Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Modérateur : Big Brother
Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Bonjour,
Voilà ma situation, j’ai toujours été attiré par le métier de pilote de ligne. J’ai pris une voie différente mais aujourd’hui, à 29 ans, j’envisage une reconversion professionnelle. Or, je me suis offert quelques vols en aéro-club pour confirmer ce choix, donc 3 heures avec prise de commande à côté d’un instructeur. J’ai fait 4 vols d’environ 45 minutes à chaque fois sur un petit Tecnam. Et… Je n’ai pas été transcendé par ce vol. J’ai tout trouvé sympa (le décollage, les virages, les paysages, etc.) mais rien d’incroyable à mes yeux. À noter également que j’ai eu à chaque fois le « mal de l’air ». Il faut dire que j’ai volé à chaque fois avec des températures élevées, que le Tecnam est très étroit et que je suis assez grand.
Est-ce que selon vous je devrais rapidement reconsidérer mon projet ? Est-ce qu’on est censé être émerveillé lors de ses premiers vols en aéro-club pour faire carrière comme pilote de ligne ? Je dois avouer que je suis perdu.
Ce qui ne change pas c’est mon intérêt très fort pour le « domaine » de l’aviation : l’écosystème qui entour un vol, les avions en eux-mêmes, la mécanique du vol, l’histoire liée, etc. Mais je dois reconnaître que passer mon PPL m’intéresse beaucoup moins aujourd’hui et je me dis que passer la plupart des licences nécessaires à l’exercice du métier de pilote nécessitera certainement de voler sur des petits avions comme je l’ai fait, ce qui sera embêtant si le plaisir n’y est pas vraiment…
Merci d'avance.
Voilà ma situation, j’ai toujours été attiré par le métier de pilote de ligne. J’ai pris une voie différente mais aujourd’hui, à 29 ans, j’envisage une reconversion professionnelle. Or, je me suis offert quelques vols en aéro-club pour confirmer ce choix, donc 3 heures avec prise de commande à côté d’un instructeur. J’ai fait 4 vols d’environ 45 minutes à chaque fois sur un petit Tecnam. Et… Je n’ai pas été transcendé par ce vol. J’ai tout trouvé sympa (le décollage, les virages, les paysages, etc.) mais rien d’incroyable à mes yeux. À noter également que j’ai eu à chaque fois le « mal de l’air ». Il faut dire que j’ai volé à chaque fois avec des températures élevées, que le Tecnam est très étroit et que je suis assez grand.
Est-ce que selon vous je devrais rapidement reconsidérer mon projet ? Est-ce qu’on est censé être émerveillé lors de ses premiers vols en aéro-club pour faire carrière comme pilote de ligne ? Je dois avouer que je suis perdu.
Ce qui ne change pas c’est mon intérêt très fort pour le « domaine » de l’aviation : l’écosystème qui entour un vol, les avions en eux-mêmes, la mécanique du vol, l’histoire liée, etc. Mais je dois reconnaître que passer mon PPL m’intéresse beaucoup moins aujourd’hui et je me dis que passer la plupart des licences nécessaires à l’exercice du métier de pilote nécessitera certainement de voler sur des petits avions comme je l’ai fait, ce qui sera embêtant si le plaisir n’y est pas vraiment…
Merci d'avance.
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FlyingKangaroo
- Captain posteur
- Messages : 231
- Enregistré le : 22 mai 2019, 11:22
Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Le pilotage d'un avion léger n'a rien avoir avec celui d'un avion de ligne, donc ça n'est pas parce que tu n'es pas passionné de pilotage que tu n'aimeras pas le métier de pilote de ligne. Ce qui est certain, c'est que si tu n'es pas passionné par le métier (technicité, travail en équipage, aspect opérationnel...), à moins d'être dans une compagnie stable avec de bonnes conditions (AF, Easy...), les inconvénients du job vont vite te dégoûter. J'ai connu quelques pilotes passionnés par leur métier qui se sont reconvertis par la suite dans autre chose car l'intérêt s'estompait, donc c'est vraiment bien que tu te poses cette question en amont et ne te lances pas sans réflexion.
Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Bonjour,
Si tu ne ressens pas d'émotion quand tu t'envoles, ou que tu ne rêves pas de voler, effectivement c'est bien que tu te poses la question.
Quand je discute avec des pilotes expérimentés en activité ou à la retraite, pour l'instant, ils m'ont tous dit que s'ils "supportent" les contraintes liées au métier pendant des années (la difficulté à accéder à un cockpit, les horaires décalés, l'impact sur la vie personnelle, la pression, la remise en cause permanente de ton job tout au long de ta carrière, etc...), c'est qu'ils ont toujours cette petite émotion particulière à chaque fois qu'ils s'installent aux commandes d'un avion (émotion qui est personnelle et propre à chacun, certains vont adorer la sensation de s'envoler, d'autres c'est la maîtrise d'une machine de pointe, le travail en équipage, etc...).
