ooKAISERSOZEoo a écrit :Ça m'est arrivé aussi. Infos en MP.Flo_dr400 a écrit : j'ai un panaris à la couille droite.
Crash d'un A320 Germanwings ce matin dans les alpes
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JAimeLesAvions
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Ce n'est pas la peine d'aller si loin.Nock a écrit :@JAimeLesAvions: à partir de combien de vies ça marche ta logique, parce que ça me semble une porte ouverte à tout.
Bon considérons que pilote avec 150 PAX en jeu, tu es concerné, pourquoi pas. Bon dans ce cas j'imagine aussi que ça marche aussi pour l'ATC.
Idem du côté de ceux qui travaillent dans une centrale nucléaire, les policiers, les militaires, allons y aussi pour les chirurgiens (bah oui s'il lui venait à l'esprit d'arracher avec les dents les organes de ceux qu'il opère dans un coup de folie...), les cheminots, les conducteurs de métro, bus et autres trams et les présidents de la république (ils ont quand même le code de l'arme atomique)...
Mais bon pense aussi aux boulangers, bouchers, fromagers, poissonniers qui vendent à des centaines de personnes par jours, imagine que eux, dans un coup de folie balancent du curare dans ce qu'ils vendent, en comparaison un pilote suicidaire resterait petit joueur.
Ailleurs, on pourrait aussi penser à un ingénieur malveillant qui programmerait par exemple des respirateurs artificiels pour qu'ils s'arrêtent tous en même temps, histoire de se venger de son employeur... La liste est sans fin!
Bref abandonner des pans entiers de liberté sous prétexte que dans quelques cas ça aurait peut-être pu sauver des vies me semble uniquement liberticide et dangereux.
Et malgré si ça marchait tu auras toujours un gars au chômage qui pourrait se fabriquer une bombe artisanale et se faire exploser en plein stade. Malheureusement aucun employeur pour le surveiller et les conséquences seront bien pires. Vouloir empêcher toute personne de, peut-être, tomber dans la folie, nous amènerait tout droit en dictature et même ça, ça ne marche pas!
Enfin ce n'est pas parce que notre vie privée est fortement attaquée qu'il faut pour autant être prêt à la sacrifier.
Chaque fois qu'un examen médical est obligatoire, tu vas dans la vie privée des gens.
Je trouve que c'est stupide, je ne vois pas d'autre mot, de ne pas demander à celui qui connait le mieux ta santé, ton médecin traitant, de donner son avis sur ton aptitude médicale chaque fois qu'un examen médical est demandé. Ca ne met pas en cause ta vie privée plus que ça.
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Flo_dr400
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Tout dépend de qui lui demande son avis... Si c'est un autre médecin ok, si c'est ton employeur, pas d'accord du tout.JAimeLesAvions a écrit :Ce n'est pas la peine d'aller si loin.Nock a écrit :@JAimeLesAvions: à partir de combien de vies ça marche ta logique, parce que ça me semble une porte ouverte à tout.
Bon considérons que pilote avec 150 PAX en jeu, tu es concerné, pourquoi pas. Bon dans ce cas j'imagine aussi que ça marche aussi pour l'ATC.
Idem du côté de ceux qui travaillent dans une centrale nucléaire, les policiers, les militaires, allons y aussi pour les chirurgiens (bah oui s'il lui venait à l'esprit d'arracher avec les dents les organes de ceux qu'il opère dans un coup de folie...), les cheminots, les conducteurs de métro, bus et autres trams et les présidents de la république (ils ont quand même le code de l'arme atomique)...
Mais bon pense aussi aux boulangers, bouchers, fromagers, poissonniers qui vendent à des centaines de personnes par jours, imagine que eux, dans un coup de folie balancent du curare dans ce qu'ils vendent, en comparaison un pilote suicidaire resterait petit joueur.
Ailleurs, on pourrait aussi penser à un ingénieur malveillant qui programmerait par exemple des respirateurs artificiels pour qu'ils s'arrêtent tous en même temps, histoire de se venger de son employeur... La liste est sans fin!
Bref abandonner des pans entiers de liberté sous prétexte que dans quelques cas ça aurait peut-être pu sauver des vies me semble uniquement liberticide et dangereux.
Et malgré si ça marchait tu auras toujours un gars au chômage qui pourrait se fabriquer une bombe artisanale et se faire exploser en plein stade. Malheureusement aucun employeur pour le surveiller et les conséquences seront bien pires. Vouloir empêcher toute personne de, peut-être, tomber dans la folie, nous amènerait tout droit en dictature et même ça, ça ne marche pas!
Enfin ce n'est pas parce que notre vie privée est fortement attaquée qu'il faut pour autant être prêt à la sacrifier.
Chaque fois qu'un examen médical est obligatoire, tu vas dans la vie privée des gens.
Je trouve que c'est stupide, je ne vois pas d'autre mot, de ne pas demander à celui qui connait le mieux ta santé, ton médecin traitant, de donner son avis sur ton aptitude médicale chaque fois qu'un examen médical est demandé. Ca ne met pas en cause ta vie privée plus que ça.
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grodep
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Je reviens sur le souci du suivi médical, de l’enquête médicale", appelons ça comme ça, et sur les questions et les interrogations qu'elle entraîne chez certains.
Dans le cas qui nous occupe en ce moment, les informations recueillies à ce jour ne pointent pas du doigt un manque d'informations sur son état de santé, la preuve, tout le monde en parle! L'état dépressif de ce pilote était connu, aussi bien de son/ses médecins, que de la compagnie. Ce qui signifie, à mon sens, qu'il n'est pas nécessaire de vouloir imaginer des contrôles renforcés, et ce qui évite du coup cries d'orfraie de ceux qui redoutent, à plus ou moins juste titre, une "inquisition" délibérée. En revanche, ce qui pose question, c'est la légèreté avec laquelle la compagnie semble avoir traité son cas, au vu des informations dont elle disposait.
Et on touche à ce niveau là, au cœur du problème actuel : nos chères compagnies aériennes se foutent pas mal de qui fait voler leurs avions, du moment qu'ils volent, peu importe leurs qualifications, leur entrainement, leur état de santé, tant que ça vole, c'est bon. La faible probabilité d'incidents/accidents qu'engendre le manque d'entrainement/qualification/sommeil/santé les incite à considérer que leur business model tient la route, et tant pis pour les quelques morts de ci de là, tant que les médias peuvent continuer à clamer que "l'aviation reste, de loin, le moyen de transport le plus sûr au monde", ce qui, d'ailleurs, est vrai.
