Pilote de ligne via une prépa intégrée?
Modérateur : Big Brother
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Auteur du sujetLima Oscar Uniform
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Pilote de ligne via une prépa intégrée?
Salut tout le monde!
Voila, en terminale S cette année je fais face à un cruel dilemme : l'orientation post-bac je m'explique :
Je voulais à la base faire une classe prépa standard, MPSI de préférence, de façon à tenter ma chance à l'ENAC EPL/S en maths sup', puis de retenter le concours en maths spé en cas d'échec (probable) avec les KD air france en bonus, plus le lot habituel de concours du taupin moyen. J'avais notamment en tête le projet de tenter Supaéro si je butais vraiment sur les concours PL, jusqu'à ce que j'apprenne que cette magnifique école fait partie de la banque Mines Ponts (no comment...).
Il se trouve cependant qu'à part Supaéro, l'ENSICA, l'ENAC et quelques autres, il n'existe que peu d'écoles d'ingénieurs post-prépa (et donc soumises à la lotterie des concours, d'autant plus qu'il s'agit d'excellentes écoles) proposant une réelle spécialisation aéronautique. Or il se trouve que mon intérêt pour l'informatique, le bâtiment ou la chimie (autant de spécialisations où les écoles sont légions) se situe à des années lumières de celui que je cultive pour l'aéronautique.
il m'est donc récemment venu à l'esprit une autre option : intégrer une école d'ingé aéronautiques directement après le bac, à savoir l'ESTACA ou l'IPSA, ce qui donne l'assurance de ne pas se retouver dans une filière que l'on ne souhaite pas intégrer.
Deux détails à souligner cependant :
Premièrement, ces deux écoles sont privées et donc CHERES (environ 6000 euros par an pour les seuls frais de scolarité). Ma première question, s'adressant à des potentiels élèves ou anciens élèves est donc : la formation proposée par ces deux écoles est-elle réellement de qualité, ou tout du moins à la hauteur du lourd investissement qui est loin d'être à la portée de tout le monde ? Cas particulier de l'ESTACA qui n'est pas une école aéronautique à part entière : est-on certain de pouvoir décrocher la filière aéronautique (ou au moins espace) sans être relégué à l'automobile parce qu'on est pas major de promo?
Deuxième chose et pas des moindres : mon objectif prioritaire reste l'intégration de l'ENAC EPl ou des cadets. Je veux réellement être pilote et ne désire sacrifier aucune chance pour atteindre cet objectif en vue d'une éventuelle formation "de secours". Ma question est donc : a t-on autant de chance d'intégrer les formations de pilote en suivant une prépa intégrée où le programme (notamment en maths physique) n'est pas le même que celui d'une prépa classique?
Merci d'avance pour vos réponses !
Voila, en terminale S cette année je fais face à un cruel dilemme : l'orientation post-bac je m'explique :
Je voulais à la base faire une classe prépa standard, MPSI de préférence, de façon à tenter ma chance à l'ENAC EPL/S en maths sup', puis de retenter le concours en maths spé en cas d'échec (probable) avec les KD air france en bonus, plus le lot habituel de concours du taupin moyen. J'avais notamment en tête le projet de tenter Supaéro si je butais vraiment sur les concours PL, jusqu'à ce que j'apprenne que cette magnifique école fait partie de la banque Mines Ponts (no comment...).
Il se trouve cependant qu'à part Supaéro, l'ENSICA, l'ENAC et quelques autres, il n'existe que peu d'écoles d'ingénieurs post-prépa (et donc soumises à la lotterie des concours, d'autant plus qu'il s'agit d'excellentes écoles) proposant une réelle spécialisation aéronautique. Or il se trouve que mon intérêt pour l'informatique, le bâtiment ou la chimie (autant de spécialisations où les écoles sont légions) se situe à des années lumières de celui que je cultive pour l'aéronautique.
il m'est donc récemment venu à l'esprit une autre option : intégrer une école d'ingé aéronautiques directement après le bac, à savoir l'ESTACA ou l'IPSA, ce qui donne l'assurance de ne pas se retouver dans une filière que l'on ne souhaite pas intégrer.
Deux détails à souligner cependant :
Premièrement, ces deux écoles sont privées et donc CHERES (environ 6000 euros par an pour les seuls frais de scolarité). Ma première question, s'adressant à des potentiels élèves ou anciens élèves est donc : la formation proposée par ces deux écoles est-elle réellement de qualité, ou tout du moins à la hauteur du lourd investissement qui est loin d'être à la portée de tout le monde ? Cas particulier de l'ESTACA qui n'est pas une école aéronautique à part entière : est-on certain de pouvoir décrocher la filière aéronautique (ou au moins espace) sans être relégué à l'automobile parce qu'on est pas major de promo?
