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Posté : 29 déc. 2014, 16:13
par Jacques Lévêque
Mouetterieuse a écrit :Jacques Lévêque a écrit :Pour répondre à l' aimable Flo DR 400, en fonction des éléments connus, en particulier disparition du transpondeur après une minute, et si bien sûr c'est exact, quelques hypothèses:
Non, ce sont des éléments "connus", voire des fois inventés, par les médias (sans compter les erreurs parce que le gars qui a rédigé le texte n'y connait rien à l'aéro et a mélangé/confondu/rien pigé). Tu n'as aucune idée de la véracité de ces éléments, ni si il en existe d'autres qui peuvent confirmer ou infirmer certaines hypothèses. Sans épave, sans boite noire, et à priori actuellement sans infos ACARS, çà ne laisse pas grand chose.
Il est impensable de trouver une cause en n'ayant que quelques éléments, de plus non validés.
Une des premières actions d'une enquête est déjà de valider les faits. Lancer des hypothèses diverses et variées c'est de la conjecture sans aucune valeur.
Les éléments dont je fais état, disparition du transpondeur au bout d'une minute, sont ceux fournis par le ministère des transports de Malaysie, après on peut toujours tout contester, y compris certains rapports du BEA tel celui concernant le crash de l' A 340 en essai à Toulouse qui a décroché au décollage "le pilote n' ayant pas rendu la main" (Chef pilote d' essai Anglais ayant piloté tout ce qui existe).
Indonesia's Search And Rescue Services were briefed that the aircraft contacted Jakarta Center at 06:12L (23:12Z) while enroute at FL320 and requested to deviate left of airway M635 and to climb to FL380. At 06:16L the aircraft was observed normally, radio contact occurred. At 06:17L radio contact was lost, the transponder (ADS-B) remained available however, at 06:18L the transponder was lost as well, the last recorded position was S3.3708 E109.6911 (about 110nm eastsoutheast of Pulau Belitung). 50 minutes later INCERFA (aircraft position uncertain alert), 70 minutes later ALERTFA (emergency alert) and 98 minutes later DETRESFA (distress alert) was declared by ATC.
Posté : 29 déc. 2014, 18:19
par Pilot34
Jacques Lévêque a écrit :Mouetterieuse a écrit :Jacques Lévêque a écrit :Pour répondre à l' aimable Flo DR 400, en fonction des éléments connus, en particulier disparition du transpondeur après une minute, et si bien sûr c'est exact, quelques hypothèses:
Non, ce sont des éléments "connus", voire des fois inventés, par les médias (sans compter les erreurs parce que le gars qui a rédigé le texte n'y connait rien à l'aéro et a mélangé/confondu/rien pigé). Tu n'as aucune idée de la véracité de ces éléments, ni si il en existe d'autres qui peuvent confirmer ou infirmer certaines hypothèses. Sans épave, sans boite noire, et à priori actuellement sans infos ACARS, çà ne laisse pas grand chose.
Il est impensable de trouver une cause en n'ayant que quelques éléments, de plus non validés.
Une des premières actions d'une enquête est déjà de valider les faits. Lancer des hypothèses diverses et variées c'est de la conjecture sans aucune valeur.
Les éléments dont je fais état, disparition du transpondeur au bout d'une minute, sont ceux fournis par le ministère des transports de Malaysie, après on peut toujours tout contester, y compris certains rapports du BEA tel celui concernant le crash de l' A 340 en essai à Toulouse qui a décroché au décollage "le pilote n' ayant pas rendu la main" (Chef pilote d' essai Anglais ayant piloté tout ce qui existe).
Indonesia's Search And Rescue Services were briefed that the aircraft contacted Jakarta Center at 06:12L (23:12Z) while enroute at FL320 and requested to deviate left of airway M635 and to climb to FL380. At 06:16L the aircraft was observed normally, radio contact occurred. At 06:17L radio contact was lost, the transponder (ADS-B) remained available however, at 06:18L the transponder was lost as well, the last recorded position was S3.3708 E109.6911 (about 110nm eastsoutheast of Pulau Belitung). 50 minutes later INCERFA (aircraft position uncertain alert), 70 minutes later ALERTFA (emergency alert) and 98 minutes later DETRESFA (distress alert) was declared by ATC.