Si pour toi le fait de voler ou le pilotage ne présente pas d'attrait particulier, effectivement c'est bien que tu te poses la question !
Après ça n'empêche pas, si tu es passionné par l'aviation mais pas forcément par le fait de voler, il y a plein de métier dans l'aviation autres que pilote qui peuvent être tout aussi passionnants et répondre à tes aspirations.
Par exemple quand tu dis que tu es passionné par les avions et l'écosystème qui entoure un vol, pourquoi tu n'essaierais pas de te renseigner sur un métier au sol, ou aux opérations en compagnie ?
Par Exemple l'agent de traffic (ou Flight dispatcher), coordonne toutes les opérations au sol pendant l'escale de l'avion.
Il s'assure que l'escale se passe correctement (Embarquement/ débarquement passagers, chargement des baggages et du Cargo, l'avitaillement en fuel, et c'est souvent lui qui produit la feuille de masse et centrage de l'avion en fonction du plan de chargement de l'avion, etc...)
Il est le seul interlocuteur du commandant de bord et de l'équipage pour toutes les opérations au sol, et c'est souvent lui qui se charge de faire le dernier contrôle visuel de l'avion et qui assure le pushback an liaison casque avec l'équipage, avec l'aide du conducteur du push pour le départ de l'avion.
Il y a aussi l'agent d'opération aérienne qui est en charge de la préparation des vols et de leur suivi.
Il travaille en général au sein du centre des opérations d'une compagnie, véritable "tour de contrôle" qui a la vision globale de l'activité des vols de son secteur.
C'est lui qui va étudier la route, déposer un plan de vol et préparer le dossier de vol a destination des pilotes (même si sa fiche de poste peut varier d'une compagnie à une autre, il fera certaines tâches dans certaines compagnies et pas dans d'autres, en fonction de l'organisation interne).
Si tu aimes plus la mécanique du vol et la conception, tu peux essayer de voir pour tenter de devenir ingénieur aéronautique ?
Où si tu es plus manuel et que tu veux travailler au plus proche des avions, peut-être mécanicien aéro ?
Il y a des centaines de métiers autour des avions et des aéroport, peut-être qu'il y en a qui répondront mieux à tes aspirations.
Pilote est loin d'être le seul métier pour travailler dans l'aérien
Si tu ne ressens pas d'émotion quand tu t'envoles, ou que tu ne rêves pas de voler, effectivement c'est bien que tu te poses la question.
Quand je discute avec des pilotes expérimentés en activité ou à la retraite, pour l'instant, ils m'ont tous dit que s'ils "supportent" les contraintes liées au métier pendant des années (la difficulté à accéder à un cockpit, les horaires décalés, l'impact sur la vie personnelle, la pression, la remise en cause permanente de ton job tout au long de ta carrière, etc...), c'est qu'ils ont toujours cette petite émotion particulière à chaque fois qu'ils s'installent aux commandes d'un avion (émotion qui est personnelle et propre à chacun, certains vont adorer la sensation de s'envoler, d'autres c'est la maîtrise d'une machine de pointe, le travail en équipage, etc...).
Si pour toi le fait de voler ou le pilotage ne présente pas d'attrait particulier, effectivement c'est bien que tu te poses la question !
Après ça n'empêche pas, si tu es passionné par l'aviation mais pas forcément par le fait de voler, il y a plein de métier dans l'aviation autres que pilote qui peuvent être tout aussi passionnants et répondre à tes aspirations.
Par exemple quand tu dis que tu es passionné par les avions et l'écosystème qui entoure un vol, pourquoi tu n'essaierais pas de te renseigner sur un métier au sol, ou aux opérations en compagnie ?
Par Exemple l'agent de traffic (ou Flight dispatcher), coordonne toutes les opérations au sol pendant l'escale de l'avion.
Il s'assure que l'escale se passe correctement (Embarquement/ débarquement passagers, chargement des baggages et du Cargo, l'avitaillement en fuel, et c'est souvent lui qui produit la feuille de masse et centrage de l'avion en fonction du plan de chargement de l'avion, etc...)
Il est le seul interlocuteur du commandant de bord et de l'équipage pour toutes les opérations au sol, et c'est souvent lui qui se charge de faire le dernier contrôle visuel de l'avion et qui assure le pushback an liaison casque avec l'équipage, avec l'aide du conducteur du push pour le départ de l'avion.
