Nouvelle rubrique '''"co-avionage'''"

Aviation légère, de loisirs: questions, récits, pilotage, théorie, etc...

Modérateur : Big Brother

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MikeDeuxUn
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Message par MikeDeuxUn »

Dubble a écrit :Et l'ULM ? Qui permet de faire en toute légalité du travail aérien voire du transport public sans la moindre licence pro, on en parle ?
On ne va pas en parler, non, puisqu'il est interdit aux ULM d'effectuer du transport public de passagers.
Dubble a écrit : Rase mottes au dessus des crêtes les plus reculées du massif. C'était génial. Bien plus dangereux que n'importe quel vol proposé sur Wingly. Mais légal
Non plus. Les règles relatives aux hauteurs minimales de survol s'appliquent tout autant aux ULM.

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Dubble
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Message par Dubble »

Le rase motte est interdit pour tout le monde, ok. Au passage on voit sur youtube du vol qui est visiblement en rase mottes et visiblement hors procédure de décollage ou atterrissage.. Bon passons sur ce point, c'est pas le sujet.

Mais c'était bien du TPP car il faisait de la pub pour ses vols dans toute la station. Et n'importe qui pouvait monter pour la modique somme de 80€.
C'était légal son activité, sinon il se serait pas permis de la faire littéralement à la vue et au su de tous, non ?

Si non, il faudra admettre que ce pro est dans l'illégalité et que je l'ai dénoncé. Merde :o
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Mouetterieuse
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Message par Mouetterieuse »

Les ULM peuvent réglementairement faire du TP dans le cas de vols circulaires ne s'éloignant pas à plus de 40 km du point de départ. Mais d'un point de vue sécurité je trouve ça aberrant.
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Dubble
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Message par Dubble »

Bah voilà c'est légal :) En plus il suffit juste d'une licence ULM et même pas de certificat médical.

Alors pourquoi ne pas autoriser le même genre de choses avec un avion ?
Un site de coavionnage ULM aurait-il été interdit comme nos amis OWF ?
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MikeDeuxUn
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Message par MikeDeuxUn »

Je n'ai en effet pas parlé de la règle des 40 km, car elle s'applique à des vols limités en distance et la notion de terrain identique pour le retour ne permet pas de s'inscrire dans une activité de coavionnage (le transport qui revient à la case départ, ça ne mène pas loin).

Et si un site de coavionnage ose miser sur l'ULM, quelque chose me dit que les pratiquants ULM eux-mêmes prendront très rapidement les choses en main pour ne pas perdre leurs privilèges. D'ailleurs les discussions ont déjà eu lieu il y a bien longtemps ...

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darkced
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Message par darkced »

Dubble a écrit :Et l'ULM ? Qui permet de faire en toute légalité du travail aérien voire du transport public sans la moindre licence pro, on en parle ?
Moi même je suis monté avec un mec en ULM à la montagne. Un peu fou le gars. Rase mottes au dessus des crêtes les plus reculées du massif. C'était génial. Bien plus dangereux que n'importe quel vol proposé sur Wingly. Mais légal :)
Là on ne parle plus d'aviation, mais de sélection naturelle.
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5 Rings
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Message par 5 Rings »

Dubble a écrit :Et l'ULM ? Qui permet de faire en toute légalité du travail aérien voire du transport public sans la moindre licence pro, on en parle ?
Moi même je suis monté avec un mec en ULM à la montagne. Un peu fou le gars. Rase mottes au dessus des crêtes les plus reculées du massif. C'était génial. Bien plus dangereux que n'importe quel vol proposé sur Wingly. Mais légal :)
Le travail aérien en ULM c'est pas nouveau (même avec passager), en revanche le TP en ULM tu sors ça d'où?

Ta propre définition, perception des choses?

Tu as déjà vu un mec aller à un rdv en se payant un coup d'ULM?

