Navré chers amis, expatriés, collègues et utilisateurs de la sous-section américaine d’Aeronet, je me permets de débarquer chez vous pour narrer mon voyage effectué en Arizona en Janvier 2026.
Pour ceux qui cherchent des réponses aux questions suivantes « Qui? Quoi? Ou? Quand? Comment? »; je me permets de vous renvoyer vers ce lien, dans mon topic ou je répond à toutes ces questions.
viewtopic.php?p=613392#p613392
Avant de commencer, à nouveau un petit rappel :
(Un grand merci à mon amie M.L.R, chef de cabine Embraer E2 chez Porter, sans qui ce voyage n’aurait pas été possible.)
Sur ce, prenons place à bord de l’Embraer qui va m’arracher de l’épouvantable hiver ontarien pour m’amener à Phoenix!


Pour qui sonne le glas… enfin, pas exactement!
Preuve que les choses évoluent assez vite : lorsque le 27 Janvier, je prenais la photo de ce MD-11 d’UPS définitivement retiré du service suite à la tragique perte de l’un d’entre eux à Louisville lors de son décollage, en Novembre 2025; UPS avait pris la décision radicale de retirer du service tous les MD-11 de sa flotte (une trentaine de mémoire?) et son concurrent FedEx (ainsi que les rares autres opérateurs du MD-11) de clouer les siens au sol.
À l’époque, autant dire que nous étions nombreux à penser que le malheureux triréacteur de Douglas était terminé, et que sa sortie était ternie par les mêmes problèmes que son aïeul, le DC-10 (qui a connu, le premier, un drame similaire le 25 Mai 1979 à Chicago - voir les détails du vol American Airlines 191. 46 ans plus tard, les mêmes causes ayant les mêmes conséquences tragiques)
Or, très récemment, le 11 Mai 2026, après plusieurs mois de collaboration entre la FAA et Boeing, FedEx a réintroduit en service sa flotte de MD-11 (là aussi, une trentaine d’appareils)
Néanmoins, ce ne sera pas le seul MD-11 d’UPS que j’aurais l’occasion de voir, comme vous le constaterez plus tard!
Sur ce, décollage piste 23 et direction le sud ouest!
Première chose que je remarque durant ce long vol transcontinental (et surtout en traversant les États-Unis) : c’est le nombre de trafics que l’on croise en croisière, dans le ciel!


Autre chose d’assez amusant et intéressant à suivre durant le vol, l’évolution des paysages!
Sachant que lorsque l’avion grimpe vers son altitude de croisière et quitte le Canada, nous survolons le Midwest (Ohio, Michigan, Indiana) qui eux, ont plus ou moins la même météo et la même topographie que le sud-ouest de l’Ontario!
Or, au fur et à mesure que l’on progresse vers l’Arizona… les paysages changent du tout au tout!



Dire que lorsque j’ai quitté mon domicile à Waterloo, il faisait en dessous de zéro degrés Celsius… je sens d’ici le soleil et sa chaleur radieuse! Autant dire que l’excitation de mon côté est à son comble, sans parler de l’émerveillement d’être sur le point d’arriver aux États-Unis pour la première fois de mon existence!

Je survole la banlieue nord-est de Phoenix, et je commence à remarquer à quel point, Phoenix est gigantesque
Comme beaucoup de personnes, je connaissais Phoenix de nom, et pour quelques faits remarquables, mais sans plus.
Instinctivement, ce n’est pas la première ville qui vient à l’esprit lorsque l’on demande à un étranger de citer une ville américaine connue : même moi, je vous citerais New York, Los Angeles, Washington, Miami, Seattle, Chicago
À l’inverse, je ne dis pas que Phoenix est un petit village, une ville de troisième zone, mais ça n’est pas spontanément ce qui me viendrait en tête en premier…
Autant vous dire que je commençais vite à me rendre compte de mon immense erreur d’appréciation!
Ah, et cette manie assez curieuse que semble avoir les Arizoniens :

Une lettre géante (en l’occurrence un « S ») peint sur une colline! La aussi, ça ne sera pas la seule lettre peinte que je verrais durant mon séjour…
D’ailleurs, je ne le savais pas encore, mais le AirBnb ou j’allais séjourner était situé à quelques blocs de cette colline!
Arrivé vers 14 heures, heure locale, et il fait déjà autour de 15/20 degrés : le paradis, sachant que nous sommes fin Janvier!


