Une vue de l'intérieur de la formation skyguide
Posté : 11 déc. 2013, 18:32
Bonjour à tous,
Ca fait quelque temps que l'idée d'écrire ce message me trotte dans la tête. J'ai choisi de franchir le pas aujourd'hui car il m'apparait égoïste de garder ces informations pour moi. Ce message se veut donc un avertissement afin que d'autres puissent agir en connaissance de cause dans leurs choix d'orientation professionnelle.
Mon expérience est celle, trop commune, de personnes embauchées par la société Skyguide pour effectuer la formation de contrôleur aérien mais qui ont été virées les unes après les autres. Je ne souhaite pas rentrer dans le débat "société privée" vs "administration étatique" et ce débat n'a pour moi pas de pertinence ici.
Si vous interrogez des personnes travaillant actuellement pour skyguide en tant que contrôleur disposant d'une licence, vous ne devriez obtenir qu'une seule réponse indiquant qu'il s'agit d'une société exceptionnelle pour travailler. Essayez cependant d'aborder la question du taux d'échec en formation et les conditions dans laquelle elle se déroule et vous devriez vous faire un début d'idée de ce qu'il se passe réellement. Posez également la question des relations entre collègues et des bruits de couloir qui se propagent comme feu de paille.
Lorsque vous êtes embauchés par skyguide suite à un processus de sélection rigoureux, vous serez formés en Suisse Alémanique par un service spécial dédié à la formation des élèves. Vous y apprendrez de la théorie de la pratique enseignée par instructeurs motivés et intéressés par votre succès. Profitez-en car les choses vont changer rapidement.
Vous entendrez de nombreuses histoires de personnes ayant réussi brillamment la formation initiale et se faisant virer les unes après les autres sans y croire. Vous entendrez parler d'histoires de personnes se faisant virer pour un "oui", pour un "non" ou pour un "oui mais" sans l'entendre. Vous entendrez parler de remarques humiliantes faites à des élèves pour la simple raison qu'ils sont des élèves et n'ont pas leur mot à dire sans vouloir y croire.
Lorsque vous réussirez votre première année de formation en travaillant et en apprenant à aimer ce métier passionnant, vous aurez l'impression d'avoir franchi une étape et d'avoir fait un pas vers la réussite. Or, il n'en est rien. Vous avez juste permis au service des formations initiales d'empocher une somme conséquente car ils ont réussi à livrer un élève aux unités de contrôle aérien.
Lorsque vous arriverez à Genève, les choses se gâtent sérieusement. Il vous sera annoncé clairement que votre réputation en tant que personne est la chose la plus importante, que la formation que vous avez effectué jusque là ne vaut rien et que vous avez intérêt à faire profil bas sans rien dire sinon vos chances de réussite tendront vers zéro. Pendant ces premiers instants, vous serez jugés sur votre apparence physique, sur votre manière de vous habiller et d'autres critères n'ayant aucun rapport avec le métier. Je vous rassure, vous ne saurez jamais rien de tout ca avant de vous faire virer.
Lorsque vous serez formé, n'importe quelle erreur que vous faites sera notée, propagée et amplifiée dans des bruits de couloir à n'en plus finir. Lorsque vous rencontrerez un nouvel instructeur, celui-ci aura déjà connaissance de tous vos défauts amplifiés par les bruits de couloir qui courent sur vous. Cette fois-ci par contre, vous le saurez très bien car ils ne s'en cachent pas. Par contre vous n'êtes qu'un élève, alors vous n'avez rien à dire car sinon vous ne pourrez pas partie de ce corps d'élite que sont les contrôleurs aériens.
Vous serez instruits par des gens qui n'ont que faire de vous former et qui ne s'en cacheront pas. On vous fera savoir régulièrement que vous les embêtez à prendre leur temps car ils n'ont pas pu contrôler beaucoup récemment à cause de vous. Même si vous n'y êtes pour rien évidemment.