Après que le type soit frappadingue et ignore complètement les règles de l'air, à par une profonde inconscience je ne vois pas ce que ça démontre qui aille dans ton sens, ni qui soit autorisé...
Je n'ai rien à voir avec le Fiverings de paroledegaulois.com ou Rcocobis.
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Message par Flo_dr400 »

Dubble, prenons du recul pendant 30 secondes :

- de multiples pilotes professionnels ont un avis opposé au tien
- de nombreux instructeurs ont un avis opposé au tien
- beaucoup de pilotes privès plus experimentés que toi ont un avis opposé au tien
- la DGAC, après avoir passé des mois à étudier le sujet a un avis opposé au tien
- les syndicats de pilotes professionnels ont un avis opposé au tien
- la FAA a un avis opposé au tien

Et pourtant tu persistes à refuser de considérer l'éventualité que tu puisses avoir tort. Tu utilises pour cela ton expérience, qui excuse-moi est ridicule dans ce contexte car elle doit correspondre à celle que tous ces gens ensemble acquièrent en l'espace de 3 secondes. Quant à blablacar, si tu considères que les prises de risque et le management du risque et de la menace sont les mêmes en voiture qu'en avion, il y a eu un loupé dans ta formation PPL...

Pourquoi mais pourquoi les compagnies et les autorités mettent en place tant de procédures, SGS, CRM, SGRF, FTL, etc. si le premier venu avec autant d'heures de vol qu'un pilote de ligne n'en fait en 6 semaines de travail, dont un bon tiers en tours de piste, peut considérer tout comprendre à la SV grâce à son habitude du covoiturage ?
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Jacques Lévêque
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Message par Jacques Lévêque »

Différence entre ULM et avion:

Les accidents ULM ne rentrent pas dans les statistiques internationales des accidents d' avion.

Donc la DGAC s'en fou.
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5 Rings
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Message par 5 Rings »

Jacques Lévêque a écrit :Différence entre ULM et avion:

Les accidents ULM ne rentrent pas dans les statistiques internationales des accidents d' avion.

Donc la DGAC s'en fou.
Faudrait veiller à ne pas parler à tort et à travers quand même...

Les stats 2014 par exemle, sont là http://www.bea.aero/fr/rapport.annuel/r ... l.2014.pdf
Je n'ai rien à voir avec le Fiverings de paroledegaulois.com ou Rcocobis.
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Dubble
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Message par Dubble »

5 Rings a écrit :
Dubble a écrit :Et l'ULM ? Qui permet de faire en toute légalité du travail aérien voire du transport public sans la moindre licence pro, on en parle ?
Moi même je suis monté avec un mec en ULM à la montagne. Un peu fou le gars. Rase mottes au dessus des crêtes les plus reculées du massif. C'était génial. Bien plus dangereux que n'importe quel vol proposé sur Wingly. Mais légal :)
Le travail aérien en ULM c'est pas nouveau (même avec passager), en revanche le TP en ULM tu sors ça d'où?

Ta propre définition, perception des choses? Non

Tu as déjà vu un mec aller à un rdv en se payant un coup d'ULM? Non plus

Après que le type soit frappadingue et ignore complètement les règles de l'air, à par une profonde inconscience je ne vois pas ce que ça démontre qui aille dans ton sens, ni qui soit autorisé...
c'est pas vraiment important en fait, c'est juste pour démontrer l'absurdité de la situation
Le TP en ULM je sors pas ça de ma poche, je sors ça du fait que je l'ai vu pratiquer et qu'on me confirme ici même qu'il y a une exception qui permet de faire du TP circulaire de moins de 40 km. L'ULM étant moins safe ou au mieux à peu près aussi safe que l'avion, si la DGAC interdit le coavionnage et veut rester cohérente elle devrait aussitôt interdire tout TP en ULM, càd les vols locaux de moins de 40km aussi.

