Manifestation au sud de l''''angletere Trafalgar
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Auteur du sujetTOM CUISSE
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<!-- BBCode Quote Start --><center><table BORDER=0 CELLSPACING=1 CELLPADDING=0 COLS=1 WIDTH=95% BGCOLOR=#000000>
<tr align=left><td BGCOLOR=#FFE795><b><font face=Arial,Helvetica><font color=#FF6600><font size=-1> Citation: </font></font></font></b></td></tr><tr align=left><td BGCOLOR=#FAF9ED>
<blockquote><font face=Arial,Helvetica><font color=#666666><font size=-1>europe
Reconstitution de la bataille de Trafalgar
? non !, d?une bataille navale du début du 19ème siècle !
La Royal Navy tiendra demain (28 juin) une reconstitution de la célèbre bataille navale de 1805. Mais au lieu d'opposer la flotte britannique aux flottes française et espagnole, elle opposera les "Rouges" aux "Bleus". En choisissant de ne pas nommer les protagonistes, de même que le nom de la bataille, les organisateurs veulent éviter de heurter les susceptibilités françaises et espagnoles.
Cette décision a fait un peu de bruit en Angleterre, certains sujets de Sa Majesté étant frustrés de ne pas pouvoir savourer pleinement cette glorieuse victoire nationale, ou estimant qu'elle versait trop dans le politiquement correct. Mais le porte-parole de la Royal Navy, cité dans le journal britannique The Times, a défendu la conception de l'événement en insistant qu'il "ne sera pas une occasion de casser du Français".
Un peu d'histoire
La vraie bataille s'est déroulée le 21 octobre 1805 au large des côtes espagnoles, près de Cadiz. 27 navires anglais faisaient face à 33 navires français et espagnols. Les Britanniques n'ont perdu aucun navire et en ont détruit ou capturé 18. La bataille a fait près de 5.000 morts, dont l'Amiral Nelson, le commandant de la flotte britannique.
Cette victoire britannique a supprimé définitivement la menace d'invasion que représentait Napoléon pour la Grande-Bretagne. Par ailleurs, elle a marqué le début d'un siècle de suprématie britannique sur les mers.
Un événement international
Des dignitaires de 76 pays ont été invités ce mercredi à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre. Ils verront une "reconstitution d'une bataille navale de l'époque de Nelson", qui comprendra des feux d'artifices et un son et lumière donnant l'illusion d'une bataille. Les autres festivités du jour comprendront une revue de flotte internationale à laquelle participeront 36 pays. La France a notamment envoyé le fleuron de sa flotte, le porte avion Charles de Gaulle.
Par ailleurs, la flotte argentine, qui a combattu la flotte britannique en 1982 dans la guerre des Malouines, sera aussi représentée.
27 juin 2005
</blockquote></td></font></font></font></tr></table></center><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><!-- BBCode Quote End -->
Le figaro
<!-- BBCode Quote Start --><center><table BORDER=0 CELLSPACING=1 CELLPADDING=0 COLS=1 WIDTH=95% BGCOLOR=#000000>
<tr align=left><td BGCOLOR=#FFE795><b><font face=Arial,Helvetica><font color=#FF6600><font size=-1> Citation: </font></font></font></b></td></tr><tr align=left><td BGCOLOR=#FAF9ED>
<blockquote><font face=Arial,Helvetica><font color=#666666><font size=-1>
GRANDE-BRETAGNE
Grand raout anglais pour fêter la bataille de Trafalgar
Les Britanniques célèbrent à partir d'aujourd'hui à Portsmouth le 200e anniversaire de la bataille de Trafalgar, qui a mis fin au rêve de Napoléon Ier d'envahir l'Angleterre. Commandée par lord Nelson, la flotte britannique avait remporté le 21 octobre 1805 une victoire écrasante sur les flottes française et espagnole qui avait ouvert un siècle de suprématie maritime britannique sur toutes les mers du monde. Mais l'Angleterre a perdu dans cette bataille le plus grand héros de son histoire, l'amiral Horatio Nelson. La commémoration de la bataille de Trafalgar est organisée en pleine crise européenne, notamment franco-britannique. La France et le Royaume-Uni sont aussi en compétition pour organiser les Jeux olympiques en 2012. C'est sans doute la raison pour laquelle ? afin de ne pas heurter la sensibilité des vaincus français ? les Britanniques prétendent organiser une «revue» navale et non la commémoration d'une bataille.
