Je suis co-pilote sur ERJ et avant-hier l'équipage que nous étions avons dû faire face à une situation d'urgence : dépressurisation puis odeur de brûlé en cabine(Donc bien sûr Mayday Mayday Mayday). Nous étions alors proche d'Omako (IAF du sud-est de CDG); prévus pour une approche en 08R et les contrôleurs successifs ont été très efficaces pour nous permettre de nous poser à contre-QFU (le vent était quasi plein travers). Nous avons également apprécié la proposition d'un déroutement sur Orly. Nous avions cependant déjà écarté ce projet d'action ayant évoqué la surcharge de travail lié au changement de fréquence et le risque de ne pouvoir se poser en contre-QFU à Orly par faute de temps laissé au contrôle. Nous devions également nous concentrer sur le traitement du feu potentiel. Néanmoins nous avons trouvé très judicieux que le contrôleur nous remette dans la boucle par rapport à cette alternative (nous aurions très bien pu ne pas y penser). Nous avons ensuite directement été dirigé vers la 26R, la plus longue, et une fois posés le contrôleur tour a attendu quelques instants après notre arrêt avant de nous communiquer la fréquence des pompiers.
Donc good job
j'ai eu aussi un soucis ( feu moteur, heureusement soucis électronique et non feu réel) en étant avec cgd, et c'était une aide très pro! Ça permet d'alléger la charge de travail
un bonjour a ceux qui , y a 2 ans , faisaient le tour de paris la nuit dans le "petit avion" pour rejoindre Le Bourget
BastienBAYO a écrit :C'est sur que ça, ça passera pas dans le Figaro....
Merci pour ce témoignage!
et oui quand ça se passe bien ...
mais avez-vous un service de comm assez puissant pour équilibrer les bilans noircis par ces journalistes (que j'appelle chasseurs de primes), parceque des passagers mal informés qui recoivent un bilan à sens unique, il y en a dans le lot qui vont déserter l'avion pendant un moment...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient être aussi efficaces... au quotidien, en situation normale...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient parler correctement l'anglais...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient comprendre qu'intercepter un LOC à 25O kt et à 60° de l'axe ça ne passe pas, que ce soit en A340 ou en Avro RJ... Et après ils s'étonnent de l'overshoot !!!!
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient faire un stage à Heathrow ou Amsterdam ou Manchester ou Zurich ET comprendre comment les gens y travaillent... mais j'oubliais, pour ça il faudrait qu'ils parlent anglais...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient avoir un minimum d'intérêt pour leur métier...
je me souviens une des fois où j'ai amené un ami à moi copi 320 AF sur un secteur de régul. pour CDG à Athis...quelle ne fut pas sa découverte!! c'était une vraie révélation..."aaaah c'est pour ça qu'on réduit...aaaah c'est pour ça qu'on prend des caps...aaah d'accord!" (forcément quand on découvre que tout le monde ne peut être à l'IAF au même moment au même niveau...)
Guillaumedelognes a écrit :Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient être aussi efficaces... au quotidien, en situation normale...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient parler correctement l'anglais...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient comprendre qu'intercepter un LOC à 25O kt et à 60° de l'axe ça ne passe pas, que ce soit en A340 ou en Avro RJ... Et après ils s'étonnent de l'overshoot !!!!
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient faire un stage à Heathrow ou Amsterdam ou Manchester ou Zurich ET comprendre comment les gens y travaillent... mais j'oubliais, pour ça il faudrait qu'ils parlent anglais...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient avoir un minimum d'intérêt pour leur métier...
On peut toujours rêver...
:non: :non:
Très constructif, j'applaudis.
Loin de moi l'idée d'être malpoli ou irrespectueux mais vous êtes un bon gros cave.
Heureusement que tous mes amis pilotes, et dieu sait s'il y en a, sont plus compréhensifs que vous, après tout ils aiment leur profession et essayent de comprendre comment ça marche de l'autre côté. Mais bon vous devez tout savoir, aussi excusez moi par avance cher monsieur je-sais-tout-et-j'ai-tout-vu.
