calcul de la dérive en vol
Modérateur : Big Brother
calcul de la dérive en vol
Bonsoir à tous,
En vol, lorsque vous calculez la dérive, faites vous le calcul précisément (avec le sinus de l'angle au vent) ou est ce que vous le faite à la louche (par rapport à la dérive max) genre :
"on a 15° de dérive max, on suit le cap 200, le vends vient du 150, bon allez on va prendre à peu prêt le 190"
En vol, lorsque vous calculez la dérive, faites vous le calcul précisément (avec le sinus de l'angle au vent) ou est ce que vous le faite à la louche (par rapport à la dérive max) genre :
"on a 15° de dérive max, on suit le cap 200, le vends vient du 150, bon allez on va prendre à peu prêt le 190"
C'est à la louche avec le sinus
dans ton exemple X= 15 et l'angle au vent de 50° (sin 50 = 50/100 +0,2 soit 0,7 de façon approximative et cos 50 = 1,3 - sin soit 0,6 )
donc 15*0,7 = 10,5 donc je prends effectivement Cc 190 avec un retard sur le log de 15 * 0,6 soit 9 sec /mn de vol (3 mn pour 20 mn)
Le tout de façon approximative car je ne pense pas être capable de tenir mon cap au degré près. Ça donne une première idée qui sera corrigée lors de la première branche du log.
La précision suppose que tu tiennes ton cap, ton altitude (pour tenir ta vitesse). Que le vent qui te te servira à calculer X (W*Fb) soit juste lui aussi ...
Autant d'incertitude qui rendent la précision inutile à notre niveau (en tout cas au mien).
dans ton exemple X= 15 et l'angle au vent de 50° (sin 50 = 50/100 +0,2 soit 0,7 de façon approximative et cos 50 = 1,3 - sin soit 0,6 )
donc 15*0,7 = 10,5 donc je prends effectivement Cc 190 avec un retard sur le log de 15 * 0,6 soit 9 sec /mn de vol (3 mn pour 20 mn)
Le tout de façon approximative car je ne pense pas être capable de tenir mon cap au degré près. Ça donne une première idée qui sera corrigée lors de la première branche du log.
La précision suppose que tu tiennes ton cap, ton altitude (pour tenir ta vitesse). Que le vent qui te te servira à calculer X (W*Fb) soit juste lui aussi ...
Autant d'incertitude qui rendent la précision inutile à notre niveau (en tout cas au mien).
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Scrabouligou
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Sinon un autre calcul est de prendre sin(a) = a/60 et sin(a) = 1 au delà de 60°. Cette formule est une excellente approximation au angles inférieurs à 45° et ce n'est pas compliqué de faire la division par 60 en se basant sur l'image d'une horloge (15/60 = 0.25 équivalent d'1/4 d'heure, etc)
Enfin comme toujours dans ce genre de calcul, c'est chacun sa méthode car chacun a sa façon de tourner les calculs dans sa tête.
Enfin comme toujours dans ce genre de calcul, c'est chacun sa méthode car chacun a sa façon de tourner les calculs dans sa tête.
Autant je me sers de ces formules au sol pour estimer grosso-modo la dérive que je vais avoir en vol, autant une fois en l'air il ne me viendrais pas à l'idée de calculer un sinus....
Comme Fred95, un cap, un repère, on laisse passer 10 secondes, et on voit très bien si on compense assez le vent, pas besoin d'avoir sa TI-92...
Comme Fred95, un cap, un repère, on laisse passer 10 secondes, et on voit très bien si on compense assez le vent, pas besoin d'avoir sa TI-92...
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SR71_Blackbird
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Scrabouligou
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Faut pas croire que "sinus" est un gros motGoshiz a écrit :autant une fois en l'air il ne me viendrais pas à l'idée de calculer un sinus....
Comme Fred95, un cap, un repère, on laisse passer 10 secondes, et on voit très bien si on compense assez le vent, pas besoin d'avoir sa TI-92...
Pas mal du tout cette méthode !SR71_Blackbird a écrit :pour éviter de se prendre la tête avec la trigo en plein vol, une méthode est d'utiliser la règle des tiers arrondis.
vous calculez la dérive max avec le Fb et le Vw, puis en fonction de la direction du vent vous appliquez la règle des tiers arrondis. Idem pour le vent effectif.