Il y a aussi l'agent d'opération aérienne qui est en charge de la préparation des vols et de leur suivi.
Il travaille en général au sein du centre des opérations d'une compagnie, véritable "tour de contrôle" qui a la vision globale de l'activité des vols de son secteur.
C'est lui qui va étudier la route, déposer un plan de vol et préparer le dossier de vol a destination des pilotes (même si sa fiche de poste peut varier d'une compagnie à une autre, il fera certaines tâches dans certaines compagnies et pas dans d'autres, en fonction de l'organisation interne).
Si tu aimes plus la mécanique du vol et la conception, tu peux essayer de voir pour tenter de devenir ingénieur aéronautique ?
Où si tu es plus manuel et que tu veux travailler au plus proche des avions, peut-être mécanicien aéro ?
Il y a des centaines de métiers autour des avions et des aéroport, peut-être qu'il y en a qui répondront mieux à tes aspirations.
Pilote est loin d'être le seul métier pour travailler dans l'aérien
Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Salut ! Franchement j'me retrouve un peu dans ton message… perso les premiers tours de piste en DR400 sous 35° dans une verrière façon serre tropicale, avec l'odeur de carburant dans le nez et les turbulences qui te secouent le bide, ben c'était pas non plus la révélation mystique hein. J'me suis même dit "merde c'est ça que je veux faire toute ma vie ?". Mais faut bien capter qu'un petit Tecnam ou un Cessna en aéroclub c'est à des années-lumière d'un A320 ou un 737. Ce qui compte c'est pas d'avoir des papillons dans le ventre à chaque virage, c'est d'aimer l'environnement, la complexité, le taf en équipage, la prise de décision… et ça à te lire, vous l'avez. Le mal de l'air ça peut s'estomper aussi, j'en connais qui vomissaient à chaque vol au début et maintenant ils font du long courrier easy.
Et pour faire le parallèle un peu inattendu ma copine fait de la couture et elle m'a expliqué un truc qui m'a pas mal parlé : une robe en dentelle, tu la vois finie elle est magnifique, mais quand t'es en train de travailler le tissu pour la première fois, c'est fragile, ça accroche, ça part dans tous les sens et t'as juste envie de tout balancer. C'est que dalle le résultat final par rapport au boulot de fond. Ben l'aviation c'est exactement pareil les premiers vols moisis dans un zinc qui sent l'huile chaude, c'est juste le tissu brut. Le métier, lui, il se révèle après.
Et pour faire le parallèle un peu inattendu ma copine fait de la couture et elle m'a expliqué un truc qui m'a pas mal parlé : une robe en dentelle, tu la vois finie elle est magnifique, mais quand t'es en train de travailler le tissu pour la première fois, c'est fragile, ça accroche, ça part dans tous les sens et t'as juste envie de tout balancer. C'est que dalle le résultat final par rapport au boulot de fond. Ben l'aviation c'est exactement pareil les premiers vols moisis dans un zinc qui sent l'huile chaude, c'est juste le tissu brut. Le métier, lui, il se révèle après.
Modifié en dernier par Eliotair le 26 mars 2026, 19:57, modifié 1 fois.
Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Bonjour,
Ta question est tout à fait légitime et beaucoup de personnes se la posent au moment d’envisager une formation pilote.
Il faut d’abord distinguer deux choses : aimer l’aviation et aimer le pilotage lui-même. Certaines personnes sont passionnées par l’environnement aéronautique (les avions, les opérations, la technique, l’organisation des vols) sans forcément ressentir un enthousiasme particulier pour les petits avions d’aéroclub. Et ce n’est pas forcément incompatible avec une carrière de pilote.
Il faut aussi garder en tête que voler sur un Tecnam pendant un PPL n’a pas grand-chose à voir avec le travail en équipage sur un avion de ligne. Les sensations, les responsabilités et la manière de travailler sont très différentes.
En revanche, il y a un point important : la formation pilote demande beaucoup de temps, d’énergie et d’investissement. Si le pilotage lui-même ne t’apporte pas un minimum de satisfaction, la formation peut devenir difficile sur la durée.
Le mieux est souvent de multiplier quelques vols supplémentaires dans des conditions différentes (autre instructeur, météo plus calme, autre avion si possible) avant de prendre une décision. Quelques heures de vol ne suffisent pas toujours pour se faire une idée claire.
Enfin, il existe aussi de nombreux métiers dans l’aéronautique qui permettent de rester proche de cet univers sans être forcément pilote.
Prendre le temps de réfléchir avant de s’engager est déjà une bonne démarche.
