait leur boulot. Vous avez beau expliquer que vous préféreriez les payer le doubles, à condition que l'argent rentre plus facilement, et en tout cas permette au minimum de compenser l'augmentation, manifestement, c'est comme certains cours de l'ATPL, ça imprime pas...
Je vous passe les frais financiers, les actionnaires inquiets, le banquier qui vous dit non.
Le fric à dépenser pour rester dans les clous de la règlementation, parce que ce qui vaut le plus cher dans une petite boite, c'est le CTA et la licence d'exploitation. Si vous le perdez, vous perdez tout.
Il n'y a que dans les grandes compagnies que l'on peut prendre une certaine liberté avec les règles, sans risquer de tout perdre du jour au lendemain.
Pour finir, la bonne nouvelle : on est 100% dépendant du pétrole. Il n'y a pas d'alternative. Le bio ? moins de 1% aujourd'hui, même en augmentant les surfaces, aucune chance de substituer le pétrole. Le CTL ? on sera pas les seuls à avoir besoin de carburant liquide, on est pas spécialement prioritaire, et les marges sont insuffisantes pour jouer la surenchère. De plus, les infrastructures sont très insuffisantes, coûteuses, et très polluantes.
Les habitudes de consommations vont changer. Les voyageurs se réduire. Y en aura plus pour tout le monde.
Champagne...
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