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Posté : 27 oct. 2015, 15:17
par Faden
Airone2977 a écrit :
Ensuite pourquoi ne pas imposer des minimas en heures de vol pour les CDB genre 200H pour un PPL, 250H pour un CPL
Et 500 pour un ATPL? Vaudrait pas mieux imposer plus d'heures mini à un amateur plutot qu'à un pro?
Posté : 27 oct. 2015, 15:25
par OWF
Airone2977 a écrit :
Peut-être aurait il aurait été judicieux de commencer par démarcher les aéroclub en premier lieu,
Cela a été fait, nous avons envoyé un mail à tous (oui, tous) les aéro-clubs de France, les invitants à prendre contact avec nous pour en savoir plus, il y avait même mes coordonnées personnelles dans ce mail. Retour? Cinq présidents m'ont appelé pour me dire que ce que nous faisions était génial....
La pub pour les aero-club étant interdite (assos, lois 1901 tout ca...) nous avons été face au refus de plusieurs club pour une association car des rivalités inter-plateforme (aéronautique) risquaient de poindre le bout de leur nez et de donner lieu à une plainte de compagnies privées (oui c'est débile).
Pour le minima d'heure je ne peux pas m'exprimer étant actuellement en négociation avec la DGAC.
Airone: de l'amateurisme évidement, ce n'est pas une compagnie aérienne et l'on fait quelque chose que personne d'autre n'a tenté dans l’aérien avant nous (Wingly, Off We Fly, Coavmi). Ceci étant dit j'aimerai bien savoir sur quoi vous vous basez pour appuyer votre jugement. Si vous avez d'autres suggestions nous sommes preneurs (vraiment)

.
PS: Nous ne sommes pas Uber, et comparer Uber et blablacar n'a pas beaucoup de sens. Ceci étant dit nous étudions la possibilité dans un avenir à moyen terme de monter une société de transport.
Posté : 27 oct. 2015, 15:27
par Mouetterieuse
OWF a écrit :
Je suis navré mais le CDB est effectivement le seul responsable de ce qui se passe dans son avion et de sa gestion du vol. Je crois qu'en formation on le répète, re-répète et on le rabâche en permanence: Responsabilité est le maître mot.
Un CDB à le droit de demander à son passager (qui qu'il soit) d'ouvrir un potentiel sac qu'il pourrait transporter. C'est la responsabilité du CDB de le faire ou non (quelque soit le vol).
C'est très facile à dire... Dans les faits, pas facile.
OWF a écrit :
En quoi le co-avionnage est-il un vecteur mettant plus de pression sur un CDB?
Transporter des personnes que l'on ne connait pas bien rend plus facile l'annulation d'un vol !!!! Et je sais de quoi je parle! Par rapport à l'annulation d'un vol avec une personne que l'on connait bien (meilleur ami, copine, etc...) et qui part en voyage ou que l'on ne rencontrera pas avant un certains temps l'annulation d'un voyage ou d'un vol avec un inconnu est un jeu d'enfant, un sms et un mail 2h avant le départ et c'est réglé.
Là encore, je ne suis pas d'accord. Surtout dans un système où le passager va noter le pilote. Le pilote va craindre que si il annule (alors que le passager veut absolument partir ou si il "estime" que la météo est suffisante) ou si il est trop "chiant" (à vouloir par exemple voir ce qu'il y a dans les sacs des passagers), le passager va lui mettre une sale note/ un sale commentaire, et çà va décourager de futur potentiels clients (oui je met ce mot là volontairement!!).
OWF a écrit :
Pour l'objectif destination: la DGAC a démontré que quelque soit le niveau d’expérience, en VFR les problèmes sont inchangés 40% des crash cause météo sont dût à des pilotes à + de 600 HDV.... (les accidents cause objectif destination ne sont que 4% des 600 accidents/incidents annuel mais représentent 46% des morts si ma mémoire est bonne).
Vu qu'on parle d'accidents et de statistiques, le BEA a-t-il été convié pour faire part de son expérience sur le sujet?
OWF a écrit :
Pour tous les acteurs autour de la table de la DGAC, aujourd'hui, le co-avionnage même en passant par nos sites n'est pas illégale, la DGAC souhaite encadrer la pratique et va échanger avec ses collègues européens.
Pour le reste ce ne sont que des suppositions et votre propre interprétation.
Peut-être que j'ai la compétence professionnelle et/ou les contacts qui vont bien pour faire mon interprétation
OWF a écrit :Ce qui diminue drastiquement les statistiques de mortalité en aviation commerciale c'est que les vols sont effectués sur des avions bi-moteur complexe IFR exploité par deux pilotes.
Non, je ne suis pas d'accord... dans ce cas là, on oublie des choses fondamentales telles que la qualification et l'entrainement des pilotes, les évolutions des avions avec leurs protections, et beaucoup d'autres choses!
Posté : 27 oct. 2015, 15:41
par OWF
Point 1: Si vous êtes à même de refaire la réglementation libre à vous... Si en tant que CDB vous n'êtes pas capable de prendre ces décisions c'est votre problème pas celui des autres breveté ni de la plateforme (et comme vous ne l'utiliserez pas

