risque de se retrouver coincé sur place. Frustré de ne pas avoir fait trempette, on décide donc de se diriger vers Quiberon, la
plage est juste à côté et c'est parfaitement dégagé.
C'est à mon tour de faire l'étape (initialement pour Angers), et je m'installe donc à gauche pour un petit saut vers Quiberon.
L'approche est absolument magnifique, et on se croirait presque en ligne en arrivant à 3000ft sur ce petit bout de terre, son terrain
au milieu des maisons et sa plage en bout de piste.
A peine posé, direction la plage pour un petit rafraichissement bien mérité facon pilotes de ligne en escale aux caraïbes, pour un
peu, on s'y croirait <IMG SRC="/phpBB/images/smiles/icon_biggrin.gif">
Retour à l'avion, car le temps passe, et on sait désormais qu'on va devoir finir en VFR de nuit. Le vol jusqu'à Angers se passe comme
sur des roulettes, le PA28 est très stable, la nav très simple et l'arrivée à Angers, désert. Mes 2 copi comates derrière en attendant
leur étape, ma facon de piloter à du les bercer <IMG SRC="/phpBB/images/smiles/icon_wink.gif">

Le système de pompe 24/24 par CB va nous permettre de ne pas déplier la tente dans la pelouse à côté du taxiways.
On décide de se rendre jusqu'à Etampes, puis déposer un plan de vol de nuit en l'air avec Paris info pour Etampes le plessis.
Changement rapide de pilote à Etampes, et c'est notre chef de cabine du moment qui va faire son premier VFR de nuit <IMG SRC="/phpBB/images/smiles/icon_smile.gif">
Le soleil nous gratitifie d'un couché superbe, que j'aurai aimé pouvoir admirer en on top, mais la couche est un peu haute pour
nous maintenant, et nous n'avons pas le temps de monter.
Tout est calme maintenant, le soleil se couche, les villes s'allument petit à petit, la luminosité diminue, on a l'impression d'être les
seuls éveillés.



Il fait nuit noir maintenant, et nous commencont à tourner autour de Paris par le sud pour rejoindre le plessis.
2 ou 3 VOR plus loin, nous voilà au plessis, la piste s'illumine comme par magie, et on se pose à 23h50 environ, heure locale.

Le C172 ne s'étant pas arreté à Quiberon, est arrivé 1h30 plus tôt, mais l'équipage nous attend quand même sur place.
On park notre cher destrier au hangar par une douce nuit noir (encore plus de 22°C à minuit) et on se retrouve à discuter
au bar autour d'un coup bien mérité.
Complètement exténués par ces 6hdv par 28°C en moyenne, on est heureux, des liens plus qu'amicaux se sont créés,
on a des souvenirs plein la tête, et on éprouve une grande difficulté à redescendre de notre nuage, même si on a maintenant
les pieds au sol.
Un équipage venant de l'est est entrain de monter la tante dans la pelouse du plessis, s'étant apparemment fait surprendre
par le temps.
En remontant dans ma voiture à 1h du matin, je me dis que ce genre de journée me donne envie de tout plaquer, d'oublier
la raison, pour essayer de m'engouffrer dans l'infime part de chance qu'il me reste de faire de ma passion mon métier. Je crois
qu'il va me falloir encore quelques jours avant de m'en remettre vraiment ...
Guillaume
LFPP
mav@fr.colt.net
<font size=-1>[ Ce message a été édité par: gporcher le 2004-07-17 22:40 ]</font>