Tu seras mignon d'arrêter de raconter tout et n'importe quoi. Avant d'aller plus loin, la diffamation est, en France, condamnable et généralement condamnée.
L'airbus que nous avons perdu en 94 était un A330 et non un 340. Tu me diras , à deux moteurs près tu y étais. Ensuite, il ne s'agît pas d'un "le pilote n'ayant pas rendu la main" mais d'essais bien plus compliqués que ceux que tu fais quand tu récupères ta Mégane neuve chez le concessionnaire Renault.
Enfin pour l'Air Asia, tu n'as aucun élément, tu as visiblement des connaissances aéronautiques médiocres donc une certaine humilité ne te ferait pas déshonneur.
P.
Posté : 29 déc. 2014, 20:52
par Jacques Lévêque
Pilot34 a écrit : Ensuite, il ne s'agît pas d'un "le pilote n'ayant pas rendu la main" mais d'essais bien plus compliqués que ceux que tu fais quand tu récupères ta Mégane neuve chez le concessionnaire Renault.
P.
Encore un bien pensant agressif, c'était pourtant la conclusion étonnante et contestable du rapport du BEA dans lequel apparaissait la corrélation entre la position du manche et l' assiette de l'avion, mais curieusement manquait celle de la position de la gouverne de profondeur, pourtant l' élément clef, on a préféré accuser le pilote.
Sur le fond un forum est un lieu de débat où chacun peut exprimer une opinion dans le respect de ses interlocuteurs, les invectives ne sont que l' illustration d'une faiblesse intellectuelle.
Pour Airasia j' ai recopié en italique les éléments communiqués par le Ministère des transport de Malaysie où il apparait que le transpondeur disparait une minute après la dernière communication radio ce qui pour un avion à 36000 Ft pose une vrai question.
Posté : 29 déc. 2014, 21:13
par Mouetterieuse
Jacques Lévêque a écrit :
Pour Airasia j' ai recopié en italique les éléments communiqués par le Ministère des transport de Malaysie où il apparait que le transpondeur disparait une minute après la dernière communication radio ce qui pour un avion à 36000 Ft pose une vrai question.
Connais-tu les algorithmes du traitement radar utilisé? L'image affichée sur l'écran du contrôleur n'est pas du tout une image brute de ce qui est reçu. C'est retravaillé, traité à partir des informations de plusieurs radars et avec de la prédiction de trajectoire. Pour récupérer les informations brutes et en extraire les informations pertinentes, çà prend un peu de temps et de travail "manuel". Au vu du délai entre la disparition de l'avion et la publication de l'information, ce sont les positions "travaillées" qui ont été transmises et pas les positions "brutes". Donc au final, ce ne sont pas des informations validées. Tout ce que tu veux est donc, comme je le disais, de la pure conjecture.
Posté : 29 déc. 2014, 21:33
par Jacques Lévêque
Ce n'est pas une image brute du radar secondaire quand un multiplexage de plusieurs radars est pratiquée, en France par exemple, dans ce cas nous n'en savons rien, dans les éléments fournis on constate que les autres avions du secteur restent identifiés.
Pourquoi celui ci disparait, à basse altitude masqué par le relief ce serait possible, pas à 36000Ft sur la mer.
Aucune communication radio n' a pu être établie après la disparition du transpondeur, les deux évenements sont certainement liés.
Acte volontaire? mais dans ce cas il ne s' agit plus d'un accident, ou panne électrique totale, dans un cunimb il y a la foudre.
Posté : 29 déc. 2014, 21:37
par Mouetterieuse
Jacques Lévêque a écrit :Pilot34 a écrit :
Encore un bien pensant agressif, c'était pourtant la conclusion étonnante et contestable du rapport du BEA dans lequel apparaissait la corrélation entre la position du manche et l' assiette de l'avion, mais curieusement manquait celle de la position de la gouverne de profondeur, pourtant l' élément clef, on a préféré accuser le pilote.
Je n'ai pas trouvé le rapport final mais uniquement le rapport préliminaire, donc je veux bien un lien sur le rapport final.