Au passage cette histoire démontre aussi que mettre tous les pilotes dans le même sac est impossible :)
Flo_dr400 a écrit :Dubble, prenons du recul pendant 30 secondes :

- de multiples pilotes professionnels ont un avis opposé au tien
- de nombreux instructeurs ont un avis opposé au tien
- beaucoup de pilotes privès plus experimentés que toi ont un avis opposé au tien
- la DGAC, après avoir passé des mois à étudier le sujet a un avis opposé au tien
- les syndicats de pilotes professionnels ont un avis opposé au tien
- la FAA a un avis opposé au tien

Et pourtant tu persistes à refuser de considérer l'éventualité que tu puisses avoir tort. Tu utilises pour cela ton expérience, qui excuse-moi est ridicule dans ce contexte car elle doit correspondre à celle que tous ces gens ensemble acquièrent en l'espace de 3 secondes. Quant à blablacar, si tu considères que les prises de risque et le management du risque et de la menace sont les mêmes en voiture qu'en avion, il y a eu un loupé dans ta formation PPL...

Pourquoi mais pourquoi les compagnies et les autorités mettent en place tant de procédures, SGS, CRM, SGRF, FTL, etc. si le premier venu avec autant d'heures de vol qu'un pilote de ligne n'en fait en 6 semaines de travail, dont un bon tiers en tours de piste, peut considérer tout comprendre à la SV grâce à son habitude du covoiturage ?
Je ne fais que réfléchir au problème, comme dans le paragraphe ci haut, je n'affirme pas haut et fort qu'il faut autoriser le coavionnage. Je dis des choses comme :
- Si on veut être cohérent et qu'on interdit le coavionnage, il faut aussi interdire tout TP en ULM

- Si on accepte un certain niveau de risque on peut autoriser n'importe quoi y compris le coavionnage. Notez par exemple que les taxi motos sont autorisés.. et plein d'autres activités risquées

- Sur le plan légal, l'analogie avec blablacar est valable. Si on dit que le coavionnage fait concurrence aux compagnies alors on doit admettre que blablacar fait concurrence à d'autres moyens de transport (comme les taxis, les bus, les trains..).

- Vous me dites que le coavionnage est censé être plus dangereux que la pratique habituelle du vol. En tout état de cause, à moins d'avoir pu réaliser des statistiques sur le coavionnage on ne saura jamais réellement s'il est plus ou moins dangereux. Tout ce qu'on peut faire, avant d'avoir fait ces stats et ce en dépit de la taille de son expérience, c'est argumenter un pronostic. Si je suis honnête je dois bien vous avouer qu'on donnera raison au pronostic du plus haut gradé ..

- A moins d'avoir prouvé que le coavionnage est réellement plus dangereux que la pratique habituelle du vol, mettre en cause le coavionnage à cause de la sécurité c'est aussi mettre en cause le transport habituel des amis. Ou alors c'est se reposer sur le principe de précaution. Si je dis ça c'est parce que plusieurs fois ici on a mis en cause la compétence des gens qui sont simples PPL (y compris : ils ne font même pas ce pourquoi ils ont été formés)


Au final la seule vérité que je crie haut et fort c'est que ce n'est qu'une question d'accepter un niveau de risque. Perso je l'accepte. Chantal Perrichon (Ligue contre la violence routière) ne serait certainement pas d'accord avec ça et je respecte l'avis qu'elle pourrait émettre en ce sens.
Mais si tu m'interdis de réfléchir par moi même sous prétexte que mon expérience (mon portefeuille en fait) n'est pas assez gros, pas de soucis j'arrête.