Le seul truc qu'il faut comprendre c'est que pilotes et contrôleurs n'ont pas la même vision de l'efficacité.
Pour un pilote, un contrôleur efficace c'est celui qui le laisse voler au taquet et très haut le plus longtemps possible et qui l'emmène par une descente continue pile sur le loc et le glide.
D'après ce que j'ai cru comprendre, vu du côté contrôleur, l'efficacité c'est le fait de réguler un flot d'avions vers le même point sans faire faire d'attente et réduisant au besoin leur vitesse pour rendre le flot constant et ordonné.
La grosse différence selon moi est que le contrôleur a la vision globale du traffic (enfin il y a des exceptions ), que nous n'avons pas, isolés dans 2m carrés de cockpit.
(Bon là je parle des CTL français, dans d'autres pays c'est la foire d'empoigne )
Dan a écrit :Le seul truc qu'il faut comprendre c'est que pilotes et contrôleurs n'ont pas la même vision de l'efficacité.
Pour un pilote, un contrôleur efficace c'est celui qui le laisse voler au taquet et très haut le plus longtemps possible et qui l'emmène par une descente continue pile sur le loc et le glide.
D'après ce que j'ai cru comprendre, vu du côté contrôleur, l'efficacité c'est le fait de réguler un flot d'avions vers le même point sans faire faire d'attente et réduisant au besoin leur vitesse pour rendre le flot constant et ordonné.
Voilà, c'est tout à fait ça... Après les incompréhensions côté pilote peuvent venir du fait que les avions sont livrés d'un centre à un autre suivant les termes de la lettre d'accord (typiquement : pour des avions qui ont commencé leur descente vers un aéroport relativement proche, 10 Nm de séparation longitudinale, avec des vitesses compatibles, donc souvent bloqués en mini/maxi). Du coup, c'est le contrôleur du centre A qui va donner une vitesse à l'avion 1, en fonction de ce qui l'arrange lui ou bien de ce que l'avion lui annonce comme vitesse ; mais sans appeler le contrôleur du centre B pour lui demander quelle vitesse il préfère (sinon il passerait sa vie au téléphone) : du coup, au changement de fréquence, il n'est pas impossible que la vitesse ne convienne pas au contrôleur B qui demande à l'avion une action contraire à ce qu'il vient d'entreprendre (genre ré-accélérer, etc...)
Du coup, c'est vrai, ça peut énerver...
La grosse différence selon moi est que le contrôleur a la vision globale du traffic (enfin il y a des exceptions ), que nous n'avons pas, isolés dans 2m carrés de cockpit.
+1 (même pour les exceptions )
Et la différence aussi, c'est que certains pilotes pensent que leur TCAS est un écran radar... et là... Ca part dans des discussions stériles la plupart du temps
Popo29 a écrit :
Et la différence aussi, c'est que certains pilotes pensent que leur TCAS est un écran radar... et là... Ca part dans des discussions stériles la plupart du temps
Ca nous évite aussi de demander des montées/descente pour rien quand on voit au TCAS un ptit gars 2000Ft au dessus/dessous prêt à nous défriser les moustaches. Y'a pas que du mauvais
Guillaumedelognes a écrit :Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient être aussi efficaces... au quotidien, en situation normale...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient parler correctement l'anglais...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient comprendre qu'intercepter un LOC à 25O kt et à 60° de l'axe ça ne passe pas, que ce soit en A340 ou en Avro RJ... Et après ils s'étonnent de l'overshoot !!!!
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient faire un stage à Heathrow ou Amsterdam ou Manchester ou Zurich ET comprendre comment les gens y travaillent... mais j'oubliais, pour ça il faudrait qu'ils parlent anglais...
Ah si seulement les contrôleurs de CDG pouvaient avoir un minimum d'intérêt pour leur métier...
On peut toujours rêver...
:non: :non:
Très constructif, j'applaudis.
Loin de moi l'idée d'être malpoli ou irrespectueux mais vous êtes un bon gros cave.