).
Point 2: Vous savez, le site ne tourne pas tout seul et nous travaillons sur ce point comme Blablacar. Lorsqu'un commentaire assassin est posté nous le retirons et nous faisons une enquête (ca ne s'est jamais produit et je pense que cela n'arrivera pas mais on l'a prévu). Jusqu'à présent le fait que le pilote annule un vol a toujours été bien pris par des passagers qui ont même loué le sérieux du pilote et que c’était rassurant, je vous invite à regarder dans notre file Facebook
Point 3: pas si bien informé que ca on dirait

DTA, AG, DSAC, BGTA présent le BEA a semble-t-il été consulté pour l'étude sur les accidents qui nous a été projeté et transmis (les données dataient des années 90 mais n'ont pas beaucoup changés depuis).
Point 4: Vous êtes un membre de notre groupe de travail?

?
Point 5: Je vous invite à voir la définition du mot "avion complexe" en droit européen et ce qu'il est nécessaire d'avoir dans le cockpit pour pouvoir les exploiter
Bonus: On a même put parler avec le SNPL !!!!
Posté : 27 oct. 2015, 15:57
par pilotepplvfr
OWF a écrit :Point 1: Si vous êtes à même de refaire la réglementation libre à vous... Si en tant que CDB vous n'êtes pas capable de prendre ces décisions c'est votre problème pas celui des autres breveté ni de la plateforme (et comme vous ne l'utiliserez pas

).
Point 2: Vous savez, le site ne tourne pas tout seul et nous travaillons sur ce point comme Blablacar. Lorsqu'un commentaire assassin est posté nous le retirons et nous faisons une enquête (ca ne s'est jamais produit et je pense que cela n'arrivera pas mais on l'a prévu). Jusqu'à présent le fait que le pilote annule un vol a toujours été bien pris par des passagers qui ont même loué le sérieux du pilote et que c’était rassurant, je vous invite à regarder dans notre file Facebook
Point 3: pas si bien informé que ca on dirait

DTA, AG, DSAC, BGTA présent le BEA a semble-t-il été consulté pour l'étude sur les accidents qui nous a été projeté et transmis (les données dataient des années 90 mais n'ont pas beaucoup changés depuis).
Point 4: Vous êtes un membre de notre groupe de travail?