Cependant j'ai quelques commentaires:
- ce n'est pas un rapport du BEA, mais le rapport d'une commission d'enquête de la DGA (Direction Générale de l'Armement). Les accidents d'aéronefs en F-W (donc non immatriculés au registre général) sont enquêtés par le ministère de la défence (actuellement le BEAD, mais qui n'existait pas à l'époque de l'accident). Il peut y avoir de temps en temps des délégations du BEAD au BEA (cela a été le cas de l'accident du 340 en essais moteurs). Dans le cas du 330, il n'y a pas eu délégation, même si il y a eu dans l'équipe du personnel civil (un SFACT et deux BEA).
- l'analyse (paragraphe 2.1) (du rapport préliminaire) porte le caveat suivant:
Au stade actuel des travaux de la commission, il ne peut être envisagé de présenter une analyse complète de l'accident. Des travaux complémentaires de corrélation des données disponibles (incluant l'analyse de vols de même nature effectués précédemment) d'une part, d'investigations sur le fonctionnement de l'avion et de ses systèmes d'autre part, restent en effet à effectuer donc il est bien précisé qu'il manque encore à ce stage des informations sur l'avion en lui-même. La conclusion porte le même genre de remarque.
- la conclusion porte à la fois sur le traitement par l'équipage du vol d'essai en lui-même, de la gestion de la perte de contrôle et sur le fonctionnement de l'avion lui-même (en particulier les protections du pilote automatique)
Finalement, tu dis que le point clé, est la position de la gouverne de profondeur. Parce que tu es capable de tirer des informations de cette position, tu es spécialiste Airbus, pilote d'essai,...? Ou alors c'est juste pour entretenir la théorie du complot?
Posté : 29 déc. 2014, 21:39
par Mouetterieuse
Jacques Lévêque a écrit :Ce n'est pas une image brute du radar secondaire quand un multiplexage de plusieurs radars est pratiquée, en France par exemple, dans ce cas nous n'en savons rien, dans les éléments fournis on constate que les autres avions du secteur restent identifiés.
Pourquoi celui ci disparait, à basse altitude masqué par le relief ce serait possible, pas à 36000Ft sur la mer.
Aucune communication radio n' a pu être établie après la disparition du transpondeur, les deux évenements sont certainement liés.
Acte volontaire? mais dans ce cas il ne s' agit plus d'un accident, ou panne électrique totale, dans un cunimb il y a la foudre.
Je laisse tomber, tu es visiblement persuadé de savoir mieux que tout le monde. Tu devrais poser ta candidature au BEA, au moins ceux qui liront ta lettre de motivation pourront se marrer un bon coup.
Posté : 29 déc. 2014, 21:46
par Jacques Lévêque
Mouetterieuse a écrit :Jacques Lévêque a écrit :Pilot34 a écrit :
Encore un bien pensant agressif, c'était pourtant la conclusion étonnante et contestable du rapport du BEA dans lequel apparaissait la corrélation entre la position du manche et l' assiette de l'avion, mais curieusement manquait celle de la position de la gouverne de profondeur, pourtant l' élément clef, on a préféré accuser le pilote.
Je n'ai pas trouvé le rapport final mais uniquement le rapport préliminaire, donc je veux bien un lien sur le rapport final.
Cependant j'ai quelques commentaires:
- ce n'est pas un rapport du BEA, mais le rapport d'une commission d'enquête de la DGA (Direction Générale de l'Armement). Les accidents d'aéronefs en F-W (donc non immatriculés au registre général) sont enquêtés par le ministère de la défence (actuellement le BEAD, mais qui n'existait pas à l'époque de l'accident). Il peut y avoir de temps en temps des délégations du BEAD au BEA (cela a été le cas de l'accident du 340 en essais moteurs). Dans le cas du 330, il n'y a pas eu délégation, même si il y a eu dans l'équipe du personnel civil (un SFACT et deux BEA).
- l'analyse (paragraphe 2.1) (du rapport préliminaire) porte le caveat suivant:
Au stade actuel des travaux de la commission, il ne peut être envisagé de présenter une analyse complète de l'accident. Des travaux complémentaires de corrélation des données disponibles (incluant l'analyse de vols de même nature effectués précédemment) d'une part, d'investigations sur le fonctionnement de l'avion et de ses systèmes d'autre part, restent en effet à effectuer donc il est bien précisé qu'il manque encore à ce stage des informations sur l'avion en lui-même. La conclusion porte le même genre de remarque.