Heureusement que tous mes amis pilotes, et dieu sait s'il y en a, sont plus compréhensifs que vous, après tout ils aiment leur profession et essayent de comprendre comment ça marche de l'autre côté. Mais bon vous devez tout savoir, aussi excusez moi par avance cher monsieur je-sais-tout-et-j'ai-tout-vu.
Cordialement.
un de plus avec ce fredm
comme tu dis irrespectueux et non constructif :non:
Popo29 a écrit :
Et la différence aussi, c'est que certains pilotes pensent que leur TCAS est un écran radar... et là... Ca part dans des discussions stériles la plupart du temps
Ca nous évite aussi de demander des montées/descente pour rien quand on voit au TCAS un ptit gars 2000Ft au dessus/dessous prêt à nous défriser les moustaches. Y'a pas que du mauvais
Bon visiblement dans la bonne tradition française, dès qu'on touche un peu aux institutions, on se fait insulter...Le "cave" vous remercie...
Acceptez donc mes excuses, tout est parfait en France, les contrôleurs sont excellents, les meilleurs du monde même, ne changez rien...
Cependant, Air France a commencé son introspection, un peu tard malheureusement, et tout y passe... les procédures, la formation, le recrutement, l'organisation et même certains individus, les "cow-boys" intouchables qui font peur à tout le monde... Est-ce que cela finira par donner des idées à la divine DGAC et ses innombrables entités ? On verra...
Les excuses faites, et pour revenir aux FAITS, au vécu quotidien des utilisateurs du contrôle aérien français, et particulièrement CDG, quelqu'un de bien informé pourrait-il me donner des éléments d'explication sur les points suivants :
- quel est le nombre mensuel de remises des gaz dues à la perte de séparation minimale en finale à CDG ? Cela semble être très fréquent à CDG, alors que je n'ai presque jamais vu ça ailleurs (une fois à Gatwick... au moins une vingtaine de fois à CDG en 2009) ? Et vive le TCAS, qui nous permet souvent de sauver la mise !!!
- pourquoi les contrôleurs français ne maîtrisent-ils pas mieux l'anglais ? Travaillant dans une compagnie anglo-saxonne, je dois régulièrement "traduire" en français pour le contrôleurs des expressions aussi courantes que "surface wind", "straight-in approach"(MLH il y a un mois"), "can we expect a direct route to ROU" (CDG il y a 3 jours), "track miles to touch down"(idem) et la liste est longue... Je n'ai jamais vu un niveau aussi pauvre en Europe, et ça n'a rien à voir avec le fait d'être francophone, car les Belges et les Suisses de Genève s'en sortent parfaitement)
- pourquoi les contrôleurs de CDG "oublient"-ils régulièrement qu'un avion a aussi une vitesse ? Et lorsqu'on impose un vitesse, il faut annuler la contrainte ou la limiter (le fameux 160kt to 4 miles utilisé tout le temps par les contrôleurs britannique, c'est clair, précis et efficace)... Encore à CDG il y a 3 jours, établi sur l'ILS à 6 nautique et vitesse imposée à 180 kt, il a fallu "tendre la perche" au contrôleur pour qu'il nous affranchisse de la contrainte...)
- pourquoi CDG est-il considéré par de nombreuses compagnies comme ayant "un contrôle aérien déficient". Dans ma compagnie, pour chaque briefing arrivée à CDG on rajoute systématiquent "poor ATC", idem chez KLM et BA... souvent en des termes moins modérés...
D'avance merci !
PS : il ne s'agit pas pour moi de remettre en cause des individus, mais plutôt un système... Il y a je pense de graves lacunes au niveau du recrutement, de la formation et du statut des contrôleurs en France... mais je reconnais volontiers que le métier est difficile et stressant, mais passionnant, à condition d'avoir des gens motivés, bien recrutés et bien formés...
je précise que je ne suis pas contrôleur à cdg, donc je ne peux donner d'indications relatives aux procédures spécifiques à l'approche de De Gaulle.
Néanmoins étant contrôleur je ne sais pas si le contrôle aérien français est le meilleur au monde ou s'il est inférieur au contrôle suisse, américains, russe ou même yéménite...
