Pourrais-je devenir pilote ?

Forum des "débutants": Quelle orientation scolaire choisir? Quelles filières? Questions générales, ...

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sopraline
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Pourrais-je devenir pilote ?

Message par sopraline »

Bonjour à tous,

Depuis quelques années (si ce n'est dire depuis mon adolescence) j'ai rêvé de travailler dans le plus beau bureau du monde. Aujourd'hui je me questionne sur l'éventuel possibilité de devenir pilote de ligne.
Actuelle je suis ingénieur aéronautique (je travaille pour un grand groupe Français fabriquant des turboréacteurs du type CFM...). Si je suis devenu ingénieur c'est parce-que je voulais un diplôme sécurisant sur le marché de l'emploi au cas où. J'ai pu mettre un peu d'argent de côté depuis que je travaille et je voulais savoir si il était intéressant de devenir pilote. Le problème est que j'ai 25 ans et je pense qu'il soit un peu tard (Les compagnies me recruteront-t-elles après ma formation ? Mon expérience dans l'aéronautique peut-elle jouer en ma faveur ?)

PS: j'ai déjà quelque heures de vols à mon palmarès :D

Merci
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varioboy
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Message par varioboy »

Bonsoir à toi,

Pour faire court pour l'instant c'est ça:

http://www.liberation.fr/economie/01015 ... gne-brises


En attendant (c'est quand même très long...) que ça évolue dans le bon sens, et que le métier redore un peu ses blasons... :tss:

Très sérieusement, je ne connais, ni ta carrière, ni ton salaire, ni rien de tes envies, mais je pense que le meilleur est pour toi de commencer à passer ton PPL (si tu ne l'as pas déjà), et de commencer par te faire plaisir avant de viser le FL350.
Actuellement, ton poste d'ingénieur devrait t'apporter beaucoup plus de satisfaction que le métier de pilote pro...

My 2 cents...
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couendoy
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Message par couendoy »

Bonsoir,

Si je peux me permettre, ton article à 8 ans... et je pense qu'il n'y a pas de bon ou mauvais moment, il a les parfaites dispositions, (âge, diplôme, financement) pour débuter la formation de pilote de ligne, il est un bon profil, maintenant la réalité quand il aura terminé sa formation sera peut-être différente, et le monde est vaste, très vaste, rien ne l'empêchera de s'expatrier, donc je l'invite vivement à allez dans cette voie, si il est complètement conscient des enjeux, financier, de vie de couple, du risque probable de devoir s'expatrier hors Europe, pour le reste, c'est la chance et le destin qui seront avec ou sans toi, mais on à qu'une vie, vie la peut-être au final avec la déception de ne pas avoir réussit, mais avec la fierté d'avoir au moins essayé...

Bien à toi,
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DonJah
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Message par DonJah »

couendoy a écrit :Si je peux me permettre, ton article à 8 ans...
Lol les conditions sont bien pires qu'il y a 8 ans ;)
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couendoy
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Message par couendoy »

Et elles seront surement pires les prochaines années, mais il y aura un moment ou un autre une reprise, et il aura au vue de sa formation et de son salaire la possibilité de rester dans le circuit/domaine, et de financer les mises a jour de ses qualifs...

Rêver c'est bien, c'est beau, mais faire les choses intelligemment c'est mieux, et il a pour le moment tout fait de manière intelligente, qu'il continue...
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primax
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Message par primax »

Si c'est vraiment (mais alors vraiment) ce que tu veux, personne ne peut t'interdire de tenter ta chance. C'est un pari. Un pari avec une cote vraiment faible ces dernières années. Mais parfois ça marche, j'en suis la preuve. Alors si je pouvais te donner quelques conseils:

- Regarde les programmes MPL (Easyjet, etc.). Clos pour le moment mais ça pourrait reprendre.

Si tu choisis de te lancer à tes frais sans "programme":

- Bétonne tes arrières. Plan B, il semble que tu en aies déjà un. Sécurise le au maximum. Finis ton PPL si ce n'est déjà fait, passe ton ATPL à distance (compte 1 an), fait ton murissement aux USA, etc.

- Choisis une FTO anglaise. Si tu choisis la voie modulaire, fais quelque chose de cohérent. Évite de faire ton CPL à un endroit, puis ton IR à un autre un an après, puis ta MCC encore ailleurs...

- Quid de ton financement pendant ta formation? Peux-tu négocier une rupture conventionnelle par exemple?

- Accepte le fait que les places sont rares et que les prétendants nombreux. Tu risques de dépenser au moins 50.000€ pour pas grand chose.

