Voler avec du pétrole : Pour combien de temps encore ?
Modérateur : Big Brother
Voler avec du pétrole : Pour combien de temps encore ?
Bonjour !
On voit passer sur aéronet un tas de sujets forts passionnants. Cependant, ceux qui traitent du pétrole ne sont pas les plus fréquents.
Et pourtant, c'est bien son coût qui dirige l'activité de A à Z ( petits ou gros ).
J'ai comme l'impression que depuis la forte chute temporaire (et exceptionnelle) du prix du baril de 145$ à 35$ entre mi-2008 et début 2009, on semble ne plus trop en parler.
Depuis 2 ans, le prix du baril est reparti en forte hausse. Il est de plus de 92$ aujourd'hui !! Et on sait malheureusement que les prévisions à court et long terme vont en ce sens.
Comment imaginer l'activité aéronautique dans sa totalité dans 5-10 ans ? Existera t'elle encore dans une étendue comparable à celle d'aujourd'hui ?
Si nous mettons de côté les mono ou biplaces d'une heure d'autonomie, l'électrique ne remplacera pas le pétrole pour de l'aviation de transport ( c'est le problème particulier du stockage de l'énergie : vu la très faible capacité énergétique du lithium comparé à celle du pétrole pour un même poids).
On voit passer sur aéronet un tas de sujets forts passionnants. Cependant, ceux qui traitent du pétrole ne sont pas les plus fréquents.
Et pourtant, c'est bien son coût qui dirige l'activité de A à Z ( petits ou gros ).
J'ai comme l'impression que depuis la forte chute temporaire (et exceptionnelle) du prix du baril de 145$ à 35$ entre mi-2008 et début 2009, on semble ne plus trop en parler.
Depuis 2 ans, le prix du baril est reparti en forte hausse. Il est de plus de 92$ aujourd'hui !! Et on sait malheureusement que les prévisions à court et long terme vont en ce sens.
Comment imaginer l'activité aéronautique dans sa totalité dans 5-10 ans ? Existera t'elle encore dans une étendue comparable à celle d'aujourd'hui ?
Si nous mettons de côté les mono ou biplaces d'une heure d'autonomie, l'électrique ne remplacera pas le pétrole pour de l'aviation de transport ( c'est le problème particulier du stockage de l'énergie : vu la très faible capacité énergétique du lithium comparé à celle du pétrole pour un même poids).
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pAolO
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Sujet passionnant s'il en est!
Mais comme tu l'as fait remarquer, bizarrement on en parle très, très peu, et pas seulement sur aéronet, y'avait eu pas mal de discussion sur le thème notamment avec KAG, du temps ou il trainant ses guêtres par ici.
Pourtant clairement, quand ça va arriver, ça va faire mal...
Je crois que les acteurs du secteurs, constructeurs comme utilisateurs, font la politique de l'autruche, se donnent vaguement bonne conscience en lançant deux, trois recherches par-ci par-là, mais rien de sérieux n'est entrepris.
De plus en plus de sentinelles "sérieuses" tirent la sonnette d'alarme (l'armée allemande, et le pentagone, ont tous deux fait des études et conclus que tout laisse à penser qu'on à passé le "pic oil" assez récemment). From now on, everything can only go one way: downhill.
Mais comme tu l'as fait remarquer, bizarrement on en parle très, très peu, et pas seulement sur aéronet, y'avait eu pas mal de discussion sur le thème notamment avec KAG, du temps ou il trainant ses guêtres par ici.
Pourtant clairement, quand ça va arriver, ça va faire mal...
Je crois que les acteurs du secteurs, constructeurs comme utilisateurs, font la politique de l'autruche, se donnent vaguement bonne conscience en lançant deux, trois recherches par-ci par-là, mais rien de sérieux n'est entrepris.
De plus en plus de sentinelles "sérieuses" tirent la sonnette d'alarme (l'armée allemande, et le pentagone, ont tous deux fait des études et conclus que tout laisse à penser qu'on à passé le "pic oil" assez récemment). From now on, everything can only go one way: downhill.
