Bonjour,
Je ne sais pas quel est ton profil, mais si tu peux, je te recommande de rester dans le domaine de l'aérien.
En effet, reprendre un boulot dans son ancien domaine qui n'a rien à voir avec l'aéro, et ce tout en continuant à travailler après la journée de boulot pour faire des recherches, postuler à des offres, s'entraîner aux sélections et continuer à potasser ses bouquins pour faire en sorte de ne pas trop perdre ses connaissances au fil du temps demande une discipline particulièrement rigoureuse.
En restant dans l'aérien, ça sera plus facile de "rester dans le coup", et surtout de continuer à apprendre comment fonctionne le milieu et rencontrer des gens qui peut-être pourront te donner les bonnes infos et les opportunités dont tu as besoin.
De mon côté, je peux te proposer d'essayer de trouver un job au sol part exemple :
- Agent de Traffic (les profils jeunes pilotes Pro sont appréciés car ils ont toutes les connaissances nécessaires pour être formés rapidement)
- Agent des opérations (côté aéroport ou compagnie)
- Flight Dispatcher en aviation d'affaire
- Broker/conciergerie
- Agent d'entretien ou administratif en centre de simulateurs
- etc...
Tu trouveras sûrement plein d'autres idées en faisant des recherches.
Pour ces métiers, un certain nombre d'employeurs apprécieront ta formation pilote pro, et ils comprendront très bien aussi qu'à un moment ou un autre, tu vas les quitter si tu décroches un boulot de pilote, et ce d'autant plus si le boulot est saisonnier par exemple.
C'est ce qu'il s'est passé pour moi, j'ai été Agent de Traffic pour un aéroport, mes responsables avaient complètement intégré ma situation et savaient à quoi s'attendre, ils ne m'ont pas mis de bâtons dans les roues quand j'ai dû m'absenter pour passer des sélections, et ils ont été sincèrement contents pour moi quand j'ai réussi.
J'ai eu également un collègue qui a postulé pour un boulot de Flight Dispatcher dans une compagnie d'affaires et ils lui ont tenu le discours suivant à peu près :
- Compagnie : "Attention, que ce soit bien clair, il n'y a pas de place de copilote à la clé pour toi, c'est d'un Flight Dispatcher dont nous avons besoin, et il n'y a pas de promesse d'évolution, nous devons capitaliser sur ta formation et ton intégration sur le poste"
- Lui : "J'ai bien compris, ce que je veux c'est découvrir et comprendre comment fonctionne l'aviation d'affaires, ça sera un atout pour mon futur projet de pilote, et si vous êtes satisfaits de mon travail je m'engage a rester au moins 2 ans avec vous"
-> Finalement, 18 mois plus tard, un job de copi est en train de se libérer dans sa compagnie, et il y a de fortes chances pour que finalement ça soit lui qui obtienne le poste, et même s'il ne l'obtient pas, il commence à avoir un sacré carnet d'adresses à force de côtoyer tous les brokers de l'hexagone et les patrons/directeurs de tout un tas de compagnies d'affaires.
Bref, je ne me fais pas trop de soucis pour lui, à un moment ou un autre, une opportunité se présentera.
Bien entendu, si tu trouves un boulot de pilote avant, et ben il faut y aller quelque soit tes engagements, c'est l'imprévu et c'est la vie !
La seule nuance que j'aurais par rapport au conseil que je viens de donner, c'est si tu as déjà un autre métier qui est lui très rémunérateur (salaire supérieur à 3k€/mois net en France), sans pour autant être non plus trop prenant (pour que tu gardes de l'énergie à la fin de la journée pour bosser tes candidatures et tes sélections).
Là dans ce cas, les avantages de la différence de revenus financiers pourront te donner des possibilités qui peuvent compenser l'inconvénient de l'éloignement du domaine aéro.
Bon courage à toi pour cette période de recherche de boulot
PS : il y a aussi la solution de rajouter un budget de 10 k€ pour te payer une qualif instructeur.
Les collègues de promo qui ont fait ça ont trouvé facilement du boulot en ATO ou en aéroclub, ce qui leur a permis d'avoir un premier salaire tout en montant leurs heures.
ça aussi ça peut être une solution !