Deuxième chose et pas des moindres : mon objectif prioritaire reste l'intégration de l'ENAC EPl ou des cadets. Je veux réellement être pilote et ne désire sacrifier aucune chance pour atteindre cet objectif en vue d'une éventuelle formation "de secours". Ma question est donc : a t-on autant de chance d'intégrer les formations de pilote en suivant une prépa intégrée où le programme (notamment en maths physique) n'est pas le même que celui d'une prépa classique?
Merci d'avance pour vos réponses !
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Pilot's wings
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salut a toi,
je vais te donner mon avis, et je pense que c'est celui qui te posera le moins de souci, et t'ouvrira le plus de voie possible:
Tu bosses cette année en terminale pour intégrer une prepa classique, donne toi les moyens d'y arriver.
C'est sur que tout dépend après de ton niveau, du lycée ou t'es etc...
En tout cas cette option aura l'avantage de te permettre d'économiser au min 6000€ et au max 12 000 € sur les 36 000€ que compte une formation complète a l'ESTACA.
C'est une chance de pouvoir intégrer une sup (enseignement assez general au niveau scientifique, préparation gratos au concours EPL), essaies de la saisir, c'est toujours ça de gagner.
Cela dit, si tu n'y parviens pas, tu peux certes essayer l'ESTACA, sans la aussi se faire trop d'illusions en croyant que ce sera simple d'intégrer la branche aero de l'école...
Au final, on en revient au même point, le travail...
je vais te donner mon avis, et je pense que c'est celui qui te posera le moins de souci, et t'ouvrira le plus de voie possible:
Tu bosses cette année en terminale pour intégrer une prepa classique, donne toi les moyens d'y arriver.
C'est sur que tout dépend après de ton niveau, du lycée ou t'es etc...
En tout cas cette option aura l'avantage de te permettre d'économiser au min 6000€ et au max 12 000 € sur les 36 000€ que compte une formation complète a l'ESTACA.
C'est une chance de pouvoir intégrer une sup (enseignement assez general au niveau scientifique, préparation gratos au concours EPL), essaies de la saisir, c'est toujours ça de gagner.
Cela dit, si tu n'y parviens pas, tu peux certes essayer l'ESTACA, sans la aussi se faire trop d'illusions en croyant que ce sera simple d'intégrer la branche aero de l'école...
Au final, on en revient au même point, le travail...
Never point your airplane someplace your brain hasn't been 5 minutes earlier
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Air France One
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J'ai relevé quelques contradictions dans ton message (super bien écrit en passant).
Notamment quand tu dis que tu
C'est la voie la plus sûre et qui t'offre le plus de chances d'accéder à l'ENAC. Après ça, il sera toujours temps de te poser la question de la roue de secours, et je suppose que l'IPSA/ESTACA recrutent en 3ème année donc il ne sera pas trop tard !
Mais il n'y a pas que ces écoles, il existe d'autres écoles généralistes qui te permettront à coup sûr de bosser dans l'aéronautique plus tard (Achats/ Logistique /etc...). Et le fait d'intégrer une école te permettra d'obtenir un diplôme sur lequel tu pourra compter en cas d'un éventuel pépin médical (je ne le souhaite à personne mais ça arrive).
Pour ma part, j'ai intégré une école directement après le BAC.
Points négatifs : quelques points du programme de SUP n'ont pas été abordés, pas très grave pour les révisions. De plus, à la différence d'une prépa., aucune aide pour préparer le concours et il faut s'employer pour bosser seul les Maths/Physique imbuvables.
Points positifs : super ambiance de promo. loin de la compétition qu'on connaît dans certaines prépas. Déjà passé quelques stages dans des boîtes prestigieuses d'aéronautique, cela apportant une certaine ouverture d'esprit et une connaissance des techniques utilisées dans le milieu. Enfin, préparation des Cadets Air France à son rythme sans précipiter la candidature par manque de maturité.
J'espère que ça pourra t'aider dans ton choix...
