Finger a écrit :JAimeLesAvions a écrit :J'ai été déçu par les livres Bristol (sauf Meteo)
Bristol a sortie une nouvelle version des cours pour coller à la modification des syllabus. Certes pas de gros travail de fond, mais la qualité des cours est toutefois meilleure et la cohérence globale aussi. Par contre, je ne serais pas aussi catégorique que toi, certes parfois certaines notions sont trop simplifiées, pour te permettre uniquement de réussir à l'examen mais bon les bouquins dans l'ensemble sont assez bons. Quelques sujets sont un peu bâclés, mais le contenu est très adapté pour du distance learning.
Pour ma part, j'ai juste été un peu déçu des brush-up où je trouve que l'on nous prépare uniquement pour l'examen. Les profs sont du genre "Pose pas de question, c'est comme ca, c'est ca que tu auras à l'examen, pas besoin d'aller plus loin", alors que pour moi l'examen n'est pas une fin en soi.
Pour des choses aussi simples que l'erreur du compas traditionnel en virage, ils sortent une explication totalement farfelue qui montre que le type qui a écrit ça n'a aucune notion, mais absolument aucune, des principes de base de la mécanique. C'est l'ânerie la plus flagrante, mais, notamment en instrumentation et mécanique du vol, j'ai lu des trucs totalement incompréhensibles et parfois totalement idiots. Je n'ai pas de point de comparaison, je n'ai pas lu d'autres livres de préparation à l'ATPL, mais j'espère que les autres sont mieux.
Ce que je reproche aussi c'est qu'en général, il n'y a aucune définition qui est donnée. On te parle d'un truc, on t'explique comment t'en servir, mais on ne le définit pas. Notamment les conventions de signe utilisées. Tu chercheras la définition de la déviation magnétique, une vraie définition, qui te permet de connaitre le signe.
Très peu de tableau récapitulatifs des notions abordées, etc.
Aucune démonstration des formules, même des plus simples. Ca peut quand même intéresser quelqu'un de savoir qu'une formule ne tombe pas du ciel.
Aucune cohérence dans les approximations.
En aviation on fait souvent pi=3, soit 60° par radian au lieu de 57°. C'est une bonne idée de faire ça, on ne s'écarte de la vérité que de 5% et ça simplifie grandement les calculs.
Mais chez Bristol, l'approximation n'est pas explicite, on balance la formule comme ça sans expliquer d'où elle vient. Pourquoi pas. Mais ensuite, on dit qu'il faut prendre 6080 pied par nautique, et on se trimballe des 6080/60, qui pourraient se simplifier en prenant 6000 pied par nautique, ce qui serait encore beaucoup plus précis que pi=3. Dans une même formule accepter une approximation à 5% et refuser une approximation à 1.3%, c'est incohérent. Surtout qu'après l'approximation à 5% on te calcule le résultat d'une altitude au pied près.