JAimeLesAvions a écrit : ↑12 mai 2026, 15:35
B777300ERAF a écrit : ↑12 mai 2026, 15:00
Bonjour à tous,
Je suis dans un cas un peu particulier. Je travaille actuellement comme ingénieur dans le spatial au sein d’un grand groupe français, en région parisienne. Je suis basé à proximité de Toussus‑le‑Noble et de Buno‑Bonnevaux pour le planeur.
J’ai réussi à mettre de côté afin de terminer ma formation et financer ma MEP, ma conversion IRSE vers IRME, ainsi qu’une MCC APS. Cependant, compte tenu de la crise actuelle, je me demande s’il ne serait pas plus pertinent de passer plutôt une qualification instructeur (meme prix que MEP,IRME et MCC) afin d’augmenter mes heures de vol, tout en conservant mon emploi d’ingénieur qui m’apporte une certaine sécurité, en attendant que la situation s’améliore.
Sachant que mémé si je suis en compagnie je compte faire de l'instruction à coté.
Ce qui me fait hésiter, c’est le risque de passer mes licences puis de perdre en compétences, faute de voler suffisamment et d’accumuler des heures de vol.
Merci par avance pour vos retours.
Hâte de vous lire, et bons vols à tous !
Matthieu
Garder son niveau IFR de sortie d'école, c'est à mon avis tout à fait faisable si c'est une bonne école et si on a eu une bonne méthode de travail. Au besoin faire régulièrement un peu de simu non certifié avant de faire sa prorog annuelle.
Je pense que les compétences s'acquièrent surtout en MCC surtout les MCC APS qui ont beaucoup d'heures. Donc faire la MCC au dernier moment est probablement une bonne idée et surtout sur ton CV on verra que la formation s'est terminée récemment.
Les heures d'instructeur en club n'ont pas beaucoup de valeur sur le marché du travail. Ce sont les heures IFR qui peuvent avoir de la valeur et encore pas beaucoup. Mais instruire en club peut être une activité plaisante et ça permet parfois de se faire des contacts avec d'autres instructeurs en compagnie. Si tu es actif en club tu peux te faire payer une partie voire la totalité de ta formation FI.
Merci pour ta réponse.
Oui, les compétences peuvent se conserver, mais je remarque que, ne volant pas autant que je le souhaiterais, je perds en vitesse d’exécution et surtout en opérationnalité. Il est difficile de travailler 40 h par semaine et de réviser ses procédures en parallèle, même si c’est faisable.
Le prix de la prorogation est un frein, mais comparé au parcours complet, ce n’est finalement pas énorme. D’accord, ce que tu dis n’est pas idiot : faire la MCC en dernier pour être en forme pour les sélections, c’est cohérent.
Concernant les heures en club, c’est vrai qu’elles ne comptent pas tant que ça, mais c’est toujours mieux que rien, non ?
Se faire financer la qualification instructeur, je n’en suis pas sûr : je suis arrivé en région parisienne récemment et je n’ai pas encore beaucoup de contacts.
Enfin, pour faire des heures IFR, est‑ce que ça vaut le coup d’essayer d’être indépendant, et est‑ce compatible avec un travail à côté (temps de repos, contraintes réglementaires, etc.) ?