Le drôles d'histoires en tout genre, cinquième!
Modérateur : Big Brother
Le drôles d'histoires en tout genre, cinquième!
Une dernière, pour ce soir....
Vol Paris Tokyo... Au-dessus de la grande Sibérie, il est trois heures du matin. Une hôtesse arrive au poste...
"dites donc , le petit nouveau, il fait peut-être son premier vol, mais il a aussi le béguin pour moi, il n'arrête pas de me suivre partout en cabine, vous ne pourriez pas faire quelque chose?"...
Immédiatement, le plan suivant est passé à tout l'équipage. A l'arrivée à Tokyo, l'hôtesse glissera dans la navette, à son amoureux, qu'il pourra venir la rejoindre dans sa chambre, cinq minutes après que l'on est tous récupéré les clefs...
Tout l'équipage va alors se planquer dans la chambre de l'hôtesse (les chambres sont petites à Tokyo, et 17 -2 =15, ça fait du monde à caser!)
Bref, nous sommes tous cachés, encore en uniforme, sous le lit, derrière les rideaux, dans la salle de bains... C'est plein comme un oeuf. Le signal de reconnaissance, pour que nous sortions est la phrase prononcée par l'hôtesse: "il fait beau aujourd'hui"...
Cinq minutes après, douché, parfumé, le tourtereau est à la porte... L'hôtesse le fait rentrer, et le chauffe un peu... Rapidement, elle lui déclare: "il fait beau aujourd'hui"....
Incompréhension du petit gars, d'autant plus que personne ne sort. J'avais passé les consignes...
"Il fait beau aujourd'hui"... une nouvelle fois, plus insistante...
Rien ne se passe...
"MAIS PUT... FAITES CHI... IL FAIT BEAU AUJOURD'HUI, MER... ALORS!"
Et là, on est tous sortis...
De vrais gamins! L'hôtesse était cramoisie et le stewart, pas mieux!
Vol Paris Tokyo... Au-dessus de la grande Sibérie, il est trois heures du matin. Une hôtesse arrive au poste...
"dites donc , le petit nouveau, il fait peut-être son premier vol, mais il a aussi le béguin pour moi, il n'arrête pas de me suivre partout en cabine, vous ne pourriez pas faire quelque chose?"...
Immédiatement, le plan suivant est passé à tout l'équipage. A l'arrivée à Tokyo, l'hôtesse glissera dans la navette, à son amoureux, qu'il pourra venir la rejoindre dans sa chambre, cinq minutes après que l'on est tous récupéré les clefs...
Tout l'équipage va alors se planquer dans la chambre de l'hôtesse (les chambres sont petites à Tokyo, et 17 -2 =15, ça fait du monde à caser!)
Bref, nous sommes tous cachés, encore en uniforme, sous le lit, derrière les rideaux, dans la salle de bains... C'est plein comme un oeuf. Le signal de reconnaissance, pour que nous sortions est la phrase prononcée par l'hôtesse: "il fait beau aujourd'hui"...
Cinq minutes après, douché, parfumé, le tourtereau est à la porte... L'hôtesse le fait rentrer, et le chauffe un peu... Rapidement, elle lui déclare: "il fait beau aujourd'hui"....
Incompréhension du petit gars, d'autant plus que personne ne sort. J'avais passé les consignes...
"Il fait beau aujourd'hui"... une nouvelle fois, plus insistante...
Rien ne se passe...
"MAIS PUT... FAITES CHI... IL FAIT BEAU AUJOURD'HUI, MER... ALORS!"
Et là, on est tous sortis...
De vrais gamins! L'hôtesse était cramoisie et le stewart, pas mieux!
Pour vous montrer que chez les anciens aussi, on sait briller...
