E-learning en Aéroclub.

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Florencio
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E-learning en Aéroclub.

Message par Florencio »

Bonjour à tous,

Mon club à décider de mettre en place une formation théorique à distance étayée par des cours au sol.

Connaissez-vous des clubs ou votre club est-il dans ce cas là ?
Mon club hésite entre la plateforme Mermoz/FFA et Aerogligli. Avez vous des avis ?
Avez-vous des conseils pour ce type de formation ?

Bonne journée,

Florencio.
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-Tomcat-
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Message par -Tomcat- »

Rien ne remplace un enseignement sur site, mais un bon support peut être très utile. Si vous prévoyez du e-learning encadré par un instructeur, ça peut être très bien. Le rôle de l'instructeur est indispensable pour situer le contexte, remettre en perspective, donner des exemples concrets applicables aux expériences des stagiaires, adapter le cours à l'auditoire, revenir sur un point mal compris, vérifier la compréhension du cours par des sondages ou des tests...
Ma plus grande crainte dans ces trucs-là, c'est qu'on en arrive à décoreller la formation théorique de la formation pratique. C'est un peu l'effet "bachotage Gligli" à plus grande échelle et appliqué officiellement par tout le monde. On perd le lien direct entre la théorie et son application pratique qu'un instructeur pouvait établir quand il faisait les deux formations en parallèle à ses stagiaires. Le théorique n'est pas une contrainte obligatoire avant la pratique, c'est le cœur de la formation, tout autant que les tours de piste. C'est sûr que c'est plus rigolo de piloter, mais faudrait savoir si la formation a pour but de se faire plaisir ou d'atteindre un standard qualitatif. J'en ai marre d'avoir des candidats en test qui sont incapables de faire un briefing correct et qui font des yeux ronds comme des billes quand je leur demande de calculer leur vitesse propre en vol.

Bref, pour revenir à ta question, mon seul conseil : ne négligez surtout pas la partie "présentielle" comme on dit, les cours au sol avec un "vrai" instructeur, c'est ce qui fait une bonne partie du niveau de l'élève au final - et en plus, au sein d'une structure, ça crée une dynamique de groupe et des liens entre les différents stagiaires. Et demandez aux instructeurs d'insister d'autant plus sur les connaissances théoriques lors des cours de navigation.

Après, Aerogligli ou Mermoz... par principe, plutôt Gligli, plus sympa et qui sera probablement beaucoup plus réactif en cas de problème, avec un bon forum comme support de questions ! mais j'ai jamais testé leur e-learning.
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JAimeLesAvions
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Message par JAimeLesAvions »

-Tomcat- a écrit :J'en ai marre d'avoir des candidats en test qui i font des yeux ronds comme des billes quand je leur demande de calculer leur vitesse propre en vol.
Il y a certainement d'autres choses plus importantes pour voler en sécurité que de savoir calculer en vol sa vitesse propre. Montes tu suffisamment haut pendant les test pour que ça ait une influence quelconque?
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-Tomcat-
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Message par -Tomcat- »

JAimeLesAvions a écrit :Il y a certainement d'autres choses plus importantes pour voler en sécurité que de savoir calculer en vol sa vitesse propre.
C'est pas parce que c'est d'une importance moindre que d'autres éléments pour la sécurité, que ça n'est pas pour autant indispensable dans la masse de connaissances qu'un candidat doit avoir le jour de son examen. Connaissances qui ne feront, pour la plupart, que s'appauvrir par la suite... A minima, à l'examen, le candidat doit comprendre ce qu'il fait et pourquoi il le fait.
En soi, le calcul est un exercice de style, mais il démontre une compréhension du phénomène, et permet par exemple d'avoir un vague espoir que le candidat soit conscient qu'il est utile de remettre en question ses habitudes le jour où lui viendra l'idée de se poser sur une piste à une altitude très différente de celle qu'il a l'habitude d'utiliser - et là, ça devient un problème de sécurité.

