Posté : 20 mai 2013, 16:57
Ah bon Phénix ? tu as des preuves pour montrer qu'à 14 000ft tout se serait bien passé ? d'ailleurs chez EVA Air, même en partant de bien plus haut ça a failli tres tres mal se terminer...Mais la cause racine était la réalisation d'un essai à 3000 pieds au lieu de 14000.
Non à la limite, la cause racine c'est bien la procédure de lavage des sondes, couplée à une logique de protection ACTIVE du domaine de vol assez discutable :
(d'ailleurs aucun rapport d'enquête ne serait-ce que préliminaire sur le 330 d'EVA AIR n'est disponible, étrange non ? réponse du BEA à cette question :« La décision d'ouvrir et de conduire l'enquête de sécurité sur cet évènement appartient aux autorités japonaises (état d'occurrence) ou taïwanaises (état de l'opérateur). Celles-ci ont décidé de ne pas ouvrir d'enquête, c'est la raison pour laquelle vous ne trouvez pas trace de l'évènement sur le site Internet du BEA. » c'est marrant hein, on a l'impression que c'est pas encore assez grave :
Pas d'enquete -> pas d'analyses,
pas d'analyses -> pas de recommandations,
pas de recommandations -> pas de changements,
pas de changements -> pas de changements, notre avion et sa technologie sont PARFAITS on vous dit !!!! passez votre chemin
Mais je ne t'en veux pas, ça fait bien longtemps qu'Airbus charge les pilotes avec la complicité plus ou moins grande des autorités Françaises et européennes,
D'ailleurs c'était quoi selon toi la cause racine de l'accident du 330 d'essai en 1994 qui a failli tomber sur sa propre assembly-line ?
Moins évident de charger l'équipage, puisque ici c'était le propre chef pilote d'Airbus aux commandes d'un avion dont on ne pas dire qu'il ne connaissait pas les subtilités ... et pourtant !!
étrange aussi, on trouve pas le rapport de cet accident sur le site du BEA (il n'est pas tres favorable au constructeur ...) mais je peux te le fournir aussi si tu veux.
Dans le lien que je t'ai donné plus haut sur l'accident de Perpignan, je t'invite à aller en page 224 et lire comment le "BEA" Allemand a trouvé un peu baclée la partie sur les messages qui auraient pu avertir l'équipage et la réponse assez édifiante du BEA qui se couche pour ne pas embarrasser le constructeur ..
"Cet aspect n’a pas été développé dans le rapport dans la mesure où le caractère atypique du vol de l’accident, la décision d’effectuer une vérification des protections en incidence lors de l’approche ainsi que la charge de travail de l’équipage (élevée lors de cette phase de vol par cette vérification, la préparation de l’étape suivante et l’absence de la procédure d’approche dans le FMS) ne permettaient pas de faire ressortir des conclusions générales sur l’efficacité du message CHECK GW et par conséquent des enseignements de sécurité."
Un superbe bottage en touche. Il nous faut juste espérer que le prochain cas se produira à une altitude jugée acceptable par Airbus et le BEA pour qu'on enquête un peu sur cette partie fondamentale qu'est la garantie de l'exactitude du domaine de vol élaboré par les capteurs et présenté aux pilotes dans la mesure où c'est en fonction de ces limites que les calculateurs OUTREPASSENT les ordres du pilotes, voire agissent tout seuls ...