Nous sommes dans les années 1990, je crois. Les B747/200 vivent leurs dernières années, et ce sont les derniers avions, avec le Concorde, à compter, dans leurs équipages techniques, en plus d’un commandant de bord (CDB) et d’un copilote (OPL) , un mécanicien navigant (OMN)… Ceux-ci sont peu à peu poussés à prendre leur retraite, avec une petite prime. Les plus jeunes sont reconvertis en pilotes… Là, je vous l’ai fait en résumé…
Cette histoire, je l’ai déjà racontée sur ce forum, sorry pour ceux qui seront victime d’un « réchauffé »…
Il est 8h00 ce matin, le téléphone sonne au centre des opérations aériennes…
- "Bonjour, je suis Madame Duschmoll, mon mari est mécanicien navigant, il est parti hier sur une rotation Amérique Sud pour une semaine, mais je dois absolument le joindre… Pouvez vous me dire où il est logé ? » (les GSM n’étaient pas généralisés…)
- "Madame Duschmoll… Pouvez vous me donner le matricule de votre mari et sa date de naissance, pour vérification… Le code postal de votre domicile… »
- « Matricule 09834593, né le 1/01/1950, 75015 » (au hasard…)
- … … … … Long silence… … « Ne quittez pas, Madame »… … … … …
- Après trois bonnes minutes d’attente : Madame Duschmoll, désolé, il va falloir attendre 9h00 pour appeler le chef de secteur de votre mari… Je vous donne le numéro direct… »
- « Quoi ! Vous ne pouvez pas me dire où est mon mari ?!!! »
- « C’est que Madame, c’est délicat, téléphonez à 9h00… »
- « Il est arrivé un accident, hein, c’est ça ? «
- « Non Madame, rappelez à 9h00… » (voix gênée…)
- « Il est malade ? Il lui est arrivé quelque chose ? »
- « Madame, je vous demande de rappeler à 9h00 »
9h00 pile, secteur des mécaniciens navigants…
- « Allo ? C’est Madame Duschmoll, j’exige de savoir où est mon mari, il a dû lui arriver quelque chose ! »
- « Ah, Madame Duschmoll, ici le chef de secteur, j’ai été avisé de votre appel… »
- « Et alors que lui est-il arrivé ? Il est mort ? »
- « Euh… Madame, en fait, c’est délicat »…
- « JE VEUX SAVOIR LA VERITE !!! »….
- « Et bien écoutez, Madame Duschmoll, en fait votre mari a pris sa retraite il y a deux ans… » Long silence puis raccroc de l’épouse.
Et cela faisant deux ans que le gars Duschmoll partait pour de longs vols, en uniforme, sa grosse valise amoureusement préparé par sa petite épouse, et qu’il revenait crevé (« les vols de nuit, usant, disait-il ») une semaine plus tard, se ruait pour prendre une bonne douche et faisait ensuite une sieste réparatrice… Avant de repartir à nouveau quelques jours plus tard…
Je n’ai pas de détails sur la façon dont le Duschmoll a été reçu à l’issue de sa rotation « Amérique Sud »…
Nous sommes dans les années 1990, je crois. Les B747/200 vivent leurs dernières années, et ce sont les derniers avions, avec le Concorde, à compter, dans leurs équipages techniques, en plus d’un commandant de bord (CDB) et d’un copilote (OPL) , un mécanicien navigant (OMN)… Ceux-ci sont peu à peu poussés à prendre leur retraite, avec une petite prime. Les plus jeunes sont reconvertis en pilotes… Là, je vous l’ai fait en résumé…
Cette histoire, je l’ai déjà racontée sur ce forum, sorry pour ceux qui seront victime d’un « réchauffé »…
Il est 8h00 ce matin, le téléphone sonne au centre des opérations aériennes…
- "Bonjour, je suis Madame Duschmoll, mon mari est mécanicien navigant, il est parti hier sur une rotation Amérique Sud pour une semaine, mais je dois absolument le joindre… Pouvez vous me dire où il est logé ? » (les GSM n’étaient pas généralisés…)
- "Madame Duschmoll… Pouvez vous me donner le matricule de votre mari et sa date de naissance, pour vérification… Le code postal de votre domicile… »
- « Matricule 09834593, né le 1/01/1950, 75015 » (au hasard…)
- … … … … Long silence… … « Ne quittez pas, Madame »… … … … …
- Après trois bonnes minutes d’attente : Madame Duschmoll, désolé, il va falloir attendre 9h00 pour appeler le chef de secteur de votre mari… Je vous donne le numéro direct… »
- « Quoi ! Vous ne pouvez pas me dire où est mon mari ?!!! »
- « C’est que Madame, c’est délicat, téléphonez à 9h00… »
- « Il est arrivé un accident, hein, c’est ça ? «
- « Non Madame, rappelez à 9h00… » (voix gênée…)
- « Il est malade ? Il lui est arrivé quelque chose ? »
- « Madame, je vous demande de rappeler à 9h00 »
9h00 pile, secteur des mécaniciens navigants…
- « Allo ? C’est Madame Duschmoll, j’exige de savoir où est mon mari, il a dû lui arriver quelque chose ! »
- « Ah, Madame Duschmoll, ici le chef de secteur, j’ai été avisé de votre appel… »
- « Et alors que lui est-il arrivé ? Il est mort ? »
- « Euh… Madame, en fait, c’est délicat »…
- « JE VEUX SAVOIR LA VERITE !!! »….