Je crains malheureusement que cet accident, comme d'autres précédemment, ne permette pas de revoir en profondeur un système qui mériterait pourtant de l'être. Pour éviter toute remise en question sérieuse, les compagnies se pressent de nous balancer rapidement quelques mesurettes de pacotilles, préférant comme toujours s'attaquer aux conséquences qu'aux causes, et tant pis si, une fois de plus, on alourdit une réglementation déjà surchargée avec une mesure aussi chiante qu'inefficace.
Dans le cas qui nous occupe en ce moment, les informations recueillies à ce jour ne pointent pas du doigt un manque d'informations sur son état de santé, la preuve, tout le monde en parle! L'état dépressif de ce pilote était connu, aussi bien de son/ses médecins, que de la compagnie. Ce qui signifie, à mon sens, qu'il n'est pas nécessaire de vouloir imaginer des contrôles renforcés, et ce qui évite du coup cries d'orfraie de ceux qui redoutent, à plus ou moins juste titre, une "inquisition" délibérée. En revanche, ce qui pose question, c'est la légèreté avec laquelle la compagnie semble avoir traité son cas, au vu des informations dont elle disposait.
Et on touche à ce niveau là, au cœur du problème actuel : nos chères compagnies aériennes se foutent pas mal de qui fait voler leurs avions, du moment qu'ils volent, peu importe leurs qualifications, leur entrainement, leur état de santé, tant que ça vole, c'est bon. La faible probabilité d'incidents/accidents qu'engendre le manque d'entrainement/qualification/sommeil/santé les incite à considérer que leur business model tient la route, et tant pis pour les quelques morts de ci de là, tant que les médias peuvent continuer à clamer que "l'aviation reste, de loin, le moyen de transport le plus sûr au monde", ce qui, d'ailleurs, est vrai.
Je crains malheureusement que cet accident, comme d'autres précédemment, ne permette pas de revoir en profondeur un système qui mériterait pourtant de l'être. Pour éviter toute remise en question sérieuse, les compagnies se pressent de nous balancer rapidement quelques mesurettes de pacotilles, préférant comme toujours s'attaquer aux conséquences qu'aux causes, et tant pis si, une fois de plus, on alourdit une réglementation déjà surchargée avec une mesure aussi chiante qu'inefficace.
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grodep
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Du suivi médical des pilotes:
Il semble entendu depuis fort longtemps par l'ensemble de la profession que les pilotes doivent faire l'objet d'un suivi médical sérieux, et globalement bien plus poussé et inquisitif que celui du quidam moyen. Les raisons et les origines semblent assez simples à trouver, et font consensus.
Alors, on peut, pour s'amuser, se demander pourquoi il ne faudrait pas pousser le suivi médical d'un ingénieur, d'un boulanger, ou d'un chômeur qui, eux aussi, potentiellement, sont capables de nuire gravement à la santé d'un groupe d'individus plus ou moins important (le nombre dépend de la faculté de chacun à imaginer un scénario rocambolesque), mais cela doit rester du domaine du loisir. Si certains se posent sérieusement la question, c'est sans doute malheureusement en raison de la banalisation de ce métier, et de la volonté féroce de faire croire qu'il s'agit d'un travail comme un autre (théorie dite du MOL).
Les faits sont tout autres, piloter un avion n'est pas un travail comme un autre, d'ailleurs contrôler un avion non plus, soigner un patient non plus, pas plus qu'enseigner à une classe de CM1. Chaque métier a ses spécificités, mais dans cette période qui souhaite tout égaliser et tout le monde, on souhaite nous faire croire que tous les métiers se valent, afin de nous faire accepter,par un raccourci aussi audacieux que biaisé, que toutes les personnes qui exercent ces métiers se valent. C'est vrai et c'est faux, les êtres humains se valent sans doute tous si on parle de la valeur de leur vie propre mais pour le reste ils sont tous différents, et c'est bien mieux ainsi. Il n'est pas discriminatoire de reconnaître qu'il y a des gens plus beaux que d'autres, plus intelligents que d'autres, plus aptes à créer de la musique que d'autres, plus capables d'enseigner que d'autres, ou plus capables de piloter que d'autres.
Si on accepte cela comme des faits, on accepte alors bien plus facilement la différence de traitement à l'égard de chacun, qu'il s'agisse du traitement de son salaire, ou du traitement de son dossier médical dans le cas qui nous occupe.
Le suivi médical dont font l'objet les pilotes est légitime, il a pour objectif principal de permettre de déceler une incapacité temporaire ou définitive du pilote afin d'éviter une mort prématurée et évitable du pilote et des occupants de son avion lors de la pratique de son activité. J'insiste, c'est LA raison d'être de notre suivi médical. Et ce bilan médical inclut et doit inclure un bilan psy autant que faire se peut. C'est tout l'objet de la consultation avec le médecin lors de nos visites, on trouve très rageant d'avoir à patienter des plombes devant leur porte, mais il faut bien qu'ils puissent faire leur part du boulot correctement.
Du coup, on peut s'interroger sur le manque de coordination directe entre le médecin et la compagnie: un arrêt de travail ne devrait pas être dissimulable, il devrait arriver "en direct" sur le bureau du chef des ops ( peu importe sa dénomination dans telle ou telle compagnie) pour éviter toute tentative de dissimulation: car les tentatives existent, tout le monde le sait, pour des motifs plus ou moins avouables, mais elles existent, et le copi du jour n'est pas le premier.
Dans des boutiques à taille humaine, il est plus difficile d'assister à ce genre de choses: le chef pilote connait ses gars, sait quand ils ont un "pet de travers", et peut, sans avis médical d'aucune sorte, interdire à un de ses pilotes de voler parce qu'il ne le trouve pas en état de le faire. Dans l'armée, on assiste même à des comportements que certains trouveraient inadmissibles : il n'est pas rare de voir un chef pilote appeler le doc à l'issue de la consultation d'un de ses pilotes pour se faire confirmer en direct son aptitude à voler: aucun secret médical n'est violé, il ne s'agit pas de connaitre le diagnostic médical, simplement l'avis rendu par le médecin sur son aptitude, car on sait très bien, qu'un pilote peut être tenté de cacher son inaptitude temporaire ( otite par exemple) pour voler à tout prix.
