Le crash du Learjet 60 survenu dimanche dernier en Floride m'a amené à me poser une question.
On sait que dans ce secteur, le client recherche avant tout de la flexibilité, un gain de temps et un service à la demande.
Mais qu'en est-il lorsque les conditions météo se dégradent ?
Je me demande notamment si, dans certaines situations, les pilotes peuvent ressentir une pression, même indirecte, pour éviter un détour ou ne pas rallonger le temps de vol, au risque de mécontenter le client ou leur employeur.
Pour revenir au Learjet 60, l'équipage semblait conscient des conditions météorologiques difficiles.
Aurait-il été possible d'éviter les conditions météorologiques rencontrées en choisissant une route différente, quitte à perdre du temps et à arriver plus tard ?
Attention, je ne prétends absolument pas que les pilotes aient subi une quelconque pression sur ce vol, ni que cela ait contribué à l'accident.
Mais je trouve intéressant de soulever cette question, car dans l'aviation d'affaires, le client est souvent au centre de tout.
Est-ce que certains pilotes d'affaires ont déjà ressenti cette pression de devoir satisfaire le client, même lorsque les conditions auraient plutôt demandés à prendre davantage de précautions ?
Crash du Learjet 60 : la pression psychologique du client sur les pilotes en aviation d'affaires ?
Modérateur : Big Brother
Re: Crash du Learjet 60 : la pression psychologique du client sur les pilotes en aviation d'affaires ?
Ce qui est clair c'est que l'aviation d'affaire possede un profile de risque à part, qui est lie au simple fait que le client = le boss !
Sur des avions de ligne avec des vols programmees,
- Les crenaux sont fixes, quand un client n'est pas la, l'avion decolle sans lui avec les autres
- Les retards meteo sont compresensibles, tous les passagers et vols similaires sont concernes
- Le boss n'est pas le client et la recette est diversifiee sur beacoup de clients et d'autres vols
En vols d'affaires, les finances sont plus concentrés et les vols sont plus aleatoires: ils decollent rarement dans les temps, le client est toujours en retard, il y a toujours des invites, des plans de derniere minute,...et le pilote est seul face a son client = boss, si on rajoute les contraintes meteo et la logistique au sol, c'est clair que la pression est bien la, quand le client c'est corporate, c'est plus cadré mais si on parle des clients auto-entrpreneurs, joeurs de foot, celebs...c'est plus stochastique.
Ceci dit, je doute que la pression client jouait un role ici dans cet accident: ils ont deja fait un gros detour, certes avec moins de marges en distance, mais avec un simple virage au sud en plus (ou meme au nord vers la m***e), c'est sorti indem: un vol comme les autres et ils seraient sur une plage au Bahamas.
Par contre, je trouve bizzare la decision de monter (FL350 a FL370 en SIGMET au milieu des CB), c'est simplement incomprensible? l'avion ne montera jamais plus vite que l'air chaud et l'eau chaude a l'interieur d'un 'horney tropical CB' qui cherche FL500 en Floride pas loin de l'equateur (c'est un endroit ou les projectiles et les nuages sont lances vers l'espace). Les evitements des givrage/turbulences dans ce genre de meteo convective se font en lateral a vue en vmc (ils auraient monter bien avant pour voir les haut des sommets, l'avion est capable d'aller VMC a FL500) ou en evitement lateral avec cap sur radar en imc (idealement tilt fixe sur l'horizon).
Ce n'est pas la premiere fois que les pilotes et l'avion ont essaye d'eviter turbulence/givrage sur meteo convective avec une montee au lieu de d'une deviation laterale? le rapport NTSB va nous dire plus.
Sur des avions de ligne avec des vols programmees,
- Les crenaux sont fixes, quand un client n'est pas la, l'avion decolle sans lui avec les autres
- Les retards meteo sont compresensibles, tous les passagers et vols similaires sont concernes
- Le boss n'est pas le client et la recette est diversifiee sur beacoup de clients et d'autres vols
En vols d'affaires, les finances sont plus concentrés et les vols sont plus aleatoires: ils decollent rarement dans les temps, le client est toujours en retard, il y a toujours des invites, des plans de derniere minute,...et le pilote est seul face a son client = boss, si on rajoute les contraintes meteo et la logistique au sol, c'est clair que la pression est bien la, quand le client c'est corporate, c'est plus cadré mais si on parle des clients auto-entrpreneurs, joeurs de foot, celebs...c'est plus stochastique.
Ceci dit, je doute que la pression client jouait un role ici dans cet accident: ils ont deja fait un gros detour, certes avec moins de marges en distance, mais avec un simple virage au sud en plus (ou meme au nord vers la m***e), c'est sorti indem: un vol comme les autres et ils seraient sur une plage au Bahamas.
Par contre, je trouve bizzare la decision de monter (FL350 a FL370 en SIGMET au milieu des CB), c'est simplement incomprensible? l'avion ne montera jamais plus vite que l'air chaud et l'eau chaude a l'interieur d'un 'horney tropical CB' qui cherche FL500 en Floride pas loin de l'equateur (c'est un endroit ou les projectiles et les nuages sont lances vers l'espace). Les evitements des givrage/turbulences dans ce genre de meteo convective se font en lateral a vue en vmc (ils auraient monter bien avant pour voir les haut des sommets, l'avion est capable d'aller VMC a FL500) ou en evitement lateral avec cap sur radar en imc (idealement tilt fixe sur l'horizon).
Ce n'est pas la premiere fois que les pilotes et l'avion ont essaye d'eviter turbulence/givrage sur meteo convective avec une montee au lieu de d'une deviation laterale? le rapport NTSB va nous dire plus.
PPL+IR+CRI, SPL, FAA, SEP/MEP/TMG
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