Cela fait plusieurs années que je parcours ce forum bourré d'informations bien utiles quand on a été piqué par la passion de l'aéro
Je n'y ai pas beaucoup participé jusqu'à maintenant, mais aujourd'hui je commence à réfléchir sérieusement à une carrière de pilote pro. J'arrête de suite ceux qui vont sauter sur leur clavier pour me dire que je suis fou, je ne compte pas me lancer comme ça, je suis seulement en phase de prospection. Je suis conscient de l'état du marché aujourd'hui, en Europe (ne parlons même pas de la France...) comme dans le monde, lisant la presse spécialisée quotidiennement. Et quelque chose me dit que les années à venir sont un bon moment pour se former, mais ce n'est que mon avis.
Je suis en dernière année d'école d'ingénieur, et je suis actuellement aux USA pour mon stage de fin d'études. Je serais diplômé en Septembre si tout se passe bien. Le choix de l'école d'ingénieur a été fait suite à la crise des années 2010, voyant bien que j'aurais pas le niveau pour accéder à la seule formation que j'aurais pu me payer à l'époque, l'ENAC. Et que de toute façon il n'y aurait pas de boulot par la suite.
Aujourd'hui j'ai donc quasiment mon plan B en poche, et c'est déjà pas si mal.
Toujours est-il que je suis persuadé que je ne serais jamais aussi épanoui en tant qu'ingénieur qu'en tant que pilote professionnel. Et je dis bien pilote professionnel, je ne parle pas forcément de grandes compagnies aériennes.
Ce qui me ferait vraiment prendre mon pied, si l'on vivait dans le monde des bisounours, serait de passer mes licences, de travailler dans l'aviation d'affaires pendant quelques années (parce que les avions sont, rapides, maniables, parce qu'on a une vraie interaction avec le client, et parce que le job est complet, ce n'est pas que du pilotage), puis une fois le besoin de stabilité se faisant ressentir, passer dans une plus grande compagnie, sur des gros porteurs, avec des planning moins improbables.
Donc les questions que je me pose aujourd'hui sont par rapport au flight training que je vais choisir pour me rapprocher de cet idéal. Je brainstorm pas mal tout seul dans mon coin et je me suis dis que l'input de professionnels du secteur serait intéressant (ce n'est pas le premier je vous rassure
En gros il va falloir que je choisisse entre les pistes de formation suivantes :
1 - Cursus fait en france chez Cannes Aviation par exemple (tout en anglais), car cette école a l'air proche du monde de l'aviation d'affaires.
2 - Cursus fait entièrement aux USA puis conversion et ATPL en France
3 - Cursus fait entièrement aux USA en y passant l'ATPL (chez AAA à San Diego par exemple)
4 - Cursus modulaire en allant là où c'est le moins cher (PPL UK puis time building USA puis ATPL et CPL IR ME UK par exemple, je ne sais pas encore)
5 - Cursus chez CTC ou Oxford
Concernant ce dernier point, étant donné leur prix et le fait que j'aimerais faire de l'aviation d'affaires, c'est loin d'être ma voie préférée. De plus je n'aime pas le fait d'être formé pour une compagnie particulière et d'être obligé de travailler pour elle par la suite.
Concernant le point 2, quelqu'un peut me donner des infos sur le prix moyen et le déroulement d'une conversion FAA vers EASA ?
De plus, est-il possible de passer CPL-IR-ME aux USA puis de convertir en EASA et passer l'ATPL, ou faut-il passer l'ATPL avant de partir aux USA ?
D'autre part, je vois beaucoup sur ce forum le terme JAR pour parler d'une licence. Quelle est la différence entre une licence JAR et une licence EASA ? C'est sûrement une question bête mais je me perds un peu entre tous ces termes.
Last but not least, car cette question était la raison principale de ce post, est-il vraiment avantageux aujourd'hui d'aller se former aux USA (d'un point de vue financement uniquement) étant donné que le taux euro/dollar ne soit plus du tout avantageux, que la vie là bas ne coûte pas moins cher qu'en Europe contrairement à ce que l'on pourrait croire, et que l'heure de vol soit quasiment au même prix qu'en Europe ?
Pour ceux qui arrivent jusqu'ici en ayant tout lu, merci !
Et pour ceux qui répondront, un grand merci !
Dans l'attente de vous lire,
Pierre