Bonjour à tous,
Je ne suis que petit pilote privé donc mes questions sont:
- Lors de mes vols, en pax, dans les compagnies aériennes, juste avant l'arrondi, environ 100ft-200Ft, on sent que le pilote remet un peu gaz et l'avion se remet à accélérer avant que ce derniers ne remette, cette fois-ci, les gaz au ralenti pour l'arrondi et l'atterrissage.
- A quoi est dû ce bruit, si particulier, qu'on entend sur les 777-300 (GE 90 115B), lors de la mise en route des moteurs, et d'ailleurs que je peu entendre par temps couvert à une vingtaine de Km.
Donc voilà, merci de vos lumières sur ces 2 questions
Bonne journée
@+
1 Question Atterrissage et 1 sur les GTR
Modérateur : Big Brother
Re: 1 Question Atterrissage et 1 sur les GTR
salut,Mani a écrit :Bonjour à tous,
Je ne suis que petit pilote privé donc mes questions sont:
- Lors de mes vols, en pax, dans les compagnies aériennes, juste avant l'arrondi, environ 100ft-200Ft, on sent que le pilote remet un peu gaz et l'avion se remet à accélérer avant que ce derniers ne remette, cette fois-ci, les gaz au ralenti pour l'arrondi et l'atterrissage.
- A quoi est dû ce bruit, si particulier, qu'on entend sur les 777-300 (GE 90 115B), lors de la mise en route des moteurs, et d'ailleurs que je peu entendre par temps couvert à une vingtaine de Km.
Donc voilà, merci de vos lumières sur ces 2 questions
Bonne journée
@+
je suis co-pilote sur erj donc pour le 777, je laisserai répondre les experts (flagada jones ou tofly2leretour il me semble)
sinon pour pouvoir répondre à ta première question, j'ai besoin d'un peu plus de précisions : sur combien de vols as-tu constaté ce type de variations de poussée et y avait-il de la turbulence ou pas vraiment ?
-
Auteur du sujetMani
- Elève-pilote posteur
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- Enregistré le : 06 févr. 2006, 01:00
- Localisation : Chikungunyaland
Bonjour 727,
Merci de ta réponse. J'ai constaté cela, sur 737 et 777 Air Austral, 777 AF, A310 et 330 Air Transat. J'ai déjà fait de l'ATR mais je ne m'en souviens plus.
Sur les 737, 777 UU et AF, pas mal de vent, 10-15 Kt, à chaque fois, mais pas de turbulence. Sur le 310, à Montréal pas de vent et il pleuvait. Sur le 330 à CDG beaucoup de vent ce jour là et d'ailleurs pour la petite histoire, ça a été un atterro d'homme virile...
Donc voilà, j'ai essayé d'être le plus précis
Merci et @+
Merci de ta réponse. J'ai constaté cela, sur 737 et 777 Air Austral, 777 AF, A310 et 330 Air Transat. J'ai déjà fait de l'ATR mais je ne m'en souviens plus.
Sur les 737, 777 UU et AF, pas mal de vent, 10-15 Kt, à chaque fois, mais pas de turbulence. Sur le 310, à Montréal pas de vent et il pleuvait. Sur le 330 à CDG beaucoup de vent ce jour là et d'ailleurs pour la petite histoire, ça a été un atterro d'homme virile...
Donc voilà, j'ai essayé d'être le plus précis
Merci et @+
Mani
Bonjour Mani,
Effectivement dès qu'il y a un peu de vent (plus de 10 kts) , on observe une diminution du vent relatif dès 2000 fts, où le vent géostrophique devient affecté par un phénomène de friction lié à son passage à proximité de la surface. Cette diminution se renforce quand on s'approche encore plus du sol. Donc diminution du vent relatif donc diminution de vitesse indiquée, d'où l'augmentation de poussée que tu as entendu.