Maintenant… comment dire? J’aurais énormément de choses à dire sur les États-Unis : cette seule fin de journée passée le 27 Janvier et tout ce que j’ai pu voir de mes yeux pourraient représenter des paragraphes à n’en plus finir!
J’ai déjà pu partager toutes ces réflexions à mes amis en face à face, toutefois je vais m’abstenir de le faire ici (néanmoins ceux qui croiseront ma route sont la bienvenue de me poser des questions autour d’un verre, à mes frais!).
Ceci dit, je vais me contenter de ces quelques mots : OUI
Oui!
Et encore oui!
À ceux qui me demandent « Alors, comment sont les États-Unis? » (sachant que je n’ai visité d’un seul état et qu’il m’en reste 49 à faire…), je répond comme le regretté Julien Lepers : OUI, oui, oui, oui, oui, oui!
C’est exactement ce à quoi on pense, c’est exactement ce que les films, les livres, les reportages, les jeux vidéos, les chansons; tout ce que le soft power a pu inculquer dans nos esprits!
Les États-Unis, pour le meilleur comme pour le pire, sont la définition même de l’extravagance, de l’énorme, de l’extrême; c’est le pays « trop tout », et ce dans tous les domaines!
Sans transition, allons directement au 29 Janvier, où je prends la route de Tucson…
Le simple fait de mentionner Tucson (qui au passage, se prononce TWO SON, merci à ma partenaire de voyage sur place de m’avoir apporté cette précision cruciale) devrait déjà mettre la puce à l’oreille de certains!

Ne tournons pas autour du pot, je me rends au Pima Air Museum
https://pimaair.org/
Et je le fais en premier chef pour deux avions en priorité, d’abord pour un compatriote et un camarade!
En l’occurrence…



Ce magnifique Étendard IV de notre glorieuse Aéronavale!
Si loin du pays, si loin de la France, de nos bases d’aéronautique navale; de Hyères, de (anciennement) Nîmes-Garons, de Landivisiau ou encore de Lann-Bihoué!
Bon, néanmoins le désert arizonien n’est pas non plus un terrible endroit ou passer sa retraite!
D’ailleurs, puisque nous sommes dans un désert, et que cet Étendard est couvert de poussière… j’en profite pour y laisser quelques messages!



Ainsi que des messages… un peu plus clivants/partisans!

(bon ça va, pour nos amis de l’Armée de l’Air… tout le monde peut se tromper dans la vie - et je ne parle pas de moi! De plus j’ai été fair-play et j’ai également pris des photos de l’un de vos anciens appareils!)


Pour l’occasion, votre serviteur ne pouvait pas ne pas porter son ancien tee shirt de sport de la Marine et prendre la pose en compagnie de cet ancien camarade!

Mes respects au frégaton Pierrot; votre ancienne monture se porte à merveille!

Ainsi qu’à tous ces anciens de la Flottille 17F
D’ailleurs, j’en profite pour saluer également tous mes anciens camarades de la promotion 2016.4 Adolphe-Marie Jézéquel, à mes anciens chefs (notamment ceux détachés à l’ENAC) et de manière générale à tous les anciens de la Marine, à ceux qui la servent encore et à ceux qui prendront la meilleure décision de leur vie : rejoindre et servir la Marine!
Cette parenthèse nostalgique et nationale faite (même si il y aura d’autres avions compatriotes que nous croiserons par la suite au musée!), il est temps de passer au second avion pour laquelle je suis la, un avion…. monstrueux, si monstrueux qu’il en est fascinant!
Un avion qui, sans mauvais jeu de mots, nous enterrera tous (bientôt un siècle de service), un avion qui est entré dans l’imaginaire collectif, notamment grâce à ce chef d’œuvre de Kubrick qui n’a pas pris une ride!
Durant les deux heures de trajet entre Phoenix et Tucson, je n’avais que ça en tête : l’introduction de Docteur Folamour!
Eh oui, je fais bien évidemment allusion à la star du film, au seul survivant du casting en 2026 : le Boeing B-52!