Vous passerez votre temps à vous faire trasher et humilier pour un oui ou pour un non mais surtout pour un "oui mais". Lorsque vous appliquerez une remarque qui vous a été faite précédemment, vous vous ferez trasher par un autre instructeur car ce que vous faites n'est pas correct. Si vous essayez de vous défendre en expliquant qu'un autre instructeur vous a indiqué de faire ca, cet instructeur niera par solidarité avec son collègue vous faisant passer pour insolent. Vous espérez que les instructeurs jeunes récemment sortis de la formation représentent un peu de répits dans tout ca. Néanmoins, vous vous trompez largement, ce sont les pires. Ceux qui n'hésitent pas à aller jusqu'à l'insulte personnelle directe et dégradante sans aucun rapport avec le métier. Vous pouvez toujours essayer d'aller vous plaindre aux RH mais vous pouvez être sûr que ca sera utilisé contre vous, souvenez-vous, rien de plus important que votre réputation.
Lorsque vous faites quelque chose de correcte, vous pouvez être sûr que personne ne le retiendra par contre tous les bruits de couloirs les plus farfelus continueront de courir sur vous.
Assez rapidement, vos collègues de promo disparaitront les uns après les autres après un processus anxiogène et contre-productif au possible. Avant même un quelconque avertissement, vous serez mis en "Training Problem" afin de vous "aider" à vous améliorer. Or, la seule chose que cela signifie est qu'on vous ouvre la porte vers l'extérieur. Si vous n'arrivez pas à vous améliorer grâce à cette technique infaillible, vous serez mis en "Conditional Go" afin de vous aider un peu plus à vous améliorer. Or la seule chose que cela signifie est que vous mettez un pied dehors et que votre maintien dans l'entreprise sera étudié à intervalle régulière.
Afin de sortir de ces "mesures administratives", vous devez faire une semaine ou deux parfaite. La moindre erreur effectuée les quelques jours avant le conseil sera retenue contre vous. Un "run" un peu moins bon que d'habitude et c'est fini. Et encore ca c'est si vous avez de la chance, sinon vous aurez des mesures administratives ultra-pédagogique telles que "Le prochain exercice où vous faites une erreur, vous êtes virés". Comment n'importe qui peut-il travailler dans des conditions pareilles surtout en tant qu'élève ?
Lorsque vos collègues se feront virer, vous pouvez compter sur les instructeurs pour n'en avoir rien à faire et commencer à vous faire joyeusement part des bruits de couloirs dont faisait objet vos ex-collègues et souvent amis. Comme pour vous faire miroiter ce qui vous attend au tournant.
Lorsque vous serez virés, vous n'aurez aucune chance de vous défendre car, vous vous en doutiez bien déjà, tout le monde se fiche de votre cas et vous n'êtes qu'un élève parmi tant d'autre. Personne ne prendra jamais votre défense, vous pouvez en être certains. Quant bien même vous essayiez de vous défendre, on vous expliquera que de toute façon vous n'avez pas votre mot à dire. Les motifs qui vous seront évoqués seront sans appel et souvent sans fondement. Même lorsqu'une promo entière se fait virer, personne ne semble se remettre en question.
Les taux d'échec à Genève oscillent entre 75 et 100%. Oui, taux d'échec. Vous pensez que mes chiffres sont faux ? J'aimerai bien qu'ils le soient ! La quasi totalité des ces échecs se produisent au moins un an après le début de la formation jusqu'à 2 ans et demi après.
Après avoir été viré, on vous demandera d'être reconnaissant car il vous est accordé un mois de salaire supplémentaire. Il ne vous sera absolument rien proposé comme plan B au sein de la société car vous comprenez c'est la crise et votre "rating" ne vaut rien sans mentions d'unité.