Bref, dans un monde où la technologie de pointe déployée partout nous permet une communication instantanée de chaque instant, je ne vois pas comment on peut tolérer qu'une inaptitude médicale puisse être dissimulée à un employeur (il ne s'agit pas que des compagnies aériennes).
______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Attaquons nous aux causes: la cause de cet incident semble être la présence à bord d'un avion d'un pilote médicalement inapte à conduire un appareil. Je minore mon jugement ("semble être") car tout n'est pas encore définitivement éclairci.
Il semble entendu depuis fort longtemps par l'ensemble de la profession que les pilotes doivent faire l'objet d'un suivi médical sérieux, et globalement bien plus poussé et inquisitif que celui du quidam moyen. Les raisons et les origines semblent assez simples à trouver, et font consensus.
Alors, on peut, pour s'amuser, se demander pourquoi il ne faudrait pas pousser le suivi médical d'un ingénieur, d'un boulanger, ou d'un chômeur qui, eux aussi, potentiellement, sont capables de nuire gravement à la santé d'un groupe d'individus plus ou moins important (le nombre dépend de la faculté de chacun à imaginer un scénario rocambolesque), mais cela doit rester du domaine du loisir. Si certains se posent sérieusement la question, c'est sans doute malheureusement en raison de la banalisation de ce métier, et de la volonté féroce de faire croire qu'il s'agit d'un travail comme un autre (théorie dite du MOL).
Les faits sont tout autres, piloter un avion n'est pas un travail comme un autre, d'ailleurs contrôler un avion non plus, soigner un patient non plus, pas plus qu'enseigner à une classe de CM1. Chaque métier a ses spécificités, mais dans cette période qui souhaite tout égaliser et tout le monde, on souhaite nous faire croire que tous les métiers se valent, afin de nous faire accepter,par un raccourci aussi audacieux que biaisé, que toutes les personnes qui exercent ces métiers se valent. C'est vrai et c'est faux, les êtres humains se valent sans doute tous si on parle de la valeur de leur vie propre mais pour le reste ils sont tous différents, et c'est bien mieux ainsi. Il n'est pas discriminatoire de reconnaître qu'il y a des gens plus beaux que d'autres, plus intelligents que d'autres, plus aptes à créer de la musique que d'autres, plus capables d'enseigner que d'autres, ou plus capables de piloter que d'autres.
Si on accepte cela comme des faits, on accepte alors bien plus facilement la différence de traitement à l'égard de chacun, qu'il s'agisse du traitement de son salaire, ou du traitement de son dossier médical dans le cas qui nous occupe.
Le suivi médical dont font l'objet les pilotes est légitime, il a pour objectif principal de permettre de déceler une incapacité temporaire ou définitive du pilote afin d'éviter une mort prématurée et évitable du pilote et des occupants de son avion lors de la pratique de son activité. J'insiste, c'est LA raison d'être de notre suivi médical. Et ce bilan médical inclut et doit inclure un bilan psy autant que faire se peut. C'est tout l'objet de la consultation avec le médecin lors de nos visites, on trouve très rageant d'avoir à patienter des plombes devant leur porte, mais il faut bien qu'ils puissent faire leur part du boulot correctement.
Du coup, on peut s'interroger sur le manque de coordination directe entre le médecin et la compagnie: un arrêt de travail ne devrait pas être dissimulable, il devrait arriver "en direct" sur le bureau du chef des ops ( peu importe sa dénomination dans telle ou telle compagnie) pour éviter toute tentative de dissimulation: car les tentatives existent, tout le monde le sait, pour des motifs plus ou moins avouables, mais elles existent, et le copi du jour n'est pas le premier.
Dans des boutiques à taille humaine, il est plus difficile d'assister à ce genre de choses: le chef pilote connait ses gars, sait quand ils ont un "pet de travers", et peut, sans avis médical d'aucune sorte, interdire à un de ses pilotes de voler parce qu'il ne le trouve pas en état de le faire. Dans l'armée, on assiste même à des comportements que certains trouveraient inadmissibles : il n'est pas rare de voir un chef pilote appeler le doc à l'issue de la consultation d'un de ses pilotes pour se faire confirmer en direct son aptitude à voler: aucun secret médical n'est violé, il ne s'agit pas de connaitre le diagnostic médical, simplement l'avis rendu par le médecin sur son aptitude, car on sait très bien, qu'un pilote peut être tenté de cacher son inaptitude temporaire ( otite par exemple) pour voler à tout prix.
Bref, dans un monde où la technologie de pointe déployée partout nous permet une communication instantanée de chaque instant, je ne vois pas comment on peut tolérer qu'une inaptitude médicale puisse être dissimulée à un employeur (il ne s'agit pas que des compagnies aériennes).
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Attaquons nous aux causes: la cause de cet incident semble être la présence à bord d'un avion d'un pilote médicalement inapte à conduire un appareil. Je minore mon jugement ("semble être") car tout n'est pas encore définitivement éclairci.
Grodep, c'est dommage du faire de si longs discours sur la base d'un contresens...
Ce que je disais était: si justement on s'en tient au critère de: "la personne a-t-elle la possibilité de faire un grand nombre de morts en cas de gros soucis psy" alors justement on va mettre tout le monde dans le même paquet. Bref l'opposé de ce que tu me fais dire.
Si certaines professions ont justement un traitement à part c'est parce que même avec des problèmes de santé moindres, elles peuvent avoir un impact sur la sécurité des gens (alors que mon boulanger s'il est un peu moins un forme, au pire son pain sera juste mauvais...
).
Pour autant ce que vous proposez: mettre le médecin traitant dans la boucle est d'une naïveté sans nom. Croyez-vous vraiment qu'un pilote qui souffre de problème mentaux pouvant remettre en cause sa carrière et qui prend des médocs altérant son sens de la réalité va de lui-même aller en parler avec son médecin traitant sachant pertinemment que l'info aura un impact sur son travail. Non, au mieux il ira voir un médecin qui ne le connait pas et mentira sur son travail, au pire il ne se fera pas soigner. Et dans tous les cas, des cas de suicides/meurtres similaires se reproduiront. Mais bon, on aura rajouté une couche au mille-feuilles législatif et madame Michu sera rassurée lorsqu'elle prendra l'avion.
