Néanmoins, la réduction de cette part de rejet de gaz à effet de serre du transport aérien doit rester un objectif à consolider.
Pour raisons financières (malheureusement la raison numéro un) l'actualité (et le futur) c'est des avions de forte capacité, quitte à réduire les fréquences, donc déjà ça va dans le bon sens.
Les compagnies font déjà des économies carburant là où elles le peuvent et rare sont les collègues qui ne cherchent pas à optimiser le vol. Une avancée sur CDG est le développement de la Gestion Localisée des Départs visant à attribuer des créneaux aux avions afin d'attendre au parking moteurs arrêtés et non aux points d'arrêt (comme dit plus haut le roulage monomoteur avant décollage n'est pas permis, ne disposant pas de la surveillance du moteur pendant le démarrage). Toujours sur CDG, une expérimentation de CDA, (approche à descente continue permettant d'éviter les mises en paliers et donc augmentation de poussée) est en cours sur CDG et en place sur d'autres terrains, surtout aux US, mais aussi en Angleterre ou encore à Stockholm par exemple. A ce titre la compagnie SAS estime faire une éco d'environ 150 kgs de pétrole, correspondant à 500 kgs en moins de rejetés dans l'atmosphère pour chaque approche type CDA(effectuée depuis le début de descente croisière ). Ils ont ensuite estimé que si tous leurs vols pouvaient faire une CDA ça donnerait 490 tonnes de fuel économisé et 1550 tonnes de CO2 en moins.
Malheureusement la réalisation d'économies passe également par la volonté des gouvernements et administrations d'investir ce qu'il faut dans le développement de technologies plus avancées (le cas de la France). En tant que pilote nous sommes également tributaires quelquefois d'un manque de coordination entre les différents secteurs impliquant des descentes débutées trop tôt par exemple, mais il existe des réunions pilotes/contrôleurs débattant des différents problèmes et ayant pour objectif final de faire évoluer certaines attitudes et/ou procédures, tout ça prend du temps mais ça va dans le bon sens.
La réalisation d'économies passe donc également par l'énergie que chacun des intervenants (pilote, contrôleur) est prêt à dépenser pour optimiser le vol.