Londres : de notre correspondant Jacques Duplouich
</blockquote></td></font></font></font></tr></table></center><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><!-- BBCode Quote End -->
A+
<tr align=left><td BGCOLOR=#FFE795><b><font face=Arial,Helvetica><font color=#FF6600><font size=-1> Citation: </font></font></font></b></td></tr><tr align=left><td BGCOLOR=#FAF9ED>
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Reconstitution de la bataille de Trafalgar
? non !, d?une bataille navale du début du 19ème siècle !
La Royal Navy tiendra demain (28 juin) une reconstitution de la célèbre bataille navale de 1805. Mais au lieu d'opposer la flotte britannique aux flottes française et espagnole, elle opposera les "Rouges" aux "Bleus". En choisissant de ne pas nommer les protagonistes, de même que le nom de la bataille, les organisateurs veulent éviter de heurter les susceptibilités françaises et espagnoles.
Cette décision a fait un peu de bruit en Angleterre, certains sujets de Sa Majesté étant frustrés de ne pas pouvoir savourer pleinement cette glorieuse victoire nationale, ou estimant qu'elle versait trop dans le politiquement correct. Mais le porte-parole de la Royal Navy, cité dans le journal britannique The Times, a défendu la conception de l'événement en insistant qu'il "ne sera pas une occasion de casser du Français".
Un peu d'histoire
La vraie bataille s'est déroulée le 21 octobre 1805 au large des côtes espagnoles, près de Cadiz. 27 navires anglais faisaient face à 33 navires français et espagnols. Les Britanniques n'ont perdu aucun navire et en ont détruit ou capturé 18. La bataille a fait près de 5.000 morts, dont l'Amiral Nelson, le commandant de la flotte britannique.
Cette victoire britannique a supprimé définitivement la menace d'invasion que représentait Napoléon pour la Grande-Bretagne. Par ailleurs, elle a marqué le début d'un siècle de suprématie britannique sur les mers.
Un événement international
Des dignitaires de 76 pays ont été invités ce mercredi à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre. Ils verront une "reconstitution d'une bataille navale de l'époque de Nelson", qui comprendra des feux d'artifices et un son et lumière donnant l'illusion d'une bataille. Les autres festivités du jour comprendront une revue de flotte internationale à laquelle participeront 36 pays. La France a notamment envoyé le fleuron de sa flotte, le porte avion Charles de Gaulle.
Par ailleurs, la flotte argentine, qui a combattu la flotte britannique en 1982 dans la guerre des Malouines, sera aussi représentée.
27 juin 2005
</blockquote></td></font></font></font></tr></table></center><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><!-- BBCode Quote End -->
Le figaro
<!-- BBCode Quote Start --><center><table BORDER=0 CELLSPACING=1 CELLPADDING=0 COLS=1 WIDTH=95% BGCOLOR=#000000>
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<blockquote><font face=Arial,Helvetica><font color=#666666><font size=-1>
GRANDE-BRETAGNE
Grand raout anglais pour fêter la bataille de Trafalgar
Les Britanniques célèbrent à partir d'aujourd'hui à Portsmouth le 200e anniversaire de la bataille de Trafalgar, qui a mis fin au rêve de Napoléon Ier d'envahir l'Angleterre. Commandée par lord Nelson, la flotte britannique avait remporté le 21 octobre 1805 une victoire écrasante sur les flottes française et espagnole qui avait ouvert un siècle de suprématie maritime britannique sur toutes les mers du monde. Mais l'Angleterre a perdu dans cette bataille le plus grand héros de son histoire, l'amiral Horatio Nelson. La commémoration de la bataille de Trafalgar est organisée en pleine crise européenne, notamment franco-britannique. La France et le Royaume-Uni sont aussi en compétition pour organiser les Jeux olympiques en 2012. C'est sans doute la raison pour laquelle ? afin de ne pas heurter la sensibilité des vaincus français ? les Britanniques prétendent organiser une «revue» navale et non la commémoration d'une bataille.