Autre défaut de la proposition, un médecin traitant n'est pas formé pour dire si une personne est apte ou non à tel ou tel métier. Le cas que tu utilises de l'otite est assez révélateur. Combien de médecins penseraient à mettre la personne en arrêt maladie dans ce cas sans qu'on leur rappelle le métier exercer. Pire cela fait porter une responsabilité sur le médecin traitant qu'il n'a pas à avoir. Son métier c'est de soigner pas de se prononcer sur une aptitude, sinon quel serait la spécificité des médecins à normes? Quant au fait de ce baser sur les médicaments donnés, sur le principe c'est simple mais dans les faits, c'est autre chose. Côté ATC, nous demandons depuis de nombreuses années la liste des médocs qui entraînent une inaptitude au contrôle. Le médecin chef est dans l'impossibilité de la fournir car: "pour beaucoup, ça dépend de chacun et des interactions avec les autres médicaments pris"...
Il serait plus judicieux de se demander quels ont été les éléments qui ont dissuadé le pilote de reporter de lui-même son état de santé:
-peur de se faire virer et de se retrouver sans rien?
-mauvaise information de son médecin quant aux conséquences de sa prise de médicaments et sous-estimation de l'importance de son arrêt de travail?
Mais ça va prendre un peu plus de temps de réflexion...
Ce que je disais était: si justement on s'en tient au critère de: "la personne a-t-elle la possibilité de faire un grand nombre de morts en cas de gros soucis psy" alors justement on va mettre tout le monde dans le même paquet. Bref l'opposé de ce que tu me fais dire.
Si certaines professions ont justement un traitement à part c'est parce que même avec des problèmes de santé moindres, elles peuvent avoir un impact sur la sécurité des gens (alors que mon boulanger s'il est un peu moins un forme, au pire son pain sera juste mauvais...
Pour autant ce que vous proposez: mettre le médecin traitant dans la boucle est d'une naïveté sans nom. Croyez-vous vraiment qu'un pilote qui souffre de problème mentaux pouvant remettre en cause sa carrière et qui prend des médocs altérant son sens de la réalité va de lui-même aller en parler avec son médecin traitant sachant pertinemment que l'info aura un impact sur son travail. Non, au mieux il ira voir un médecin qui ne le connait pas et mentira sur son travail, au pire il ne se fera pas soigner. Et dans tous les cas, des cas de suicides/meurtres similaires se reproduiront. Mais bon, on aura rajouté une couche au mille-feuilles législatif et madame Michu sera rassurée lorsqu'elle prendra l'avion.
Autre défaut de la proposition, un médecin traitant n'est pas formé pour dire si une personne est apte ou non à tel ou tel métier. Le cas que tu utilises de l'otite est assez révélateur. Combien de médecins penseraient à mettre la personne en arrêt maladie dans ce cas sans qu'on leur rappelle le métier exercer. Pire cela fait porter une responsabilité sur le médecin traitant qu'il n'a pas à avoir. Son métier c'est de soigner pas de se prononcer sur une aptitude, sinon quel serait la spécificité des médecins à normes? Quant au fait de ce baser sur les médicaments donnés, sur le principe c'est simple mais dans les faits, c'est autre chose. Côté ATC, nous demandons depuis de nombreuses années la liste des médocs qui entraînent une inaptitude au contrôle. Le médecin chef est dans l'impossibilité de la fournir car: "pour beaucoup, ça dépend de chacun et des interactions avec les autres médicaments pris"...
Il serait plus judicieux de se demander quels ont été les éléments qui ont dissuadé le pilote de reporter de lui-même son état de santé:
-peur de se faire virer et de se retrouver sans rien?
-mauvaise information de son médecin quant aux conséquences de sa prise de médicaments et sous-estimation de l'importance de son arrêt de travail?
Mais ça va prendre un peu plus de temps de réflexion...
Pas forcément une solution qui plait, mais pourquoi pas instaurer une carte vitale plus élaborée, obligatoirement (en tout cas au moins pour les pilotes ou professions à risques), ainsi dans cette carte est inscrit le moindre arrêt de travail par un quelconque médecin.
Et cette même carte sert (comme pour un pointage) pour valider un état de santé au boulot, si un arrêt est prescrit, c'est informé et impossibilité de voler.
La seule possibilité de contourner ce système serait de ne pas se faire soigner, chose possible évidement. Mais une personne qui a des problème psy graves qui ne se fait pas soigner du tout, ça se verra très rapidement.
Ce genre de problème ne va pas dans le sens des pilotes en tout cas.
Pour ce qui est de cacher son arrêt, son état, on peut aisément comprendre, qu'il y a la crainte de ne plus voler. C'est un métier passion, y'en a bien qui sont prêts à se surendetter pour voler et payer pour bosser. Quelque part c'est pas si loin d'une certaine folie. On peut donc penser que (plus rarement) certaines personnes sont donc prêtes à mourir pour leur passion ou à cause de leur passion.
Quant on a payé des milles et des cents, forcément on ne veut pas se retrouver à la rue. Il y a une pression financière derrière tout cela, plus la passion qui est irrationnelle.
Que dire de l'ex petite amie, hôtesse qui a était témoins de propos étranges et douteux ? Je pense aussi qu'il y a une part de responsabilité de cette personne de n'avoir rien dit, sachant qu'elle bosse dans l'aérien de surcroit ! Il ne s'agit pas de délation, mais de responsabilité. C'est comme laisser son ami conduire en état d'ébriété. Pour moi c'est un délit.
Je pense qu'il est temps que les gens se responsabilisent et même l'entourage. L'ex petite amie qui balance tout maintenant, est à mes yeux presque complice du drame.
Autre question légitime qu'on peut se poser. Combien de pilote volent en ce moment même avec un arrêt de travail prescrit ou bien sous anti dépresseurs ? C'est marrant ce n'est pas une question que j'ai entendu lors des infos.
Puis bien qu'on dit que ce soit un cas isolé, on pourrait faire le parallèle avec le MH370...