Je comprends ton point de vue mais estimer la provenance à 10° près, et la force à 5knots près d'un vent sachant qu'il n'est pas forcement constant sur la route pour ensuite faire des calculs avec des arrondis supplémentaires sur des calculs de sinus simplifiés me laisse à penser que je peux faire dire tout et n'importe quoi au résultat.Scrabouligou a écrit :Faut pas croire que "sinus" est un gros motGoshiz a écrit :autant une fois en l'air il ne me viendrais pas à l'idée de calculer un sinus....
Comme Fred95, un cap, un repère, on laisse passer 10 secondes, et on voit très bien si on compense assez le vent, pas besoin d'avoir sa TI-92...c'est un calcul comme un autre. Piloter en regardant dehors c'est bien et ça fait partie du VFR, mais il n'y a pas que ça. On est capable d'estimer son fuel restant, le temps qu'il nous reste à passer en l'air, etc. Alors pourquoi faire un blocage sur les calculs de dérives pas plus compliqués et qui nous permettent d'avoir une idée des paramètres à suivre autrement que par une estimation visuelle et une correction empirique ?
Autant le faire au sol avec la Wintem, les METAR et les TAF justement pour je cite "avoir une idée des paramètres à suivre". Puisque c'est bien de cela dont il s'agit, avoir une idée car tout les calculs du monde ne vous empêcheront pas d'avoir à corriger à vue le pilotage.
Sachant que corriger une dérive à vue devient rapidement un automatisme, autant de ressource mentale disponible pour faire autre-chose, regarder dehors, suivre la carte, s'occuper des pré-affichages etc...etc...
Je trouve que se pré-occuper des calculs de dérive pendant le vol et une perte de temps puisque cela n'empêchera pas de devoir corriger à vue derrière.
Cet avis n'engageant que moi évidemment.
Si tu veux de la précision essaie avec un Computeur. Mais comme ta valeur de W est par nature imprécise ...c'est plutôt la méthode précise ...
De plus je te mets au défi d'utiliser un Computeur en vol solo.
Quant à être capable d'estimer sa dérive en vol sur des repères visuels , j'en doute. Je connais ma dérive parce que par rapport à ma route prévue, je me trouve au dessus d'un point remarquable sur ma carte qui permet de me rendre compte de sa valeur.
Mon premier calcul n'est qu'une indication qui permet au départ de ne pas suivre tout de suite un Cm égal à ma Rm. De toute façon, le suivi de Nav sur le Log par approximation reste la façon de faire la plus simple (surtout en solo). Si le vent est incertain ou particulièrement fort, il suffit de rapprocher ses points tournants pour se rendre compte au plus vite des écarts à corriger.
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Gaston77
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Peut-être parce que ce n'est pas la principale source d'erreur lors des vols ?Scrabouligou a écrit :Faut pas croire que "sinus" est un gros motc'est un calcul comme un autre. Piloter en regardant dehors c'est bien et ça fait partie du VFR, mais il n'y a pas que ça. On est capable d'estimer son fuel restant, le temps qu'il nous reste à passer en l'air, etc. Alors pourquoi faire un blocage sur les calculs de dérives pas plus compliqués et qui nous permettent d'avoir une idée des paramètres à suivre autrement que par une estimation visuelle et une correction empirique ?
Parce que la direction du vent et sa force sont très mal connus en vol ?
Peut-être aussi parce que suivre un cap au degré près, c'est mission impossible vu la qualité des instruments (sans parler du pilote !!!).
Ben, non, c'est pas un gros mot "sinus" (et même cosinus, si je veux) ! Mais franchement, en vol, un arrondi à 3 valeurs (0; 0,5 et 1) suffit pas mal.
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SR71_Blackbird
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C'est la méthode du SEFA (source livret instructeur).xcluzif a écrit :Pas mal du tout cette méthode !SR71_Blackbird a écrit :pour éviter de se prendre la tête avec la trigo en plein vol, une méthode est d'utiliser la règle des tiers arrondis.
vous calculez la dérive max avec le Fb et le Vw, puis en fonction de la direction du vent vous appliquez la règle des tiers arrondis. Idem pour le vent effectif.
Etant donné que la donnée vent n'est pas fiable à 100%, la précisions des instruments (stabilité, largeur de l'aiguille) et du pilote, il n'y aucun intérêt à faire le calcul au degré près. Même la méthode SEFA explicite que les cap devraient être arrondis de 5° en 5°
D'ailleurs issu du meme guide et 3 lignes au dessus de ce schéma :SR71_Blackbird a écrit : C'est la méthode du SEFA (source livret instructeur).