- la conclusion porte à la fois sur le traitement par l'équipage du vol d'essai en lui-même, de la gestion de la perte de contrôle et sur le fonctionnement de l'avion lui-même (en particulier les protections du pilote automatique)
Finalement, tu dis que le point clé, est la position de la gouverne de profondeur. Parce que tu es capable de tirer des informations de cette position, tu es spécialiste Airbus, pilote d'essai,...? Ou alors c'est juste pour entretenir la théorie du complot?
Justement il n' y a pas eu de rapport final connu, je suis désolé mais il est quand même essentiel de savoir si quand le manche est en buté à piqué la gouverne de profondeur suit.
Dans ce rapport préliminaire juste avant le décrochage il était écrit: manche en butée à piqué et assiette de l' avion positive d'un angle que j' ai oublié.
Et la conclusion finale était:" Le pilote à rendu la main trop tard"
Mais pourquoi aucune corrélation indiquée entre le manche et la gouverne de profondeur alors qu' elle était publiée dans d' autres accidents
tel celui de Pau
Le pilote ne sortait pas d'un aéroclub avec 10h de vol c' était un des meilleurs pilotes d' essai de la planète.
Posté : 30 déc. 2014, 08:08
par Flo_dr400
Mais bon dieu quel est le rapport entre tout ça et l'AF 447 ? Qu'est-ce que ça fiche dans ce topic ? Tu n'as donné aucun élément faisant le lien entre AirAsia et le Rio. Quant au crash du 330 de TLS, rien a voir avec le Rio non plus.
Bref, tu as vu un crash d'Airbus, tu n'y connais rien mais ça t'a fait bander de foutre un peu la m..., peu importe que ça ait un semblant de lien ou pas avec des crashs passé...
C'est dingue quand même, l'AF 447 c'est le point Godwin de l'aérien, tu l'as atteint dès le premier post sur le crash de l'AirAsia !
Si tu veux savoir le comportement d'un Airbus en situations dégradées, tu te payes un tour de FFS et tu verras qu'il ne suffit pas de rendre la main. Si c'est pour lire ces conneries, Otelli nous suffit !
Posté : 30 déc. 2014, 08:15
par Nock
Sur ce sujet, je rejoins totalement l'avis de Mouetterieuse ça ne sert strictement à rien de des info sans qu'elles aient été vraiment validées et faire des conjuctures sans avoir la moindre idée de leur validité!
Jacques Lévêque a écrit :Mouetterieuse a écrit :
Indonesia's Search And Rescue Services were briefed that the aircraft contacted Jakarta Center at 06:12L (23:12Z) while enroute at FL320 and requested to deviate left of airway M635 and to climb to FL380. At 06:16L the aircraft was observed normally, radio contact occurred. At 06:17L radio contact was lost, the transponder (ADS-B) remained available however, at 06:18L the transponder was lost as well, the last recorded position was S3.3708 E109.6911 (about 110nm eastsoutheast of Pulau Belitung). 50 minutes later INCERFA (aircraft position uncertain alert), 70 minutes later ALERTFA (emergency alert) and 98 minutes later DETRESFA (distress alert) was declared by ATC.
Pour preuve ce paragraphe que Jacques a relayé: les dernières info disent que finalement l'avion n'a pas eu l'autorisation de monter (même si là encore c'est une info à prendre avec d'immenses précautions...) par ailleurs les délais donnés de déclenchement de phase d'urgence ne peuvent que nous amener à nous interroger sur la validité des informations relayées: 70min pour une ALERFA dans le cas d'une perte de contact radio+radar ça semble plus que bizarre. Aussi quelque soit la source des infos, le temps de l'enquête est bien plus long que le temps des médias car il faut pouvoir confirmer l'ensemble des informations recueillies mais parfois le besoin de communiquer prend le pas sur la nécessité de vérifier...
Bref mieux vaut sûrement attendre d'avoir plus d'éléments concrets que de faire des conjectures sur des éléments qui eux sont probablement faux...
Nock
Posté : 21 janv. 2015, 00:50
par Squish
Posté : 21 janv. 2015, 15:58
par Dubble
Il présente tout de même les choses "à décharge", mais avoir ce point de vue permet de se faire un meilleur avis c'est sûr !