Et cette même carte sert (comme pour un pointage) pour valider un état de santé au boulot, si un arrêt est prescrit, c'est informé et impossibilité de voler.
La seule possibilité de contourner ce système serait de ne pas se faire soigner, chose possible évidement. Mais une personne qui a des problème psy graves qui ne se fait pas soigner du tout, ça se verra très rapidement.
Ce genre de problème ne va pas dans le sens des pilotes en tout cas.
Pour ce qui est de cacher son arrêt, son état, on peut aisément comprendre, qu'il y a la crainte de ne plus voler. C'est un métier passion, y'en a bien qui sont prêts à se surendetter pour voler et payer pour bosser. Quelque part c'est pas si loin d'une certaine folie. On peut donc penser que (plus rarement) certaines personnes sont donc prêtes à mourir pour leur passion ou à cause de leur passion.
Quant on a payé des milles et des cents, forcément on ne veut pas se retrouver à la rue. Il y a une pression financière derrière tout cela, plus la passion qui est irrationnelle.
Que dire de l'ex petite amie, hôtesse qui a était témoins de propos étranges et douteux ? Je pense aussi qu'il y a une part de responsabilité de cette personne de n'avoir rien dit, sachant qu'elle bosse dans l'aérien de surcroit ! Il ne s'agit pas de délation, mais de responsabilité. C'est comme laisser son ami conduire en état d'ébriété. Pour moi c'est un délit.
Je pense qu'il est temps que les gens se responsabilisent et même l'entourage. L'ex petite amie qui balance tout maintenant, est à mes yeux presque complice du drame.
Autre question légitime qu'on peut se poser. Combien de pilote volent en ce moment même avec un arrêt de travail prescrit ou bien sous anti dépresseurs ? C'est marrant ce n'est pas une question que j'ai entendu lors des infos.
Puis bien qu'on dit que ce soit un cas isolé, on pourrait faire le parallèle avec le MH370...
Autre solution à vue de nez pour contourner le système: ne pas présenter sa carte vitale (on peut l'avoir souvent oubliée), passer par une feuille de soin, ne pas envoyer la feuille de soin à la sécu. Et voilà le tour est joué (tout en étant soigné...)!Squish a écrit : La seule possibilité de contourner ce système serait de ne pas se faire soigner, chose possible évidement. Mais une personne qui a des problème psy graves qui ne se fait pas soigner du tout, ça se verra très rapidement.
oui mais là faudrait rendre obligatoire la carte justement.Nock a écrit :Autre solution à vue de nez pour contourner le système: ne pas présenter sa carte vitale (on peut l'avoir souvent oubliée), passer par une feuille de soin, ne pas envoyer la feuille de soin à la sécu. Et voilà le tour est joué (tout en étant soigné...)!Squish a écrit : La seule possibilité de contourner ce système serait de ne pas se faire soigner, chose possible évidement. Mais une personne qui a des problème psy graves qui ne se fait pas soigner du tout, ça se verra très rapidement.
Peut être faudrait aussi commencer par en plus accepter n'importe qui dans les cockpit ou du moins des pilotes avec si peu d'heures et autant de responsabilités.
Mettre une barrière plus haute (1500h comme aux usa) ou demander une expérience préalable, permettrait justement d'avoir plus le temps de cerner les pilotes, d'en savoir sur leur parcours, d'avoir du recule et de ne pas laisser de suite dans leurs mains, des avions de plus de 100 pax.
Les USA ont déjà imposé des mesures avant nous (2 personnes dans le cockpit, 1500h de vol avant de toucher un à big jet.) Il serait temps de les suivre sur ce point.
Au lieu de ça on forme à la va-vite des jeunots, on les fait signer des contrats vite fait aux conditions qui déclinent, et on les mets de suite dans des gros avions. Comment voulez-vous avoir assez de recule en peu de temps sur un personnage? Il se peut que le jeune lui-même ne sache pas si ce métier est fait pour lui à ce stade !
ça me fait rire, les experts aéronautique se gardent bien de dire cette différence. Pour eux c'est normal, et bien non...pas si normal que ça.
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grodep
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Avant toute chose, un message à nock : je n'ai pas repris la teneur de ton message pour te faire dire ce que tu n'as pas dit, je reprenais juste la métaphore employée car elle me semblait assez juste pour illustrer mon propos et je n'en trouvais pas de meilleur. Cherche quoi que ce soit qui ressemble à "contrairement à ce que dit nock" dans mes propos et tiens moi au courant
Mais il est un point important qu'on semble mésestimer: certes, sur certaines pathologies, il existe, parmi les pilotes, des personnes qui souhaitent éviter que le corps médical légal soit averti de leurs pépins de santé, mais dans le cas qui nous occupe, comme dans la plupart des cas, le personnel médical "professionnel" est informé voire directement consulté. D'aucuns pourraient s'amuser à tenter d'expliquer ce rapport complexe que nous avons avec nos médecins, mais peu importe, ça n'est pas l'objet de la discussion ici: les médecins étaient au courant, la compagnie était au courant, le souci n'est donc pas dans la transparence du dossier médical des pilotes mais bien dans le manque de cohérence entre celui ci et son activité.
Je n'ai jamais parlé des médecins traitants dans mes propos, je faisais systématiquement référence aux seuls médecins PN tels que nous les connaissons, ceux que nous rencontrons une à deux fois par an lors des visites périodiques. Eux seuls sont formés et habilités à décider de l'aptitude de leurs patients. Il est clair que cela ne peut relever du médecin quartier, mais il n'en a jamais été question.
Nock, ce que tu décris est assez curieux, concernant la listes des médocs incompatibles avec l'activité du contrôle aérien. Sans doute, je me l'explique ainsi, est ce dû, une fois de plus, au manque de considération à l'égard de la profession qui minimise donc l'impact que peut avoir un contrôleur dans la chaîne de sécurité: car le propos "pour beaucoup, ça dépend de chacun et des interactions avec les autres médicaments pris" pourrait être valable pour les pilotes, or dans ce cas, c'est systématiquement le principe de précaution (...) qui prévaut: dans le doute, ça vole pas!