- Tu parles de devenir Pilote de Ligne, mais quand tu sortiras d'école, tu chercheras tout et n'importe quoi pour continuer à voler. De nos jours, trouver un boulot sur monoturbine à 1200€/mois est un challenge. Même trouver un poste d'instructeur rémunéré n'est pas du tout facile! Pour faire de la ligne, mis à part Ryanair et quelques rares compagnies à accepter les candidatures des "low timer", il faudra commencer par de la "petite aviation" (rien de péjoratif dans mes propos).

- Accepteras-tu, si tu as la chance de trouver un taf, d'être payé une misère? De renoncer à ta qualité de vie d'ingénieur pour piloter et, peut-être, un jour évoluer vers une plus grosse machine? Voilà une bonne question. Fais un tour à Toussus, tu verras qu'il y a un paquet de bons pilotes avec des milliers d'heures qui attendent leur tour. J'étais un peu dans ta situation et pour ma part le choix était fait. Si je n'avais pas trouvé un boulot décent, j'aurais fait de l'instruction en parallèle de mon taf de consultant.

- 25 ans ce n'est pas un problème. Mais à partir de 30 ans, le plafond de verre se fait sentir.

- Et par pitié ne tombe pas dans un cercle infernal en allant de payer en sus QT et LT sans job derrière !

Bref, c'est ton choix, mais fait le en connaissance de cause.
Quand je serai grand, je serai pilote.
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JAimeLesAvions
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Message par JAimeLesAvions »

Je n'ai pas d'information particulière sur la conjoncture. En gros il y a des dizaines, voire des centaines, de candidats qualifiés par poste disponible, au moins en Europe.
En ce qui me concerne, je me forme uniquement parce que ça me plait, certainement pas pour trouver un emploi.

Pour quelqu'un qui a une activité professionnelle, il faudra choisir entre continuer son activité, voire une activité réduite, pendant sa formation, ou arrêter son activité et se former à temps complet.
C'est possible (au moins pour le CPL) de se former tout en ayant une activité, mais ça impose des contraintes, notamment celle de se former près de chez soi, et donc pas nécessairement en UK, et ça coutera probablement plus cher; d'une part parce qu'on a moins le choix de l'école, et d'autre part parce qu'une formation deux jours par semaine, ca peut faire parfois un mois sans voler (dispo avion, météo, dispo instructeur, vacances, etc), et on est moins dans le bain, donc on doit souvent réapprendre ce qu'on a appris la fois d'avant.
Pour l'IR, je n'ai pas encore trouvé la bonne solution. C'est une formation très longue, et je ne me vois pas la faire à deux jours par semaine, je n'aurai pas fini avant la fin de validité de mon théorique ATPL. Je pense essayer de bloquer un mois dans un pays ou ça se fait en un mois, tout en étant conscient que ça permet d'avoir une qualification, mais pas nécessairement un niveau correct. Après j'aurai tout le temps pour améliorer mon niveau.

Je pense que si tu te formes en te disant que c'est pour te faire plaisir avec l'argent que tu as gagné, et pas pour changer de métier, tu ne risques pas d'être déçu, et ça te permet d'avoir la possibilité de changer de métier dans le cas ou l'embauche reprendrait. Mais ça fait quand même beaucoup d'argent.
Tu peux aussi faire instructeur, sans passer le CPL ni l'IR, ça te permettra de gagner en expérience en faisant de l'instruction le WE en école ou en club, de faire partager ta passion, tout en gardant ton métier, de dépenser beaucoup moins qu'une formation complète, et de ne te lancer dans la formation CPL IR que plus tard.
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sopraline
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Message par sopraline »

Salut à tous,

Je souhaite tous vous remercier pour m'avoir donner vos réponses, vos avis et vos impressions. Il est vrai que le monde de l'aéronautique laisse rêveur mais au vu de la conjoncture actuelle mieux vaut rester les pieds sur terre et voir la réalité en face. La crise laisse sur le rebord des centaines voir milliers de pilote. Du pétrole on en a encore, mais pour combien de temps et à quels prix ? Ce sont les questions que je me pose tous les jours au boulot. Nous n'avons (je préfère être honnête) pour l'instant aucune idée de substitution fiable.

Pour ce qui est de ma carrière je suis à ce que l'on appelle un tournant de ma vie. Des contrats dans les pays du golfe ou d'Asie me sont souvent proposés avec plus de responsabilité (Parlant couramment Français, anglais, allemand et arabe). Le métier que je fait actuellement me plaît énormément, d'ailleurs je me spécialise dans les UAV (civils principalement).