- « Et bien écoutez, Madame Duschmoll, en fait votre mari a pris sa retraite il y a deux ans… » Long silence puis raccroc de l’épouse.
Et cela faisant deux ans que le gars Duschmoll partait pour de longs vols, en uniforme, sa grosse valise amoureusement préparé par sa petite épouse, et qu’il revenait crevé (« les vols de nuit, usant, disait-il ») une semaine plus tard, se ruait pour prendre une bonne douche et faisait ensuite une sieste réparatrice… Avant de repartir à nouveau quelques jours plus tard…
Je n’ai pas de détails sur la façon dont le Duschmoll a été reçu à l’issue de sa rotation « Amérique Sud »…
Modifié en dernier par aeroscuba le 31 mars 2013, 21:32, modifié 1 fois.
Un des derniers vols Blue Line, effectué pour Air Baltic.
La chef de cabine entre en poste au moment où je dois contacter la Pologne.
Je lui tends alors le micro en lui disant, veux-tu dire "Warsaw BT123, hello ?".
Elle me répond que non, qu'un micro c'est fait pour chanter et commence à chanter Whitney Houston - I Will Always Love You de façon fausse évidement et bien forte.
Je presse le bouton du micro.
La Pologne a du être heureuse d’entendre cette belle voix.
Un peu plus tard, la chef de cabin rentre en poste au moment où je dois contacter Riga.
Je lui dis : "Veux tu chanter pour Riga cette fois ?".
Elle recommence à chanter Whitney de façon encore pire.
A ce moment là on entend la seconde hôtesse courir depuis le fond de l'avion et hurlant "on t’entend en cabine".
Tu parles si on l'entendait en cabine, j'avais activé le public address. Niark Niark Niark
Au débarquement une passagère lui a demandé si elle aussi avait entendu quelqu'un chanter...
La chef de cabine entre en poste au moment où je dois contacter la Pologne.
Je lui tends alors le micro en lui disant, veux-tu dire "Warsaw BT123, hello ?".
Elle me répond que non, qu'un micro c'est fait pour chanter et commence à chanter Whitney Houston - I Will Always Love You de façon fausse évidement et bien forte.
Je presse le bouton du micro.
La Pologne a du être heureuse d’entendre cette belle voix.
Un peu plus tard, la chef de cabin rentre en poste au moment où je dois contacter Riga.
Je lui dis : "Veux tu chanter pour Riga cette fois ?".
Elle recommence à chanter Whitney de façon encore pire.
A ce moment là on entend la seconde hôtesse courir depuis le fond de l'avion et hurlant "on t’entend en cabine".
Tu parles si on l'entendait en cabine, j'avais activé le public address. Niark Niark Niark
Au débarquement une passagère lui a demandé si elle aussi avait entendu quelqu'un chanter...
Le coup du billet de banque…
Victimes pour cette variantes : deux ou trois passagers.
Ingrédients :
- Un Boeing 747-400 (l’imprimante Airbus marche moins bien…)
- Un commandant de bord qui va savoir se retenir de rire
- Un co-pilote aux mêmes caractéristiques. Il sera l’acteur principal…
- Un billet de 200 francs (vous allez comprendre pourquoi…)
- Deux ou trois passagers qui ont fait une demande de « visite de cockpit »
- Une hôtesse, pas dans le coup au début… Elles ne savent pas ne pas rire…
Quelques précisions : avant 2001, il était toléré de faire visiter le poste à des passagers qui en faisaient la demande. On limitait à un ou deux ces visites par vol, en choisissant des moments où le trafic radio serait faible, sans procédure particulière à effectuer…
Par ailleurs, les avions sont équipés d’une petite imprimante, qui nous permet de sortir des météos de terrains sur la route, ou toute information utile… La compagnie peut aussi nous transmettre des messages par ce biais.
Donc, nous sommes en croisière à un moment calme, il y a une quinzaine d’années, pilote automatique branché. Trois passagers demandent à venir voir le poste. Immédiatement, le co-pilote glisse un billet de 200 francs dans l’imprimante, à l’intérieur, face contre la feuille blanche (technique que je maîtrisais bien…). Le billet est alors invisible.