JAimeLesAvions a écrit :Montes tu suffisamment haut pendant les test pour que ça ait une influence quelconque?
Toujours entre 14 et 18% de la Vi dans mon coin.
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darkced
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Message par darkced »

JAimeLesAvions a écrit :
-Tomcat- a écrit :J'en ai marre d'avoir des candidats en test qui i font des yeux ronds comme des billes quand je leur demande de calculer leur vitesse propre en vol.
Il y a certainement d'autres choses plus importantes pour voler en sécurité que de savoir calculer en vol sa vitesse propre. Montes tu suffisamment haut pendant les test pour que ça ait une influence quelconque?
oui et on peut dire pareil avec la météo, la réglementation, la mécanique...

Gligli (puisqu'on en parle ici) a toujours été ma bête noire car elle a transformé un paquet d'élèves pilotes (privé ou pros d'ailleurs) en neuneus qui préfèrent enchaîner les QCM que lire un bouquin et chercher à comprendre. Et les mêmes en ATPL se jettent sur easy-ATPL et finissent frozen ATPL sans savoir expliquer pourquoi un avion, ça vole.

Il n'y a pas longtemps, on a fait un sondage avec le président de mon club, sur 8 pilotes au hasard, même des fraîchement brevetés, un seul connaissait la hauteur et le sens d'un tour de piste standard...

Sinon, pour en revenir au sujet, je n'ai pas testé le produit de Gligli, mais pour donner des éléments de réflexion sur celui de Mermoz/FFA :
- il est approuvé par la DGAC comme programme complet PPL
- il est proposé avec une banque de questions complète qui accompagne les cours
- il coûte moins cher que le Cepadues tout seul, et quasiment moitié moins cher que le Cépadues + un abonnement Gligli.

Je suis également preneur de retour si des gens ont testé les 2 !
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Dubble
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Message par Dubble »

-Tomcat- a écrit :Rien ne remplace un enseignement sur site, mais un bon support peut être très utile. Si vous prévoyez du e-learning encadré par un instructeur, ça peut être très bien. Le rôle de l'instructeur est indispensable pour situer le contexte, remettre en perspective, donner des exemples concrets applicables aux expériences des stagiaires, adapter le cours à l'auditoire, revenir sur un point mal compris, vérifier la compréhension du cours par des sondages ou des tests...
Ma plus grande crainte dans ces trucs-là, c'est qu'on en arrive à décoreller la formation théorique de la formation pratique. C'est un peu l'effet "bachotage Gligli" à plus grande échelle et appliqué officiellement par tout le monde. On perd le lien direct entre la théorie et son application pratique qu'un instructeur pouvait établir quand il faisait les deux formations en parallèle à ses stagiaires. Le théorique n'est pas une contrainte obligatoire avant la pratique, c'est le cœur de la formation, tout autant que les tours de piste. C'est sûr que c'est plus rigolo de piloter, mais faudrait savoir si la formation a pour but de se faire plaisir ou d'atteindre un standard qualitatif. J'en ai marre d'avoir des candidats en test qui sont incapables de faire un briefing correct et qui font des yeux ronds comme des billes quand je leur demande de calculer leur vitesse propre en vol.

Bref, pour revenir à ta question, mon seul conseil : ne négligez surtout pas la partie "présentielle" comme on dit, les cours au sol avec un "vrai" instructeur, c'est ce qui fait une bonne partie du niveau de l'élève au final - et en plus, au sein d'une structure, ça crée une dynamique de groupe et des liens entre les différents stagiaires. Et demandez aux instructeurs d'insister d'autant plus sur les connaissances théoriques lors des cours de navigation.

Après, Aerogligli ou Mermoz... par principe, plutôt Gligli, plus sympa et qui sera probablement beaucoup plus réactif en cas de problème, avec un bon forum comme support de questions ! mais j'ai jamais testé leur e-learning.
Pris sur le fait !!
Tu demandes d'utiliser une loi qui est exponentielle dans le cas le plus simplifié :o
Ou alors on a des tables

Question sur l'atterrissage en montagne : tu vas toujours te poser en te fiant à la v indiquée, donc quel intérêt d'avoir la TAS ? Pour l'allongement du freinage ?
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darkced
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Message par darkced »

Dubble a écrit :
-Tomcat- a écrit :. J'en ai marre d'avoir des candidats en test qui sont incapables de faire un briefing correct et qui font des yeux ronds comme des billes quand je leur demande de calculer leur vitesse propre en vol.
Pris sur le fait !!
Tu demandes d'utiliser une loi qui est exponentielle dans le cas le plus simplifié :o
C'est nouveau ça...