J’aurais peut-être dû le préciser d’entrée de jeu: mais à la seconde où je suis arrivé dans ce musée, il m’a fallu faire un effort surhumain pour ne pas éclater de rire, glousser, être bouche bée ou paralysé par la collection phénoménale de ce musée!
Sans faire de prosélytisme, ce musée se rapproche à mon sens de la version abrahamique du paradis : quasiment tout est la, la quantité folle d’avions remarquables, « légendaires » (je n’aime pas ce terme), qui ont façonné l’histoire de notre industrie est tout bonnement vertigineuse
Autant dire que même aujourd’hui, en écrivant ceci, quand je repense au fait d’avoir pu voir des B-52 (car oui, d’autres arrivent!), j’en ai un grand sourire aux lèvres!
Quel avion horrible, quel avion monstrueux, quel avion génial!
Autant lorsque vous êtes dans le viseur de l’oncle Sam et que vous devez subir un B-52, c’est sans aucun doute un avion épouvantable, autant lorsque vous êtes passionné d’aviation le B-52 est un avion époustouflant à plus d’un titre!
D’ailleurs, allons jeter un œil à son voisin, qui s’avère être… un autre B-52!

Cette envergure, cette gueule… on ne s’en lasse pas!


« L’angle Boeing », le B-52, comme le 707 ainsi que d’autres Boeing ont, à mon sens, leur meilleur angle de photographie : celui-ci, de trois-quarts face

Au vu des objectifs présents sur le nez, il semblerait que ce B-52 ait été, plus tard dans sa carrière, reconfiguré pour emporter des armes de précision?

Vous remarquerez que les dérives et queues des deux B-52 sont différentes : ce n’est pas étonnant, tant le B-52 a eu des versions et déclinaisons différentes (de la version A à la lettre H); après tout, on parle d’un avion qui a effectué son premier vol en 1952…. Staline était encore vivant à cette époque!
Place maintenant à un autre avion que je tenais absolument à voir : un avion assez méconnu je dirais, qui n’aura pas eu une longue carrière dans l’US Air Force, mais au vu de sa mission, de ses performances, de son apparence et réputation…. je ne pouvais pas passer à côté!
D’ailleurs, c’est un avion si exceptionnel qu’un rappeur en a fait une chanson à sa gloire! C’est dire!
Musique! (enfin, vidéo!)
https://webmshare.com/play/QG36r
Le Convair B-58 Hustler!
(bon, évidemment je plaisantais avec la chanson de Rick Ross « Hustlin », néanmoins le hasard fait bien les choses!)

Quelle gueule mon Dieu, mais quelle gueule…


Les années 50 dans toute leur splendeur : pas assez de progrès dans les turboréacteurs, alors dans le but de concevoir des avions rapides; leur attacher autant que possible de simples réacteur monoflux bruyants comme l’enfer et consommant autant de carburant que Renaud consomme de Ricard…
C’est fantastique, c’est génial : dans mes veines, injectez moi dans les veines ce genre d’avions!

Croyez le ou non, mais ceci peut faire office soit de réservoir externe, soit de bombe nucléaire, ou bien les deux en même temps… vous ai-je dit que les États-Unis sont le pays de la démesure?

Entre 1950 et 1992, le SAC/Strategic Air Command avait pour devise : « Peace is our profession »
La paix (par la bombe nucléaire) est notre métier… vive l’humour noir et le cynisme corrosif!