Mais il est un point important qu'on semble mésestimer: certes, sur certaines pathologies, il existe, parmi les pilotes, des personnes qui souhaitent éviter que le corps médical légal soit averti de leurs pépins de santé, mais dans le cas qui nous occupe, comme dans la plupart des cas, le personnel médical "professionnel" est informé voire directement consulté. D'aucuns pourraient s'amuser à tenter d'expliquer ce rapport complexe que nous avons avec nos médecins, mais peu importe, ça n'est pas l'objet de la discussion ici: les médecins étaient au courant, la compagnie était au courant, le souci n'est donc pas dans la transparence du dossier médical des pilotes mais bien dans le manque de cohérence entre celui ci et son activité.
Je n'ai jamais parlé des médecins traitants dans mes propos, je faisais systématiquement référence aux seuls médecins PN tels que nous les connaissons, ceux que nous rencontrons une à deux fois par an lors des visites périodiques. Eux seuls sont formés et habilités à décider de l'aptitude de leurs patients. Il est clair que cela ne peut relever du médecin quartier, mais il n'en a jamais été question.
Nock, ce que tu décris est assez curieux, concernant la listes des médocs incompatibles avec l'activité du contrôle aérien. Sans doute, je me l'explique ainsi, est ce dû, une fois de plus, au manque de considération à l'égard de la profession qui minimise donc l'impact que peut avoir un contrôleur dans la chaîne de sécurité: car le propos "pour beaucoup, ça dépend de chacun et des interactions avec les autres médicaments pris" pourrait être valable pour les pilotes, or dans ce cas, c'est systématiquement le principe de précaution (...) qui prévaut: dans le doute, ça vole pas!
@Grodep: vu que tu reprenais ma comparaison en sortant un sens totalement différent, j'avoue m'être senti légèrement visé... Mais bon dont acte
tu dis ne parler que des médecins PN, là j'avoue que je ne l'avais pas compris car je te cite:
Et quand tu dis qu'il n'a jamais été question dans la discussion de faire intervenir un médecin de ville, je cite jaimelesavions:
tu dis ne parler que des médecins PN, là j'avoue que je ne l'avais pas compris car je te cite:
apparemment c'est un médecin de ville qui a prescrit l'arrêt, rien à voir avec un médecin à normesDu coup, on peut s'interroger sur le manque de coordination directe entre le médecin et la compagnie: un arrêt de travail ne devrait pas être dissimulable, il devrait arriver "en direct" sur le bureau du chef des ops
Et quand tu dis qu'il n'a jamais été question dans la discussion de faire intervenir un médecin de ville, je cite jaimelesavions:
EnfinJe trouve que c'est stupide, je ne vois pas d'autre mot, de ne pas demander à celui qui connait le mieux ta santé, ton médecin traitant, de donner son avis sur ton aptitude médicale chaque fois qu'un examen médical est demandé. Ca ne met pas en cause ta vie privée plus que ça.
J'ai comme un doute sur ce que tu dis: si tu prends du paracétamol, tu voles ou pas? Si tu voles, qu'est-ce qui t'en donne le droit? C'est plus dans ce sens que je veux aller: la limite entre ce qui est tolérable et ne l'est pas n'est pas définie chez nous. Est-ce la même chose côté pilote. (alors attention dans le cas dont on parle, la réponse est évidente sur l'impossibilité de voler, mais je parle dans les cas moins triviaux).or dans ce cas, c'est systématiquement le principe de précaution (...) qui prévaut: dans le doute, ça vole pas!
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JAimeLesAvions
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Evidemment que ça devrait être le médecin aéro. Mon idée est juste de rendre obligatoire lors d'une admission classe 1 la consultation par le médecin aéro du médecin traitant qui tient le dossier médical. Juste lui demander, cher confrère, j'ai la Monsieur Dupont qui veut être pilote pro, avez vous quelque chose de particulier dans son dossier qui mériterait une investigation. Si la réponse est "oui, il a déjà fait des crises d’épilepsie", alors c'est une information utile au médecin aéro. Actuellement, si tu entends des voix, si tu a eu des crises épilepsie, si tu a certains troubles cardiaques qui ne sont décelables qu'à l'effort, tu peux obtenir ton admission si tu le caches au médecin aéro. Je trouve ça anormalFlo_dr400 a écrit :Tout dépend de qui lui demande son avis... Si c'est un autre médecin ok, si c'est ton employeur, pas d'accord du tout.JAimeLesAvions a écrit :Ce n'est pas la peine d'aller si loin.Nock a écrit :@JAimeLesAvions: à partir de combien de vies ça marche ta logique, parce que ça me semble une porte ouverte à tout.
Bon considérons que pilote avec 150 PAX en jeu, tu es concerné, pourquoi pas. Bon dans ce cas j'imagine aussi que ça marche aussi pour l'ATC.
Idem du côté de ceux qui travaillent dans une centrale nucléaire, les policiers, les militaires, allons y aussi pour les chirurgiens (bah oui s'il lui venait à l'esprit d'arracher avec les dents les organes de ceux qu'il opère dans un coup de folie...), les cheminots, les conducteurs de métro, bus et autres trams et les présidents de la république (ils ont quand même le code de l'arme atomique)...
Mais bon pense aussi aux boulangers, bouchers, fromagers, poissonniers qui vendent à des centaines de personnes par jours, imagine que eux, dans un coup de folie balancent du curare dans ce qu'ils vendent, en comparaison un pilote suicidaire resterait petit joueur.
Ailleurs, on pourrait aussi penser à un ingénieur malveillant qui programmerait par exemple des respirateurs artificiels pour qu'ils s'arrêtent tous en même temps, histoire de se venger de son employeur... La liste est sans fin!
Bref abandonner des pans entiers de liberté sous prétexte que dans quelques cas ça aurait peut-être pu sauver des vies me semble uniquement liberticide et dangereux.
Et malgré si ça marchait tu auras toujours un gars au chômage qui pourrait se fabriquer une bombe artisanale et se faire exploser en plein stade. Malheureusement aucun employeur pour le surveiller et les conséquences seront bien pires. Vouloir empêcher toute personne de, peut-être, tomber dans la folie, nous amènerait tout droit en dictature et même ça, ça ne marche pas!
Enfin ce n'est pas parce que notre vie privée est fortement attaquée qu'il faut pour autant être prêt à la sacrifier.