+1% par 600 ft
+/-1% par 5° de delta ISA

une bonne vieille règle de 3 en somme..et ça marche très bien !

Après j'avoue, pour un PPL c'est peut-être un peu limite...enfin sous les tropiques ou en montagne, ça peut commencer à être non négligeable.
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Dubble
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Message par Dubble »

Les intérêts composés de ta règle de 3 donnent une loi exponentielle, si tu montes haut.
Du coup pour un ppl aucun souci mais quand tu commences à faire un test à 18% il me semble que c'est déjà avec un avion pressurisé non ?
Donc cpl ir et potentiellement un mec qui va faire du liner ensuite.
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JAimeLesAvions
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Message par JAimeLesAvions »

-Tomcat- a écrit :
JAimeLesAvions a écrit :Il y a certainement d'autres choses plus importantes pour voler en sécurité que de savoir calculer en vol sa vitesse propre.
C'est pas parce que c'est d'une importance moindre que d'autres éléments pour la sécurité, que ça n'est pas pour autant indispensable dans la masse de connaissances qu'un candidat doit avoir le jour de son examen. Connaissances qui ne feront, pour la plupart, que s'appauvrir par la suite... A minima, à l'examen, le candidat doit comprendre ce qu'il fait et pourquoi il le fait.
En soi, le calcul est un exercice de style, mais il démontre une compréhension du phénomène, et permet par exemple d'avoir un vague espoir que le candidat soit conscient qu'il est utile de remettre en question ses habitudes le jour où lui viendra l'idée de se poser sur une piste à une altitude très différente de celle qu'il a l'habitude d'utiliser - et là, ça devient un problème de sécurité.

JAimeLesAvions a écrit :Montes tu suffisamment haut pendant les test pour que ça ait une influence quelconque?
Toujours entre 14 et 18% de la Vi dans mon coin.
Je suis d'accord qu'il faut savoir que la vitesse propre est plus élevée que la vitesse conventionnelle quand il fait chaud ou qu'on est haut, qu'il faut savoir trouver l'information pour la préparation du vol, qu'il faut avoir l'information sur son journal de navigation pour le niveau prévu si la différence est significative dans les conditions du jour. Ce type de question peut certainement être posée au sol par l'examinateur.
Mais une fois en vol, ça me parait beaucoup de demander à un élève de le calculer, et ça me parait contre-productif, il y a beaucoup d'autres choses qu'il faut se demander en vol, et la vitesse propre me semble être dans la dernière partie de la liste. La gestion des priorité est une composante essentielle de la sécurité.
Sur la formation théorique, ce que j'ai vu comme formation en classe était fait par des débutants qui n'en savaient pas plus que moi sur les matières qu'ils enseignaient, c'est une source de marge pour les écoles. A ce compte là une formation à distance est bien mieux. Réglementairement, n'importe qui peut donner des cours au sol, il n'y a pas besoin d'être FI, j'ai vu des cours PPL fait par des PPL et des cours ATPL théorique fait par des jeunes qui avaient tout juste passé leurs examens théorique, et pas toujours du premier coup.
Ma formation PPL est ancienne, mais pour mon ATPL, j'ai été incroyablement déçu par la formation, on enseigne des choses totalement à coté de la plaque, avec mon IR tout neuf, je n'avais pas les bases pour faire un vol réel, connaissances très insuffisantes en météo appliquée, en réglementation, aucune connaissance opérationnelle en RNAV alors que c'est obligatoire pour monter un peu haut, rien sur les approches GNSS alors qu'il y en a de plus en plsus etc. Et ma formation pratique n'a consisté qu'à faire des approches VOR NDB ILS et des holdings, et donc très peu de choses sur le vrai vol IFR
Modifié en dernier par JAimeLesAvions le 30 juil. 2014, 12:00, modifié 3 fois.
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JAimeLesAvions
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Message par JAimeLesAvions »