La seule chose avec laquelle vous sortirez c'est : des rêves brisés, du travail gâché, un "rating" de contrôle aérien duquel vous ne pourrez rien faire, un trou d'au moins un an dans votre CV quasiment impossible à valoriser et un papier pour aller s'inscrire au chômage.
La question que vous posera souvent votre entourage sera "Mais pourquoi former tant de gens à de tels frais pour les virer ensuite ?". Je pense que personne n'a la réponse à cette question, même pas eux-mêmes.
Les durées de chômage suivant la formation oscillent entre 6 mois et 1,5 ans car retrouver du travail avec un tel trou dans le CV, c'est pas simple même avec une formation de secours derrière.
Le fait que les recrutements continuent parait farfelu surtout vis à vis du fait que les promos actuelles se font balader. Des élèves d'une promo précédente se sont fait annuler leur rentrée un mois avant le début laissant ceux qui avaient déposé leur pré-avis de démission dans une situation pour le moins délicate. Dans une autre promotion, les élèves ont été mis en vacances forcées non-payées pendant 6 à 9 mois. Dans encore une autre promo, des francophones non-germanophones ont été alloués à Berne (procédures en Suisse Allemand) après avoir été baladé d'affectation en affectation.
Ce message vous permet donc de vous faire une idée du déroulement de la formation et de ce qui vous attend si vous commencez une formation là-bas. Ma motivation pour faire cela ? Éviter que d'autres tombent dans cette situation sans connaissance de cause. Pourquoi devriez-vous me croire ? Vous faites comme vous voulez, je ne suis qu'une personne anonyme sur Internet donc ce message vaut le prix que vous avez payé pour (0Fr donc). Néanmoins, demandez à des anciens élèves leur avis sur la chose et vous ne devriez obtenir, hélas, que des témoignages similaires.
Contrôleur aérien est un métier exceptionnel et passionnant. Le devenir est désormais ranger dans la case "rêves brisés" dans mon cerveau car pas d'équivalence possible nul part. L'aviation restera néanmoins une passion et cette expérience une leçon sur la réalité de cette industrie.
Anonyme
Ca fait quelque temps que l'idée d'écrire ce message me trotte dans la tête. J'ai choisi de franchir le pas aujourd'hui car il m'apparait égoïste de garder ces informations pour moi. Ce message se veut donc un avertissement afin que d'autres puissent agir en connaissance de cause dans leurs choix d'orientation professionnelle.
Mon expérience est celle, trop commune, de personnes embauchées par la société Skyguide pour effectuer la formation de contrôleur aérien mais qui ont été virées les unes après les autres. Je ne souhaite pas rentrer dans le débat "société privée" vs "administration étatique" et ce débat n'a pour moi pas de pertinence ici.
Si vous interrogez des personnes travaillant actuellement pour skyguide en tant que contrôleur disposant d'une licence, vous ne devriez obtenir qu'une seule réponse indiquant qu'il s'agit d'une société exceptionnelle pour travailler. Essayez cependant d'aborder la question du taux d'échec en formation et les conditions dans laquelle elle se déroule et vous devriez vous faire un début d'idée de ce qu'il se passe réellement. Posez également la question des relations entre collègues et des bruits de couloir qui se propagent comme feu de paille.
Lorsque vous êtes embauchés par skyguide suite à un processus de sélection rigoureux, vous serez formés en Suisse Alémanique par un service spécial dédié à la formation des élèves. Vous y apprendrez de la théorie de la pratique enseignée par instructeurs motivés et intéressés par votre succès. Profitez-en car les choses vont changer rapidement.
Vous entendrez de nombreuses histoires de personnes ayant réussi brillamment la formation initiale et se faisant virer les unes après les autres sans y croire. Vous entendrez parler d'histoires de personnes se faisant virer pour un "oui", pour un "non" ou pour un "oui mais" sans l'entendre. Vous entendrez parler de remarques humiliantes faites à des élèves pour la simple raison qu'ils sont des élèves et n'ont pas leur mot à dire sans vouloir y croire.