?
Point 5: Je vous invite à la définition du mot "avion complexe" en droit européen et ce qu'il est nécessaire d'avoir dans le cockpit pour pouvoir les exploiter
Bonus: On a même put parler avec le SNPL !!!!
Bonjour OWF,
Tout d'abord merci de prendre la parole, c'est toujours intéressant de pouvoir débattre. En termes de communication, vous faites bien de vous exprimer sans vous faire passer pour une autre personne.
Me concernant, je trouve l'idée du co-avionnage intéressante MAIS en contradiction avec l'interprétation qu'on peut faire de la règlementation aérienne actuelle (en tout cas avec l'interprétation que je me fais de la règlementation).
C'est la raison pour laquelle, dans une activité aussi sensible et passionnée que la notre, je m'abstiens.
Pour avoir été entrepreneur pendant 12 ans, je connais la difficulté du parcours du chef d'entreprise.
Malgré tout, je vous souhaite beaucoup de succès ... et surtout de trouver le modèle économique qui vous mettra à l'abri des problèmes de droit.
Posté : 27 oct. 2015, 16:04
par Airone2977
Cela a été fait, nous avons envoyé un mail à tous (oui, tous) les aéro-clubs de France, les invitants à prendre contact avec nous pour en savoir plus, il y avait même mes coordonnées personnelles dans ce mail. Retour? Cinq présidents m'ont appelé pour me dire que ce que nous faisions était génial....
La pub pour les aero-club étant interdite (assos, lois 1901 tout ca...) nous avons été face au refus de plusieurs club pour une association car des rivalités inter-plateforme (aéronautique) risquaient de poindre le bout de leur nez et de donner lieu à une plainte de compagnies privées (oui c'est débile).
Bonne démarche, dommage qu'on bute sur des "conneries" une fois de plus.
Pour le minima d'heure je ne peux pas m'exprimer étant actuellement en négociation avec la DGAC.
Je ne vois pas ce qu'il y aurait à négocier avec la DGAC, c'est vous de fixer les règles mais 200H pour un PPL ne me semble pas déconnant.
Si vous avez d'autres suggestions nous sommes preneurs (vraiment) .
A l'occasion oui si cela peut faire avancer le shmilblick
Ceci étant dit nous étudions la possibilité dans un avenir à moyen terme de monter une société de transport.
Eh bien bon courage pour obtenir un CTA, si je ne dis pas de bétise l'APNA est déjà en train de dévelloper une structure dans ce sens, le but est de permettre notamment à des pilotes pro sans emploi de monter leurs heures. Eux contrairement à vous on un gros réservoir de pilote, dont un certain nombre de l'Enac; et un département juridique.
L'affaire est pas simple en tout cas.
Posté : 27 oct. 2015, 16:08
par Mouetterieuse
OWF a écrit :Point 1: Si vous êtes à même de refaire la réglementation libre à vous... Si en tant que CDB vous n'êtes pas capable de prendre ces décisions c'est votre problème pas celui des autres breveté ni de la plateforme (et comme vous ne l'utiliserez pas

).
Point 2: Vous savez, le site ne tourne pas tout seul et nous travaillons sur ce point comme Blablacar. Lorsqu'un commentaire assassin est posté nous le retirons et nous faisons une enquête (ca ne s'est jamais produit et je pense que cela n'arrivera pas mais on l'a prévu). Jusqu'à présent le fait que le pilote annule un vol a toujours été bien pris par des passagers qui ont même loué le sérieux du pilote et que c’était rassurant, je vous invite à regarder dans notre file Facebook
Point 3: pas si bien informé que ca on dirait

DTA, AG, DSAC, BGTA présent le BEA a semble-t-il été consulté pour l'étude sur les accidents qui nous a été projeté et transmis (les données dataient des années 90 mais n'ont pas beaucoup changés depuis).
Point 4: Vous êtes un membre de notre groupe de travail?