Dubble a écrit :
Question sur l'atterrissage en montagne : tu vas toujours te poser en te fiant à la v indiquée, donc quel intérêt d'avoir la TAS ? Pour l'allongement du freinage ?
Ca permet de comprendre qu'à même VI, la vitesse sol sera plus grande s'il fait chaud et si on est haut, d'une part c'est ce qui explique la plus grande distance d'atterrissage requise (et aussi une partie de la plus grande distance de décollage), et d'autre part les repères sols défileront plus vite, l'avion sera peut-être plus difficile à contrôler une fois posé, etc.
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-Tomcat-
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Message par -Tomcat- »

Dubble a écrit :Du coup pour un ppl aucun souci mais quand tu commences à faire un test à 18% il me semble que c'est déjà avec un avion pressurisé non ?
Donc cpl ir et potentiellement un mec qui va faire du liner ensuite.
Il doit y avoir un bug dans ton équation super compliquée ! Ou alors mon C172 pressurisé est réservé aux CPL-IR, mais faut prévenir...

La gestion des priorité est une composante essentielle de la sécurité.
Certes, et pour évaluer la capacité de dispersion d'attention et de gestion de la charge de travail, un bon moyen est de l'augmenter pour voir comment il hiérarchise et jusqu'à quel point il est performant en "multitâches". Je pourrais aussi lui demander de faire un sudoku, mais c'est moins révélateur de ses connaissances aéronautiques ! Mais là n'est pas la question, le problème n'est pas d'avoir trop de boulot pour le faire, mais simplement de ne pas connaître ou maîtriser le principe/le calcul. L'intérêt de demander ça en vol, c'est que c'est beaucoup plus "concret" qu'au sol : au candidat de trouver les éléments de base de son calcul avec ce qu'il a sous la main, plutôt que de lui donner ces éléments au tableau.

Réglementairement, n'importe qui peut donner des cours au sol, il n'y a pas besoin d'être FI, j'ai vu des cours PPL fait par des PPL et des cours ATPL théorique fait par des jeunes qui avaient tout juste passé leurs examens théorique, et pas toujours du premier coup.
Avec le Part ORA (standard ATO) ça devient un peu plus cadré :

Les instructeurs qui dispensent une formation théorique ont:
1) une expérience aéronautique pratique dans les domaines couverts par la formation dispensée et ont suivi un cours sur les techniques d’instruction; ou
2) une expérience préalable dans l’instruction théorique, ainsi qu’une expérience théorique adéquate dans le domaine pour lequel ils dispensent une instruction théorique.

AMC: Theoretical knowledge instructors should, before appointment, prove their competency by giving a test lecture based on material they have developed for the subjects they are to teach.
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Cls
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Re: E-learning en Aéroclub.

Message par Cls »

Florencio a écrit :Bonjour à tous,

Mon club à décider de mettre en place une formation théorique à distance étayée par des cours au sol.

Connaissez-vous des clubs ou votre club est-il dans ce cas là ?
Mon club hésite entre la plateforme Mermoz/FFA et Aerogligli. Avez vous des avis ?
Avez-vous des conseils pour ce type de formation ?

Bonne journée,

Florencio.

Bonjour,

Je travaille en ce moment à la nouvelle formule des cours théoriques de l'aéroclub (gros club, 600 pilotes et élèves-pilotes environ) dont je suis membre. Jusqu'à maintenant, nous donnions des cours en présentiels : 5 instructeurs, 28 séances de 2 heures.

Nous allons passer à une formule mixte, avec du e-learning et des cours en présentiels obligatoires et en quantité significative (12 cours, pour insister sur les difficultés et les points délicats du programme, comme par exemple Réglementation des licences, espaces aériens, services rendus par l’ATC, orthodromie et loxodromie, VOR, triangle des vitesses, cellule et système, instrumentation, principes du vol, stabilité, MTO… et 3 de révisions sir QCM).

Les cours présentiels seront obligatoires, car ils nous paraissent essentiels pour la standardisation et la structuration de la formation, la "socialisation", la cohésion.