Les passagers arrivent, et bien sûr s’émerveillent sur la beauté du paysage, l’infinité des boutons et tous les instruments de vols… Le commandant de bord commence alors, casque radio sur la tête pour veiller la veille avec le contrôle aérien, une explication détaillée des différents instruments et commandes…
Le co-pilote a aussi son casque radio sur la tête, mais c’est parce qu’il simule un dialogue avec la compagnie. Bien sûr, les passagers n’entendent que le co-pilote, mais pas les réponses de l’interlocuteur… Et bien sûr aussi, que le copilote parle dans le vide, mais simule une conversation réelle…
Tout l’art est de faire glisser l’attention des passagers, depuis l’explication captivante que leur fait le commandant, vers le dialogue surréaliste qu’ils entendent de l’autre coté… Et ça donne ça : (les pointillés sont les silences supposés remplis par les réponses de l’autre interlocuteur)
- les opérations, ici AF 278 »…
- ………………
- « AF 278, je voudrais lancer une opération dépannage cash perso »
- …………………………..
- Oui, bien reçu, je patiente….
- ……………………
Le copilote s’adresse alors au Commandant : « ils lancent la procédure…., j’en ai pour deux minutes… ». Les passagers ont largement délaissé les explications aéronautiques et se focalisent sur ce dialogue…
- ……………………..
- « Oui, AF 278 je vous écoute… »
- ………………………………….
- « reçu , Mode sécurisé A – 35 –PQ branché ! »
- ………………………………….
- Je vous confirme mon matricule : 0 9 8 3 4 6 2 2, je répète 0 9 8 3 4 6 2 2…
- ………………………………….
- Pour cette fois-ci, 200, ce sera parfait…
- ……………………………………….
- Oui, je confirme, 200 francs, deux zéro zéro…
- ………………………………….
- Mon code du jour 4 P K T (en lisant imprimé un code sur le plan de vol, disposé sur le tableau de bord, en vue des passagers…)
- …………………………………….
- Reçu, je patiente …….
- ……………………………….
- Vous confirmez, je vous ai mal reçu, autorisation validée ?
- ……………………………………………….
- Bien reçu, je sors le cash.
S’adressant au commandant de bord : « évite de virer pendant quinze secondes, le temps que ça sorte, merci »… puis aux passagers : « parce que la dernière fois, ça a arrêté les transmissions… »
Le copilote appuie sur trois boutons, dont celui qui avance le papier de l’imprimante… Et le billet de 200 francs sort doucement en tremblotant….
- AF 277, procédure terminée, merci….
- ……………
- Oui, bien sûr, je remplis le formulaire cash, bonne journée !
Et le copilote retire son casque… Puis s’adressant aux passagers médusés, tout en retirant le billet de l'imprimante : « comme vous êtes là, je vais en profiter pour vous demande un petit service… Pourriez vous remettre ce billet à l’hôtesse qui sert dans le pont supérieur, Natacha… Je lui dois cela du restaurant d’hier soir… Merci ! »
Les passagers ressortent du cockpit, complètement médusés, et remettent le billet a Natacha, que l’on a avertie ente temps par le circuit téléphonique interne…Puis passent le reste du voyage à raconter à leurs voisins de siège que les pilotes sortent des billets de l’imprimante… « Mais si, je vous jure, je l’ai même eu dans les mains »… Et ils précisent même : « le truc important, c’est de ne pas tourner pendant l‘impression… »
Blague testée une bonne dizaine de fois, toujours avec le même succès… Un jour, on va finir par se faire braquer, avec ces bêtises…
Victimes pour cette variantes : deux ou trois passagers.
Ingrédients :
- Un Boeing 747-400 (l’imprimante Airbus marche moins bien…)
- Un commandant de bord qui va savoir se retenir de rire
- Un co-pilote aux mêmes caractéristiques. Il sera l’acteur principal…
- Un billet de 200 francs (vous allez comprendre pourquoi…)
- Deux ou trois passagers qui ont fait une demande de « visite de cockpit »
- Une hôtesse, pas dans le coup au début… Elles ne savent pas ne pas rire…
Quelques précisions : avant 2001, il était toléré de faire visiter le poste à des passagers qui en faisaient la demande. On limitait à un ou deux ces visites par vol, en choisissant des moments où le trafic radio serait faible, sans procédure particulière à effectuer…
Par ailleurs, les avions sont équipés d’une petite imprimante, qui nous permet de sortir des météos de terrains sur la route, ou toute information utile… La compagnie peut aussi nous transmettre des messages par ce biais.
Donc, nous sommes en croisière à un moment calme, il y a une quinzaine d’années, pilote automatique branché. Trois passagers demandent à venir voir le poste. Immédiatement, le co-pilote glisse un billet de 200 francs dans l’imprimante, à l’intérieur, face contre la feuille blanche (technique que je maîtrisais bien…). Le billet est alors invisible.