Je pense que lier mes deux passions (piloter et réfléchir pour les transports de demain) serait le top. Donc pourquoi pas ne pas rester que sur un PPL (moins coûteux pour moi et surtout plus intéressant).
La reprise économique de toute façon reviendra, mais quand ?

Soyons raisonnable, c'est déjà pas mal je pense ;)
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5 Rings
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Message par 5 Rings »

Bonne décision, courageux et bonne chance dans l'avenir.
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sopraline
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Message par sopraline »

Merci,

Il faut savoir qu'aujourd'hui on nous demande des moteurs:

-Plus performant
-Plus léger
-Plus économe
-Moins polluant

Mais ce n'est pas demain la veille que l'on consommera en avion ce que consomme une voiture...

Par contre peu de carburant comme autre solution:

-Bio-Carburant >> Je suis totalement contre: Les villes grandissent de plus en plus, les terres agricoles se réduisent et demain il faudra nourrir 9 milliard de personnes tout en sachant que la moitié vit sous le seuil de pauvreté.
-Electrique >> Pas de solution de stockage performant, trop énergivore pour un avion actuellement. Solar Impulse est un bonne initiative mais je doute que demain on puisse faire voler un avion gros porteur du type A380 avec ce genre de technologie.
-Dernière solution très intéressant: le GTL (Gaz liquéfié). On dispose d'environ 200 ans de réserves, voire plus. Un peu plus simple a mettre en œuvre, plus facile de convertir des avions à ce type de carburant.
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fouga
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Message par fouga »

Je suis un peu dans la même situation que toi, et je pars sur une logique identique, le paradoxe c'est que ça me rend plus ambitieux dans mon domaine!

Pour nous les ingés, plutôt que de zieuter sur les quelques pilotes low timers qui trouvent du boulot en n'oubliant de regarder les centaines endettés qui cherchent et en méprisant un boulot qui au final n'est pas si mauvais (j'aime bien le mien), un modèle de réussite poussé à l'extrême pourrait être le patron de Red Bull: chef d'entreprise, en plus de sponsoriser pas mal de trucs, il a sa collection d'avions privés avec de très belles pièces que beaucoup de pro voudraient piloter un jour...

L'idée n'est donc pas de chercher à inventer une boisson gazeuse, mais plutôt de briller dans son domaine pour maximiser à côté ce que j'appelle le F4F (fly for fun, l'inverse du P2F à ma sauce :) ).

Avec des bac+5 techniques avec du travail, je pense qu'on peut facilement dans la durée se payer une formation ATPL complète pour le plaisir, ça nous oblige à être bon là où on bosse (être le meilleur de la boite, bouger géographiquement, choisir le bon domaine etc...), et l'avantage c'est que comme ça restera une passion, on sera jamais comme certains pros qui après 20 ans de carrières en ont archi marre de leur boulot et n'ont plus aucun rêve. Voler quand on veut, comme on veut, c'est bien aussi :D

Après selon les moyens et les envies, il y a moyen de faire des belles choses, annuellement se payer un tour en Mig29 en Russie, s'impliquer dans les associations qui maintiennent des avions historiques et pouvoir ensuite piloter des engins de légendes (avions de la 2ème guerre par exemple), ou faire de l'aéro humanitaire. Si vraiment moi ça marchait bien et je réussissais au top du top, j'irai même jusqu'à me payer une qualif de pilote d'essais juste comme ça aux USA (ça se fait, par contre faut lâcher 1 million...).

Peut être qu'un jour l'aéro reprendra bien, et là il faudra peser le pour et le contre avec notre situation pour réorienter notre carrière, mais en attendant, je préfère faire un métier qui me plait, avec plusieurs passions à côté dont l'aviation et monter en tant qu'ingénieur au niveau boulot qu'être pilote et ramait!
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JAimeLesAvions
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Message par JAimeLesAvions »

fouga a écrit :Si vraiment moi ça marchait bien et je réussissais au top du top, j'irai même jusqu'à me payer une qualif de pilote d'essais juste comme ça aux USA (ça se fait, par contre faut lâcher 1 million...).

C'est en effet la qualification dont rêve tout ingénieur qui aime l'aviation.

Il y a un précédent chez QinetiQ (ex Empire ETPS)

http://www.pprune.org/tech-log/467799-o ... avour.html

A mon avis c'est le genre de qualification qui est davantage recherché qu'une QT 737.