?
Point 5: Je vous invite à voir la définition du mot "avion complexe" en droit européen et ce qu'il est nécessaire d'avoir dans le cockpit pour pouvoir les exploiter
Bonus: On a même put parler avec le SNPL !!!!
Merci mais je connais la définition d'avion complexe... et ce n'est donc pas uniquement "ce qui est nécessaire d'avoir dans le cockpit" qui a aide au fait que l'aviation commerciale a bien amélioré sa sécurité. Le systémique, çà vous parle??? Et pourtant dans les accidents, c'est souvent une partie importante et intéressante. Mais vous savez surement mieux que moi!
Et non, je ne suis pas membre de votre groupe de travail, mais je pense avoir déjà une bonne idée de certaines personnes qui peuvent y être, et si je n'avais pas changé de poste, j'y aurai probablement été.
PS: quand la DGAC dit qu'elle veut encadrer le sujet, çà veut rarement dire qu'elle est d'accord avec, plutôt qu'elle cherche comment faire pour que l'interdiction soit claire ou alors que l'activité soit faite avec un paquet de restrictions ...
Et pour l'étude sur les accidents, une étude des années 90, mouarf, il y a plus de 20 ans qui se sont écoulés, les avions ont changé, les pilotes aussi!
Je ne veux pas faire ma Cassandre, mais on verra bien lors du premier accident!
Posté : 27 oct. 2015, 16:12
par OWF
Merci Pilote PPLVFR.
C'est bien pour ca que l'on travail avec les autorités pour rendre cela possible si la DGAC nous dit stop on en tirera les conséquences....
Pour le business modèle pour off we fly, le marché mondiale (USA inclus) est de 3 millions d'euros, c'est pas avec ca que l'on risque de faire fortune...
En ce qui nous concerne on pense que le co-avionnage fera progresser la sécurité des vols avec une pression accrue sur le pilote pour qu'il prépare sa nav de façon beaucoup plus rigoureuse que s'il était seul.
@mouetterieuse:
J'en déduis que vous travaillez au BEA ou à la DGAC, c'est intéressant donc vous êtes en train de me dire que tout cela n'est qu'une façade pour interdire simplement le co-avionnage? C'est très intéressant! Si vous avez des informations à me communiquer je serai preneur

.
Pour l'âge des données on a fait la remarque et on nous a dit que c’était sensiblement la même chose de nos jours....
Posté : 27 oct. 2015, 16:21
par sqm
En ce qui nous concerne on pense que le co-avionnage fera progresser la sécurité des vols avec une pression accrue sur le pilote pour qu'il prépare sa nav de façon beaucoup plus rigoureuse que s'il était seul.
espérons qu'il sache gérer cette pression et que celle des passagers ne l'écrase pas trop