Autre chose que j’adore dans le B-58 : voyez ces deux fenêtres carrées à la gauche de l’insigne de l’US Air Force?
La fenêtre du milieu représente le poste du navigateur/bombardier, et celle à l’extrême-gauche celui de l’opérateur des systèmes d’armes.
La légende dirait que les trois hommes, séparés chacun dans leur compartiment, pour communiquer… disposaient d’une corde à linge où ils faisaient circuler des morceaux de papier attachés à des pinces à linge pour échanger entre eux!
C’est fantastique! Cette anecdote seule justifie la passion que l’on peut avoir pour cette machine!
Imaginez ça : être aux commandes d’un bombardier nucléaire supersonique, volant à Mach 2, mais devoir écrire au crayon et sur un post-it une note que vous allez ensuite faire passer le long d’une corde à linge au reste de l’équipage…. exceptionnel!
(exceptionnel? Enfin, ça l’était moins pour ceux ayant volé sur le Hustler : l’avion était exigeant à piloter, extrêmement bruyant, inconfortable et quant aux deux malheureux assis à l’arrière et ne disposant de rien d’autre que cette ridicule fenêtre carrée latérale… autant dire qu’il ne fallait pas être claustrophobe et avec une patience de bonze pour rester assis durant des heures dans ces capsules!)
Tiens, puisque l’on parle de cet avionneur très regretté qu’était Convair, allons voir ce qu’il y a d’autre dans le coffre à jouets de Convair…




Mesdames et messieurs, le Convair B-36 Peacemaker
Six énormes moteurs à pistons, quatre turboréacteurs pour un total de 10 moteurs
L’une des plus grandes envergures pour un avion, 70 mètres
Rayon d’action de quasiment 16000 kilomètres
Bombardier nucléaire (qui a même été envisagé pour être motorisé par un réacteur nucléaire) capable de décoller depuis les États-Unis, frapper l’URSS et revenir se poser aux USA
Voila, voila…
Pour rappel : vous ai-je dit les États-Unis sont le pays de la démesure?

C’est donc ça le paradis? Un B-36, un B-52 et un Constellation?
Ça me va, je signe!
D’ailleurs à ce sujet, il est temps pour moi de vous faire cette confession : je n’ai jamais été de ceux qui accordaient beaucoup d’importance ni de crédit au Lockheed Constellation
Or ce musée a réussi à me convaincre de la beauté absolue de la grande dame, non seulement vu le nombre de Constellation exposés par le musée, mais aussi grâce au fait de pouvoir se promener librement - et ainsi pouvoir voir l’avion sous mille angles différents.

Même cette version d’AWACS primaire n’arrive pas à gâcher l’élégance des lignes du Constellation, en dépit des nombreuses protubérances et excroissances
Bon, ceci dit il y a un autre avion qui malheureusement est resté laid - en dépit du temps qui s’est écoulé depuis son introduction et retrait du service il y a plusieurs décennies maintenant :



Le Boeing 377 Stratocruiser
Néanmoins c’est un avion que j’apprécie, en dépit du fait qu’il soit vilain : après tout, c’est l’un des ancêtres des Boeing que nous connaissons, et c’est un avion qui a représenté - pendant un court instant - la quintessence du transport aérien : Pan Am qui l’exploitait à travers l’Atlantique, Northwest Airlines pour desservir Hawaï et la côte ouest des États-Unis

Tiens, un ami helvète!
Un Stratocruiser manifestement anciennement exploité conjointement par la défunte compagnie suisse Balair ainsi que par la Croix-Rouge
Je disais que le 377 est laid… malheureusement ce n’est pas son seul souci!
Car oui, l’avion est malheureusement atteint par une gigantesque tumeur…
… ou bien, histoire de ne pas tirer sur l’ambulance et de voir le verre à moitié plein : le Stratocruiser est enceinte!



Croyez-moi que l’on se sent petit face à ce Golgoth! Quelle face impressionnante!

Si impressionnant que ce pauvre King Air (qui pourtant n’est pas un petit avion!) fait office de jouet face à ce Stratocruiser! On dirait presque une Twingo face à un sous-marin!

