Il faut effectivement présenter au recruteur ce qu'il veut voir, et comme le dit Guillaume dans ses vidéos YouTube, cela ne veut pas dire être malhonnête. Être authentique ne signifie pas pour autant étaler ses pires défauts ou erreurs en entretien.
Quant à l'introspection... oui, en théorie c'est la bonne approche. Mais en pratique, c'est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Une vraie introspection demande :
Du recul sur soi-même
Un esprit ouvert et honnête
Un référentiel externe sur lequel s'appuyer
Une certaine expérience de vie
Or, notre cerveau fonctionne en permanence avec des biais cognitifs et une part d'ego difficile à neutraliser seul. Sans cadre ni accompagnement, l'introspection reste superficielle, voire contre-productive. Sur quoi vas-tu te baser concrètement pour évaluer ta propre image, sans aucun référentiel extérieur ?
Et soyons honnêtes : pour un candidat jeune, réunir toutes ces conditions est extrêmement difficile. Le recul et l'expérience de vie nécessaires à une introspection vraiment efficace s'acquièrent avec le temps. Ce n'est pas un défaut, c'est simplement la réalité. C'est précisément là qu'un accompagnement extérieur prend tout son sens : il compense ce manque de recul en vous apportant un regard objectif et un cadre structuré que vous ne pouvez pas construire seul à ce stade de votre parcours.
Au début, je ne me préparais jamais aux sélections, par flemme et par principe : "J'ai déjà dépensé des milliers d'euros dans ma formation, pourquoi devrais-je encore payer pour la partie la plus importante et la plus concurrentielle du processus ?" Résultat : recalé chez Wizz, Hop, Lingus et Topswiss (toutes les fois après les entretiens). Ce dernier échec a été douloureux parce que je pensais l'avoir, mais il a tout changé. Au départ j'écoutais les gens qui ont réussi des tests et qui me recommandaient comme ici : "ouais pas besoin de se préparer, il faut être naturel". Mais en fait eux même ne savent pas ce qui a fonctionné dans leur réussite.
Puis j'ai commencé à me préparer sérieusement. J'ai également demandé à Hop le rapport détaillé du jury sur ma performance grâce au droit d'accès à mes données personnelles (merci au membre qui avait posté là-dessus, si tu passes par ici

). Ces retours ont été précieux. Dans la foulée, j'ai décroché plusieurs compagnies, et aujourd'hui je travaille chez LHG. Cette semaine, nous venons d'obtenir une augmentation salariale de 30% avec un avancement d'échelon pour tous, suite aux dernières négociations syndicales.
Est-ce que je regrette une seule seconde d'avoir investi dans ma préparation ? La réponse est évidente.
Quant à une éventuelle blacklist chez Hop parce que j'ai demandé et découvert des informations sur leur système de sélection... comme dirait Makélé : "m'en bats les couilles"
Bien sûr, certains y arrivent sans préparation, et tant mieux pour eux. Mais ils restent une minorité. Pour les autres, se préparer sérieusement n'est pas une faiblesse, c'est simplement du professionnalisme face à l'une des étapes les plus décisives de leur carrière.
Et pour finir, gardez bien ceci en tête : rater une sélection ne signifie pas que vous n'intégrerez jamais une compagnie. Mais cela peut vous coûter plusieurs années si le marché de l'emploi retombe dans un creux entre-temps. Surtout si tu prends un ajournement de 1 à 2 ans chez AF ou Hop et Qu'entre temps certains dirigeants auront décidé de mettre le feu dans plusieurs endroits du globe.
Je dis ça mais pour Hop en particulier, la passerelle vers AF après 2 ans semble en stby. J'ai appris les candidats prennent régulièrement des ajournements définitifs même.
Mais peu importe votre choix, bon courage à vous !