Londres : de notre correspondant Jacques Duplouich
</blockquote></td></font></font></font></tr></table></center><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><!-- BBCode Quote End -->
A+
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<tr align=left><td BGCOLOR=#FFE795><b><font face=Arial,Helvetica><font color=#FF6600><font size=-1> Citation: </font></font></font></b></td></tr><tr align=left><td BGCOLOR=#FAF9ED>
<blockquote><font face=Arial,Helvetica><font color=#666666><font size=-1>Aux grands hommes, la patrie reconnaissante élève d'imposants monuments. Plus grand est l'homme, plus monumental est l'édifice. Ainsi, Horatio Nelson, court de taille pourtant ? 168 centimètres avec ses bottes ? veille-t-il, du haut de ses six mètres de marbre, juché sur une colonne de granite corinthienne de 44 mètres dans une pose avantageuse, sur la place la plus célèbre de Londres.
En Angleterre, l'illustre manchot malvoyant, mais pas infirme pour autant, est vénéré à l'égal d'un Poséidon fait homme. Son mérite n'est pas mince, en effet. D'avoir réduit la flotte napoléonienne en radeaux de la Méduse après moult canonnades, savantes et audacieuses manoeuvres, un jour d'octobre 1805, au large d'un cap espagnol alors inconnu n'était pas à la portée du premier loup de mer venu, fût-il anglais. En foi de quoi, chaque année, le 21 octobre, date anniversaire de la bataille fameuse, officiers et marins de la Royal Navy portent un toast à «l'âme immortelle» de leur glorieux ancêtre. L'Histoire municipale moderne n'est pas très obligeante pour le héros, cependant. Du haut de sa hune minérale posée sur des feuilles d'acanthe en bronze, le plus illustre marin de son époque n'observe plus, aujourd'hui, que les embarras de la circulation urbaine au noeud routier le plus encombré, le moins bien ajusté et le plus pollué de la capitale.
Le nez baignant en permanence dans des effluences d'oxyde de carbone, le bicorne mué en perchoir à pigeons, l'amiral est bien mal en point, figé dans sa grandeur aérienne. Les décorations de guano colombin qui ornent son uniforme ternissent l'éclat de celles gagnées au Cap Saint Vincent, Copenhague, Aboukir et ailleurs. Le mat de misaine granitique qui lui sert de stèle l'expose aux vents de toutes les misères terrestres. Sic transit gloria mundi.
Au fond, Nelson est un héros comme les Français les aiment quand ils sont natifs de Saint Malo, de Brest ou de Dunkerque. Chef avisé quoique égotiste et peu soucieux du sort de ses subordonnés, une lucidité tactique exceptionnelle, un instinct aiguisé par l'expérience, de l'audace face au péril, du panache et un génie de la manoeuvre incomparable. Avec cela, payant cash de sa personne et affichant de la mort un mépris aristocrate. Une indifférence au danger qui lui a été fatale le jour même où, pour sa plus grande gloire et celle de l'Angleterre, il coulait dans la Méditerranée les vaisseaux de l'empereur. Robert Guillemard, un fusilier provençal embusqué dans la mature du Redoutable alors agrippé au Victory, le vaisseau amiral anglais, l'avait pris pour cible. Bardé de toutes ses décorations, la manche droite vide de sa vareuse épinglée à son gilet, Nelson arpentant la dunette de son trois-ponts, offrait un objectif immanquable. Guillemard visa juste.
Le rapport d'autopsie anglais est d'une description clinique froide. La balle tirée par le fusilier français a «pénétré par l'épaule gauche, fait éclater l'acromion, fracturé les deuxième et troisième côtes, traversé le poumon, sectionné une branche de l'artère pulmonaire et s'est écrasée sur la sixième vertèbre dorsale en faisant jaillir la moelle épinière». Paralysé, Nelson agonise deux heures et quarante-cinq minutes avant de rendre l'âme, selon le Dr Beatly, le chirurgien qui l'a assisté durant tout ce temps. Sa dépouille mortelle, conservée dans un baril de rhum, sera ramenée à Londres, où l'Angleterre défilera pour rendre un hommage solennel au «Héros» avant son inhumation à Saint-Paul. Le rhum sera distribué, ensuite, à son équipage comme une invite à communier en espèce avec le défunt et à s'imprégner, avec l'alcool, de son sang. La balle de Guillemard, extraite par le Dr Beatly est, elle, exposée au château de Windsor.