Je pense que ça doit couter moins d'un million, mais j'avoue ne pas avoir demandé de devis.
Modifié en dernier par JAimeLesAvions le 10 mars 2013, 20:13, modifié 1 fois.
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Blackberry
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Message par Blackberry »

900k USD à la NTPS en Californie.

http://www.ntps.edu
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Dubble
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Message par Dubble »

En bossant chez Airbus on peut se faire payer une formation d'ingénieur d'essais à l'EPNER.
Pour pilote d'essais ça parait chaud, étant donné qu'il vaut mieux avoir une expérience solide.
Je vois pas comment la NTPS peut former des pilotes d'essais ab initio... Time building de 1000h dans la formation ?
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Blackberry
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Message par Blackberry »

En général, tu as déjà une expérience conséquente quand une entreprise te paye une formation à 900k USD :lol:.
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fouga
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Message par fouga »

C'est effectivement de NTPS que je parlais!

En Angleterre on peut faire pareil, d'après ce que j'ai cru comprendre, il n'y a qu'à l'EPNER où ça ne se fait pas (il faut être envoyé par un client avionneur), maintenant c'est peut être pas vrai et ce serait une bonne nouvelle!

Pour l'histoire de la formation, il est certain que c'est pas avec un PPL qu'on va se lancer là dedans (quoique... une QT sur L39 coûte un peu plus de 30000€ et ne demande que le PPL pour ensuite aller faire joujou le we), je pense que le minimum pour s'essayer à ça c'est bien d'avoir fait un ATPL pratique complet jusqu'au frozen. Ensuite, l'aviation est tellement vaste qu'à moins d'être un émir du Golfe, avant de chercher à devenir pilote d'essais, on a le temps de s'essayer à beaucoup de choses et donc de faire un paquet d'heures et de machines différentes!

Pour la formation, je pense que paradoxalement pas besoin d'être un as pour en devenir un. Un essayeur c'est à mon sens autant un technicien (au sens ingénieur) qu'un pilote; on va pas lui demander d'aller jouer au pilote de meeting, ni de voir quel comportement aura l'avion sans en avoir la moindre idée comme dans les années 50 (à l'époque c'était des cadors, mais la technique n'était pas ce qu'elle est maintenant, fallait compenser par les capacités des pilotes). Un pilote d'essais aujourd'hui, c'est quelqu'un qui va prendre part à l'étude de l'appareil, ça veut dire qu'à l'avance on sait à peu près quasiment prédire toutes les réactions qu'aura l'avion dans telle ou telle situation. Le PE va alors valider ces prédictions en réalisant des séquences de tests en vol, un peu comme l'ingé informaticien qui après avoir écrit un programme va réaliser une campagne de tests où unitairement, il va tester les fonctions écrites en leur soumettant tous les jeux de paramètres possibles, et s'assurer que ça ne plante pas (et si ça plante, pourquoi et comment corriger).
En avion je pense que comme dans beaucoup de domaines scientifiques, c'est pareil. Le pilote va valider en vol, et là où il aura besoin de ses capacités de pilote, ce sera dans les tests des phases de vols anormales (en limite de l'enveloppe par exemple), ou si une phase apriori normale ne se déroule pas comme prévue; pour tout le reste, ça reste une combinaison (de haut niveau certes, mais où les deux ont le même poids) alliant pilotage et réflexion, mais être "juste" un pilote entrainé pour ça suffira, sans avoir l'étoffe d'un as.

Après pour ce qu'il en est dans la pratique, je ne suis qu'un jeune ingé junior donc j'ai pas prévu d'être millionnaire demain (dans les meilleurs des cas après demain ou vendredi, sinon je serai un peu plus patient :pekin: ), mais ça serait intéressant de savoir comment ça se passe! A mon avis ça alterne cours techniques sur les sciences aéronautiques, cours théoriques sur les méthodes d'essais et d'analyses, et mise en pratique avec les appareils, comme en école d'ingé, mais avec des plus beaux sujets d'études :P

Pour ceux qui voudraient s'y essayer à moindre coût, je ne sais plus si ça se fait directement à l'EPNER, mais Supaero (l'ensae plutôt que l'ensica) a un Master spécialisé (donne un bac+6) pour former des ingés d'essais; 6000 € jeune diplômé, 12 000 € sinon... ça peut valoir le coup (donnez des nouvelles si certains s'y essayent ;) )
Modifié en dernier par fouga le 10 mars 2013, 22:54, modifié 1 fois.
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Dubble
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Message par Dubble »

Blackberry a écrit :En général, tu as déjà une expérience conséquente quand une entreprise te paye une formation à 900k USD :lol:.
Oui, l'op a une expérience conséquente comme ingénieur, pas comme pilote

Ingénieur d'essais à supaéro ?
Sans aucun vol ?
L'EPNER au contraire demande (je crois, cette page a disparu de leur site) au minimum 25 ans et de l'expérience en entreprise, comme ingénieur d'essais (au sol)
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Night_Hawk
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Message par Night_Hawk »

Bonjour,

je m'etais renseigne pour le master a ISAE. cela consiste a faire essentiellement des etudes de meca vol, aero, qualite de vol, etc, le tout en faisant des TP originaux puisque appliques en vol sur plusieurs machines. il n'y a pas besoin de savoir piloter car on est plutot dans la peau de l'ingenieur navigant. la formation a l'air interessante.