Posté : 27 oct. 2015, 16:27
par Flo_dr400
Vous avez même pu parler avec le SNPL, mais pour être exhaustif, voici la position du syndicat :
Le SNPL France ALPA a saisi la DGAC sur cette question « émergente » et les risques associés à une pratique non maîtrisée du co-avionnage. Tant qu’il s’agit de partager les frais d’aviation générale pour des voyages touristiques du dimanche, personne ne peut s’en plaindre. Il n’en va pas de même quand certains opérateurs (des sites de mise en relation entre pilotes et clients notamment) entendent contourner les règles du transport public de passagers pour permettre le voyage aérien sans les contraintes qui garantissent la sécurité des personnes et des biens (maintenance des avions, formation et suivi des pilotes, assurance...).
Sensibilisé à la montée en puissance du principe de co-avionnage et les risques, notamment en matière de sécurité d’un « développement commercial » de cette activité, le Conseil National du SNPL France ALPA a mandaté le Bureau Exécutif pour s’opposer à toutes formes de Transport Public de Passagers déguisées.
Un groupe de travail a été mis en place au sein de la DGAC pour examiner ces questions, groupe de travail auquel nous avons demandé d’être associés. Le SNPL France ALPA sera auditionné prochainement par la DGAC sur cette problématique.
Le problème est moral avant d'être juridique. Evidemment que ces sites ont raison en stipulant que le CDB est seul responsable de son vol, de ses passagers, de ses bagages et que donc la responsabilité du site ne saurait être engagée s'il faisait quelque chose d'illégal. Mais le site lui fournit le moyen de faire quelque chose d'illégal qu'il n'aurait probablement pas trouvé ailleurs en le mettant en relation avec des personnes qui se fichent complètement des conditions de transport et de la légalité de la chose. En ce sens, en cas de délit, le site est complice moral, qu'il le soit juridiquement ou pas.
Pour faire une analogie, vous créez une armurerie, un type portant un reste de camisole, hirsute, clairement dérangé entre en hurlant qu'il veut buter tout le monde et vous lui offrez une arme chargée en disant "attention, vous êtes responsables de ce que vous faites avec" alors que la loi ne vous y oblige même pas. Qui va croire à votre innocence ?
Tout le monde tire le signal d'alarme, au bout de quelques semaines les premiers abus sont évidents (demande de vols, expériences ridicules, uniformes, notes, et surtout tarifs exorbitants) et la réaction globale de la communauté est négative (je n'ai pas rencontré un type, pro ou privé qui trouve que c'est une bonne idée). Pourquoi poursuivre ? De toute évidence, vu le nombre de sites qui fleurissent, leurs créateurs espèrent en tirer un profit, que ce soit de l'argent, une réputation ou que sais-je. Pour ce faire, tous les moyens sont bons et surtout ceux qui frôlent la limite de la légalité.
Vous ne mettez pas en relation des amis que vous connaissez, en qui vous avez confiance, mais de parfaits inconnus qui n'ont pas en tête toutes les implications de leur participation. Vous ne mettez pas en relation des volontaires pour du covoiturage, il s'agit d'aviation légère. Quelle est votre démarche TEM ? Avez-vous mené une étude de sécurité ?
Si vous voulez juste mettre des gens en relation pour le plaisir, créez donc un club, un groupe FB si vous voulez, faites des BBQ sur le terrain et buvez une bière en retour de vol, c'est tout aussi efficace.
En cas d'accident, quoi que vous disiez, quoi que vous écriviez, vous aurez la mort de ces gens sur la conscience car sans vous ils ne se seraient jamais rencontrés et n'auraient jamais entrepris ce vol qui va merder. Peut-être pas coupable, mais responsable certainement. Personnellement cela me suffirait pour abandonner le projet, mais il faut croire que la conscience de certains pèse bien peu face à d'autres considérations...
J'espère que ce jour-là vous aurez à rendre des comptes. Mais je ne doute pas que la défense soit prête dans un coin, après tout ce qui compte de nos jours, c'est de ne surtout pas assumer ses responsabilités, ça ferait adulte...
Pour conclure, je vais me répéter : que des petits malins s'amusent à créer ces sites est une chose, interdisons-les, ils feront autre chose d'aussi dégueulasse. Mais amis pilotes, vous êtes commandants de bord, la base de cette fonction c'est qu'en cas de doute, il n'y a pas de doute, on choisit la voie la plus safe. Il y a un doute sur la légalité de ces pratiques, abstenez-vous, c'est la seule solution responsable ! Le jour où ça partira en cacahuète, vous serez seul dans la merde, et nos amis à l'origine de ces sites disparaitront du jour au lendemain pour s'en aller plumer d'autres pigeons.
Posté : 27 oct. 2015, 16:29
par Airone2977
En ce qui nous concerne on pense que le co-avionnage fera progresser la sécurité des vols avec une pression accrue sur le pilote pour qu'il prépare sa nav de façon beaucoup plus rigoureuse que s'il était seul

La bonne blague !!
Vous comptez vous y prendre comment au juste ??
Posté : 27 oct. 2015, 16:30
par OWF
Emporter un ou des passagers doit pousser le pilote à effectuer une préparation parfaite.
Je ne pense pas qu'un pilote puisse emmener qui que se soit dans son avion sans avoir préparé sa navigation ou son local.
J'ai déjà vu de mes yeux des pilotes partir seul sans préparer leur nav, cela sera-t-il possible en co-avionnage?
Nous ne le pensons pas.
Comme il y a différents type de stress il y a différentes types de préssion. La pression pour arriver à destination est la pression négative qui doit être pourchassé et endigué. La pression reposant sur les épaules du CDB le poussant à être toujours au top et de préparer sa nav comme il doit le faire est une bonne pression. Le fait de savoir que des personnes monteront avec lui doit pousser le pilote à être plus à même de juger le fait si il peut partir ou non (connu ou inconnu c'est de l'ordre du général).
Comme indiqué dans notre message fb nous allons proposer un système permettant de "bacher" la France en cas d'observation météorologique ne permettant pas le vol VFR ainsi dès qu'une station Metar indiquera des données non compatibles avec le vol nous l'annulerons simplement en envoyant automatiquement un message au pilote et au passager.
Ceci est bien entendu un avis (perso).
Posté : 27 oct. 2015, 16:35
par Flo_dr400
sqm a écrit :En ce qui nous concerne on pense que le co-avionnage fera progresser la sécurité des vols avec une pression accrue sur le pilote pour qu'il prépare sa nav de façon beaucoup plus rigoureuse que s'il était seul.
espérons qu'il sache gérer cette pression et que celle des passagers ne l'écrase pas trop