Concernant l'analogie avec blablacar, je suis honnête : on peut transposer le fait qu'avec un passager un conducteur conduit volontairement mieux. On ne peut pas transposer, par contre, le fait que les trajets faits avec blablacar sont moins dangereux intrinsèquement car massivement autoroutiers et exceptionnels alors que c'est la nationale et les trajets habituels qui sont plus dangereux. La différence majeure étant aussi l'aspect baptême de l'air. Un passager de coavmi fera probablement son premier vol en avion léger alors qu'un passager blablacar fera son nieme trajet en voiture. A noter aussi qu'une voiture classique n'a pas de double commandes à droite... En planeur on peut d'ailleurs enlever le manche passager...
Comme quoi apporter une argumentation contradictoire vous aura poussé à sortir des arguments intéressants. C'est pour ça que je le fais.
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Flo_dr400
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Message par Flo_dr400 »

Non justement Dubble, on ne peut pas attendre d'avoir des statistiques sur le coavionnage pour déclarer sa dangerosité. Ce serait de la sécurité réactive s'il y a des accidents ou au mieux de la sécurité proactive s'il n'y a pas d'accident mais des incidents qui auraient pu mal tourner.
Or le transport aérien est maintenant au-dela de tout ça. La SV réactive ou proactive, ce n'est plus suffisant.
Aujourd'hui, avant de mettre en place de nouvelles mesures, on fait des études de sécurité pour envisager ce qui pourrait être dangereux et trouver des parades. Or clairement les opérateurs de coavionnage, qu’ils soient les sites de mise en relation, les pilotes ou les aéroclubs n'ont pas la capacité ou l'envie de mettre en place des parades suffisantes. De ce fait il n'est pas possible de développer cette pratique de manière sécurisée, c'est ce qu'explique la DGAC.

En matière de sécurité automobile, on en est au stade du réactif, la législation ou la technologie n'évoluent qu'en fonction des accidents que l'on constate. Ça fait depuis les années 1970 que l'aérien a passé ce stade car l'a considéré trop dangereux. C'est le cas dans le nucléaire ou dans d'autres industries potentiellement dangereuses également.
D'autres comme le BTP en sont à peine à ébaucher la sécurité réactive...

La proactivité n'est plus acceptable car souvent, ce qui empêche un incident précurseur de se transformer en accident catastrophique, c'est la chance. Or la chance n'est évidemment pas un facteur que l'on maitrise, que l'on enseigne ou que l'on acquiert. De ce fait on ne peut pas se reposer dessus, il faut faire mieux.
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Dubble
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Message par Dubble »

Ok cette fois je comprend ton argumentation
On ne peut pas attendre les accidents pour déclarer si c'est safe ou si c'est trop : ok
Du coup il faudrait mettre des moyens en place a priori : ok
Les sociétés de coavionnage n'en mettent pas : c'est effectivement un souci
D'ailleurs s'ils en mettaient ils tomberaient encore plus dans la case TP

La seule limite que je vois c'est :
"De ce fait il n'est pas possible de développer cette pratique de manière sécurisée, c'est ce qu'explique la DGAC. "
Il faut préciser qui accepte quel niveau de risque..
Encore une fois les taxi moto qui font de l'interfile à toute allure c'est pas super safe non plus.
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Flo_dr400
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Message par Flo_dr400 »

Jusqu'à la mise en place récemment d'une expérimentation l'autorisant, l'interfiles est interdit par le code de la route, il suffirait de sanctionner...

Définir le niveau de risque acceptable par autrui peut choquer les esprits les plus libéraux, ce que je comprends. Cependant notre industrie a toujours nécessité des règles, il faut quelqu'un pour les définir. Dans le cas qui nous intéresse, c'est la mission de la DGAC et d'une de ses directions, la DSAC. Voici un extrait du décret portant création de la DSAC :