Lorsque vous réussirez votre première année de formation en travaillant et en apprenant à aimer ce métier passionnant, vous aurez l'impression d'avoir franchi une étape et d'avoir fait un pas vers la réussite. Or, il n'en est rien. Vous avez juste permis au service des formations initiales d'empocher une somme conséquente car ils ont réussi à livrer un élève aux unités de contrôle aérien.
Lorsque vous arriverez à Genève, les choses se gâtent sérieusement. Il vous sera annoncé clairement que votre réputation en tant que personne est la chose la plus importante, que la formation que vous avez effectué jusque là ne vaut rien et que vous avez intérêt à faire profil bas sans rien dire sinon vos chances de réussite tendront vers zéro. Pendant ces premiers instants, vous serez jugés sur votre apparence physique, sur votre manière de vous habiller et d'autres critères n'ayant aucun rapport avec le métier. Je vous rassure, vous ne saurez jamais rien de tout ca avant de vous faire virer.
Lorsque vous serez formé, n'importe quelle erreur que vous faites sera notée, propagée et amplifiée dans des bruits de couloir à n'en plus finir. Lorsque vous rencontrerez un nouvel instructeur, celui-ci aura déjà connaissance de tous vos défauts amplifiés par les bruits de couloir qui courent sur vous. Cette fois-ci par contre, vous le saurez très bien car ils ne s'en cachent pas. Par contre vous n'êtes qu'un élève, alors vous n'avez rien à dire car sinon vous ne pourrez pas partie de ce corps d'élite que sont les contrôleurs aériens.
Vous serez instruits par des gens qui n'ont que faire de vous former et qui ne s'en cacheront pas. On vous fera savoir régulièrement que vous les embêtez à prendre leur temps car ils n'ont pas pu contrôler beaucoup récemment à cause de vous. Même si vous n'y êtes pour rien évidemment.
Vous passerez votre temps à vous faire trasher et humilier pour un oui ou pour un non mais surtout pour un "oui mais". Lorsque vous appliquerez une remarque qui vous a été faite précédemment, vous vous ferez trasher par un autre instructeur car ce que vous faites n'est pas correct. Si vous essayez de vous défendre en expliquant qu'un autre instructeur vous a indiqué de faire ca, cet instructeur niera par solidarité avec son collègue vous faisant passer pour insolent. Vous espérez que les instructeurs jeunes récemment sortis de la formation représentent un peu de répits dans tout ca. Néanmoins, vous vous trompez largement, ce sont les pires. Ceux qui n'hésitent pas à aller jusqu'à l'insulte personnelle directe et dégradante sans aucun rapport avec le métier. Vous pouvez toujours essayer d'aller vous plaindre aux RH mais vous pouvez être sûr que ca sera utilisé contre vous, souvenez-vous, rien de plus important que votre réputation.
Lorsque vous faites quelque chose de correcte, vous pouvez être sûr que personne ne le retiendra par contre tous les bruits de couloirs les plus farfelus continueront de courir sur vous.
Assez rapidement, vos collègues de promo disparaitront les uns après les autres après un processus anxiogène et contre-productif au possible. Avant même un quelconque avertissement, vous serez mis en "Training Problem" afin de vous "aider" à vous améliorer. Or, la seule chose que cela signifie est qu'on vous ouvre la porte vers l'extérieur. Si vous n'arrivez pas à vous améliorer grâce à cette technique infaillible, vous serez mis en "Conditional Go" afin de vous aider un peu plus à vous améliorer. Or la seule chose que cela signifie est que vous mettez un pied dehors et que votre maintien dans l'entreprise sera étudié à intervalle régulière.