Je parlais de TEM, nous y voilà ! Expliquez-nous en quoi une pression supplémentaire s'exercera sur le pilote, en quoi elle sera salutaire, en quoi la pression générée sera positive et n'amènera pas le pilote trop haut sur sa courbe de stress, en quoi la fatigue de la préparation supplémentaire n'impactera pas la concentration du pilote, etc...
Chaque "bonne idée" en terme de SV peut impliquer un tas de dégradation sur d'autres plans, c'est pour cela que des études de sécurité sont menées de nos jours AVANT le déploiement de nouvelles mesures (ou presque, cf les suites du crash Germanwings, de plus en plus remises en cause). Il ne suffit pas de décréter une amélioration de la SV, il faut le prouver ! C'est hélas pour vous l'inverse pour les risques, leur simple éventualité suffit à rendre nécessaires des actions de prévention. Bref, une démarche TEM...
Posté : 27 oct. 2015, 16:41
par Faden
J'ai beau trouver le principe sympa, je vois pas comment ça peut se terminer autrement qu'avec un avion cassé, bcp de pleurs et des regrets.
Posté : 27 oct. 2015, 16:44
par Flo_dr400
OWF a écrit :Emporter un ou des passagers doit pousser le pilote à effectuer une préparation parfaite.
Je ne pense pas qu'un pilote puisse emmener qui que se soit dans son avion sans avoir préparé sa navigation ou son local.
J'ai déjà vu de mes yeux des pilotes partir seul sans préparer leur nav, cela sera-t-il possible en co-avionnage?
Nous ne le pensons pas.
Comme il y a différents type de stress il y a différentes types de préssion. La pression pour arriver à destination est la pression négative qui doit être pourchassé et endigué. La pression reposant sur les épaules du CDB le poussant à être toujours au top et de préparer sa nav comme il doit le faire est une bonne pression. Le fait de savoir que des personnes monteront avec lui doit pousser le pilote à être plus à même de juger le fait si il peut partir ou non.
Comme indiqué dans notre message fb nous allons proposer un système permettant de "bacher" la France en cas d'observation météorologique ne permettant pas le vol VFR ainsi dès qu'une station Metar indiquera des données non compatibles avec le vol nous l'annulerons simplement en envoyant automatiquement un message au pilote et au passager.
Ceci est bien entendu un avis (perso).
Vous ne le "pensez" pas ?!? Mais on hallucine là. Vu ce que vous proposez comme service, vous devez être sûrs de vous. Le passager lambda n'a aucune idée que vous racontez des énormités, il vous croira, c'est presque du mensonge !
Une "bonne" pression ? Jusqu'à quel point ? Saura-t-il la reconnaitre ? Y mettre un terme ? Redescendre ?
Que veut dire "être toujours au top" ? Qu'est-ce que la performance pour un pilote ? Quels sont ses objectifs ? A quel point la recherche de la performance devient-elle dangereuse ?
Dans un but d'amélioration de la sécurité, vous envisagez de bâcher vous-même un vol, soit, l'idée semble bonne à première vue... Mais quid du cas des pilotes qui se reposeront sur votre analyse, baissant leur vigilance à la PPV ? Quid de la baisse de confiance en cas de décision conflictuelle avec l'image que le CDB se faisait de la situation ? Quid du conflit possible entre pilote et passagers s'il annule un vol que vous considériez faisable ? Comment être sûr que cette mesure ne dégradera pas la sécurité sur ces points ou d'autres ?
Posté : 27 oct. 2015, 16:44
par OWF
Pour la pression du passager, elle existe, que le passager soit un ami, une connaissance, un inconnu (l'ami d'une amie d'un ami).
En quoi le co-avionnage augmente le risque (par rapport à des connaissances)?
Pour la pression je parle avant le vol pas pendant le vol !!!!!
Bon je reprend mon propos car j'ai dût mal me faire comprendre:
Lorsque l'on fait un vol seul cela ne concerne que nous, les autres avions dans le ciel et le contrôle aérien (je schématise).