La direction de la sécurité de l'aviation civile est chargée de veiller au respect des normes internationales applicables au domaine de l'aviation civile, des réglementations communautaires et des dispositions législatives et réglementaires nationales, en matière de sécurité, de sûreté et d'environnement. Elle est l'autorité de surveillance nationale au sens de l'article 4 du règlement du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 susvisé.
A ce titre :
― elle procède à la délivrance des autorisations, des certificats et des décisions en vue d'assurer la sécurité et la sûreté de l'aviation civile et s'assure du suivi de leur application ;
― elle définit les méthodes et procédures relatives à l'exercice de ses missions, y compris pour les organismes ou les personnes extérieures qui y concourent ;
― elle coordonne et contrôle la mise en œuvre du programme de sécurité de l'Etat en matière d'aviation civile.
Elle élabore les réglementations techniques en matière de sécurité de l'aviation civile et les réglementations relatives aux redevances correspondantes.
Elle fournit des prestations ou apporte son expertise technique aux divers services de la direction générale de l'aviation civile, au bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile, à l' Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, aux organismes internationaux et en particulier à l'Agence européenne de la sécurité aérienne, et, sous réserve de son acceptation, à toute entité qui la solliciterait.
Elle apporte son concours à la direction du transport aérien pour le suivi économique et financier des entreprises de transport aérien public et des exploitants d'aérodrome ainsi que des prestataires de services d'assistance en escale.


Ce décret est pris par le gouvernement, issu des représentants élus du peuple. En soi, ce sont les Français qui ont donné ce pouvoir à la DSAC. Je sais c'est tiré par les cheveux, mais c'est le fonctionnement de notre pays.
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Dubble
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Message par Dubble »

Flo_dr400 a écrit :Jusqu'à la mise en place récemment d'une expérimentation l'autorisant, l'interfiles est interdit par le code de la route, il suffirait de sanctionner...

Ce décret est pris par le gouvernement, issu des représentants élus du peuple. En soi, ce sont les Français qui ont donné ce pouvoir à la DSAC. Je sais c'est tiré par les cheveux, mais c'est le fonctionnement de notre pays.
En fait c'était le seul espoir du coavionnage
Que la pratique rentre dans les moeurs à tel point que le législateur, voyant l'impossibilité de l'interdire, l'autorise et l'encadre.
En fait on a là une différence majeure entre l'automobiliste et le pilote. Le pilote bien souvent il respecte la réglementation du mieux qu'il peut. L'automobiliste... il suffit de rouler à la vitesse maximale autorisée et de voir combien de gens vous doublent.

Au passage ce qui est bête c'est qu'on a en fait élu un mec pour un mandat représentatif et non impératif. En france quand on élit un mec on a pas le droit d'attendre qu'il fasse telle et telle chose (ce serait un mandat impératif et c'est interdit, article 27 de la constitution). Ca veut dire que la délégation donnée à la DSAC est justifiée par le fait que les électeurs il y a plusieurs décennies aimaient bien tel politique, qui a eu ensuite tout loisir de faire ce qu'il voulait.
Du coup les utilisateurs actuels du coavionnage voient leur activité interdite sans avoir pu dire leur mot démocratique à ce sujet (le mot démocratique a été donné par des politiques au mandat représentatif il y a plusieurs dizaines d'années).
Donc oui cette histoire est bien tirée par les cheveux :D
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Jacques Lévêque
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Message par Jacques Lévêque »

5 Rings a écrit :
Jacques Lévêque a écrit :Différence entre ULM et avion:

Les accidents ULM ne rentrent pas dans les statistiques internationales des accidents d' avion.

Donc la DGAC s'en fou.
Faudrait veiller à ne pas parler à tort et à travers quand même...

Les stats 2014 par exemle, sont là http://www.bea.aero/fr/rapport.annuel/r ... l.2014.pdf
Ce sont les stats du BEA pas celles de l' OACI
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5 Rings
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Message par 5 Rings »

J'attendais cette réponse...

Mais tu nous écris toi même que la DGAC se fout des stats d'accidents ULM car l'OACI ne les comptabilisent...

Tu nous écris donc des conneries non pas parce que l'OACI ne fait pas de stats (je ne suis même pas allé voir), mais d'abord parce que la DGAC ne s'en fout pas justement.

Ta déclaration étant fausse, il n'est même pas la peine de se pencher sur sa justification.


Dubble...

