Je vais essayer d'être un peu moins expéditif que mes collègues
Bon, il y a une part de vérité sur les commentaires ci-dessus, mais ce n'est pas si noir non plus.
Ce que veulent dire les collègues plus haut et ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en tant que jeune pilote sans expérience, tant que tu n'as pas au moins entre 500 et 1000 heures sur le type d'avion sur lequel tu souhaites travailler sur le long terme (avion de ligne si tu souhaites faire de la ligne ou Jet privé si tu veux faire de l'affaire, etc...), tu n'as que très peu, voir pas du tout de valeur sur le marché du travail (j'en sais quelque chose au vu de ma propre expérience et celle de la plupart de mes collègues).
Celà veut dire que sauf cas exceptionnel, tu n'auras pas vraiment le choix de ta première compagnie (que ça soit en ligne, en affaire ou en travail aérien).
Au début de carrière, le plus important pour toi sera de te faufiler le plus vite possible dans un cockpit (tous n'y arrivent pas), et ce quelque soit les conditions.
-> Même si le contrat est pourri, que tu es au SMIC en freelance, voir pas payé, c'est toujours plus intéressant pour toi de voler et de faire monter ton expérience plutôt que de rester au sol en attendant un hypothétique meilleur contrat (c'est très triste, mais c'est comme ça)
-> Une fois que ton expérience monte, plus tu as d'heures de vol (idéalement IFR sur avion haute performance à minima), plus ton profil deviendra intéressant et plus tu auras d'offres qui te seront accessibles.
-> C'est à ce moment que tu pourras décider de démissionner pour aller dans une compagnies avec de meilleures conditions et un meilleur contrat, ou alors que tu décideras de rester dans ta compagnie actuelle parce que les conditions contractuelles, mais aussi les conditions de travail te conviendront.
Certes, si tu es performant à l'exercice des sélections et/ou pour nouer des contacts (très important en affaire)
ET que tu as de la chance (le travail et la motivation sont certes indispensables, mais ils ne suffisent pas), tu peux tomber tout de suite dans de très bonnes compagnies avec de bons contrats, bien payés, et avec de bonnes conditions.
Malheureusement, tout ça ne dépend pas que de toi, et en ce qui me concerne, je n'ai connu que très très peu de personnes qui ont eu le luxe d'avoir à "choisir" entre plusieurs compagnies en tout début de carrière.
Certains de mes collègues ont pu trouver rapidement une place dans de belles compagnies avec de (très) bonnes conditions dès la fin de leur formation ou peu après leur fin de formation (Cadets AF, HOP, Transavia Holland, Luxair, EasyJet, etc...).
D'autres (dont je fais partie),n'ont pas forcément eu la chance d'être appelés, et ont commencé par faire du remorquage de planeur bénévole sur avion SEP, des petits boulots au sol à temps partiel, et galéré pendant plus de 2 ans avant de finalement être appelé puis réussir une sélection, dans une compagnie qui paie 2 à 3 fois moins que celles citées plus haut, mais qui me permettra de faire de l'expérience sur un "bon" avion et d'enfin concrétiser ma vocation (je m'estime particulièrement chanceux pour ça, certains n'y arrivent tout simplement jamais).
Bref, tout ça pour dire que ce n'est pas vraiment une histoire de clauses à "vérifier" dans tes contrats, et il n'y a pas vraiment de "pièges" à éviter, surtout en début de carrière.
C'est vraiment la loi de l'offre et de la demande, et au début de ta carrière, ta priorité sera de monter dans un bon avion le plus vite possible quelque soit les conditions.
Ensuite, avec l'expérience qui monte, en fonction de la conjoncture, tu pourras viser les meilleurs contrats au bout de 2 à 3 ans (voir moins) et commencer à être plus exigeant, vu que ton profil sera devenu attractif