C’est donc ça le paradis? Un Stratocruiser qui regarde un King Air, qui lui-même suit un Constellation qui fait face à un Boeing 787?
La encore, je signe!

Deux mondes, deux époques qui se font face : le sublime Constellation qui assurait les vols longs courrier dans les années 50, jusqu’à l’avènement des avions à réaction; et le Dreamliner de Boeing, mis en service dans les années 2010

Pardon, correction : trois mondes qui se font face, avec le colossal hydravion, le Martin Mars!

Mon univers, deux icônes du transport aérien civil des années 60 (et des jets de première génération) : le Boeing 707 et le Gulfstream II!
Les deux appareils étant anciennement exploités par la NASA


L’angle Boeing que je mentionnais plus haut - et dont je suis un fan absolu

Le 707 était utilisé pour simuler l’apesanteur en vol! D’ailleurs la manœuvre est détaillée sur le nez de l’avion!

707 au passage qui est motorisé par des J57 - motorisation davantage ancienne et primitive que les habituels JT3D (qui eux-mêmes sont déjà préhistoriques), ce qui est exceptionnel!

Le Gulfstream II, le premier jet d’affaires du même constructeur (1966) et celui qui a inauguré cette splendide famille d’avions d’affaires américains, dont le dernier né aujourd’hui est le G800 (sorti d’usine en 2022)
D’ailleurs, autre chose que j’aime beaucoup - et que l’œil avisé/initié aura remarqué : du Gulfstream II jusqu’à la famille G650, les avions partagent le même nez, les mêmes fenêtres au niveau du cockpit ainsi que les mêmes hublots caractéristiques du constructeur


Les Rolls Royce Spey qui motorisent le GII, ainsi que les stators visibles - typique des réacteurs de première génération

Vue sur l’aile et les vortex generators - au passage, ce GII de la NASA est dépourvu de winglets, qui sont normalement de série sur le GII
Passons maintenant à un autre tandem typique de l’aviation commerciale des années 60/70 :

L’ubiquitaire 707 ainsi que le DC-9 de Douglas!
C’est d’ailleurs par ce dernier que je vais commencer - dire que aux États-Unis, au Canada et en France, jusque dans les années 2000, c’était un avion que l’on pouvait croiser partout…


D’ailleurs avec cette livrée (notamment le liseré noir), ce DC-9 me fait penser à ceux de Swissair!

Détail sur l’aile et ses dispositifs hypersustentateurs (flaps/slats)

Passons maintenant à ce 707 qui a la particularité d’avoir quasiment la même livrée que Air Force One, mais qui n’a jamais servi d’avion de transport pour les présidents des États-Unis (toutefois l’avion exposé par le musée a bien servi pour le transport d’autres VIP)

Les JT3D sont dans un état clinique : d’ailleurs en configuration classique, le moteur 1 dépourvu de turbocompresseur

Le 707 n’est pas parfaitement à plat, il s’enfonce légèrement sur sa droite

Vue sur ce qui nous attend par la suite : du très très bon, c’est le cas de le dire!

En l’occurrence ce Douglas DC-6 qui lui a bien servi de Air Force One à l’époque : il a notamment transporté les présidents Lyndon Johnson et John Kennedy

Pour preuve : le sceau présidentiel placé sur la porte d’accès arrière de l’appareil
Et puisqu’on est dans la flotte présidentielle… et pour continuer dans la liste d’avions extrêmement rares dont je raffole!