Notamment quand tu dis que tu
, je ne vois pas pourquoi tu te poses la question de préparer une voie de secours. A la limite pour quelqu'un en 5/2 qui vient de louper le concours une fois de plus mais pour toi qui t'apprêtes à accéder aux études supérieures, une seule préoccupation : fonces en prépa !veux réellement être pilote et ne désire sacrifier aucune chance
C'est la voie la plus sûre et qui t'offre le plus de chances d'accéder à l'ENAC. Après ça, il sera toujours temps de te poser la question de la roue de secours, et je suppose que l'IPSA/ESTACA recrutent en 3ème année donc il ne sera pas trop tard !
Mais il n'y a pas que ces écoles, il existe d'autres écoles généralistes qui te permettront à coup sûr de bosser dans l'aéronautique plus tard (Achats/ Logistique /etc...). Et le fait d'intégrer une école te permettra d'obtenir un diplôme sur lequel tu pourra compter en cas d'un éventuel pépin médical (je ne le souhaite à personne mais ça arrive).
Pour ma part, j'ai intégré une école directement après le BAC.
Points négatifs : quelques points du programme de SUP n'ont pas été abordés, pas très grave pour les révisions. De plus, à la différence d'une prépa., aucune aide pour préparer le concours et il faut s'employer pour bosser seul les Maths/Physique imbuvables.
Points positifs : super ambiance de promo. loin de la compétition qu'on connaît dans certaines prépas. Déjà passé quelques stages dans des boîtes prestigieuses d'aéronautique, cela apportant une certaine ouverture d'esprit et une connaissance des techniques utilisées dans le milieu. Enfin, préparation des Cadets Air France à son rythme sans précipiter la candidature par manque de maturité.
J'espère que ça pourra t'aider dans ton choix...
L'ESTACA recrute extrèmement peu en 3ème année, et compte tenu profils ayant le plus de succès aux Cadets, je pense qu'il vaut mieux directement rentrer dans une école d'ingénieurs spécialisés, c'est un + au dossier et un bon filet de rattrapage.
La prépa en soit n'apporte absolument rien, le niveau des écrits de l'ENAC est largement atteignable sans passer par une prépa scolaire. J'ai du mal à comprendre pourquoi vous êtes obsédés par les classes prépa dont l'enseignement n'apporte rien par rapport aux concours aéronautiques cadets/ENAC.
La prépa en soit n'apporte absolument rien, le niveau des écrits de l'ENAC est largement atteignable sans passer par une prépa scolaire. J'ai du mal à comprendre pourquoi vous êtes obsédés par les classes prépa dont l'enseignement n'apporte rien par rapport aux concours aéronautiques cadets/ENAC.
Pour ce qui est du "retour anciens élèves", j'ai trouvé mon job 5 mois avant de sortir de l'école, et c'est le cas de tous les élèves sérieux de l'école.
De plus l'école est très en contact avec les entreprises et adapte constamment son enseignement, il est désormais obligatoire de faire un semestre à l'étranger et les partenariats se font avec des universités très réputées. Seul regret: on ne peut pas encore passer une année complète à l'étranger.
Nous sommes très réputés dans les entreprises.
Ca ne te donnera pas la carrière d'une école de classe 1 (si tu restes en France) mais en France on est assez (très) cons sur ce plan là.
De plus l'école est très en contact avec les entreprises et adapte constamment son enseignement, il est désormais obligatoire de faire un semestre à l'étranger et les partenariats se font avec des universités très réputées. Seul regret: on ne peut pas encore passer une année complète à l'étranger.
Nous sommes très réputés dans les entreprises.
Ca ne te donnera pas la carrière d'une école de classe 1 (si tu restes en France) mais en France on est assez (très) cons sur ce plan là.
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Scrabouligou
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Je n'ai pas fait de prépa intégrée, ceci dit l'expérience que j'ai me permet d'apporter certains éléments :
La prépa classique est celle qui fournira les meilleurs armes pour l'écrit de l'ENAC : la prépa intégrée est déjà spécialisée, l'écrit de l'ENAC se cale sur le programme des prépa classiques. Je ne dis pas que c'est impossible en faisant une prépa intégrée (qui fournit certes quasiment le même programme que les prépa classiques) je dis que l'optimum est une prépa classique.
Par ailleurs niveaux connaissances pures, être au top pour l'écrit de l'ENAC est important : ça permet de réduire pas mal les chances de se retrouver en liste complémentaire, au-delà d'être simplement admissible.
Quant au filet de rattrapage, généralement toute école d'ingénieur est un bon filet de rattrapage.
Bref, je pense qu'une prépa classique est ce que je considèrerais comme l'optimum de manière générale pour s'orienter vers les concours pilotes, mais il ne faut surtout pas voir tout noir ou tout blanc telle ou telle orientation, ça influence tellement peu par rapport aux qualités qu'il faut développer et démontrer pour des sélections pilote, et à la cohérence du projet qu'il faut mener !