Chaque fois qu'un examen médical est obligatoire, tu vas dans la vie privée des gens.
Je trouve que c'est stupide, je ne vois pas d'autre mot, de ne pas demander à celui qui connait le mieux ta santé, ton médecin traitant, de donner son avis sur ton aptitude médicale chaque fois qu'un examen médical est demandé. Ca ne met pas en cause ta vie privée plus que ça.
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JAimeLesAvions
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[quote="Nock"]G
Pour autant ce que vous proposez: mettre le médecin traitant dans la boucle est d'une naïveté sans nom.[ /quote]
Pas plus que demander un extrait de casier judiciaire aux instituteurs ou aux personnels de sûreté.
C'est sûr que celui qui ne s'est pas encore fait prendre ne sera pas filtré, mais celui qui s'est fait prendre va l'être. Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas demander d'extrait de casier judiciaire.
C'est la même chose pour le médecin traitant.
Et ceux qui sont un peu malins se font déjà traiter leur alcoolisme ou leurs pathologies mentales sous un faux nom, ça ne changera rien de ce coté.
EDIT: à propos de la tendance à la dissimulation du pilote:
. « La médecine aéronautique est une médecine vétérinaire ! sourit le médecin Henri Marotte, qui a dirigé le laboratoire de médecine aérospatiale du centre d'essais en vol, et enseigne la médecine aérospatiale à l'Université Paris Descartes. Comme l’animal, le patient ne dit rien. Il a peur qu’on lui retire sa licence. Il n’existe aucune catégorie de personnes qui explique aller aussi bien ! »
Pour autant ce que vous proposez: mettre le médecin traitant dans la boucle est d'une naïveté sans nom.[ /quote]
Pas plus que demander un extrait de casier judiciaire aux instituteurs ou aux personnels de sûreté.
C'est sûr que celui qui ne s'est pas encore fait prendre ne sera pas filtré, mais celui qui s'est fait prendre va l'être. Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas demander d'extrait de casier judiciaire.
C'est la même chose pour le médecin traitant.
Et ceux qui sont un peu malins se font déjà traiter leur alcoolisme ou leurs pathologies mentales sous un faux nom, ça ne changera rien de ce coté.
EDIT: à propos de la tendance à la dissimulation du pilote:
. « La médecine aéronautique est une médecine vétérinaire ! sourit le médecin Henri Marotte, qui a dirigé le laboratoire de médecine aérospatiale du centre d'essais en vol, et enseigne la médecine aérospatiale à l'Université Paris Descartes. Comme l’animal, le patient ne dit rien. Il a peur qu’on lui retire sa licence. Il n’existe aucune catégorie de personnes qui explique aller aussi bien ! »
Modifié en dernier par JAimeLesAvions le 28 mars 2015, 14:04, modifié 1 fois.
A la différence notable que ton casier judiciaire est unique et que ce n'est pas toi qui choisis ce qui est marqué dedans, alors qu'il n'en est pas de même pour le dossier médical chez ton médecin traitant (puisque tu peux choisir d'aller ou non consulter ailleurs)!JAimeLesAvions a écrit : Pas plus que demander un extrait de casier judiciaire aux instituteurs ou aux personnels de sûreté.
Mais sinon géniale ta citation!!!
Modifié en dernier par Nock le 28 mars 2015, 14:08, modifié 1 fois.
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JAimeLesAvions
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Les gens ne choisissent pas l'inscription au casier judiciaire, ils se sont fait prendre malgré les précautions qu'ils ont prise. C'est exactement la même chose pour le patient aéro. Seuls ceux qui n'auront pas pris la précaution de se cacher se feront prendre, mais au moins pour eux ça fonctionnera, et c'est surtout pour l'admission que ça marchera. Une fois l'admission passée, tous les pilotes sont assez malins pour se faire soigner discrètement.Nock a écrit :A la différence notable que ton casier judiciaire est unique et que ce n'est pas toi qui choisis ce qui est marqué dedans, alors qu'il n'en est pas de même pour le dossier médical chez ton médecin traitant (puisque tu peux choisir d'aller ou non consulter ailleurs)!JAimeLesAvions a écrit : Pas plus que demander un extrait de casier judiciaire aux instituteurs ou aux personnels de sûreté.
L'efficacité sera faible bien sûr, mais actuellement il y a une certitude d'impunité sur le mensonge à l'admission. On a vu des gens sur ce forum ou d'autres expliquer benoitement qu'ils allaient cacher ceci ou cela. Au moins les gens feront un peu plus attention.
Pour ce qui est de la protection de la vie privée, actuellement, absolument AUCUN parti politique ne considère que c'est une liberté individuelle digne d'être protégée. C'est bien malheureux, on est dans une situation pire que celle décrite par Georges Orwell dans 1984.
Je ne connais aucune association ou fondation qui aurait fait de la protection de la vie privée son but essentiel. C'est parfois une branche d'activité d'un organisme pro droits de l'homme, jamais une préocupation principale. Tout le monde se fiche complètement de la protection de la vie privée.
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grodep
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On touche au fond du problème: si on cherche à attraper les resquilleurs, on va mettre au point des tonnes de dispositifs qui, tous, auront leurs failles que ne manqueront pas d'exploiter les cibles potentielles. Il faudrait donc prendre le problème à l'envers et tenter de faire adhérer les pilotes à la politique adoptée. Malheureusement tout fonctionne tant qu'on ne touche pas au portefeuille... Les pilotes font de délicieux moutons prêts à se plier à toutes les procédures, mais il est illusoire d'imaginer amener un pilote à effectuer une démarche qui pourrait lui faire perdre son job, ou même sa vie ou celle de ses passagers.
C'est assez troublant comme constat, et on peut raisonnablement se demander pourquoi. La raison majeure, à mon sens, vient du fait qu'on fait reposer une très lourde responsabilité sur les épaules de nos médecins qui, du coup, et c'est bien naturel, sont bien prompts à dégainer le parapluie: une inaptitude au vol ne leur coûte rien, et leur évite beaucoup! Si on remonte un cran au dessus, c'est notre politique 0 morts qui impose cela: on souhaiterait maîtriser un humain comme on maîtrise une machine et arriver à un degré de perfection inaccessible (même pour les pilotes
). Il y a des accidents d'avion, car aux commandes de ces avions, il y a des pilotes et que ceux ci sont faillibles. Parmi tous les éléments de la chaîne de sécurité, les médecins interviennent, et à eux aussi, on demande des diagnostics irréprochables, sinon panpan cucul! Du coup, dans le doute, ils balancent les inaptitudes à tour de bras, comment leur en vouloir, pourquoi mettraient-ils leur boulot en jeu pour autoriser un gars à voler, alors que des dizaines d'autres peuvent le remplacer sans problème?