En tout cas je trouve extrêmement cavalier qu'une personne, dont je ne remets en cause ni le jugement ni le professionnalisme, puisse sur la base d'échanges radio et de quelques dizaines (même centaines...) de procédures effectuées sous contrôle français s'estimer capable de juger de "lacunes" au niveau d'une formation, des recrutements et même d'un statut!
Pardonnez-moi monsieur mais quelles sont vos compétences pour évaluer autant d'éléments et quelles sont vos connaissances pour juger une formation de 5ans (niveau ingénieur) ou un recrutement (BAC+2 ; après classes préparatoires avec une sélection de tout juste 10%)..
(A titre d'exemple je m'estimerais pour ma part, parfaitement incompétent pour juger de la formation reçue par un pilote en matière de gestion d'équipage).
Pour conclure je pense qu'il ne faut simplement pas tout mélanger : remettre en cause tout un "système" sur des bases aussi fragiles et sur un simple forum me paraît vraiment trop simpliste ; par contre s'interroger sur certaines imperfections ou incompréhensions me semble au contraire beaucoup plus réaliste..
les controleurs de CDG ont une vision plus globale de la situation que le pilote dans son avion, c'est une certitude.
mais les pilotes voient comment le SERVICE du controle leur est fourni à l'étranger, et sont donc tout à fait aptes à faire des comparaisons et à émettre des critiques globales sur le fonctionnement.
au meme titre qu'il est stupide de polémiquer sur la fréquence quand la clairance n'est pas au gout du pilote, il est stupide de dire les pilotes ne comprennent rien si ils venaient nous voir ils comprendraient et on est irréprochables....
la comparaison avec les gros aéroports européens tout comme la méfiance des compagnies étrangères vis à vis de l'ATC venant à CDG pourraient au moins faire réfléchir le controle de CDG sur le service fourni. pourraient. hélas on reste au conditionnel.
flag'ada jones a écrit :la comparaison avec les gros aéroports européens tout comme la méfiance des compagnies étrangères vis à vis de l'ATC venant à CDG pourraient au moins faire réfléchir le controle de CDG sur le service fourni. pourraient. hélas on reste au conditionnel.
je suis assez d'accord...notre formation est parfois incomplète (surtout en anglais mais c'est un problème très français quand on compare aux allemands ou aux néerlandais...)..et le personnel pas toujours très motivé....c'est la mentalité du fonctionnaire français de base! de plus la réglementation est assez contraignante chez nous (pas d'approche à vue, séparation à vue trop restreinte etc..) du fait d'une administration ouvrant des parapluies réglementaires de tous les côtés!
triste constat! j'admire d'autant plus 727 qui essaye malgré tout de faire progresser la compréhension mutuelle et de faire évoluer le systeme lors des réunions ATC/pilotes....
pour en revenir au sujet initial, si le controle est performant dans des situations d'urgence, c'est bien la l'essentiel, et on peut pardonner la moindre performance des 99% du temps! mais il est vrai que voir comment ça se passe de l'autre coté du micro c'est instructif et évite de dire des anneries à la fréquence... parce qu'il faut rendre à césar ce qui est à césar, je dois admettre qu'il m'arrive de m'enfoncer dans mon siège et de lutter avec la honte pour ne pas qu'elle me recouvre totalement quand j'entends certains commentaires "on air" de mes confrères codebarrés..., d'autant plus lorsque je suis dans le meme avion qu'eux et que je dois reprendre la radio apres leur brillante intervention.
makosa a écrit : et le personnel pas toujours très motivé....c'est la mentalité du fonctionnaire français de base!
Ce genre de réflexion n'engage que toi. Pour ma part travaillant (dans l'ombre) de l'ATC, je suis et cotoie les fonctionnaires de la DGAC, et pour avoir été dans une autre administration je peux t'assurer qu'à la DGAC, le personnel est plutôt motivé.
Sors un peu des clichés habituels c'est un peu facile, c'est passe partout et tellement impersonnel...