Modifié en dernier par pAolO le 20 janv. 2011, 12:23, modifié 1 fois.
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novitch
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Bonjour à vous,
un sujet intéressant et dont on ne parle pas sur Aéronet, mais un peu partout ailleurs.
Des avancées en cours: en 2009, British Airways a engagé la mise en place de la première usine de production de biocarburant à base de... déchets ménagers!! qui devrait être opérationnelle en 2014.
Les pays du Golfe, sentant sans doute la bonne opération, veulent devenir les premiers producteurs de biocarburants pour l'aviation, plusieurs joint-ventures sont en cours.
Une major (alors là, ne me demandez pas laquelle, mais je crois me souvenir que c'est la Luft) va commencer les vols commerciaux avec un mélange à 50/50 de kéro et de bio. Bref ça bouge!
A plus forte raison pour les compagnies européennes qui voient arriver la douloureuse de l'ETS (Emission Trade Scheme). A partir de 2012, elles auront des quotas à polluer, et tout dépassement sera payé au prix fort. On parle (on parlait, il y a un an) d'une tonne de CO2 à 32€ sur les marchés, ça a dû augmenter depuis. Une tonne de kéro = 3 tonnes de CO2, vous imaginez la pression!
Voilà pour quelques infos sur le sujet...
un sujet intéressant et dont on ne parle pas sur Aéronet, mais un peu partout ailleurs.
Des avancées en cours: en 2009, British Airways a engagé la mise en place de la première usine de production de biocarburant à base de... déchets ménagers!! qui devrait être opérationnelle en 2014.
Les pays du Golfe, sentant sans doute la bonne opération, veulent devenir les premiers producteurs de biocarburants pour l'aviation, plusieurs joint-ventures sont en cours.
Une major (alors là, ne me demandez pas laquelle, mais je crois me souvenir que c'est la Luft) va commencer les vols commerciaux avec un mélange à 50/50 de kéro et de bio. Bref ça bouge!
A plus forte raison pour les compagnies européennes qui voient arriver la douloureuse de l'ETS (Emission Trade Scheme). A partir de 2012, elles auront des quotas à polluer, et tout dépassement sera payé au prix fort. On parle (on parlait, il y a un an) d'une tonne de CO2 à 32€ sur les marchés, ça a dû augmenter depuis. Une tonne de kéro = 3 tonnes de CO2, vous imaginez la pression!
Voilà pour quelques infos sur le sujet...
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Pilot's wings
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à priori voici a quoi devrait ressembler l'évolution de la production de pétrole au cours des 4 prochaines décennies ...des études et conclus que tout laisse à penser qu'on à passé le "pic oil" assez récemment

Si l'on en croit le graphe, en 2050 la grosse majorité des barils produits proviendra donc des pays du moyen-orient avec une continuité également après 2050 tout de même ...
Faut pas donc croire qu'en 2050 y'aura plus aucune goutte d'or noir, la production sera néanmoins réduite de moitié ...
Avec le prix du baril qui est reparti à la hausse ces derniers jours, on dirait bien que les membres de l'OPEP on jeté un petit coup d'oeil à ce graphe en limitant leur production.
Après, le graphe ne tient pas non plus en compte de tous les programmes annexes qui visent à réduire la dépendance en pétrole.
Non c'est pas du tout vrai Paolo !Je crois que les acteurs du secteurs, constructeurs comme utilisateurs, font la politique de l'autruche, se donnent vaguement bonne conscience en lançant deux, trois recherches par-ci par-là, mais rien de sérieux n'est entrepris.
Les bio-carburants ont bien l'air de ne pas être une simple utopie !
Les premiers vols d'essais avec ces bio-carburants, qui sont un mélange de kérosène et de carburants à base de jatropha, remonte déjà à 2008 avec des résultats très encourageants puisque sur tout les essais mené il a été remarqué une consommation plus faible sur les moteurs alimenté avec ces bio-carburants ...
Le dernier en date remonte à novembre dernier avec un vol réalisé avec du carburant d'un mélange à part égales de kérosène et d’huile de jatropha !
http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article1315
Il me semble même que BA commence déjà à exploiter des lignes commerciales avec ce nouveau kérosène.