Je ne vois pas comment inverser cette tendance, comment expliquer que parfois, des avions se plantent et qu'on n'y peut pas grand chose, qu'il n'y a pas UN responsable, un coupable sur lequel projeter sa colère et sa douleur. Je ne dis surtout pas qu'il n'y a ici aucun responsable, mais simplement que dégager ou pointer la responsabilité de certaines personnes risquent de s'avérer plus compliqué qu'il n'y parait. Chacun pourra tenter de ramener à sa propre cause ou à son cheval de bataille cet accident (pourquoi incriminer ici le pay to fly? Je ne vois pour l'instant aucun élément direct en ce sens, mais en cherchant bien on peut toujours trouver des liens. )
NB pour nock concernant l'usage des médocs: pour un pilote, si l'un des effets secondaires potentiels d'un médicament est éventuellement inadapté à la pratique du vol, ton médecin t’arrête, sans tergiverser, et sans te dire "bon, cet effet, ça peut arriver, mais ça dépend des gens". C'est en cela que je dis que, pour cette population, contrairement à ce que je comprends de ta description de l'univers ATC, le principe de précaution s'applique à chaque fois, sans la moindre hésitation.
C'est assez troublant comme constat, et on peut raisonnablement se demander pourquoi. La raison majeure, à mon sens, vient du fait qu'on fait reposer une très lourde responsabilité sur les épaules de nos médecins qui, du coup, et c'est bien naturel, sont bien prompts à dégainer le parapluie: une inaptitude au vol ne leur coûte rien, et leur évite beaucoup! Si on remonte un cran au dessus, c'est notre politique 0 morts qui impose cela: on souhaiterait maîtriser un humain comme on maîtrise une machine et arriver à un degré de perfection inaccessible (même pour les pilotes
Je ne vois pas comment inverser cette tendance, comment expliquer que parfois, des avions se plantent et qu'on n'y peut pas grand chose, qu'il n'y a pas UN responsable, un coupable sur lequel projeter sa colère et sa douleur. Je ne dis surtout pas qu'il n'y a ici aucun responsable, mais simplement que dégager ou pointer la responsabilité de certaines personnes risquent de s'avérer plus compliqué qu'il n'y parait. Chacun pourra tenter de ramener à sa propre cause ou à son cheval de bataille cet accident (pourquoi incriminer ici le pay to fly? Je ne vois pour l'instant aucun élément direct en ce sens, mais en cherchant bien on peut toujours trouver des liens. )
NB pour nock concernant l'usage des médocs: pour un pilote, si l'un des effets secondaires potentiels d'un médicament est éventuellement inadapté à la pratique du vol, ton médecin t’arrête, sans tergiverser, et sans te dire "bon, cet effet, ça peut arriver, mais ça dépend des gens". C'est en cela que je dis que, pour cette population, contrairement à ce que je comprends de ta description de l'univers ATC, le principe de précaution s'applique à chaque fois, sans la moindre hésitation.
Tout à fait d'accord avec toi Grodep. Il existera toujours des impondérables y compris FH.
Concernant les médocs on ne se comprend pas. En gros on fonctionne pareil sauf que:
Généralement les médecins de ville lorsqu'ils prescrivent se déclarent ne pas être en mesure de nous dire si on peut encore contrôler ou pas en les prenant (sauf cas évidents où on ne peut pas contrôler) donc ils nous disent dites nous quels médicaments vous avez le droit de prendre pour qu'on adapte nos prescriptions.
Donc on a demandé au service médical une liste des médicaments autorisés et là la réponse est plus compliquée car on nous dit que même des médicaments inoffensifs peuvent avoir des effets chez certains. Donc si on suit la logique jusqu'au bout nous n'avons le droit de prendre aucun médoc mais ça personne ne veut l'écrire car on nous dit que forcément il y a des médicaments qui ne posent pas de pb mais on ne peut pas nous dire lesquels... Tu vois le paradoxe?
Et pour finir, on a le cas où la prise de médicaments nous rend inapte au contrôle mais sans nécessiter un arrêt de travail puisque l'on peut faire des tâches hors salle. Et là pour faire comprenere au medecin que oui tu ne vas pas contrôler mais que non il nest pas obligé de t'arrêter, bon courage car lui peut très bien imaginer que tu pipottes.
Donc je repose ma question: en tant que pilote, avez vous une liste des médocs autorisés ou edt ce laissé à l'appréciation de chaque médecin traitant?
Concernant les médocs on ne se comprend pas. En gros on fonctionne pareil sauf que:
Généralement les médecins de ville lorsqu'ils prescrivent se déclarent ne pas être en mesure de nous dire si on peut encore contrôler ou pas en les prenant (sauf cas évidents où on ne peut pas contrôler) donc ils nous disent dites nous quels médicaments vous avez le droit de prendre pour qu'on adapte nos prescriptions.
Donc on a demandé au service médical une liste des médicaments autorisés et là la réponse est plus compliquée car on nous dit que même des médicaments inoffensifs peuvent avoir des effets chez certains. Donc si on suit la logique jusqu'au bout nous n'avons le droit de prendre aucun médoc mais ça personne ne veut l'écrire car on nous dit que forcément il y a des médicaments qui ne posent pas de pb mais on ne peut pas nous dire lesquels... Tu vois le paradoxe?
Et pour finir, on a le cas où la prise de médicaments nous rend inapte au contrôle mais sans nécessiter un arrêt de travail puisque l'on peut faire des tâches hors salle. Et là pour faire comprenere au medecin que oui tu ne vas pas contrôler mais que non il nest pas obligé de t'arrêter, bon courage car lui peut très bien imaginer que tu pipottes.
Donc je repose ma question: en tant que pilote, avez vous une liste des médocs autorisés ou edt ce laissé à l'appréciation de chaque médecin traitant?
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