Bons vols.
Ta question est tout à fait légitime et beaucoup de personnes se la posent au moment d’envisager une formation pilote.
Il faut d’abord distinguer deux choses : aimer l’aviation et aimer le pilotage lui-même. Certaines personnes sont passionnées par l’environnement aéronautique (les avions, les opérations, la technique, l’organisation des vols) sans forcément ressentir un enthousiasme particulier pour les petits avions d’aéroclub. Et ce n’est pas forcément incompatible avec une carrière de pilote.
Il faut aussi garder en tête que voler sur un Tecnam pendant un PPL n’a pas grand-chose à voir avec le travail en équipage sur un avion de ligne. Les sensations, les responsabilités et la manière de travailler sont très différentes.
En revanche, il y a un point important : la formation pilote demande beaucoup de temps, d’énergie et d’investissement. Si le pilotage lui-même ne t’apporte pas un minimum de satisfaction, la formation peut devenir difficile sur la durée.
Le mieux est souvent de multiplier quelques vols supplémentaires dans des conditions différentes (autre instructeur, météo plus calme, autre avion si possible) avant de prendre une décision. Quelques heures de vol ne suffisent pas toujours pour se faire une idée claire.
Enfin, il existe aussi de nombreux métiers dans l’aéronautique qui permettent de rester proche de cet univers sans être forcément pilote.
Prendre le temps de réfléchir avant de s’engager est déjà une bonne démarche.
Bons vols.
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Dubble
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Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Si jamais tu arrives jusque là, quand tu seras en qualif de type, sans passion pour le vol, je te vois mal supporter deux mois de travail intense, incluant au passage un réveil à 3h30 pour aller faire une séance de simu de 4 heures. Pas un en fait, plusieurs
. Quand tu arriveras à ta neuvième approche d'affilée de la session, tu te demanderas ce que tu fous là.
Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Ou bien si tu vas dans à-peu-près n'importe quelle low cost à te faire 15-18 levers tôt par mois pour être au taff à 5h du mat et ensuite bosser 9-12h derrière
Franchement sans passion du vol, ce boulot est très difficile surtout si tu n'arrives pas à aller dans une major.
Franchement sans passion du vol, ce boulot est très difficile surtout si tu n'arrives pas à aller dans une major.
Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Et pour gagner 2300€ brut par mois (dans les bonnes boites !) pendant les premières années, basé dans une ville secondaire d'Europe de l'est
Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Je pense que dans les années 60, 70, 80 certaines personnes pouvaient faire ce travail sans réelle passion. Le métier était valorisé, la qualification de type était payée par la compagnie, les conditions de travail et la paye très correctes voire somptueuses. C'était une activité presque "classique" hormis bien sûr les horaires décalés.
On pouvait faire pilote comme on fait médecin, avocat, de manière consciencieuse et appliquée et devenir un notable.
Il y a une vingtaine d'années Ryanair a constaté qu'il y avait beaucoup de jeunes passionnés prêts à tout pour atteindre un cockpit. Ils ont donc rendu la QT payante, externalisé la main d'oeuvre en "employant" les pilotes en tant qu'auto-entrepreneurs, réduit leur paye à une misère, et pressé les équipages comme des citrons pour augmenter les rotations. Les autres low-cost se sont déployées un peu sur le même principe pour offrir des billets d'avion à 20 € aux clients.
Aujourd'hui Ryanair offre de meilleures conditions de travail mais d'autres compagnies ont vendu leur âme et embauchent des copilotes au SMIC après leur avoir fait payer 30 000 € la QT.
Il faudrait être fou (ou très peu renseigné) pour se lancer dans ce marasme sans passion pour le vol.
On pouvait faire pilote comme on fait médecin, avocat, de manière consciencieuse et appliquée et devenir un notable.
Il y a une vingtaine d'années Ryanair a constaté qu'il y avait beaucoup de jeunes passionnés prêts à tout pour atteindre un cockpit. Ils ont donc rendu la QT payante, externalisé la main d'oeuvre en "employant" les pilotes en tant qu'auto-entrepreneurs, réduit leur paye à une misère, et pressé les équipages comme des citrons pour augmenter les rotations. Les autres low-cost se sont déployées un peu sur le même principe pour offrir des billets d'avion à 20 € aux clients.
Aujourd'hui Ryanair offre de meilleures conditions de travail mais d'autres compagnies ont vendu leur âme et embauchent des copilotes au SMIC après leur avoir fait payer 30 000 € la QT.
Il faudrait être fou (ou très peu renseigné) pour se lancer dans ce marasme sans passion pour le vol.