Morceaux choisis :
Par exemple, l'alarme athr a retentit pendant 34 secondes et donc elle gênait pour plein d'autres choses. Mais pourquoi est-ce qu'elle n'a pas été coupée alors ? Ok, l'athr a été déconnectée, et alors ? J'ai repris l'avion en manuel, je coupe les alarmes de déconnexion des automatismes, classique non ?
Après un élément comme le trim dont on ne sait pas trop ce qu'il fait alors que la loi est en alt c'est peut-être un peu absurde du côté de l'avion..
Allons droit au but : la conception de l’alarme de décrochage de l’A330 n’est pas conforme aux règlements de certification et a certainement empêché l’équipage d’identifier le décrochage. A mon avis, ces points ne sont pas suffisamment développés dans le rapport final du BEA, pour des raisons que j’ignore… Mais, si on peut lire page 143 que « L’A330 répond aux exigences de la réglementation en vigueur au moment de la demande du certificat de type », il est aussi écrit page 47 que « Si les mesures de CAS (= vitesse) sont inférieures à 60kt, (…) l’alarme décrochage est alors inopérante ». Cette conception du système a pour but d’empêcher le fonctionnement de l’alarme lorsque l’avion est au sol, Airbus considérant que si la vitesse est inférieure à 60kt, l’avion est au sol. Ou pas ?! Boeing, de son coté, considère que l’avion est au sol lorsque son train avant est comprimé (c’est plus difficilement contestable) et n’inhibe donc l’alarme de décrochage que dans ce cas. Mais que dit le règlement CS 25 « Certification Specifications for Large Aeroplanes »? Il dispose en CS 25.207 (c) que « L’alarme décrochage doit continuer tant que l’incidence est supérieure à l’incidence de décrochage ». Or, sur l’AF447, lorsque l’avion a décroché, sa vitesse est rapidement devenue inférieure à 60kt, inhibant l’alarme alors que l’avion était toujours en décrochage !
Et bim !
Posté : 21 janv. 2015, 16:57
par chuck_73
Bah, en jouant sur les mots, tu peux trés bien être à 60kt et ne pas avoir décroché (le décrochage est uniquement du à l'incidence, pas à la vitesse.. 'fin sauf si on conscidére les effets de mach, mais c'est pas le sujet ici)... juste tu n'as pas bcp de portance et tu tombes, ce qui se traduit forcément par une incidence en augmentation.
Posté : 21 janv. 2015, 17:55
par arogues
Bonjour,
J'ai lu l'article intéressant de ce pilote, par contre (et sans que j'en ai la réponse), et à moins de me tromper : l'avion est certifié selon les textes "du moment" et n'a pas a être mis à jour si les nouveaux textes sont plus contraignants. Donc peut-être que le point relevé (qui est je trouve très justifié) sur l'avertisseur de décrochage n'existait pas (je pense que le texte n'était pas la CS-25 mais un JAR-25 voir peut-être encore plus vieux).
Si on prend le cas des avions léger certifié dans les années 70, pas sur du tout qu'ils respectent en tout point la CS-23... La loi du grand-père en quelques sorte.
Mais peut-être que je me trompe et que les mises à jours sont obligatoire...
Posté : 21 janv. 2015, 18:57
par Dubble
chuck_73 a écrit :Bah, en jouant sur les mots, tu peux trés bien être à 60kt et ne pas avoir décroché (le décrochage est uniquement du à l'incidence, pas à la vitesse.. 'fin sauf si on conscidére les effets de mach, mais c'est pas le sujet ici)... juste tu n'as pas bcp de portance et tu tombes, ce qui se traduit forcément par une incidence en augmentation.
Oui mais dans le cas technique présent, on a une incidence folle, qui devrait normalement mener à une alarme de décrochage, mais celle ci est inhibée par une vitesse faible.
Ce qui est formellement contraire à la régulation CS 25 - machin
Arogues : c'est un très bon point
Qui soulève aussi le point suivant : une modification aussi mineure et facile à effectuer* mais si cruciale pour la sécurité ne devrait-elle pas être implémentée sur les avions déjà existants ?