Ah ! au fait, Nelson est d'actualité. Le Royaume-Uni commémore, cette année, le deux centième anniversaire de sa victoire sur le malheureux Villeneuve, en Méditerranée. Il a donc semblé pertinent à la Royal Navy de marquer l'événement, aujourd'hui, par un grand raout nautique, au large de Portsmouth. Mais sans se référer nommément à la bataille pour ne pas heurter les sensibilités des «vaincus» d'hier, selon les uns, «de l'ennemi» héréditaire, selon les autres. Une descendante de Nelson s'offusque de cette hypocrisie des autorités qui masque l'Histoire d'un voile pudique. Officiellement, il ne s'agit pas d'une «célébration» de la plus grande victoire navale du plus grand marin anglais de tous les temps, mais d'une «Revue Navale Internationale». On ne saurait être plus diplomate. Mais, de fait, 167 navires, dont une centaine d'étrangers paraderont, aujourd'hui, dans le Solent, devant la reine Elisabeth, Lord Grand Amiral du Royaume-Uni, «dans un esprit d'amitié et de coopération». Les flottes espagnole et française, pas rancunières, ont accepté de mander quelques bâtiments. Avec le porte-avions Charles de Gaulle, c'est même la Royale qui déploiera le plus imposant navire. Une bataille navale pacifique, dans le style de celles du début du XIXe siècle, aura lieu. Mais, entre «bleus» et «rouges», pas entre adversaires historiques désignés. Pour ne froisser personne.
Dans dix ans, le bicentenaire de Waterloo ! L'Europe du XXIe siècle, la moderne, tournée vers l'avenir, chère à Tony Blair, fait rage.
</blockquote></td></font></font></font></tr></table></center><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><!-- BBCode Quote End -->
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<blockquote><font face=Arial,Helvetica><font color=#666666><font size=-1>Aux grands hommes, la patrie reconnaissante élève d'imposants monuments. Plus grand est l'homme, plus monumental est l'édifice. Ainsi, Horatio Nelson, court de taille pourtant ? 168 centimètres avec ses bottes ? veille-t-il, du haut de ses six mètres de marbre, juché sur une colonne de granite corinthienne de 44 mètres dans une pose avantageuse, sur la place la plus célèbre de Londres.
En Angleterre, l'illustre manchot malvoyant, mais pas infirme pour autant, est vénéré à l'égal d'un Poséidon fait homme. Son mérite n'est pas mince, en effet. D'avoir réduit la flotte napoléonienne en radeaux de la Méduse après moult canonnades, savantes et audacieuses manoeuvres, un jour d'octobre 1805, au large d'un cap espagnol alors inconnu n'était pas à la portée du premier loup de mer venu, fût-il anglais. En foi de quoi, chaque année, le 21 octobre, date anniversaire de la bataille fameuse, officiers et marins de la Royal Navy portent un toast à «l'âme immortelle» de leur glorieux ancêtre. L'Histoire municipale moderne n'est pas très obligeante pour le héros, cependant. Du haut de sa hune minérale posée sur des feuilles d'acanthe en bronze, le plus illustre marin de son époque n'observe plus, aujourd'hui, que les embarras de la circulation urbaine au noeud routier le plus encombré, le moins bien ajusté et le plus pollué de la capitale.
Le nez baignant en permanence dans des effluences d'oxyde de carbone, le bicorne mué en perchoir à pigeons, l'amiral est bien mal en point, figé dans sa grandeur aérienne. Les décorations de guano colombin qui ornent son uniforme ternissent l'éclat de celles gagnées au Cap Saint Vincent, Copenhague, Aboukir et ailleurs. Le mat de misaine granitique qui lui sert de stèle l'expose aux vents de toutes les misères terrestres. Sic transit gloria mundi.
Au fond, Nelson est un héros comme les Français les aiment quand ils sont natifs de Saint Malo, de Brest ou de Dunkerque. Chef avisé quoique égotiste et peu soucieux du sort de ses subordonnés, une lucidité tactique exceptionnelle, un instinct aiguisé par l'expérience, de l'audace face au péril, du panache et un génie de la manoeuvre incomparable. Avec cela, payant cash de sa personne et affichant de la mort un mépris aristocrate. Une indifférence au danger qui lui a été fatale le jour même où, pour sa plus grande gloire et celle de l'Angleterre, il coulait dans la Méditerranée les vaisseaux de l'empereur. Robert Guillemard, un fusilier provençal embusqué dans la mature du Redoutable alors agrippé au Victory, le vaisseau amiral anglais, l'avait pris pour cible. Bardé de toutes ses décorations, la manche droite vide de sa vareuse épinglée à son gilet, Nelson arpentant la dunette de son trois-ponts, offrait un objectif immanquable. Guillemard visa juste.