Pour ceux qui sont en entreprise, Eurosae, organisme de formation continue de l'Isae, dispense une formation d'initiation aux techniques d'essais en vol pendant 5 jours avec de supers TP sur tb20. j'ai beaucoup apprecie pour ma part. Mon entreprise a bien voulu me le financer dans le cadre des heures de formation que j'avais accumulees et parce que cela permettait d'avoir une meilleure connaissance de l'environnement des essais en vol.

La formation a l'Epner coute aussi 1milliom d'euros environ... et les places sont cheres. Pour pretendre a faire la formation inge nav, il est demande d'avoir un ppl avec 250heures de vol je crois. Pour les pilote, c'est plus de 1000h je crois...Chez Airbus, une formation interne a ete mise en place pour former des ingenieurs nav et pilotes d'essais de reception a plus bas cout ceci dit, sans passer par l'Epner.
Pour ceux qui veulent des infos sur le metier de pilote d'essais , je conseille le livre de C Lelaie, jeune retraite d'Airbus et qui explique toute la campagne d'essais de l'A380 du point de vue de pilote d'essai et directeur des essais en vol. on voit que le metier est loin d'etre un simple: ” je valide ce qu'a fait le bureau d'etudes”.... Mais ca donne vraiment envie d'être a sa place!
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ooKAISERSOZEoo
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Message par ooKAISERSOZEoo »

sopraline a écrit :Merci,

Il faut savoir qu'aujourd'hui on nous demande des moteurs:

...

Mais ce n'est pas demain la veille que l'on consommera en avion ce que consomme une voiture...

...
Je ne suis pas d'accord avec cette affirmation largement répandue, voici mon calcul, avec des chiffres trouvés sur le net, mais qui doivent être à peu près correct :
Conso d'un a380 = 15000l/h / 700 passagers = 21,4 l/h/ passager
On va dire qu'il vole a 900 km/h, ca fait 2,4 l/100km par passager

Pour un a320, avec 4000l/h , 150 passagers et 800km/h, a fait 3,3 l/100km par passager

Une voiture avec 4 passagers et valises va consommer entre 8 et 10 l/100km, ca dire la même chose qu'un a380.

Donc faire un trajet en voiture ou en avion demande la même quantité d'essence, sauf que l' avion va 8 ou 10 fois plus vite.
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coqenstock
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Message par coqenstock »

ooKAISERSOZEoo a écrit :
sopraline a écrit :Merci,

Il faut savoir qu'aujourd'hui on nous demande des moteurs:

...

Mais ce n'est pas demain la veille que l'on consommera en avion ce que consomme une voiture...

...
Je ne suis pas d'accord avec cette affirmation largement répandue, voici mon calcul, avec des chiffres trouvés sur le net, mais qui doivent être à peu près correct :
Conso d'un a380 = 15000l/h / 700 passagers = 21,4 l/h/ passager
On va dire qu'il vole a 900 km/h, ca fait 2,4 l/100km par passager

Pour un a320, avec 4000l/h , 150 passagers et 800km/h, a fait 3,3 l/100km par passager

Une voiture avec 4 passagers et valises va consommer entre 8 et 10 l/100km, ca dire la même chose qu'un a380.

Donc faire un trajet en voiture ou en avion demande la même quantité d'essence, sauf que l' avion va 8 ou 10 fois plus vite.
Il est surprenant de voir que cette comparaison est prise très souvent non seulement dans la presse mais aussi chez des professionnels.

Sauf que la comparaison est tout simplement absurde. L'avion de ligne est un transport en commun, la voiture un transport individuel. Vous n'allez pas chercher votre pain en A380, vous n'allez pas à Boston en voiture (du moins depuis Paris...). Les infrastructures ne sont pas les mêmes, ni payées par les mêmes. Mais au-delà des coûts réels de l'avion, si on en reste à la simple consommation, il faut comparer l'avion au train ou l'avion à l'autobus. Si vous voulez comparer les consos d'une voiture, il faut prendre un CJ1 en face.
Encore une fois merci, et bonne chance. Nous sommes de tout coeur avec vous...
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