Etant donné que la donnée vent n'est pas fiable à 100%, la précisions des instruments (stabilité, largeur de l'aiguille) et du pilote, il n'y aucun intérêt à faire le calcul au degré près. Même la méthode SEFA explicite que les cap devraient être arrondis de 5° en 5°
Insister sur la préparation au sol pour faciliter le travail en vol.
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Scrabouligou
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Gaston77 a écrit : Peut-être parce que ce n'est pas la principale source d'erreur lors des vols ?
Parce que la direction du vent et sa force sont très mal connus en vol ?
Peut-être aussi parce que suivre un cap au degré près, c'est mission impossible vu la qualité des instruments (sans parler du pilote !!!).
Ben, non, c'est pas un gros mot "sinus" (et même cosinus, si je veux) ! Mais franchement, en vol, un arrondi à 3 valeurs (0; 0,5 et 1) suffit pas mal.
Je suis d'accord que ça ne sert à rien de faire des calculs trop précis, et que le calcul d'une dérive sert surtout à avoir une navigation propre. N'empêche qu'il faut avoir un juste milieu : si tu te dis que tu n'as pas besoin de précision parce que tes autres paramètres ne sont de toute façon pas précis, à ce moment là t'as qu'à laisser ton avion faire ce qu'il veut ... Tu lis vite fait ta boussole à 5° près, tu cales ton directionnel à 5° près, tu tiens ton cap à 5° près, tu prends une dérive à 5° près : tu as vite fait d'aller dans la direction opposée à celle que tu veux à ce rythme là !
Ca prend 10s de faire deux opérations mentalement et au moins on saura que c'est pas sur ce paramètre que la navigation va pêcher.
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Gaston77
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Nous parlons de pilotes non-pro qui peuvent venir de différents horizons, dont certains sont rebutés par le simple fait d'énoncer "sinus".Scrabouligou a écrit :Tu lis vite fait ta boussole à 5° près, tu cales ton directionnel à 5° près, tu tiens ton cap à 5°, tu prends une dérive à 5° près : tu as vite fait d'aller dans la direction opposée à celle que tu veux à ce rythme là !
Je pense sincèrement qu'il est bon de faire appel à son intelligence des quantités : le vent vient plein travers, 1/3 côté (lequel ?), 1/3 devant/derrière. Avec ça et la valeur de la dérive max calculée (faut pas abuser non plus), tu appliques une proportionnalité simple (quand on connait un minimum de trigo, pour 1/3, on prend 0,5; pour 2/3, on prend 0,8 ou 0,9 ). Après libre à toi de vérifier par le calcul littéral.
Maintenant, à chacun sa méthode, après tout !
Mes élèves qui s'amusaient à calculer une dérive au degré près en vol, ils passaient assez rapidement et brusquement sur la tranche.
Dans un avion léger et équipé "aeroclub" (conservateur de cap, petit horizon etc...) le plus important c'est d'avoir du bon sens et une idée des proportions. Je rejoins Gaston dans son propos, modulo les approximations de trigo. J'en ai connu qui n'ont aucune idée de ce qu'est un sinus, encore moins de ce que représente 90° (j'exagère à peine). Inutile d'essayer de leur faire calculer quelque chose de cet acabit là en vol. En utilisant la dérive max, un peu de jugeote et en plaçant la dérive dans le bon sens, on y arrive très bien.
Le reste c'est souvent de la littérature.
PS: spéciale dédicace aux compagnons de galère du tricot à Merville
PS2: en plus c'est totalement inutile puisque le vent est approximatif, la tenue de cap approximative, le calage du gyro approximatif. Ca ne donnera jamais un résultat précis et exact.
Dans un avion léger et équipé "aeroclub" (conservateur de cap, petit horizon etc...) le plus important c'est d'avoir du bon sens et une idée des proportions. Je rejoins Gaston dans son propos, modulo les approximations de trigo. J'en ai connu qui n'ont aucune idée de ce qu'est un sinus, encore moins de ce que représente 90° (j'exagère à peine). Inutile d'essayer de leur faire calculer quelque chose de cet acabit là en vol. En utilisant la dérive max, un peu de jugeote et en plaçant la dérive dans le bon sens, on y arrive très bien.
Le reste c'est souvent de la littérature.
PS: spéciale dédicace aux compagnons de galère du tricot à Merville
PS2: en plus c'est totalement inutile puisque le vent est approximatif, la tenue de cap approximative, le calage du gyro approximatif. Ca ne donnera jamais un résultat précis et exact.
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