Les passagers arrivent, et bien sûr s’émerveillent sur la beauté du paysage, l’infinité des boutons et tous les instruments de vols… Le commandant de bord commence alors, casque radio sur la tête pour veiller la veille avec le contrôle aérien, une explication détaillée des différents instruments et commandes…
Le co-pilote a aussi son casque radio sur la tête, mais c’est parce qu’il simule un dialogue avec la compagnie. Bien sûr, les passagers n’entendent que le co-pilote, mais pas les réponses de l’interlocuteur… Et bien sûr aussi, que le copilote parle dans le vide, mais simule une conversation réelle…
Tout l’art est de faire glisser l’attention des passagers, depuis l’explication captivante que leur fait le commandant, vers le dialogue surréaliste qu’ils entendent de l’autre coté… Et ça donne ça : (les pointillés sont les silences supposés remplis par les réponses de l’autre interlocuteur)
- les opérations, ici AF 278 »…
- ………………
- « AF 278, je voudrais lancer une opération dépannage cash perso »
- …………………………..
- Oui, bien reçu, je patiente….
- ……………………
Le copilote s’adresse alors au Commandant : « ils lancent la procédure…., j’en ai pour deux minutes… ». Les passagers ont largement délaissé les explications aéronautiques et se focalisent sur ce dialogue…
- ……………………..
- « Oui, AF 278 je vous écoute… »
- ………………………………….
- « reçu , Mode sécurisé A – 35 –PQ branché ! »
- ………………………………….
- Je vous confirme mon matricule : 0 9 8 3 4 6 2 2, je répète 0 9 8 3 4 6 2 2…
- ………………………………….
- Pour cette fois-ci, 200, ce sera parfait…
- ……………………………………….
- Oui, je confirme, 200 francs, deux zéro zéro…
- ………………………………….
- Mon code du jour 4 P K T (en lisant imprimé un code sur le plan de vol, disposé sur le tableau de bord, en vue des passagers…)
- …………………………………….
- Reçu, je patiente …….
- ……………………………….
- Vous confirmez, je vous ai mal reçu, autorisation validée ?
- ……………………………………………….
- Bien reçu, je sors le cash.
S’adressant au commandant de bord : « évite de virer pendant quinze secondes, le temps que ça sorte, merci »… puis aux passagers : « parce que la dernière fois, ça a arrêté les transmissions… »
Le copilote appuie sur trois boutons, dont celui qui avance le papier de l’imprimante… Et le billet de 200 francs sort doucement en tremblotant….
- AF 277, procédure terminée, merci….
- ……………
- Oui, bien sûr, je remplis le formulaire cash, bonne journée !
Et le copilote retire son casque… Puis s’adressant aux passagers médusés, tout en retirant le billet de l'imprimante : « comme vous êtes là, je vais en profiter pour vous demande un petit service… Pourriez vous remettre ce billet à l’hôtesse qui sert dans le pont supérieur, Natacha… Je lui dois cela du restaurant d’hier soir… Merci ! »
Les passagers ressortent du cockpit, complètement médusés, et remettent le billet a Natacha, que l’on a avertie ente temps par le circuit téléphonique interne…Puis passent le reste du voyage à raconter à leurs voisins de siège que les pilotes sortent des billets de l’imprimante… « Mais si, je vous jure, je l’ai même eu dans les mains »… Et ils précisent même : « le truc important, c’est de ne pas tourner pendant l‘impression… »
Blague testée une bonne dizaine de fois, toujours avec le même succès… Un jour, on va finir par se faire braquer, avec ces bêtises…
Re: Le drôles d'histoires en tout genre, cinquième!
Variante de l'histoire de l'équipage planqué dans la chambre... Là, je n'y étais pas...
Ca commence pareil, sauf que là mon collègue CDB dit à la fille de prendre le gars dans sa chambre et de le virer au bout de cinq minutes. Entre temps, tout l'équipage s'est positionné dans le couloir de l'hôtel, large dans cette escale, en amenant des chaises, et a commencé le traditionnel pot équipage, en attendant que le gugus ressorte, pour l'acceuillir comme il se doit...
Sauf qu'il n'ait jamais ressorti...
Quinze mois plus tard, l'équipage au complet étrait convié à la noce...
De bien belles histoires...
Ca commence pareil, sauf que là mon collègue CDB dit à la fille de prendre le gars dans sa chambre et de le virer au bout de cinq minutes. Entre temps, tout l'équipage s'est positionné dans le couloir de l'hôtel, large dans cette escale, en amenant des chaises, et a commencé le traditionnel pot équipage, en attendant que le gugus ressorte, pour l'acceuillir comme il se doit...