La prépa classique est celle qui fournira les meilleurs armes pour l'écrit de l'ENAC : la prépa intégrée est déjà spécialisée, l'écrit de l'ENAC se cale sur le programme des prépa classiques. Je ne dis pas que c'est impossible en faisant une prépa intégrée (qui fournit certes quasiment le même programme que les prépa classiques) je dis que l'optimum est une prépa classique.
La prépa n'apporte pas que des connaissances, elle apporte aussi des méthodes, en particulier dans les prépas classiques : capacités d'analyse, rapidité de réflexion, gestion du stress, etc, autant de qualités plutôt recherchées pour le métier de pilote.Fred95 a écrit : La prépa en soit n'apporte absolument rien, le niveau des écrits de l'ENAC est largement atteignable sans passer par une prépa scolaire. J'ai du mal à comprendre pourquoi vous êtes obsédés par les classes prépa dont l'enseignement n'apporte rien par rapport aux concours aéronautiques cadets/ENAC.
Par ailleurs niveaux connaissances pures, être au top pour l'écrit de l'ENAC est important : ça permet de réduire pas mal les chances de se retrouver en liste complémentaire, au-delà d'être simplement admissible.
Je pense qu'à ce niveau il ne faut pas se focaliser sur les profils-miracle pour le concours des cadets : que tu te sois spécialisé quelques années plus tôt ou pas ne va rien changer à l'appréciation de ton dossier.Fred95 a écrit : compte tenu profils ayant le plus de succès aux Cadets, je pense qu'il vaut mieux directement rentrer dans une école d'ingénieurs spécialisés, c'est un + au dossier et un bon filet de rattrapage.
Quant au filet de rattrapage, généralement toute école d'ingénieur est un bon filet de rattrapage.
Bref, je pense qu'une prépa classique est ce que je considèrerais comme l'optimum de manière générale pour s'orienter vers les concours pilotes, mais il ne faut surtout pas voir tout noir ou tout blanc telle ou telle orientation, ça influence tellement peu par rapport aux qualités qu'il faut développer et démontrer pour des sélections pilote, et à la cohérence du projet qu'il faut mener !
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green.knight
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C'est exactement la question que je me pose de plus en plus...Pour l'instant, j'ai dépensé 10 000€ en Ecole, et il m'en reste encore 7000€ pour ma dernière année...Tout ça pour un cursus qui finalement n'apporte rien de direct pour être pilote......euh si je puis me permettre : pourquoi ne pas dépenser les mêmes 40000€ directement dans un cursus pilote, sans attendre, et être sur le marché 5 ans plus tôt.
Après, c'est encore le coup du plan B : assurer derrière, ou pas, selon les moyens qu'on a ou le goût du risque, je pense. Investir 40 000€ pour être pilote, ça ne donne pas de possibilité de faire un autre métier du tout, investir 40 000€ dans une école, ça ouvre la porte à à peu près tous les postes de cadres dans des boîtes de taille moyenne/grosse, en plus de permettre de présenter les filières gratuites et de financer un cursus autodidacte avec un salaire de cadre.
Maintenant 5 ans plus tôt sur le marché, c'est sûr que c'est non négligeable, ça donne 5 années de plus pour chercher du boulot pour le métier qu'on veut, mais faut aussi vivre pendant ces 5 années. Je dis pas que c'est pas possible, non plus...
green
L'écrit de l'ENAC c'est du bachotage pur et simple.Scrabouligou a écrit :Je n'ai pas fait de prépa intégrée, ceci dit l'expérience que j'ai me permet d'apporter certains éléments :
La prépa classique est celle qui fournira les meilleurs armes pour l'écrit de l'ENAC : la prépa intégrée est déjà spécialisée, l'écrit de l'ENAC se cale sur le programme des prépa classiques. Je ne dis pas que c'est impossible en faisant une prépa intégrée (qui fournit certes quasiment le même programme que les prépa classiques) je dis que l'optimum est une prépa classique.
Par ailleurs niveaux connaissances pures, être au top pour l'écrit de l'ENAC est important : ça permet de réduire pas mal les chances de se retrouver en liste complémentaire, au-delà d'être simplement admissible.
Rien d'inaccessible pour qui veut s'en donner les moyens.