Le rapport d'autopsie anglais est d'une description clinique froide. La balle tirée par le fusilier français a «pénétré par l'épaule gauche, fait éclater l'acromion, fracturé les deuxième et troisième côtes, traversé le poumon, sectionné une branche de l'artère pulmonaire et s'est écrasée sur la sixième vertèbre dorsale en faisant jaillir la moelle épinière». Paralysé, Nelson agonise deux heures et quarante-cinq minutes avant de rendre l'âme, selon le Dr Beatly, le chirurgien qui l'a assisté durant tout ce temps. Sa dépouille mortelle, conservée dans un baril de rhum, sera ramenée à Londres, où l'Angleterre défilera pour rendre un hommage solennel au «Héros» avant son inhumation à Saint-Paul. Le rhum sera distribué, ensuite, à son équipage comme une invite à communier en espèce avec le défunt et à s'imprégner, avec l'alcool, de son sang. La balle de Guillemard, extraite par le Dr Beatly est, elle, exposée au château de Windsor.
Ah ! au fait, Nelson est d'actualité. Le Royaume-Uni commémore, cette année, le deux centième anniversaire de sa victoire sur le malheureux Villeneuve, en Méditerranée. Il a donc semblé pertinent à la Royal Navy de marquer l'événement, aujourd'hui, par un grand raout nautique, au large de Portsmouth. Mais sans se référer nommément à la bataille pour ne pas heurter les sensibilités des «vaincus» d'hier, selon les uns, «de l'ennemi» héréditaire, selon les autres. Une descendante de Nelson s'offusque de cette hypocrisie des autorités qui masque l'Histoire d'un voile pudique. Officiellement, il ne s'agit pas d'une «célébration» de la plus grande victoire navale du plus grand marin anglais de tous les temps, mais d'une «Revue Navale Internationale». On ne saurait être plus diplomate. Mais, de fait, 167 navires, dont une centaine d'étrangers paraderont, aujourd'hui, dans le Solent, devant la reine Elisabeth, Lord Grand Amiral du Royaume-Uni, «dans un esprit d'amitié et de coopération». Les flottes espagnole et française, pas rancunières, ont accepté de mander quelques bâtiments. Avec le porte-avions Charles de Gaulle, c'est même la Royale qui déploiera le plus imposant navire. Une bataille navale pacifique, dans le style de celles du début du XIXe siècle, aura lieu. Mais, entre «bleus» et «rouges», pas entre adversaires historiques désignés. Pour ne froisser personne.
Dans dix ans, le bicentenaire de Waterloo ! L'Europe du XXIe siècle, la moderne, tournée vers l'avenir, chère à Tony Blair, fait rage.
</blockquote></td></font></font></font></tr></table></center><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><!-- BBCode Quote End -->
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<tr align=left><td BGCOLOR=#FFE795><b><font face=Arial,Helvetica><font color=#FF6600><font size=-1> Citation: </font></font></font></b></td></tr><tr align=left><td BGCOLOR=#FAF9ED>
<blockquote><font face=Arial,Helvetica><font color=#666666><font size=-1>Des milliers de bateaux venus de quelque 35 pays se sont rassemblés ces jours derniers sur le Solent, le bras de mer séparant Portsmouth, siège de la British Navy, de l'île de Wight, dans le sud de l'Angleterre.
Outre une armada de 110 bâtiments de guerre, trente voiliers, 20 navires de commerce et plus de 10.000 embarcations privées prendront part au rassemblement, le plus important dans les eaux britanniques depuis 1977.
</blockquote></td></font></font></font></tr></table></center><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><!-- BBCode Quote End -->
<!-- BBCode Start --><font size=3>[plus]Grand raout anglais deux cents ans après Trafalgar </font><!-- BBCode End -->


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Outre une armada de 110 bâtiments de guerre, trente voiliers, 20 navires de commerce et plus de 10.000 embarcations privées prendront part au rassemblement, le plus important dans les eaux britanniques depuis 1977.
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<!-- BBCode Start --><font size=3>[plus]Grand raout anglais deux cents ans après Trafalgar </font><!-- BBCode End -->


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