Les majors aux USA demandent un diplôme universitaire, ils savent bien qu'une licence de pilote n'est qu'un permis de conduire, difficile à obtenir certes, mais ça reste un permis de conduire un avion.
NEANMOINS, l'exercice de ce métier n'est pas donné à tout le monde d'une part, et les conséquences financières d'une faute professionnelle sont catastrophiques.
Il faut un cerveau qui marche vite. Il n'a pas besoin de marcher très bien, mais il faut qu'il aille vite. Tout le monde n'est pas capable de fonctionner sous une pression temporelle aussi forte, la plupart des gens seraient victime de "brain freeze" comme disent les Anglais.
Tu as quelques secondes pour prendre une décision importante, tout le monde n'en est simplement pas capable.
Dans ma compagnie on a un OPC/LPC tous les 6 mois. si tu rates, re-training, si tu re-rates, tu perds ton boulot.
C'est, à ma connaissance, le seul métier ou tu es évalué tous les 6 mois pour vérifier tes compétences.
Et tu ne peux pas raconter de salades, c'est pas du management ou du commerce, si tu es trop loin du glide slope lors de ton approche sur 1 moteur , c'est un échec.
C'est comme un sportif et un chronomètre, tu ne peux pas tricher.
Je pense que si on faisait passer le même genre d'épreuves aux médecins, dentistes, avocats,
comptables (

etc, on en perdrait au moins la moitié.
JAimeLesAvions a écrit : ↑13 nov. 2020, 18:34
...
Les conditions étaient hallucinantes dans les années 80, les pilotes étaient les rois du monde avec un Bac+2. ....
Vrai mais dans tous les domaines, pas que pilote. un médecin/avocat avec un gros cabinet dans les 80's se retrouvait assez facilement à 50ans avec 1 petit immeuble, un chalet au ski, maison à la campagne, maison en espagne, etc.
Maintenant mes amis médecins ou avocats en seront encore à payer leur unique maison lorsqu'ils auront 50 ans. (ceux qui ont démarré à zéro évidement)