Au delà de ça, les qualités que tu cites pour la prépa sont développées exactement de la même façon en prépa intégrée, et encore plus en FAC ou tu es livré à toi même. Et oui ceux qui y survivent sont généralement bien plus autonomes...
Y'a un gros mythe de la prépa en France mais c'est surtout un mythe.
C'est pas une question de profil miracle, c'est une question de profil recruté.Je pense qu'à ce niveau il ne faut pas se focaliser sur les profils-miracle pour le concours des cadets : que tu te sois spécialisé quelques années plus tôt ou pas ne va rien changer à l'appréciation de ton dossier.
Présentement il y a eu 7 admis, sur les 7, 4 ou 5 sont diplômés et travaillent dans le secteur de l'aéronautique, dont au moins 1 avec une très forte expérience internationnale, les autres sont des admis en plein cursus d'écoles très réputées (supaéro, centrale).
C'est d'ailleurs tout à fait normal, une personne qui a un cursus fortement orienté vers l'entreprise ne peut que s'en sortir mieux en entretien qu'une personne qui n'a qu'un bagage scolaire.
Tout ça pour dire que se focaliser sur l'écrit de l'ENAC c'est bien mais ce n'est clairement pas la plus grosse barrière de compétences dans ce concours, et pour toutes les autres, la prépa n'apporte rien du tout.
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green.knight
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Hm, je suis loin d'être d'accord, pour avoir fait les deux, le niveau en prépa pure et en prépa intégrée est quand même pas le même en moyenne.Au delà de ça, les qualités que tu cites pour la prépa sont développées exactement de la même façon en prépa intégrée, et encore plus en FAC ou tu es livré à toi même. Et oui ceux qui y survivent sont généralement bien plus autonomes...
Y'a un gros mythe de la prépa en France mais c'est surtout un mythe.
De même que le niveau en école dépend aussi de ce qu'on veut en faire : je suis dans une école de commerce de niveau "moyen", mais si je bosse (ce que je fais, vu que je sais pourquoi j'y suis), je peux en ressortir avec une expérience et un niveau largement plus importants que si j'étais dans une école d'un "meilleur niveau".
Le mythe, y en a partout, mais y a aussi un fond de vérité partout...
green
Il parait que chacun a la même chance du moment qu'il répond aux critères scolaires requis (BTS, DUT, Prépa, écoles d'ingé, etc).
Mais a la lecture de ce que tu dis, il semble que le profil recherché par AF soit bien supérieur aux critères pour postuler...
Par exemple un type avec un bts me semble mal embarqué !!! Je me trompe?
Mais a la lecture de ce que tu dis, il semble que le profil recherché par AF soit bien supérieur aux critères pour postuler...
Par exemple un type avec un bts me semble mal embarqué !!! Je me trompe?
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Scrabouligou
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C'est vrai que, en restant certes très terre à terre, du point de vue simplement de la rentabilité, si on investit une somme importante dans une formation ingénieur pour finalement être pilote peu de temps après, cette somme ne sera pas rentabilisée, et il vaut mieux investir uniquement et directement dans la formation pilote.
Mais, sans critiquer aucune école, beaucoup d'écoles d'ingénieurs sont (quasiment) gratuites. Dans ce cas, les quelques années de retards que tu prends te servent à obtenir de la maturité, des connaissances assez larges, un diplôme qui t'offrira un poste plus facile et rapide à trouver que celui de pilote (hors Cadets et ENAC), une autonomie financière, et avec un peu de chance et de finesse des contacts qui accélèreront ton accession au métier de pilote.
Bon je me fais sûrement un peu l'avocat du diable, mais, toujours dans l'optique d'une formation pilote "payante", ça vaut la peine de se poser la question du parcours ingénieur avant.
Mais, sans critiquer aucune école, beaucoup d'écoles d'ingénieurs sont (quasiment) gratuites. Dans ce cas, les quelques années de retards que tu prends te servent à obtenir de la maturité, des connaissances assez larges, un diplôme qui t'offrira un poste plus facile et rapide à trouver que celui de pilote (hors Cadets et ENAC), une autonomie financière, et avec un peu de chance et de finesse des contacts qui accélèreront ton accession au métier de pilote.
Bon je me fais sûrement un peu l'avocat du diable, mais, toujours dans l'optique d'une formation pilote "payante", ça vaut la peine de se poser la question du parcours ingénieur avant.
