Bjr les Terrien(ne)s,
Voici quelques élucubrations de mon ordinateur biologique :
Le(s) réflexe(s) de survie permet(tent) souvent aux êtres humains de survivre.
Souvent mais... pas toujours.
Tout dépend du contexte et, notamment, du délai de réalisation de l'action qui conduirait à la survie.
Dans un mobile (voiture, bateau, train, métro, avion, etc), le délai requis peut être trop court pour que le dit-mobile ait le temps de se retrouver en sécurité malgré la mesure de sauvegarde prise par l'humain décisionnaire (un pilote par ex). En effet, encore faut-il que l'humain en question ait pris conscience du danger imminent qui va l'agresser ou qui a commencé à l'agresser pour que se déclenche son réflexe de survie. Il s'agit bien de survie humaine de celui qui perçoit un danger.
Mais le moyen utilisé aura-t-il le temps de mettre l'humain en sécurité (action sur les commandes, changement de trajectoire, de vitesse ou d'altitude) ?
Dans un mobile (voiture, bateau, train, métro, avion, etc), l'humain décisionnaire est dans un contexte sécurisant voulu et sa perception peut même être faussée par un contexte inhabituel (mauvaise visibilité extérieure, pannes techniques diverses, etc). C'est pourquoi sa réaction sera tardive. Délai auquel s'ajoutera celui décrit préalablement (durée de réalisation de la mesure décidée).
La limite du réflexe de survie est donc fonction du délai de mise en oeuvre des moyens de sureté et donc du délai de mise en sécurité.
Le réflexe est une décision (généralement d'une action) basée sur la perception d'un danger soudain et imprévu.
Imprévu ? Donc inconnu préalablement !
Le meilleur ordinateur du monde (moyen informatique) ne peut gérer que ce qui lui est connu, donc ce qui a été prévu, donc ce qui lui a été introduit à l'avance. Sa limite en matière de survie humaine est donc très restreinte.
Jusqu'où cet ordinateur sera capable de maitriser une situation ? Où sera la limite au-dela de laquelle le risque de danger deviendra intolérable ?
La limite de l'intolérable (humain, religieux, moral, financier, etc) est variable selon les sociétés peuplant la planète terre...
L'on a connu des réactions humaines (sociales ?) à l'avènement des machines dans les usines, celles à l'arrivée des ordinateurs dans les Entreprises, et les êtres humains se sont adaptés et habitués parce-que tout s'est finalement "bien" passé.
Tant que tout se passe bien, on accepte le nouveau, le moderne, la suppression de poste, l'automatisme de remplacement, etc.
Il est donc très difficile de prévoir l'avenir de l'automatisme en ce qui concerne les avions. Il semblerait qu'il soit judicieux d'adopter un juste milieu : automatismes poussés toujours plus loin pour permettre une meilleure gestion (constat, analyse, décision, action) mais présence d'un humain à bord pour gérer l'impondérable.
L'ordinateur informatique et l'ordinateur biologique humain (cerveau) sont capables de gérer le connu (introduction préalable de données pour le premier, et, pour le deuxième, formation préalable en matière de comportement, connaissances, habiletés, puis prise d'expérience). Donc mémorisation pour les deux.
Seul, l'ordinateur biologique humain (cerveau) est capable (plus ou moins bien selon les gens) de gérer l'inconnu, donc l'impondérable.
Heu... c'est mon ordinateur biologique qui m'a suggéré ces élucubrations.
Merci de bien vouloir "nous" pardonner.