J'ai regardé assez en détail le "challenger" AEROGLIGLI. J'ai trouvé un certain nombre de choses intéressantes :
- la possibilité de créer des parcours pédagogiques pour les élèves,
- contenu très riche, 2.800 planches (réparties en 9 modules et environ 300 Unités d'Enseignement), des photos, des vidéos, des quizz, des petits QCM (validant l'Unité d'Enseignement), des fiches de résumé de cours imprimables,
- l'accès à la base de données Gligli, qui on l'espère sera utilisée intelligemment.

Personnellement, je n'ai pas aimé chez Mermoz les cours enregistrés : on ne peut pas moduler le rythme d'apprentissage, il faut écouter linéairement le texte de chaque fiche.

Ensuite, il y a quelques différences dans l'approche, comme par exemple l'équipe AEROGLIGLI qui prend en charge les réponses aux questions des élèves inscrits, à l'image de Chezgligli.net lorsque les élèves posent des questions.


Claude


ps: Je suis assez d'accord avec l'approche de Tomcat. L'exemple donné du calcul approché de la TAS renseigne sur la compréhension de limitations de la chaîne anémo-barométrique. La valeur exacte n'est pas très importante, mais connaitre l'existence des limitations et du sens de variation me semble essentiel.
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Florencio
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Message par Florencio »

@Tomcat

Le risque est en effet de transformer la formation en bachotage, sans lien direct avec la pratique. L'instructeur doit être présent pour accompagner l'élève sur sa formation, même si celle-ci se fait à 90% à distance. Je ne sais pas encore pour quel découpage présentiel/e-learning nous opterons, mais je suis d'accord sur le fait que le présentiel doit garder une place importante.

@Jaimelesavions

Les banques QCM ont leurs limites et l'utilisation dépend surtout du sérieux et de l'implication de l'élève, et surtout de son suivi par un instructeur.

@CLS

Je suis dans le même cas que toi, mise à part la dimension du club (Tu as 20 fois plus d'élèves et de pilotes que moi :lol:). C'est un club tout jeune et c'est la première fois que l'on organise des cours théoriques. Le choix a aussi été fait sur un mixte présentiel/e-learning, mais le programme n'a pas encore été défini. Je serai intéressè de connaître la suite pour ton club, vous avez surement plus d'expérience que nous.


@Tous

J'ai eu la chance de tester Mermoz et Aerogligli. Je suis en train de rédiger un petit compte-rendu comparatif, que je serai ravi de vous faire partager en privé (Envoyé moi un MP, et je vous file ça ... quand j'aurai fini de le rédiger :oops: ). Je ne cache pas que j'ai été charmé par l'interface d'Aérogligli qui surpasse Mermoz/FFA en de nombreux points.

Merci à tous pour vos interventions,

Florencio.
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Gligli
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Message par Gligli »

darkced a écrit :Gligli (puisqu'on en parle ici) a toujours été ma bête noire car elle a transformé un paquet d'élèves pilotes (privé ou pros d'ailleurs) en neuneus qui préfèrent enchaîner les QCM que lire un bouquin et chercher à comprendre.
Gligli est un "il", s'il vous plaît ;-)
C'est le reproche qu'on me fait parfois (pas d'être un "il", mais de susciter le bachotage), mais si tu es instructeur, tu t'es probablement rendu compte que la tendance au bachotage ne vient pas de l'outil utilisé, ou du moins pas seulement, mais aussi et surtout de la personne qui apprend, et encore plus malheureusement, des instructeurs/aéroclubs bas-de-gamme qui les envoient !

Combien de fois ai-je entendu des utilisateurs me dire "mon instructeur m'a dit que pour le théorique, il fallait que je lise le manuel et que j'aille chez Gligli" ?