L'idée de l'après kérosène est bien là !
Bien entendu le gros problème de cette super huile est sa production, et sa faisabilité d'un point de vue économique ...
Et puis quand on pense qu'en moins de 100 ans on est passé du planeur au concorde ...
Rien est impossible !
Et un monde sans avions est tout simplement INENVISAGEABLE !!!
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Gaston77
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Exact, du pétrole, il y en aura même en 2100 ou en 2200, MAIS ... à quel prix ?Pilot's wings a écrit : Si l'on en croit le graphe, en 2050 la grosse majorité des barils produits proviendra donc des pays du moyen-orient avec une continuité également après 2050 tout de même ...
Faut pas donc croire qu'en 2050 y'aura plus aucune goutte d'or noir, la production sera néanmoins réduite de moitié ...
Aujourd'hui, la demande en pétrole ne fait qu'augmenter, particulièrement dans les pays asiatiques et l'offre stagne. Certains experts pensent que les réserves sont volontairement surestimées (bah oui, si tu dis à tous qu'il te reste 50 ans de réserve, on va continuer à te l'acheter, si tu dis que ça s'arrête demain...).
Encore une fois, la difficulté n'est même pas de faire voler des avions au bio-carburant : ça peut poser quelques soucis mais on sait les résoudre. Non, le problème va être de produire suffisamment de carburant.Pilot's wings a écrit : Les bio-carburants ont bien l'air de ne pas être une simple utopie !
Les premiers vols d'essais avec ces bio-carburants, qui sont un mélange de kérosène et de carburants à base de jatropha, remonte déjà à 2008 avec des résultats très encourageants puisque sur tout les essais mené il a été remarqué une consommation plus faible sur les moteurs alimenté avec ces bio-carburants ...
Le pétrole est un produit quasi magique. Il est gratuit : on ne paye que son extraction, il contient sous forme condensée une énergie considérable (avec un litre on propulse 2 Tonnes à 100 km/h sur 25 km !!!) et il en existe encore une quantité astronomique disponible. Pas facile de faire aussi bien...
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Pilot's wings
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oui je sais bien, lis plus bas ce que j'ai écrisEncore une fois, la difficulté n'est même pas de faire voler des avions au bio-carburant : ça peut poser quelques soucis mais on sait les résoudre. Non, le problème va être de produire suffisamment de carburant.
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pAolO
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J'allais repondre, mais gaston l'a fait avant moi: A quel prix?Pilot's wings a écrit :Non c'est pas du tout vrai Paolo !Je crois que les acteurs du secteurs, constructeurs comme utilisateurs, font la politique de l'autruche, se donnent vaguement bonne conscience en lançant deux, trois recherches par-ci par-là, mais rien de sérieux n'est entrepris.
Les bio-carburants ont bien l'air de ne pas être une simple utopie !
Les bio-carburants, ça n'est pas encore en marche à grande échelle, donc on ne sait pas encore ce que ça donnera vraiment.
Les bio-carburants tels qu'ils sont plannifiés même dans les rêves les plus optimistes ne seront jamais aussi cheap que le bon vieil or noir.
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Pilot's wings
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Ah mais j'entends bien !
Et le développement ainsi que l'objectif de ses bio-carburants n'est pas de se substituer au kérosène mais d'être un complément .
Pour peu que ce soit un projet économiquement viable, ce bio-carburant servira avant tout à soulager la demande qui, rappelons le, vas croître dans le futur avec la supposé croissance du trafic ...
Et le développement ainsi que l'objectif de ses bio-carburants n'est pas de se substituer au kérosène mais d'être un complément .
Pour peu que ce soit un projet économiquement viable, ce bio-carburant servira avant tout à soulager la demande qui, rappelons le, vas croître dans le futur avec la supposé croissance du trafic ...
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bubble_ils
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backflip in the air
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Le prix du pétrole demeure dans notre activité le nerf de la guerre. C'est pratiquement le premier poste budgétaire aujourd'hui. Et il va le rester.