Afin de sortir de ces "mesures administratives", vous devez faire une semaine ou deux parfaite. La moindre erreur effectuée les quelques jours avant le conseil sera retenue contre vous. Un "run" un peu moins bon que d'habitude et c'est fini. Et encore ca c'est si vous avez de la chance, sinon vous aurez des mesures administratives ultra-pédagogique telles que "Le prochain exercice où vous faites une erreur, vous êtes virés". Comment n'importe qui peut-il travailler dans des conditions pareilles surtout en tant qu'élève ?
Lorsque vos collègues se feront virer, vous pouvez compter sur les instructeurs pour n'en avoir rien à faire et commencer à vous faire joyeusement part des bruits de couloirs dont faisait objet vos ex-collègues et souvent amis. Comme pour vous faire miroiter ce qui vous attend au tournant.
Lorsque vous serez virés, vous n'aurez aucune chance de vous défendre car, vous vous en doutiez bien déjà, tout le monde se fiche de votre cas et vous n'êtes qu'un élève parmi tant d'autre. Personne ne prendra jamais votre défense, vous pouvez en être certains. Quant bien même vous essayiez de vous défendre, on vous expliquera que de toute façon vous n'avez pas votre mot à dire. Les motifs qui vous seront évoqués seront sans appel et souvent sans fondement. Même lorsqu'une promo entière se fait virer, personne ne semble se remettre en question.
Les taux d'échec à Genève oscillent entre 75 et 100%. Oui, taux d'échec. Vous pensez que mes chiffres sont faux ? J'aimerai bien qu'ils le soient ! La quasi totalité des ces échecs se produisent au moins un an après le début de la formation jusqu'à 2 ans et demi après.
Après avoir été viré, on vous demandera d'être reconnaissant car il vous est accordé un mois de salaire supplémentaire. Il ne vous sera absolument rien proposé comme plan B au sein de la société car vous comprenez c'est la crise et votre "rating" ne vaut rien sans mentions d'unité.
La seule chose avec laquelle vous sortirez c'est : des rêves brisés, du travail gâché, un "rating" de contrôle aérien duquel vous ne pourrez rien faire, un trou d'au moins un an dans votre CV quasiment impossible à valoriser et un papier pour aller s'inscrire au chômage.
La question que vous posera souvent votre entourage sera "Mais pourquoi former tant de gens à de tels frais pour les virer ensuite ?". Je pense que personne n'a la réponse à cette question, même pas eux-mêmes.
Les durées de chômage suivant la formation oscillent entre 6 mois et 1,5 ans car retrouver du travail avec un tel trou dans le CV, c'est pas simple même avec une formation de secours derrière.
Le fait que les recrutements continuent parait farfelu surtout vis à vis du fait que les promos actuelles se font balader. Des élèves d'une promo précédente se sont fait annuler leur rentrée un mois avant le début laissant ceux qui avaient déposé leur pré-avis de démission dans une situation pour le moins délicate. Dans une autre promotion, les élèves ont été mis en vacances forcées non-payées pendant 6 à 9 mois. Dans encore une autre promo, des francophones non-germanophones ont été alloués à Berne (procédures en Suisse Allemand) après avoir été baladé d'affectation en affectation.
Ce message vous permet donc de vous faire une idée du déroulement de la formation et de ce qui vous attend si vous commencez une formation là-bas. Ma motivation pour faire cela ? Éviter que d'autres tombent dans cette situation sans connaissance de cause. Pourquoi devriez-vous me croire ? Vous faites comme vous voulez, je ne suis qu'une personne anonyme sur Internet donc ce message vaut le prix que vous avez payé pour (0Fr donc). Néanmoins, demandez à des anciens élèves leur avis sur la chose et vous ne devriez obtenir, hélas, que des témoignages similaires.
Contrôleur aérien est un métier exceptionnel et passionnant. Le devenir est désormais ranger dans la case "rêves brisés" dans mon cerveau car pas d'équivalence possible nul part. L'aviation restera néanmoins une passion et cette expérience une leçon sur la réalité de cette industrie.
Anonyme