Zbeb a écrit :L'avion reste contrôlable dans le second régime jusqu'à ce que la puissance nécessaire (qui explose à mesure que l'incidence augmente au delà de la portance max) soit supérieure à la puissance que peuvent fournir les moteurs à cette vitesse. Pour maintenir ma Vz, si Cz diminue et que la vitesse diminue, c'est la poussée des moteurs qui a une composante verticale vu l'incidence qui prend le relais. D'ou l'expression : "accroché à son moteur" bien plus visuel sur les avions à hélice.
Romenov a écrit :
Le second régime est la partie gauche des courbes dont tu as fait référence plus haut, et caractérise une instabilité en vitesse. En gros plus je ralenti, plus j'augmente mon incidence pour conserver la même portance, plus j'augmente ma trainée induite et plus j'ai besoin de puissance/poussée. La vitesse qui sépare les 2 régimes est la vitesse de puissance mini pour les moteurs à hélices et la vitesse de trainée mini pour les jet. La majeure partie du second régime se passe en deça de l'incidence de portance max. Et heureusement! La vitesse d'approche Vref d'un avion de ligne à réaction et d'environ 1,3 Vs alors que sa vitesse de trainée min de 1,4 Vs. L'approche finale se fait donc en second régime.
Ce dont tu parles est, en général, hors du domaine du vol d'un avion classique. Voler à une incidence supérieure à l'incidence max engendre du buffeting et c'est une sensation très désagréable....
Alors oui le second régime propulsé d'un jet commence à la finesse max. Mais tu peux quand même tirer sur le manche sans que ton avion s'enfonce si tu es dedans, tant que es en dessous de l'incidence de taux de chute mini, point du second régime planeur et avion à hélice. Au dela, tirer = balistique, en imageant un peu.
L'incidence max est, pour moi, l'incidence en dessous de laquelle la portance s'effondre complètement, ou la finesse décroit très franchement mais l'avion peut rester contrôlable dans sa descente. Par contre entre l'incidence de Cz max et l'incidence max, il est possible de tenir vitesse et palier, juste c'est pas efficace côté consommation, c'est délicat si la motorisation répond avec du retard et faut pas vouloir virer trop sec... J'ai l'impression qu'on est en phase mais avec des termes légèrement différents.
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Zbeb a écrit :Qu'est ce qui te fait penser qu'un avion en état nominal n'est pas pilotable par autre chose qu'un humain ? Et je parle de pilotage pur et d'un peu de navigation dans un airspace vide et sans orage, pas de comm', de gestion des passagers ou autre.
Romenov a écrit :
Effectivement, c'est déjà le cas à l'heure actuelle.... Quand tout est prévisible, on sait automatiser! Malheureusement il y a des limites au déterminisme (cf théorie du chaos, James Gleick).
Cet argument s'applique aussi bien aux automatismes qu'aux humains. Certains sont capables de s'adapter à des nouvelles situation très bien, bien que ça consomme beaucoup plus de cases, du moins le temps de s'adapter.
D'autres n'arriveront pas à le faire. On est pas tous égaux.
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Zbeb a écrit :Les liners sont instable. C'est pour ça qu'il y a des yaw damper pour éviter le roulis holandais. La phugoide et l'oscillation d'incidence sont des instabilité plus ou moins bien amorties. Rien de non pilotable si la géométrie est bonne, juste c'est usant à tenir sur des longs vols.
Les avions sont conçus pour être pilotable d'abord et sont stabilisé si besoin pour le confort. Le confort est un facteur de sécurité non négligeable pour certains vols.
Romenov a écrit :
Non, par exemple les 737, (jusqu'au MAX

) sont aérodynamiquement stables (dans leur domaine de vol). Le yaw damper évite entre autres le développement d'un roulis hollandais qui ne serait pas confortable, mais l'avion reviendrait à l'attitude initiale de lui-même. Il est vrai cependant que pour des raisons d'efficience les avions modernes sont proches d'être aérodynamiquement instables et que des systèmes supplémentaires soient ajoutés pour les rendre stables. Par ailleurs, si des oscillations sont amorties, alors c'est un phénomène stable.
Le mot instable sans rajouter 'dans leur domaine de vol' est un sans doute un peu éxagéré. Ceci dit...
La plupart des avions sont instable en roulis au dela d'un certain angle de roulis. Le yaw damper peut être mandatory. Si les protections existent, c'est bien qu'il y a eu des cas ou l'avion s'est retrouvé en dehors du domaine de vol. La stabilité artificielle, c'est sacrément confortable et sécuritaire. C'est le prix à payer pour avoir des avions performants tout en gardant certaines marges. Et je vois lowrider arriver avec ses gros sabots, oui ce n'est pas infaillible

Une oscillation stable peut quand même être source d'accident. Ça dépend de son amortissement et temps caractéristique. L'oscillation d'incidence est fortement amortie géométriquement la plupart du temps car son annulation pilotée est délicate (à ma connaissance hein

, je n'ai jamais entendu parler de cours pour apprendre à la contrer et je n'y ai jamais été sensibilisé). La phugoide, ça dépend des machines. Les planeurs peuvent être très sensible car une toute légère variation d'assiette peut engendre des grosses variations d'IAS. Elle est tout de même bien plus facile à annuler car plus lente. La stabilité en spirale, ça dépend aussi de la géométrie et de plein de trucs, mais la plupart des machines partent en virage engagé à partir d'un certain angle sauf protection artificielle. Pour le roulis hollandais, il me semble qu'il y a du des cas de pompage pilote ayant causé des accidents mais j'ai pas de source.
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Zbeb a écrit :Mes capacités intellectuelles étant limitée, je n'arrive pas à trouver une panne spécifique à ce cas de vol là qui n'ait été abordé par mon instructeur/manuel de vol/bouquin bleu/procédure générale de l'aéroclub avant le lâché mais qui l'ait été avant d'avoir le PPL
Romenov a écrit :
Avant de lâcher un élève, il ne suffit pas qu'il ait vu toutes les pannes (c'est clairement impossible) comme une liste où on cocherait les cases. Le plus important c'est de s'assurer qu'il sera prêt à faire face à un imprévu. En plus du savoir faire de base, ça demande de la confiance en soi, de la maîtrise de soi et un peu d'intelligence ou de bon sens paysan. Ce sont des qualités humaines autant que techniques qui favorisent la décision d'un lâcher.
Alors tout dépend comment tu qualifies une panne. Mais il me semble que le lâché sait faire face à des pannes moteurs, radio, de certains instruments et certaines gouvernes. Que la panne moteur soit causée par une commande des gazs qui lâche ou un défaut d'allumage ne change pas grand chose à la procédure à appliquer si on évolue à basse hauteur.
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Zbeb a écrit :Tu sais papa, j'aimerai beaucoup faire un stage de CRM. Pour ma culture perso
Romenov a écrit :
Et le jour où tu fais ça, prend des notes et refile les à tes collègues. Le monde des entreprises à urgemment besoin de CRM... Plutôt que de faire du babyfoot géant ou du lego en team building.
Je ne sais pas si c'est dit sur le ton de la plaisanterie... Je vais partir du principe que oui et te renvoyer la balle

Si seulement on avait des beaux salons avec option massage pour se reposer entre les réunions, des PNC qui nous amènent des cafés et un salaire de PDG...