Le baril s'est négocié, en moyenne, à 80 $ en 2010. Pour 2011, on table aux environs de 90/100$ en moyenne. Faire le plein commence à coûter vraiment cher, et l'arrivée de la taxe carbone ne va pas arranger les choses et constitue une double punition. Si vous consommez beaucoup de carburant, vous avez une facture astronomique, et si vous consommer beaucoup de pétrole, vous émettez 3,16 tonnes de CO2 par tonne de Jet A1 brulé, et vous payez une taxe en sus. Bref, que du bonheur.
Je ne cache pas mon pessimisme pour les années qui viennent. Le prix ne peut qu'augmenter, et dans des proportions importantes. Il ne faut pas oublier que ce n'est pas fondamentalement les stocks qui posent problèmes, même s'ils sont beaucoup plus réduits que les producteurs ne l'affirment (et ce pour deux raisons : les quotas sont définis en fonction des stocks, et les financements associés pour leurs politiques publiques ou pour les investissements des zones d'exploitations sont fonctions des stocks exploitables). Le véritable problèmes qui est beaucoup plus immédiat et contre lequel il n'est pas possible d'agir, c'est la rencontre de la demande et de l'offre. A l'heure actuelle, la demande effective, c'est à dire les besoins (et non les options sur les marchés) sont couverts par la production (et non les prévisions de productions ou stocks de produits bruts ou de produits raffinés) mais d'ixi 2 à 3 ans, les premières difficultés d'approvisionnement pourraient se faire jour. La demande réelle sera supérieure aux capacités de production. C'est à ce moment que le pétrole va être vraiment très cher. 2015, c'est demain.
Le baril s'est négocié, en moyenne, à 80 $ en 2010. Pour 2011, on table aux environs de 90/100$ en moyenne. Faire le plein commence à coûter vraiment cher, et l'arrivée de la taxe carbone ne va pas arranger les choses et constitue une double punition. Si vous consommez beaucoup de carburant, vous avez une facture astronomique, et si vous consommer beaucoup de pétrole, vous émettez 3,16 tonnes de CO2 par tonne de Jet A1 brulé, et vous payez une taxe en sus. Bref, que du bonheur.
Je ne cache pas mon pessimisme pour les années qui viennent. Le prix ne peut qu'augmenter, et dans des proportions importantes. Il ne faut pas oublier que ce n'est pas fondamentalement les stocks qui posent problèmes, même s'ils sont beaucoup plus réduits que les producteurs ne l'affirment (et ce pour deux raisons : les quotas sont définis en fonction des stocks, et les financements associés pour leurs politiques publiques ou pour les investissements des zones d'exploitations sont fonctions des stocks exploitables). Le véritable problèmes qui est beaucoup plus immédiat et contre lequel il n'est pas possible d'agir, c'est la rencontre de la demande et de l'offre. A l'heure actuelle, la demande effective, c'est à dire les besoins (et non les options sur les marchés) sont couverts par la production (et non les prévisions de productions ou stocks de produits bruts ou de produits raffinés) mais d'ixi 2 à 3 ans, les premières difficultés d'approvisionnement pourraient se faire jour. La demande réelle sera supérieure aux capacités de production. C'est à ce moment que le pétrole va être vraiment très cher. 2015, c'est demain.
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backflip in the air
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L'autre problème est qu'il n'y a aucune alternative au pétrole dans l'immédiat.
Le bio ? très cher, peu disponible, techniquement difficile d'emploi (température du point d'éclair, additifs anti gel...) et surtout, nécessite d'énormes surfaces de culture. Personne n'a de surfaces suffisantes. A mon sens peu d'avenir.
La seule alternative, c'est le CTL et le GTL. On fait de l'excellent jet A1 avec du charbon. Mais on émet 2,6 fois plus de CO2, ne serait-ce que parce que sa synthèse produit beaucoup de CO2. Le prix du charbon sera lui aussi appelé à flamber. Les centres de productions de CTL sont très réduits, nécessitent des investissements importants, et consomment beaucoup d'énergie. Il faut environ 5 à 6 ans pour mettre en place d'un centre de production de CTL. L'Afrique du Sud a fait voler ses avions au pétrole synthétique. ça marche bien, mais le prix ne sera pas bon marché, (entre 100 et 130 $ le baril), et le résultat désastreux pour l'environnement.