Lorsque l'on fait un vol avec un ou des passagers il y a le pilote (les points précédents) et le(s) passager(s). Ce(s) passager(s) vont obligatoirement mettre une "auto pression" au pilote qui voudra forcément donner le meilleur de lui-même (lors de sa préparation). Cette pression pousse le pilote lors de sa préparation à être sûr que les conditions météos lui permettront de faire le vol.
Pour le "bachage" il y aura un système en % permettant au pilote d'avoir une total liberté de décision (go no go CDB). par exemple: BKN003 = Pas de vol CAVOK = 90% de chance
Posté : 27 oct. 2015, 16:50
par Flo_dr400
OWF a écrit :Sortir un morceau de phrase de son contexte : bof
Pour la pression du passager, elle existe, que le passager soit un ami, une connaissance, un inconnu (l'ami d'une amie d'un ami).
En quoi le co-avionnage augmente le risque (par rapport à des connaissances)?
Il ne l'augmente pas en théorie. Ce n'est pas le co-avionnage le problème puisqu'emmener un ami est déjà du co-avionnage. Le problème ce sont les plate-formes qui l'organisent et de ce fait génèrent de la demande. Vous vous en mêlez, vous prenez part au processus, vous prenez votre part de responsabilité.
Ce qui est ridicule, ce sont les soi-disant bienfaits de cette forme de co-avionnage (sécurité, etc...) que vous mettez en avant.
Le simple risque d'accident pousserait tout être sensé à abandonner le projet, à moins qu'il n'y trouve un intérêt. Or si c'est le cas, c'est illégal. Ma question est donc simple : pourquoi ? Et surtout, pourquoi plusieurs sites si on est dans une démarche purement bénévole et désintéressée ?
Posté : 27 oct. 2015, 16:55
par Dan
Dans le monde des Bisounours, les pilotes préparent leur vol, prennent des marges, prennent assez de carburant, se posent avant la nuit, ne partent pas quand il fait moche, ne subissent pas la pression de la destination.
Et puis il y a la vraie vie...
L'essentiel est "d'y croire"...
Posté : 27 oct. 2015, 17:03
par varioboy
Bonjour à tous,
Première contribution sur ce sujet que je suis de loin, mais qui m'intrigue au plus haut point (sachant que je m'apprête à voter une décision interdisant le co-avionnage au sein de mon ACB):
@OWF:
J'ai plusieurs questions qui me "turlupinent":D :
Nous savons tous que les pilotes privés ne sont pas formés à l'opérationnel, et que la plupart du temps la formation du pilote privé "lambda" se fait en conditions VFR ++ (rares sont les pilotes VFR aéroclub qui ont vu moins de 10km de visi, et qui volent par mauvais temps "VFR"). Comme dit plus haut, la pression mise sur les épaules du pilote privé risque fort de pousser certain à aller voir ou poursuivre un vol dans des conditions qu'ils n'auront jamais vu. Ma question:
Comment allez-vous lutter contre ça chez OWF ?
Autre question, comment garantissez vous que les minimas réglementaires sont bien respectés, notamment pour l'emport de passagers ( si je ne me trompe pas la réglementation impose 3dec / 3att dans les 3 derniers mois) ?
Merci pour les réponses !
R.
Posté : 27 oct. 2015, 17:04
par OWF
Flo_dr400 a écrit :
Le simple risque d'accident pousserait tout être sensé à abandonner le projet, à moins qu'il n'y trouve un intérêt. Or si c'est le cas, c'est illégal. Ma question est donc simple : pourquoi ? Et surtout, pourquoi plusieurs sites si on est dans une démarche purement bénévole et désintéressée ?
Pourquoi? C'est bien simple car nous pensons que l'aviation légère devrait être accessible au plus grand nombre, pour permettre aux pilotes de partager leurs frais de vol.
Pourquoi plusieurs sites: je n'en sais rien nous avons nous même été très surpris que 6 ou 7 autres plateformes émergent derrière nous.
Ce n'est pas purement bénévole et désintéressée en ce qui nous concerne.