Sinon l'utilité du retour d'expérience des crashs s'en trouve décalée d'autant que la durée de renouvellement de la flotte, c'est à dire beaucoup trop longtemps
* : il suffit de toucher à du code informatique, je sais que ça reste une modification complexe à faire en pratique mais la complexité vient de la réglementation et pas du problème technique qui lui est trivial, c'est même surement faisable par une seule personne en quelques heures
Posté : 21 janv. 2015, 20:33
par arogues
Dubble a écrit :* : il suffit de toucher à du code informatique, je sais que ça reste une modification complexe à faire en pratique mais la complexité vient de la réglementation et pas du problème technique qui lui est trivial, c'est même surement faisable par une seule personne en quelques heures
Heuuuuuuu ... Tu bosses dans l'industrie aéro ? Chez Airbus ? Car la je pense que tu affirmes un peu vite des choses très fausse ...
Pour bosser chez Airbus et voir les millions d'€ et le temps nécessaire pour des modifs simples qui touchent pas des systèmes aussi complexe (en l'occurence je pense les PRIM, les ADIRS, et surement d'autre) ...
Ce qui est simple à expliquer n'est pas forcément simple dans l'appareil.
Posté : 21 janv. 2015, 20:42
par chuck_73
techniquement, c'est simple.... sauf toute la batterie de test, de paperrasse, de machin et de bidules....
Dés lors que tu touches du codes a destination des commandes de vol et dans une moindre mesure (enfin un peu moins sensible que les CdV), ca complexifie énormément les choses... qui ne sont pas forcément aussi simple que de changer une logique ainsi.
Bon, aprés, par moment, on a aussi tendance à la bran***te intellectuelle.
Posté : 21 janv. 2015, 21:20
par Dubble
chuck_73 a écrit :techniquement, c'est simple.... sauf toute la batterie de test, de paperrasse, de machin et de bidules....
Dés lors que tu touches du codes a destination des commandes de vol et dans une moindre mesure (enfin un peu moins sensible que les CdV), ca complexifie énormément les choses... qui ne sont pas forcément aussi simple que de changer une logique ainsi.
Bon, aprés, par moment, on a aussi tendance à la bran***te intellectuelle.
Voilà j'aurais aimé le dire aussi simplement
Mettons qu'on soit chez un missilier et qu'on veuille créer un missile ultra rapide sur la demande du gouvernement français : il faut créer un superstatoréacteur, avec une complexité technique (aérodynamique hypersonique) énorme !
Mettons qu'on veuille que l'inhibition ne se fasse pas à 60 kt mais à 10 kt. La complexité ici c'est de prendre le code correspondant, et en caricaturant un peu simplement faire ctrl H pour remplacer 60 par 10.
La complexité technique est tout de même faible, on est d'accords là dessus quand même non ?
Ensuite je sais bien qu'il faudra faire valider le nouveau code (tous les codes sensibles dans les avions sont testés pour tous les cas de figure possible de manière à ce qu'on soit sûrs qu'ils n'aillent pas déconner), à la fois par Airbus et par l'autorité de certification, refaire la paperasse, puis changer le code dans les avions, donc peut-être fabriquer de nouvelles unités machin ou au moins les faire modifier par un atelier agréé (pour les enlever et les remettre, pour les modifier), etc.. etc... J'imagine que c'est plus couteux tout ça que simplement payer une équipe d'ingés pour supprimer sauvagement (puisque tout doit disparaitre) la logique d'inhibition...
Au final, c'est la situation opposée par rapport au missile ultra rapide : ce missile ce serait plusieurs années rien que en conception pour au final se voir dire "ok les gars, c'est sympa, bravo pour la conception, mais en fait ce missile on s'en fout, faites nous en un autre", et hop, pas de paperasse, pas de fabrication

Posté : 21 janv. 2015, 21:28
par chuck_73
Dubble a écrit :
Au final, c'est la situation opposée par rapport au missile ultra rapide : ce missile ce serait plusieurs années rien que en conception pour au final se voir dire "ok les gars, c'est sympa, bravo pour la conception, mais en fait ce missile on s'en fout, faites nous en un autre", et hop, pas de paperasse, pas de fabrication

Si c'était aussi simple pour les missiles... ca serait bien

mais c'est pas le cas non plus

Posté : 21 janv. 2015, 21:35
par Dubble
J'essaie juste de séparer la complexité technique de la complexité administrative