On a donc peu d'alternative.
Ceux qui tablent sur un fort développement du TA dans les années à venir, à mon avis, se leurrent.
Le bio ? très cher, peu disponible, techniquement difficile d'emploi (température du point d'éclair, additifs anti gel...) et surtout, nécessite d'énormes surfaces de culture. Personne n'a de surfaces suffisantes. A mon sens peu d'avenir.
La seule alternative, c'est le CTL et le GTL. On fait de l'excellent jet A1 avec du charbon. Mais on émet 2,6 fois plus de CO2, ne serait-ce que parce que sa synthèse produit beaucoup de CO2. Le prix du charbon sera lui aussi appelé à flamber. Les centres de productions de CTL sont très réduits, nécessitent des investissements importants, et consomment beaucoup d'énergie. Il faut environ 5 à 6 ans pour mettre en place d'un centre de production de CTL. L'Afrique du Sud a fait voler ses avions au pétrole synthétique. ça marche bien, mais le prix ne sera pas bon marché, (entre 100 et 130 $ le baril), et le résultat désastreux pour l'environnement.
On a donc peu d'alternative.
Ceux qui tablent sur un fort développement du TA dans les années à venir, à mon avis, se leurrent.
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pAolO
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Sur des bateaux éléctriques. bzzzzzzzzzzzzzzzzzzFIGATELLIX a écrit :Et ben à ce moment là, nous enlèverons tous les ailes de nos uniformes, et on ira bosser chez CMA-CGM...............Dans la Marine Marchande!backflip in the air a écrit :
Ceux qui tablent sur un fort développement du TA dans les années à venir, à mon avis, se leurrent.
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backflip in the air
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Pilot's wings
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De toute manière le jour ou l'or noir se fera rare ça sera difficile pour tout le monde, pilote ou pas !
Et puis les gens ne peuvent pas se passer des avions, donc si le prix du brut flambent les billets aussi, donc les bénéfices des cies doivent a peu près rester constant sauf si ils se tapent une couverture pétrole mal estimée comme AF en 2007 ...
A priori pas de danger particulier pour la profession !
Et puis les gens ne peuvent pas se passer des avions, donc si le prix du brut flambent les billets aussi, donc les bénéfices des cies doivent a peu près rester constant sauf si ils se tapent une couverture pétrole mal estimée comme AF en 2007 ...
A priori pas de danger particulier pour la profession !
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Gaston77
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??? Pour les pilotes, ok c'est une Lapalissade, mais pour le grand public, je ne vois pas trop.Pilot's wings a écrit : Et puis les gens ne peuvent pas se passer des avions,
Je parle du grand public, pas des quelques cadres supérieurs qui passent tous leurs congés en "voyages" (attention, je ne critique pas, si j'en avais les moyens, je ferais pareil).
Le déplacement des personnes est un confort, un luxe, même professionnellement parlant, c'est mieux, beaucoup mieux, mais on pourrait s'en passer.
En revanche, reste le déplacement des marchandises... en bateau, oui mais avec du pétrole... encore.
Comme vous l'avez dit, le problème immédiat n'est peut être même pas la baisse de production de pétrole évidente (puisque après tout on peut toujours faire la politique de l'autruche pour 50 ans encore...), mais bien le rapport demande/production qui explose et risque de faire augmenter fortement d'ici quelques années le prix du baril...
Et là j'ai l'impression que les prévisions de ce facteur sont difficiles à donner vu la croissance des pays asiatiques et donc demandeurs croissants en pétrole.
Pour les longs vols internationaux : tu mets à 2000 euros un aller simple pour les US, les gens se passeront de l'avion...
Autre exemple : Déjà maintenant : les gens limitent les transports en voiture à cause du prix du pétrole pour les transports en commun bondés.