Sauf qu'il n'ait jamais ressorti...
Quinze mois plus tard, l'équipage au complet étrait convié à la noce...
De bien belles histoires...
Re: Le drôles d'histoires en tout genre, cinquième!
Boston, fin d'après-midi...
L'A340 roule sur le taxiway pour le vol retour sur Paris.
Le co-pilote fait la radio....
Message du contrôle "sol" de Boston..."Air France 337, follow the gay aircraft..."
(traduction: AF 337, suivez l'avion homosexuel...).
Regard ahuri du co-pilote qui se tourne vers moi, l'air interrogatif...
Et moi, j'éclate de rire...
En fait les contrôleurs américains désigne souvent par ce terme de "gay aircraft" le cesnna "push-pull" (Cessna 337...)
Cette avion est équipé d'un moteur à l'arrière, qui "pousse" l'avion, et d'un autre à l'avant, qui "tire" l'avion...
A l'heure du mariage pour tous...
L'A340 roule sur le taxiway pour le vol retour sur Paris.
Le co-pilote fait la radio....
Message du contrôle "sol" de Boston..."Air France 337, follow the gay aircraft..."
(traduction: AF 337, suivez l'avion homosexuel...).
Regard ahuri du co-pilote qui se tourne vers moi, l'air interrogatif...
Et moi, j'éclate de rire...
En fait les contrôleurs américains désigne souvent par ce terme de "gay aircraft" le cesnna "push-pull" (Cessna 337...)
Cette avion est équipé d'un moteur à l'arrière, qui "pousse" l'avion, et d'un autre à l'avant, qui "tire" l'avion...
A l'heure du mariage pour tous...
Re: Le drôles d'histoires en tout genre, cinquième!
Dans une vie antérieure, j'étais sur Embraer E120 (Brasilia), chez Air Littoral...
Cet avion, il était super... 30 passagers, des performances proches de celles d'un jet, 550 Km/H et une altitude pouvant atteindre 9400 mètres ...
Assez bruyant en cabine et un poste de pilotage minuscule...
Le bruit en cabine, parlons-en... Par un phénomène mystérieux, on entendait sur le dernier rang passager, au fond de l'avion, et seulement sur celui-là, tout ce qui se disait dans le cockpit, pour peu que les pilotes élèvent un peu la voix...
Dans cette compagnie, il y avait une école pour les hôtesses et stewards. Et ceux-ci devaient ensuite faire 60 heures de vol pour valider leur formation... Sans avoir le droit de toucher à rien, pour des problèmes d'assurance... Juste s'endurcir un peu... Avec moi, ils (elles) n'étaient pas déçu(e)s...
On les faisait donc asseoir sur le dernier rang. Puis, en croisière, on élevait un peu la voix, en tenant ce genre de discours avec mon copilote...
- Et ça sert à quoi, ce bouton?
- Comment veux-tu que je le sache?
- Je peux appuyer dessus?
- Attends une seconde, la dernière fois que je l'ai fait, ça a foutu un bazar sans nom...
- Tu rigoles? Allez, j'essaie...
- Non!... Ah merde trop tard!
- Bah, tu vois, il ne se passe rien...
- Attends seulement cinq minutes, tu vas pas être déçu... Bon, je préviens le contrôle aérien qu'on risque de devoir se poser rapidement... T'es nul, je t'avais dit de pas y toucher!
- Gros nul toi-même, tu savais pas ce que c'était!
etc... etc...
Nos stagiaires étaient décomposés à l'arrière, d'autant plus que, et cela rendait la situation surréaliste, tous les autres passagers continuaient tranquillement à lire leurs journaux...
Cet avion, il était super... 30 passagers, des performances proches de celles d'un jet, 550 Km/H et une altitude pouvant atteindre 9400 mètres ...
Assez bruyant en cabine et un poste de pilotage minuscule...
Le bruit en cabine, parlons-en... Par un phénomène mystérieux, on entendait sur le dernier rang passager, au fond de l'avion, et seulement sur celui-là, tout ce qui se disait dans le cockpit, pour peu que les pilotes élèvent un peu la voix...
Dans cette compagnie, il y avait une école pour les hôtesses et stewards. Et ceux-ci devaient ensuite faire 60 heures de vol pour valider leur formation... Sans avoir le droit de toucher à rien, pour des problèmes d'assurance... Juste s'endurcir un peu... Avec moi, ils (elles) n'étaient pas déçu(e)s...
On les faisait donc asseoir sur le dernier rang. Puis, en croisière, on élevait un peu la voix, en tenant ce genre de discours avec mon copilote...