Re: Devenir pilote de ligne sans passion pour le vol ?
Bonjour à tous,
Merci beaucoup pour toutes les réponses toutes très pertinentes à leur façon.
Petit update sur ma situation comme le sujet a déjà 9 mois.
Je suis en formation PPL, c'est encore le début mais j'ai déjà une dizaine d'heures de vol. Le PPL me plaît vraiment bien. Le mal de l'air est passé, je prends du plaisir à piloter, surtout maintenant que je suis autonome pour faire le prévol, la checklist, la radio, l'atterrissage... Je vole encore avec le FI mais peut-être que je pourrai bientôt commencer les vols solos !
J'ai passé la classe 1 récemment que j'ai eu sans aucun problème donc c'est cool. J'avais eu le rendez-vous quasiment un an avant donc je voulais pas trop l'annuler.
Je me suis beaucoup interrogé sur ma situation actuelle et mon envie de devenir pilote de ligne.
Il faut savoir que j'aime déjà le métier que je fais actuellement (pas tous les aspects bien sûr) mais j'ai objectivement beaucoup d'avantages, dont une rémunération attractive (5,8 k€ / brut par mois alors que je suis jeune et en province). Quand je compare froidement les avantages / inconvénients de mon métier avec celui de pilote de ligne, en étant très pragmatique, en les pondérant selon l'importance que je leur accorde, j'en arrive à la conclusion que je m'épanouirais "un peu plus" dans le métier de pilote de ligne MAIS uniquement dans une compagnie type AF. Or, accéder à ce type de compagnie est très difficile comme tout le monde le sait ici, encore plus si on veut y entrer directement. Donc je passe mon PPL tranquillement car j'aime ça, j'améliore mon anglais aussi (je suis nul là-dessus) et une fois ces deux choses faites je tenterai les KD AF (si le programme existe encore). Je me fais peu d'illusion sur la question mais de toute manière je ne me mets pas de pression particulière. Je sais que j'adorerais être pilote de ligne mais m'épanouir dans mon métier est déjà une chance et avec le PPL je pourrais faire des vols très sympas en France et en Europe, voire plus loin, comme le Rallye Toulouse Saint Louis, un jour peut-être.
Je pense qu'il ne faut pas sous-estimer tout ce qu'on peut faire dans l'aviation en amateur, être au commande d'un DR400 seul, c'est déjà être CDB et ça offre plein de possibilités de voyage. Quand on s'épanouit déjà dans un métier qui n'a rien à voir, je trouve que c'est une passion géniale à vivre à côté.
Merci beaucoup pour toutes les réponses toutes très pertinentes à leur façon.
Petit update sur ma situation comme le sujet a déjà 9 mois.
Je suis en formation PPL, c'est encore le début mais j'ai déjà une dizaine d'heures de vol. Le PPL me plaît vraiment bien. Le mal de l'air est passé, je prends du plaisir à piloter, surtout maintenant que je suis autonome pour faire le prévol, la checklist, la radio, l'atterrissage... Je vole encore avec le FI mais peut-être que je pourrai bientôt commencer les vols solos !
J'ai passé la classe 1 récemment que j'ai eu sans aucun problème donc c'est cool. J'avais eu le rendez-vous quasiment un an avant donc je voulais pas trop l'annuler.
Je me suis beaucoup interrogé sur ma situation actuelle et mon envie de devenir pilote de ligne.
Il faut savoir que j'aime déjà le métier que je fais actuellement (pas tous les aspects bien sûr) mais j'ai objectivement beaucoup d'avantages, dont une rémunération attractive (5,8 k€ / brut par mois alors que je suis jeune et en province). Quand je compare froidement les avantages / inconvénients de mon métier avec celui de pilote de ligne, en étant très pragmatique, en les pondérant selon l'importance que je leur accorde, j'en arrive à la conclusion que je m'épanouirais "un peu plus" dans le métier de pilote de ligne MAIS uniquement dans une compagnie type AF. Or, accéder à ce type de compagnie est très difficile comme tout le monde le sait ici, encore plus si on veut y entrer directement. Donc je passe mon PPL tranquillement car j'aime ça, j'améliore mon anglais aussi (je suis nul là-dessus) et une fois ces deux choses faites je tenterai les KD AF (si le programme existe encore). Je me fais peu d'illusion sur la question mais de toute manière je ne me mets pas de pression particulière. Je sais que j'adorerais être pilote de ligne mais m'épanouir dans mon métier est déjà une chance et avec le PPL je pourrais faire des vols très sympas en France et en Europe, voire plus loin, comme le Rallye Toulouse Saint Louis, un jour peut-être.
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