Je rejoins les propos de Gaston : l'avion-pétrole sera destiné de plus en plus à quelques fortunés et pas à la population
Et là j'ai l'impression que les prévisions de ce facteur sont difficiles à donner vu la croissance des pays asiatiques et donc demandeurs croissants en pétrole.
Déjà : Raisonnablement, dans 10 ans : le TGV aura remplacé la grosse majorité des transports avions pax nationaux.Et puis les gens ne peuvent pas se passer des avions, donc si le prix du brut flambent les billets aussi, donc les bénéfices des cies doivent a peu près rester constant sauf si ils se tapent une couverture pétrole mal estimée comme AF en 2007 ...
A priori pas de danger particulier pour la profession !
Pour les longs vols internationaux : tu mets à 2000 euros un aller simple pour les US, les gens se passeront de l'avion...
Autre exemple : Déjà maintenant : les gens limitent les transports en voiture à cause du prix du pétrole pour les transports en commun bondés.
Je rejoins les propos de Gaston : l'avion-pétrole sera destiné de plus en plus à quelques fortunés et pas à la population
Modifié en dernier par jpdr400 le 04 janv. 2011, 22:53, modifié 1 fois.
Un article récent de l'express assez interessant sur le sujet pour 2011 :
(http://www.lexpansion.com/economie/le-p ... 47297.html)
"Le temps du pétrole bon marché est révolu", a déclaré Fatih Biro, économiste en chef de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) et une nouvelle poussée de fièvre est à prévoir. Les raisons sont multiples. En tête, la boulimie des pays émergents.
La Chine continuera d'être le principal consommateur d'or noir. Avec une croissance économique prévue à plus de 9% cette année, la demande chinoise en pétrole devrait augmenter de 10,4%. Quant à l'Inde, elle est déjà le quatrième consommateur mondial de pétrole avec 3 millions de barils par jour en 2009 et l'AIE s'attend à une croissance de sa consommation de 100 000 barils par jour en 2011.
Avec l'augmentation de la demande, la question de l'offre devient cruciale. Les réserves américaines fondent comme neige au soleil. Au cours des deux derniers mois, les stocks se sont réduits de près de 40 millions de barils, soit un recul de près de 11%.
Du côté des producteurs, la tendance est clairement à favoriser la hausse des prix du baril, en limitant la production. Au cours des deux années passées, l'OPEP s'est contentée d'un baril entre 70 dollars et 80 dollars pour ne pas encore plus pénaliser une demande mondiale fragilisée par la crise économique.
Mais l'OPEP cherche maintenant à pousser les cours vers le haut en réduisant la production. Prochaine étape : les 100 dollars. D'après les analystes de JP Morgan, l'OPEP n'aurait pas l'intention d'augmenter sa production tant que le baril n'aura pas atteint ce seuil.
Autre facteur de hausse des cours, la spéculation. L'évolution des prix du baril dépende de l'état d'esprit des investisseurs et de l'évolution du dollar. La politique menée par la Fed du dollar pas cher pousse naturellement les investisseurs à demander plus de billets verts pour contrebalancer la dévaluation.
Preuve les cours de l'or noir ont bondi de 7 % le 3 novembre dernier au moment où la Fed annonçait qu'elle allait acheter pour 600 milliards de dollars de bons du Trésor supplémentaires. Conséquence : le seuil des 100 dollars le baril qui n'a pas été atteint depuis 2008, pourrait être franchi très rapidement.
(http://www.lexpansion.com/economie/le-p ... 47297.html)
"Le temps du pétrole bon marché est révolu", a déclaré Fatih Biro, économiste en chef de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) et une nouvelle poussée de fièvre est à prévoir. Les raisons sont multiples. En tête, la boulimie des pays émergents.
La Chine continuera d'être le principal consommateur d'or noir. Avec une croissance économique prévue à plus de 9% cette année, la demande chinoise en pétrole devrait augmenter de 10,4%. Quant à l'Inde, elle est déjà le quatrième consommateur mondial de pétrole avec 3 millions de barils par jour en 2009 et l'AIE s'attend à une croissance de sa consommation de 100 000 barils par jour en 2011.