- Et ça sert à quoi, ce bouton?
- Comment veux-tu que je le sache?
- Je peux appuyer dessus?
- Attends une seconde, la dernière fois que je l'ai fait, ça a foutu un bazar sans nom...
- Tu rigoles? Allez, j'essaie...
- Non!... Ah merde trop tard!
- Bah, tu vois, il ne se passe rien...
- Attends seulement cinq minutes, tu vas pas être déçu... Bon, je préviens le contrôle aérien qu'on risque de devoir se poser rapidement... T'es nul, je t'avais dit de pas y toucher!
- Gros nul toi-même, tu savais pas ce que c'était!
etc... etc...
Nos stagiaires étaient décomposés à l'arrière, d'autant plus que, et cela rendait la situation surréaliste, tous les autres passagers continuaient tranquillement à lire leurs journaux...
-
excelaviation
- Chef de secteur posteur
- Messages : 1353
- Enregistré le : 09 nov. 2006, 01:00
- Localisation : San Diego
- Contact :
Salut,
Bien avant Sep 11, on laissait les hotesses rentrer en vol dans le cockpit (JS4100). Un jour, nous avons eu l'idee de dire a l'hotesse (nouvelle) que la compagnie essait de reduire la quantite de blue juice dans les wc, et pour cela, chaque fois qu'un passager utilisait les wc, elle devait rentrer dans le cockpit, et appuyer sur le petit boutton vert sur la console centrale, et s'en suivait un avertissement sonore, normal... Le boutton etait en fait le automatique. Cela nous a bien fait rire pendant 3 jours, mais on n'avait pas pense a la suite, qui en fait s'est averee bien plus marrante...
Pendant sa rotation suivante, l'hotesse (avec 2 pilotes qui n'etaient pas au courant de notre blague), est rentree dans le cockpit pendant le premier vol, a deconnecte le pilote automatique, et sans rien dire est sortie. J'imagine encore la face des pilotes ce jour la!!
Bien avant Sep 11, on laissait les hotesses rentrer en vol dans le cockpit (JS4100). Un jour, nous avons eu l'idee de dire a l'hotesse (nouvelle) que la compagnie essait de reduire la quantite de blue juice dans les wc, et pour cela, chaque fois qu'un passager utilisait les wc, elle devait rentrer dans le cockpit, et appuyer sur le petit boutton vert sur la console centrale, et s'en suivait un avertissement sonore, normal... Le boutton etait en fait le automatique. Cela nous a bien fait rire pendant 3 jours, mais on n'avait pas pense a la suite, qui en fait s'est averee bien plus marrante...
Pendant sa rotation suivante, l'hotesse (avec 2 pilotes qui n'etaient pas au courant de notre blague), est rentree dans le cockpit pendant le premier vol, a deconnecte le pilote automatique, et sans rien dire est sortie. J'imagine encore la face des pilotes ce jour la!!
-
excelaviation
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- Localisation : San Diego
- Contact :
Salut,
Il faut dire qu'a cette epoque, on aimait bien se moquer des nouvelles hotesses, et la majorite etait une proie assez facile.
Un jour, en vol, j'appelle l'hotesse devant, et lui dit qu'on vient d'exceder la vitesse de surchauffe. Pour preuve, je lui demande de toucher la fenetre avant, qu'elle constate assez chaude. Nous lui disons ensuite que par procedure, elle doit aller a l'arriere et verifier qu'aucune des fenetres de cabine ne soit chaude... La plupart du temps, certains passagers aidaient l'hotesse a verifier!!
Il faut dire qu'a cette epoque, on aimait bien se moquer des nouvelles hotesses, et la majorite etait une proie assez facile.
Un jour, en vol, j'appelle l'hotesse devant, et lui dit qu'on vient d'exceder la vitesse de surchauffe. Pour preuve, je lui demande de toucher la fenetre avant, qu'elle constate assez chaude. Nous lui disons ensuite que par procedure, elle doit aller a l'arriere et verifier qu'aucune des fenetres de cabine ne soit chaude... La plupart du temps, certains passagers aidaient l'hotesse a verifier!!
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Flo_dr400
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Je retiens le coup de la surchauffe des glaces, dommage qu'on n'embauche plus, on se marrait bien avec les nouveaux PNC !
Allez, le coup de l'analyse d'urine, que j'ai participé à faire à une jeune hôtesse :
Départ du dernier vol de la journée, on invite l'hôtesse au poste pour le décollage. Au préalable on a prévenu le reste de l'équipage et on a tapé un faux message acars comme s'il provenait de l'escale de destination et disant en gros " Vous informons présence GTA à l'arrivée pour contrôle urinaire PEQ selon procédure gen.sur 10.23.45. Préparez échantillons svp. Signé Michel, escale XXX".