Le Lockheed L-1329 Jetstar! C’est merveilleux!
Le premier jet d’affaires de l’histoire (du moins avec le Learjet 23?), et là encore une gueule comme on en fait plus : un quadriréacteur, des réservoirs supplémentaires dans les ailes tel un avion de combat…
Et cerise sur le gâteau : qui dit jet des années 60 dit… avion monstrueusement bruyant!
Car oui, ne vous laissez pas induire en erreur par sa petite taille (aussi bien de l’avion en lui-même que de ses quatre petits réacteurs) : je me souviens d’un photographe d’avions au Mexique, qui a eu l’occasion de pouvoir connaître à la fois Concorde et le Jetstar.
Selon lui, le Jetstar est nettement plus bruyant que Concorde… ai-je besoin d’en rajouter?
Toutefois, dans le but de soulager nos tympans, nous allons faire un immense bond en avant et revenir à notre époque

Avec ce Boeing 787-8 de 2009, motorisé par des Rolls Royce Trent 1000
D’ailleurs, allons jeter un œil à ces imposants moteurs


Caractéristique typique des moteurs actuels, modernes et performants: le fait de pouvoir voir à travers le fan!
Car oui, grâce aux progrès réalisés dans ce domaine, de nos jours sur ces réacteurs à double flux, le flux d’air froid créé par l’immense fan que l’on peut voir, représente à lui seul 80% de la poussée crée par le moteur! Tandis que l’air chaud qui passe au sein du moteur, des compresseurs, chambre à combustion et tuyère d’éjection ne représente lui que 20% de la propulsion - bien évidemment, l’air chaud est surtout là pour entraîner les turbines qui elles, à leur tour, font fonctionner le fan, les compresseurs et tout le réacteur par ricochet
(À comparer avec tous ces anciens réacteurs de première génération que j’ai pu photographier sur le B-52, B-58, 707 qui étaient de simples réacteurs à monoflux d’air chaud)

Le pot aux roses est dévoilé dans l’immatriculation de cet appareil : car oui, bien que le 787 soit intégralement peint dans la livrée de la compagnie aérienne japonaise « ANA/All Nippon Airways », ce 787 n’a jamais servi pour le transport de passagers!
Il s’agissait d’un des tous premiers 787, utilisé par Boeing comme prototype, entre 2009 et 2012, avant d’être retiré du service
Toutefois, dès le premier jour, ce prototype a toujours porté la livrée de ANA, certainement dans un but marketing/publicitaire, sachant que ANA fut la compagnie aérienne de lancement du 787
Et maintenant, retour dans le passé avec un autre avion assez méconnu et oublié, qui pourtant a joui d’une très honorable carrière militaire - en plus d’avoir d’excellentes performances
La aussi, l’un de mes avions favoris, le Lockheed C-141 Starlifter!


Caractéristique unique et propre au Starlifter (qui permet de faire la continuité avec la précédente parenthèse sur les réacteurs) : regardez la façon dont les JT3D sur le Starlifter sont carénées, notamment avec le cône clairement visible et exposé à l’air libre - chose unique il me semble, je n’ai pas d’autre avion en mémoire ayant ce même agencement!

Autre spécificité : la garde très basse entre le sol et le fuselage du C-141
Même en rampant, je ne serais pas sur de passer en-dessous!
Continuons la visite avec un autre sublime Constellation



D’ailleurs, quel excellent hasard que l’on dispose d’un Constellation de TWA : sachant que la genèse de cet avion contient deux hommes indissociables aussi bien de TWA que du Constellation; Jack Frye (premier président de TWA) et bien évidemment Howard Hughes

Plaque honorifique des anciens employés de TWA ayant participé à la restauration de leur ancien Constellation
Et maintenant… cocorico!
Le second avion français du musée, et pas n’importe lequel!


La Caravelle bien sûr! Quelle immense surprise de tomber sur l’une des rares Caravelle ayant été exporté aux États-Unis (nous allons y revenir)


Au vu de son immatriculation N1001U, ça me laisse à penser qu’il s’agit d’une des 20 anciennes Caravelle ayant été achetées et exploitées par United Airlines entre les années 1960 et 1970
Eh oui, bien avant Airbus et son A300, Sud Aviation avait déjà réussi le tour de force de pénétrer le marché américain et de réussir à vendre un avion de ligne non-américain à une grande compagnie américaine!






















































































































































DC-8 Super 60 ou Super 70 de BAX Global! (du moins, ce qu’il en reste…)