Avec l'augmentation de la demande, la question de l'offre devient cruciale. Les réserves américaines fondent comme neige au soleil. Au cours des deux derniers mois, les stocks se sont réduits de près de 40 millions de barils, soit un recul de près de 11%.
Du côté des producteurs, la tendance est clairement à favoriser la hausse des prix du baril, en limitant la production. Au cours des deux années passées, l'OPEP s'est contentée d'un baril entre 70 dollars et 80 dollars pour ne pas encore plus pénaliser une demande mondiale fragilisée par la crise économique.
Mais l'OPEP cherche maintenant à pousser les cours vers le haut en réduisant la production. Prochaine étape : les 100 dollars. D'après les analystes de JP Morgan, l'OPEP n'aurait pas l'intention d'augmenter sa production tant que le baril n'aura pas atteint ce seuil.
Autre facteur de hausse des cours, la spéculation. L'évolution des prix du baril dépende de l'état d'esprit des investisseurs et de l'évolution du dollar. La politique menée par la Fed du dollar pas cher pousse naturellement les investisseurs à demander plus de billets verts pour contrebalancer la dévaluation.
Preuve les cours de l'or noir ont bondi de 7 % le 3 novembre dernier au moment où la Fed annonçait qu'elle allait acheter pour 600 milliards de dollars de bons du Trésor supplémentaires. Conséquence : le seuil des 100 dollars le baril qui n'a pas été atteint depuis 2008, pourrait être franchi très rapidement.
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tibogc
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Certes, comme toute ressource, il en viendra un jour à s'épuiser.
Cependant, comme dans toute activité commerciale, le fait de jouer sur l'offre et la demande ne dépend en aucun cas des ressources disponibles...
Car des ressources il en reste (sauf si l'on se fie aux écrits saints de nos journalistes experts en la matière) !!
Le seul problème auxquels sont de plus en plus confrontées les compagnies pétrolières est le type de techniques à employer pour aller puiser toujours plus loin et plus profond.
Le fait d'une augmentation du prix du baril, n'est donc principalement pas dû à ce "problème" d'épuisement de ressources; mais bel et bien au fait que la demande qui augmente, permet, facilement aux producteurs, d'augmenter les prix tout en conservant le même rythme de production.
Et cela marche car, nous, pauvres cons, sommes obligés de consommer du pétrole (pour emmener bobonne au ciné par exemple, ou pour aller bosser (accessoirement). )
D'un point de vue d'épuisement des ressources, je ne pense pas qu'on l'on aie du soucis à se faire, si ce n'est du point de vue financier ...
Nos avions , dans 20 ans, voleront, croyez moi, pour la plupart, encore à l'or noir et il n'y aura pas de 2012 version "la mort du pétrole" et de tout ce qui fonctionne avec !
Cependant, comme dans toute activité commerciale, le fait de jouer sur l'offre et la demande ne dépend en aucun cas des ressources disponibles...
Car des ressources il en reste (sauf si l'on se fie aux écrits saints de nos journalistes experts en la matière) !!
Le seul problème auxquels sont de plus en plus confrontées les compagnies pétrolières est le type de techniques à employer pour aller puiser toujours plus loin et plus profond.
Le fait d'une augmentation du prix du baril, n'est donc principalement pas dû à ce "problème" d'épuisement de ressources; mais bel et bien au fait que la demande qui augmente, permet, facilement aux producteurs, d'augmenter les prix tout en conservant le même rythme de production.
Et cela marche car, nous, pauvres cons, sommes obligés de consommer du pétrole (pour emmener bobonne au ciné par exemple, ou pour aller bosser (accessoirement). )
D'un point de vue d'épuisement des ressources, je ne pense pas qu'on l'on aie du soucis à se faire, si ce n'est du point de vue financier ...
Nos avions , dans 20 ans, voleront, croyez moi, pour la plupart, encore à l'or noir et il n'y aura pas de 2012 version "la mort du pétrole" et de tout ce qui fonctionne avec !
Les pilotes se moquent de marcher. Ce qui les motive, c'est de pouvoir voler.
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