J'ai la prétention d'avoir aidé de nombreux futurs pilote à passer leur examen. Le reste du boulot, la plus grande partie, revient aux FI avec qui ces futurs pilotes vont voler : est-ce qu'ils leur donnent des cours théoriques ? Est-ce qu'au moins ils vérifient si les connaissances sont bien acquises avant de les envoyer au test ? Ou se contentent-ils de voler, avec briefing et débriefing minimal pour ne pas perdre de précieuses minutes de vol (et oui, ça existe des mauvais instructeurs, heureusement pas la majorité) ?
Et les mêmes en ATPL se jettent sur easy-ATPL et finissent frozen ATPL sans savoir expliquer pourquoi un avion, ça vole.
Ne parlons pas de la concurrence asiatique, s'il vous plait, c'est sérieux ici ;)
Je vous ai dit que l'ATPL Chez Gligli avait été nettoyé, remis à niveau, expliqué, etc ?
:-D
Sinon, pour en revenir au sujet, je n'ai pas testé le produit de Gligli, mais pour donner des éléments de réflexion sur celui de Mermoz/FFA :
- il est approuvé par la DGAC comme programme complet PPL
Les manuels d'Aérogligli sont en cours de rédaction pour être agréé aussi.
- il est proposé avec une banque de questions complète qui accompagne les cours
Ca c'est un truc que je n'ai pas bien compris : la FFA a demandé aux aéroclubs de lui remonter des annales d'examen, sans même chercher à me contacter pour qu'on bosse ensemble. Il y en a bien un ou deux qui doit savoir que j'ai les questions du PPL, non ?
- il coûte moins cher que le Cepadues tout seul, et quasiment moitié moins cher que le Cépadues + un abonnement Gligli.
Les abonnements Aérogligli sont encore moins chers ;)

Assez joué à celui qui a la plus grosse... formation en ligne. Une formation à distance comme celle que propose Mermoz/FFA et Aérogligli, ça rend des services aux aéroclubs qui n'ont pas les moyens (techniques, humains ou matériels) d'organiser des cours en salle dignes de ce nom. Cependant, c'est loin d'être suffisant pour assurer une réelle acquisition des connaissances, et pour ça, rien ne remplacera l'instructeur qui peut répondre aux questions en direct, et surtout qui peut vérifier que l'élève ne bachote pas bêtement les QCM en survolant rapidement les cours.

Ca fait longtemps que Patrick (CTAéro) et moi parlons de cet outil commun de formation, et nous avons les mêmes points de vue sur la façon de faire. Nous pensons avoir fait le meilleur outil, qui sera encore amélioré, pour la formation théorique PPL à distance. Nous n'avons pas oublié que les élèves PPL viennent de tous les horizons, et nous avons adapté notre discours au plus grand nombre.
cls a écrit :Ensuite, il y a quelques différences dans l'approche, comme par exemple l'équipe AEROGLIGLI qui prend en charge les réponses aux questions des élèves inscrits, à l'image de Chezgligli.net lorsque les élèves posent des questions.
L'élève inscrit chez Aérogligli par son aéroclub aura le choix de poser la question à son responsable pédagogique ou à nous-même. Il pourra poster un commentaire à une fiche de cours ou un QCM, et lire bien sûr les réponses des autres, les nôtres, etc.
Florencio a écrit :J'ai eu la chance de tester Mermoz et Aerogligli. Je suis en train de rédiger un petit compte-rendu comparatif, que je serai ravi de vous faire partager en privé (Envoyé moi un MP, et je vous file ça ... quand j'aurai fini de le rédiger ). Je ne cache pas que j'ai été charmé par l'interface d'Aérogligli qui surpasse Mermoz/FFA en de nombreux points.
Et encore, tu n'as pas encore vu la fabuleuse interface ATO, pour la gestion des élèves des aéroclubs ! Comme promis, je t'envoies les accès la semaine prochaine pour tester.

Pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout, pardonnez-moi d'avoir fait un peu de prosélytisme, mais puisqu'on parlait de nous, je me suis dit que ce serait intéressant de répondre et d'exposer notre philosophie.

Francis, président d'Aérogligli... désolé, pas pu m'empêcher, c'est trop la classe d'être président de quelque chose ;D
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darkced
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Message par darkced »

C'est toujours sain d'avoir plusieurs produits en concurrence ! Pour avoir vu certains produits de CTAero je ne doute pas de la qualité du résultat d'Aerogligli ;)
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