Cela pourrait être vrai...mais...Iwannabeapilot a écrit :Cela dit, le p2f, nous avons tous été plus ou moins complices de son instauration ...
Si on prend le cas national avec une formation d'état ainsi qu'une sélection AF qui était proposée
presque chaque année, ça permettait de réguler le nombre de pilotes qui accédaient à un cockpit ...
Les autres, c'était peut-être la désillusion mais tout le monde était logé à la même enseigne et sans
crédit à rembourser !
Mais puisque beaucoup se sont engouffrés pour des raisons personnelles dans des formations privées
ppl-cpl-multi-ir-fi a 50.000 euros, en saturant le marché, on ne voit pas bien ce qui aurait empêché d'autres de pousser le bouchon un peu plus loin pour se frayer un accès à un cockpit.
Malgré tout ce qui pourra être dit, je reste convaincu que nous avons été nous-même les instigateurs du p2f en finançant notre formation parallèlement à des filières qui existaient déjà ...
Et il aurait fallu être totalement aveugle pour s'imaginer qu'à la sortie d'un cpl les compagnies
se battraient pour nous recruter en voyant ce que nous étions prêts à sacrifier pour y arriver
Après tout c'est le capitalisme, il n'y a jamais eu de loi interdisant quelqu'un de payer pour faire
un stage ...
C'est sur qu'à ce moment-la, la lutte devient déloyale, puisque tout le monde n'est pas prêt à creuser
encore plus sur les finances.
Alors finalement, tout le monde est coupable dans cette affaire, les pilotes, les écoles, les compagnies et les états qui eux ne voient même pas de problème éthique à payer pour pouvoir travailler ...
Je me demande si les députés seraient prêts à payer pour aller conduire la société tiens?
Finalement il y a tout un tas de métiers dont l'accès se fait soit par formation au sein de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur, soit par le biais de l'enseignement privé, secondaire, supérieur et professionnel.
Pourtant, toutes les professions, une minorité en fait dont la nôtre, sont touchées.
Il semble donc malvenu de vouloir opposer la liberté de se former à un métier par ses propres moyens et la liberté de se vendre normalement sur le marché de l'emploi.