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green.knight
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T'as des mecs qui à 17 ans feront preuve d'une grosse maturité et d'une grosse compréhension de ce qu'on recherche, alors que t'auras des mecs à 26 ans avec un double master qui resteront toujours désespérément "bloqués"...Mais dans le cas général, c'est sûr que plus de temps passé à étudier = plus de recul et de maturité, donc un profil plus adéquat pour Air France.Il parait que chacun a la même chance du moment qu'il répond aux critères scolaires requis (BTS, DUT, Prépa, écoles d'ingé, etc).
Mais a la lecture de ce que tu dis, il semble que le profil recherché par AF soit bien supérieur aux critères pour postuler...
Par exemple un type avec un bts me semble mal embarqué !!! Je me trompe?
Donc c'est parfaitement clair qu'a priori, tout le monde à les mêmes chances de se présenter à la sélection, après la capacité à la réussir dépend de chacun et de ses motivation, de son projet professionnel, de sa maturité...Et comme ses critères peuvent tendre à s'améliorer au fil du temps dans la majorité des cas, certains sont avantagés par rapport à d'autres, c'est sûr, ce qui n'empêche que les chances sont différentes : tu vas pas systématiquement te faire jeter si t'as juste un BTS (la preuve, une partie des candidats vient de ce niveau), simplement il paraît clair qu'un mec avec un diplôme BAC+5 aura plus d'armes pour défendre son dossier, que ce soit au niveau de sa présentation, de ses motivations, de sa prise de recul par rapport aux réalités du métier, etc.
green
Si tout le monde avait les même chances, le concours serait une loterie avec tirage au sort.skymember a écrit :Il parait que chacun a la même chance du moment qu'il répond aux critères scolaires requis (BTS, DUT, Prépa, écoles d'ingé, etc).
Mais a la lecture de ce que tu dis, il semble que le profil recherché par AF soit bien supérieur aux critères pour postuler...
Par exemple un type avec un bts me semble mal embarqué !!! Je me trompe?
"tout le monde a la même chance", ça veut juste dire qu'à partir du moment ou tu postules tu seras jugé de la même façon que n'importe qui, sur les même critères. Y'aura toujours des gens pour être pris alors qu'ils ont 19 ans et sont en première année de prépa, ils ont été bons et ont fait preuve de maturité c'est tout. Maintenant il est évident que certains profils donnent des atous comportementaux et ne serait-ce qu'avoir passé uen dizaine d'entretiens d'embauche permet de mieux gérer ce genre de situations.
C'est tout à fait vrai, mais ça n'a pas de rapport avec ce que je dis.Hm, je suis loin d'être d'accord, pour avoir fait les deux, le niveau en prépa pure et en prépa intégrée est quand même pas le même en moyenne.
Le niveau que tu obtiens en prépa il te sert si tu veux rentrer aux Mines/Centrales/Polytech, pas à AF ni à l'ENAC.
Ce n'est pas parce que ton cursus ne te mène pas à ce niveau de théorie (parce que c'est bien de cela qu'il s'agit) que tu ne développe pas tes compétences de travail et d'autonomie.
A mon avis il vaut mieux faire preuve de bon sens, et ça c'est plutôt la physique et les sciences appliquées qui te le donnent. Savoir démontrer qu'on a affaire à un holomorphisme de je ne sais plus quoi n'aide pas trop face à un EFG.
D'ailleurs quand je vois des gens en prépa qui sont littéralement paniqués (c'est le mot), par l'épreuve de maths qui est pourtant la seule qui mérite d'être bachotée, je me pose de sérieuses questions.
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green.knight
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Si, si, je parle pas seulement d'un niveau global, je parle d'un niveau aussi en ce qui concerne le passage de tests psychotechniques.C'est tout à fait vrai, mais ça n'a pas de rapport avec ce que je dis.
Perso, je dis que subsidiairement, le fait de faire une prépa généraliste donne de meilleures armes que de faire une prépa intégrée pour pouvoir réagir efficacement pendant les tests psychotechniques.
Maintenant chacun son expérience...
green
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Scrabouligou
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Oui je suis d'accord avec toi, tu peux bien sûr réussir le concours du moment tu as le bagage. N'empêche qu'en prépa classique, les profs vont te mettre la pression comme il faut pour te faire ingurgiter le programme, et à la différence des prépas intégrées, elles vont justement te préparer aux concours, y compris celui de l'ENAC, toutes leur ressources sont orientées pour ça. Personnellement je ne sais pas comment réagiraient les profs de l'ESTACA si tu leur dit en première année "je m'intéresse surtout au concours ENAC, pas trop aux enseignements ESTACA pour l'instant, alors j'aimerais bien que vous m'y prépariez à fond s'il vous plaît pour que je puisse éventuellement partir en fin d'année".Fred95 a écrit :
L'écrit de l'ENAC c'est du bachotage pur et simple.