De plus sur les ailes en flèche qui caractérisent les avions équipés de turboréacteurs, les vitesses d'approche se situent au "second régime" (à gauche du point d'inflexion sur le graph des trainées qui correspond à la traînée mini, c'est la traînée induite engendrée par l'apparition de la portance qui l'emporte sur cette partie-là, on est dans la décroissance de la parabole; on est également à gauche de l'incidence de finesse max sur la courbe de poussée nécessaire Tn f(Vp)). Ce régime est dit instable car toute variation de vitesse induite par une rafale par exemple ne sera pas "compensée" et au contraire "amplifiée". (J'essaie de simplifier, c'est pas évident en quelques lignes). Imagine une courbe de parabole style f(x) = x2 sur la partie gauche (descendante), où tu as la traïnée en ordonnée et la vitesse en abscisse, si une rafale fait diminuer la vitesse, la trainée induite augmente et vite puisque c'est au carré, l'augmentation de poussée pour ramener l'équilibre sera donc importante. (Et l'inverse pour une rafale qui fait augmenter la vitesse).
D'où des variations de poussée parfois importantes.
Voilà cette augmentation de poussée que tu as entendu n'est valable que lorsque le relief n'est pas trop accidenté aux alentours : sous le vent d'un relief tu auras des rotors qui peuvent au contraire créé une augmentation de vitesse ; il faut tenir également compte de la nature du sol, avec des surfaces réfléchissantes comme des parkings par exemple qui vont créer des thermiques, tu vas avoir plutôt tendance à monter et avoir le vent relatif qui augmente, donc on recherchera plutôt une diminution de poussée et une diminution d'assiette, pas trop non plus car après il y a la dégueulante, ou encore sur des terrains côtiers, il y les phénomènes de brise de terre (la nuit) ou de brise de mer (le jour) qui peuvent provoquer d'autres types de gradient de vent.
A +
Effectivement dès qu'il y a un peu de vent (plus de 10 kts) , on observe une diminution du vent relatif dès 2000 fts, où le vent géostrophique devient affecté par un phénomène de friction lié à son passage à proximité de la surface. Cette diminution se renforce quand on s'approche encore plus du sol. Donc diminution du vent relatif donc diminution de vitesse indiquée, d'où l'augmentation de poussée que tu as entendu.
De plus sur les ailes en flèche qui caractérisent les avions équipés de turboréacteurs, les vitesses d'approche se situent au "second régime" (à gauche du point d'inflexion sur le graph des trainées qui correspond à la traînée mini, c'est la traînée induite engendrée par l'apparition de la portance qui l'emporte sur cette partie-là, on est dans la décroissance de la parabole; on est également à gauche de l'incidence de finesse max sur la courbe de poussée nécessaire Tn f(Vp)). Ce régime est dit instable car toute variation de vitesse induite par une rafale par exemple ne sera pas "compensée" et au contraire "amplifiée". (J'essaie de simplifier, c'est pas évident en quelques lignes). Imagine une courbe de parabole style f(x) = x2 sur la partie gauche (descendante), où tu as la traïnée en ordonnée et la vitesse en abscisse, si une rafale fait diminuer la vitesse, la trainée induite augmente et vite puisque c'est au carré, l'augmentation de poussée pour ramener l'équilibre sera donc importante. (Et l'inverse pour une rafale qui fait augmenter la vitesse).
D'où des variations de poussée parfois importantes.
Voilà cette augmentation de poussée que tu as entendu n'est valable que lorsque le relief n'est pas trop accidenté aux alentours : sous le vent d'un relief tu auras des rotors qui peuvent au contraire créé une augmentation de vitesse ; il faut tenir également compte de la nature du sol, avec des surfaces réfléchissantes comme des parkings par exemple qui vont créer des thermiques, tu vas avoir plutôt tendance à monter et avoir le vent relatif qui augmente, donc on recherchera plutôt une diminution de poussée et une diminution d'assiette, pas trop non plus car après il y a la dégueulante, ou encore sur des terrains côtiers, il y les phénomènes de brise de terre (la nuit) ou de brise de mer (le jour) qui peuvent provoquer d'autres types de gradient de vent.
A +
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