Du TP circulaire dans un rayon de 40km...ça s'appelle du Travail Aérien (TA), et c'est aussi à titre onéreux.
Le Transport implique une liaison de A vers B. D'ou le pb avec le coavionnage A vers B. Le coavionnage de A vers A serait bien plus acceptable auprès de l'Autorité.
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pilotepplvfr
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Message par pilotepplvfr »

Dubble a écrit :Ok cette fois je comprend ton argumentation
Tout est une question d'interprétation.

Quand tu voles avec des licences N c'est facile, la FAA te prévient tout de suite que tu n'as pas le droit.

Quand tu voles avec des licences EASA, c'est un peu plus long pour avoir finalement une consigne claire.
Je pense que les publications des organes officiels (DGAC / FFA) sont maintenant assez clairs pour les pilotes EASA.

Si je fais un parallèle, on risque un de ces 4 d'avoir le même débat sur les caméras types GoPro et autres fixés à l'extérieur de l'avion.
Mon sentiment et mon interprétation c'est qu'un pilote n'a pas le droit de fixer quelque chose (même une GoPro) sur l'extérieur de l'avion.
Je pense qu'en faisant ça, le pilote modifie le profil (même si c'est minime) et que du coup le CDN de l'avion n'est plus valable (c'est certainement ce que tenterait de soutenir la compagnie d'assurance pour éviter de payer et invoquer les responsabilités personnelles du pilote) ... donc l'avion n'a plus le droit de voler.
Pourtant, dans tous les meetings on voit des avions avec des caméras fixés à l'extérieur (même la Patrouille de France) ... et je ne parle pas du nombre de vidéos sur YouTube avec des prises de vues extérieures :-)
Certes je trouve ça magnifique ... mais je me refuse à le faire.

Pour l'instant (sauf erreur de ma part) aucune communication des organes officiels ne donne de consigne sur cette nouvelle pratique de fixer une caméra à l'extérieur d'un avion.

En résumé, tout est une question d'interprétation. En tant que pilote, si j'avais du créer un business dans ce secteur, je n'aurai pas créé un site de co-avionnage. Je n'aurai pas tenté le coup.
PPL/IR/FI EASA - CPL/IR FAA
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Dubble
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Message par Dubble »

Sur les caméras c'est juste une question de moyens pour valider le truc.
On sait "très bien" qu'une caméra bien placée n'aura aucun impact whatsoever sur le vol (par ex sur un train d'atterrissage..) mais il faut le prouver.
Pour l'avionneur c'est très très facile, ils lancent trois pauvres calcul de CFD et c'est réglé (je caricature à peine). Pour le pilote privé c'est le bon sens, qui ne suffit peut-être pas au regard de la réglementation.

Les fils de laine sur les planeurs sont-ils certifiés ?
Si je mets des fils de laine sur mon extrados pour visualiser le décrochage je me fais aligner par la bgta ou pas ?
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Shore
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Message par Shore »

Dubble a écrit :Sur les caméras c'est juste une question de moyens pour valider le truc.
On sait "très bien" qu'une caméra bien placée n'aura aucun impact whatsoever sur le vol (par ex sur un train d'atterrissage..) mais il faut le prouver.
Pour l'avionneur c'est très très facile, ils lancent trois pauvres calcul de CFD et c'est réglé (je caricature à peine). Pour le pilote privé c'est le bon sens, qui ne suffit peut-être pas au regard de la réglementation.

Les fils de laine sur les planeurs sont-ils certifiés ?
Si je mets des fils de laine sur mon extrados pour visualiser le décrochage je me fais aligner par la bgta ou pas ?
Personne ne risque de mourir suite à la chute d'un morceau de laine mais pour une go pro???????
Je ne le ferais pas non plus de monter une go pro extérieur sur un appareil certifié. La mort d'une personne chez nous ce chiffre en millions de dollars et je n'ai pas envie d'assumer cette responsabilité car l'assurance ne couvrira jamais cela.
Que cela soit les caméras go pro ou le coavionnage, les jeunes sont souvent près à prendre des risques sans toujours mesurer les conséquences en cas de problème et en aviation plus que partout ailleurs cela peut aller très loin.
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