Rien d'inaccessible pour qui veut s'en donner les moyens.
Alors, certes les sup et spé classiques ne te donnent que des connaissances théoriques. Mais je trouve que c'est plus facile de développer soit même les autres qualités d'un pilote que d'apprendre les maths de prépa.
Il faudrait arrêter de prendre les chiffres dans le mauvais sens. Combien de profils du même type (diplômé et travaillant dans le secteur aéro) n'ont pas été pris ? J'en fait parti (accessoirement j'étais dans la même cession que toi cette année si tu te souviens), et crois-moi que l'expérience aéronautique, l'expérience de l'entreprise, de l'international et tous cette sorte d'avantages faisaient partie, entre autres, de mes arguments.Fred95 a écrit :
C'est pas une question de profil miracle, c'est une question de profil recruté.
Présentement il y a eu 7 admis, sur les 7, 4 ou 5 sont diplômés et travaillent dans le secteur de l'aéronautique, dont au moins 1 avec une très forte expérience internationnale, les autres sont des admis en plein cursus d'écoles très réputées (supaéro, centrale).
C'est d'ailleurs tout à fait normal, une personne qui a un cursus fortement orienté vers l'entreprise ne peut que s'en sortir mieux en entretien qu'une personne qui n'a qu'un bagage scolaire.
Air France, pour ses cadets, ne cherche pas des ingénieurs en aéronautique ayant une expérience internationale, elle cherche des personnes aptes à travailler dans leur cockpit. Il se trouve que ce type de personne passe souvent par le cursus ingénieur d'école réputée avec expérience internationale et qu'on en retrouve donc pas mal en tant que cadets. Mais la carte ingénieur aéro avec tous les avantages annexe ne garantie en rien la réussite aux sélections Cadets. Et ces soit-disant avantages ne sont pas examinés en tant que tel pendant la sélection.
Les prépa préparent aux écrits de l'ENAC et ce n'est pas la partie la plus dure.
En revanche, je te mets au défi de trouver une prépa qui prépare aux psychotechniques et aux psychomoteurs de l'ENAC :p
C'est pour ça que je pense que ce choix, par rapport aux écrits, est un non choix.
Green, je ne vois pas trop en quoi le fait de faire une prépa aide pour les psychotechs mais si tu y as trouvé ton compte c'est l'essentiel.
Pour ce qui est de la pression, je te rassure, en 1ère année d'ESTACA c'est quelque chose aussi, n'allez pas croire que prépa intégrée veut dire facile.
Pour ce qui est de la FAC, pour peu que tu sois sérieux, la pression est plus intense qu'en prépa, tout simplement parce que tu es totalement lâché et que personne ne sera derrière tes fesses pour te remonter, ce qui en soit est quelque chose qui me rassure plus qu'autre chose. Quand je suis allé en FAC, je savais que personne ne viendrait me voir en cas de problèmes et pour quelqu'un comme moi qui attache beaucoup d'importance à la réussite et qui a tendance à mettre la barrière de compétence bien plus haut qu'elle ne l'est réellement, ça a représenté une différence certaine par rapport à l'école.
En revanche, je te mets au défi de trouver une prépa qui prépare aux psychotechniques et aux psychomoteurs de l'ENAC :p
C'est pour ça que je pense que ce choix, par rapport aux écrits, est un non choix.
Green, je ne vois pas trop en quoi le fait de faire une prépa aide pour les psychotechs mais si tu y as trouvé ton compte c'est l'essentiel.
Pour ce qui est de la pression, je te rassure, en 1ère année d'ESTACA c'est quelque chose aussi, n'allez pas croire que prépa intégrée veut dire facile.
Pour ce qui est de la FAC, pour peu que tu sois sérieux, la pression est plus intense qu'en prépa, tout simplement parce que tu es totalement lâché et que personne ne sera derrière tes fesses pour te remonter, ce qui en soit est quelque chose qui me rassure plus qu'autre chose. Quand je suis allé en FAC, je savais que personne ne viendrait me voir en cas de problèmes et pour quelqu'un comme moi qui attache beaucoup d'importance à la réussite et qui a tendance à mettre la barrière de compétence bien plus haut qu'elle ne l'est réellement, ça a représenté une différence certaine par rapport à l'école.
