APM20 a écrit :dites pourquoi
Je vais essayer même si la mécanique de vol n'est pas du tout mon domaine de compétence (je suis plutôt compétent en vache, mais les vraies celle-là ...).
L'avion est défini aussi par son plan de symétrie : l'axe longitudinale du fuselage et la normale à un plan contenant les ailes. C'est également le plan contenant l'axe du fuselage et la médiatrice de deux points homologues de l'avion (pour résumer, il coupe l'avion en deux selon le plan de l'empennage vertical).
L'avion vole droit quand il suit dans la masse d'air une trajectoire représentée localement par un vecteur vitesse
issu du centre de gravité et contenu dans le plan de symétrie. Dans ce cas, il n'a aucune raison de tourner de lui-même. Lorsque la vitesse n'est plus contenue dans le plan de symétrie : l'avion dérape.
Quand l'avion dérape, un ressenti de vent relatif est présent puisque l'avion se déplace dans la masse d'air "tiré" par son vecteur vitesse.
La stabilité de route est garantie par l'action de ce vent relatif sur la dérive qui replace l'avion par effet girouette en faisant pivoter l'avion
dans l'axe du vent relatif.
C'est la même chose quand tu tires une flèche avec un arc: son empennage vertical la replace dans le lit du vent relatif. A aucun moment, elle ne va se placer face au vent réel.
Les choses se compliquent avec un avion car (et là je me permets de résumer très vite) :
L'effet girouette crée un moment de roulis dû à une vitesse en lacet.
Le moment de roulis est accentué par une composante de pesanteur qui augmente le dérapage initial.
le mouvement est instable et l'avion part en spirale.
(sortie de la théorie, c'est ce qui peut se passer quand seul pilote à bord, on lâche les commandes pour se plonger dans sa carte avec une perte de visibilité : l'avion part en piqué avec une forte inclinaison).
La stabilité de route est variable selon les avions. Les avions ailes hautes (présence d'une surpression côté au vent qui s'oppose au moment de roulis), les avions à ailes en flèches ( l'aile au vent est mieux attaquée que l'aile sous le vent), les avions ailes basses à dièdre (augmentation d'incidence de l'aile au vent) sont moins sensibles.
etc .....
source : Klopfsein, "Comprendre l'avion" tome 2 (mécanique du vol), chap. 6: mécanique du vol latéral
(je me permets de résumer ce que j'ai cru comprendre. Je reste ouvert à toutes les précisions possibles, à toutes les remarques).
Essayez de rester courtois.