Durant le roulage départ, avec l'hôtesse au poste, je trifouille le MCDU et imprime discrétement l'acars en question. Je prends le papier, le lis à haute voix et nous partons dans une bordée de jurons avec le captain "ils nous cassent les c... J'en ai déjà eu un il y a un mois, etc..." Puis nous donnons le message à l'hôtesse en lui disant de le filer à la cc quand elle repartira en cabine après le décollage.
La cc lui explique donc qu'elle doit préparer un échantillon d'urine en notant son nom sur un gobelet plastique et en faisant pipi dedans durant le vol, pour que ce soit prêt à l'arrivée. Puis les PNC préparent discrètement des gobelets pour tout le reste de l'équipage avec un mélange de jus de pomme et de thé.
A l'arrivée, après le débarquement, nous restons dans l'avion pour soi-disant attendre les gendarmes, tout le monde avec son "échantillon" à la main. Évidemment comme personne ne vient, au bout de quelques minutes le captain dit qu'il en a marre d'attendre et qu'on n'a qu'à partir en jetant les échantillons. Là je dis que c'est impossible, les toilettes ont été vidangées, on ne peut plus rien jeter sans foutre un gros bazar dans les circuits. Que faire ? Tout le monde se regarde...
Les PNC disent "ah non pas encore, je l'ai déjà fait une fois, c'est dégueulasse,..." Le captain répond : " pas le choix, il faut s'en débarrasser, ce n'est qu'un mauvais moment à passer" et tout le monde s'accorde sur le fait qu'il va falloir boire les échantillons pour effacer toute trace. En général c'est là que la tête de l'hôtesse est la meilleure !
Et tout le monde vide son verre cul sec, évidemment la nouvelle est outrée et hésitera en regardant son gobelet d'urine, le conflit dans sa tête est terrible... Il convient évidemment de l'empêcher de boire son gobelet, sinon ce n'est plus drôle mais franchement salaud...
Allez, le coup de l'analyse d'urine, que j'ai participé à faire à une jeune hôtesse :
Départ du dernier vol de la journée, on invite l'hôtesse au poste pour le décollage. Au préalable on a prévenu le reste de l'équipage et on a tapé un faux message acars comme s'il provenait de l'escale de destination et disant en gros " Vous informons présence GTA à l'arrivée pour contrôle urinaire PEQ selon procédure gen.sur 10.23.45. Préparez échantillons svp. Signé Michel, escale XXX".
Durant le roulage départ, avec l'hôtesse au poste, je trifouille le MCDU et imprime discrétement l'acars en question. Je prends le papier, le lis à haute voix et nous partons dans une bordée de jurons avec le captain "ils nous cassent les c... J'en ai déjà eu un il y a un mois, etc..." Puis nous donnons le message à l'hôtesse en lui disant de le filer à la cc quand elle repartira en cabine après le décollage.
La cc lui explique donc qu'elle doit préparer un échantillon d'urine en notant son nom sur un gobelet plastique et en faisant pipi dedans durant le vol, pour que ce soit prêt à l'arrivée. Puis les PNC préparent discrètement des gobelets pour tout le reste de l'équipage avec un mélange de jus de pomme et de thé.
A l'arrivée, après le débarquement, nous restons dans l'avion pour soi-disant attendre les gendarmes, tout le monde avec son "échantillon" à la main. Évidemment comme personne ne vient, au bout de quelques minutes le captain dit qu'il en a marre d'attendre et qu'on n'a qu'à partir en jetant les échantillons. Là je dis que c'est impossible, les toilettes ont été vidangées, on ne peut plus rien jeter sans foutre un gros bazar dans les circuits. Que faire ? Tout le monde se regarde...
Les PNC disent "ah non pas encore, je l'ai déjà fait une fois, c'est dégueulasse,..." Le captain répond : " pas le choix, il faut s'en débarrasser, ce n'est qu'un mauvais moment à passer" et tout le monde s'accorde sur le fait qu'il va falloir boire les échantillons pour effacer toute trace. En général c'est là que la tête de l'hôtesse est la meilleure !
Et tout le monde vide son verre cul sec, évidemment la nouvelle est outrée et hésitera en regardant son gobelet d'urine, le conflit dans sa tête est terrible... Il convient évidemment de l'empêcher de boire son gobelet, sinon ce n'est plus drôle mais franchement salaud...
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