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green.knight
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Je n'ai jamais bossé en Sup ou en Spé, et personne n'est jamais venu sur mon dos pour me dire "bosse plus".
Pourtant la prépa classique m'a donné les armes pour les psychotechs niveau rigueur et "capacité d'analyse" (je mets entre guillemets parce que c'est pas exactement ça dont on a besoin en psychotechs).
Et comme je disais, la pression qu'on a en prépa intégrée est largement de la pression qu'on a en prépa classique, d'où ma position comme quoi la prépa classique est meilleure que la prépa intégrée pour préparer l'EPL.
Et je parlais justement de préparation aux psychotechs à un niveau subsidiaire parce que comme tu le dis, aucune prépa ne prépare aux psychotechs/psychomoteurs.
Quand j'étais en fac, je savais que personne n'était derrière moi, je voulais réussir (enfin, un peu...
), mais c'était loin d'être aussi chiant qu'en prépa...
Et je te rassure, on est pas en train de se faire un contest, je suis dans la même mentalité que toi, je me prends souvent la tête à croire que c'est un niveau plus élevé que le niveau réel qui est requis...
Mais la prépa généraliste est plus formatrice pour le concours d'EPL, je persiste.
green
Pourtant la prépa classique m'a donné les armes pour les psychotechs niveau rigueur et "capacité d'analyse" (je mets entre guillemets parce que c'est pas exactement ça dont on a besoin en psychotechs).
Et comme je disais, la pression qu'on a en prépa intégrée est largement de la pression qu'on a en prépa classique, d'où ma position comme quoi la prépa classique est meilleure que la prépa intégrée pour préparer l'EPL.
Et je parlais justement de préparation aux psychotechs à un niveau subsidiaire parce que comme tu le dis, aucune prépa ne prépare aux psychotechs/psychomoteurs.
Quand j'étais en fac, je savais que personne n'était derrière moi, je voulais réussir (enfin, un peu...
Et je te rassure, on est pas en train de se faire un contest, je suis dans la même mentalité que toi, je me prends souvent la tête à croire que c'est un niveau plus élevé que le niveau réel qui est requis...
Mais la prépa généraliste est plus formatrice pour le concours d'EPL, je persiste.
green
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Si, à peu près n'importe quel métier du côté opérationnel du secteur aéro... quitte à faire une petite reconversion si nécessaire, mais bon, rien de radical. Puis, hors perte du médical, la question ne se justifie même pas, si t'es CPL IR ME et que t'es vraiment motivé, tu trouveras du boulot, fut-ce à l'étranger sur des petites machines pour un salaire modeste, mais tu en trouveras et tu grimperas petit à petit.Investir 40 000€ pour être pilote, ça ne donne pas de possibilité de faire un autre métier du tout,
Ouais, à 30 ans, quand tu as envie de te poser, que ta copine te fait comprendre que c'est bien gentil tout ça mais il serait temps de s'engager un peu plus, que ton employeur te met la pression parce que t'es cadre et que bon, t'as pas que ça à faire de bosser l'ATPL au boulot, et chez toi le soir t'as ni le temps ni la motivation.... bref c'est pas la panacée non plus.investir 40 000€ dans une école, ça ouvre la porte à à peu près tous les postes de cadres dans des boîtes de taille moyenne/grosse, en plus de permettre de présenter les filières gratuites et de financer un cursus autodidacte avec un salaire de cadre.
Plus j'y pense et plus je me dis que le mieux c'est quand même de le faire tant qu'on a les parents derrière, pas de pression, pas d'impératifs familiaux,... dans la mesure du possible naturellement.
Oui enfin t'aurais du tout autant vivre ces 5 années si t'avais été en école d'ingé... alors que là t'as une qualification, tu cherches du boulot, éventuellement tu touches les assedic le temps de trouver un contrat, etc etc.Maintenant 5 ans plus tôt sur le marché, c'est sûr que c'est non négligeable, ça donne 5 années de plus pour chercher du boulot pour le métier qu'on veut, mais faut aussi vivre pendant ces 5 années. Je dis pas que c'est pas possible, non plus...
Bon, par contre, faire 2 ans de prépa après le bac pour tenter les filières gratuites, c'est évidemment à conseiller pour ceux qui ont le niveau : ça serait dommage de s'en priver, et c'est pas plus mal aussi pour la maturité. Et les écoles d'ingé gratuites et de très haut niveau, autant sauter sur l'occasion aussi, c'est sûr... c'est juste l'aspect "40000€ à dépenser pour une école d'ingé alors que je veux être pilote" qui me dérange.
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