Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

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NovemberPapa
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par NovemberPapa »

Fine Air a écrit : 05 nov. 2025, 20:47 (à la décharge de la compagnie en question : bien que le medevac représente l’essentiel de leurs opérations, ils opèrent également des vols charters et il me semble qu’il n’y ait pas de minima d’expérience pour être FO sur les vols charters. Dans tous les cas ce n’est pas ce qui m’avait été clairement annoncé lors de l’entretien, j’étais supposé être en rotational schedule basé plusieurs semaines dans une ville du Nunavut pour faire des vols medevacs)
T'en as trop dit, ca y est j'ai trouvé la compagnie en question haha - et aucun soucis, je ne remets pas en question la véracité de tes dires!
Au plaisir de ce croiser à Winnipeg si tu y repasses!
ticarus a écrit : 05 nov. 2025, 22:17 Ça par contre, je ne suis pas d'accord. Difficile de se sentir aussi vivant qu'en traversant la rampe de Churchill par 30kt de vent pour aller chercher le reçu du gas en février.
True! J'aime beaucoup mes poings gercés pendant l'hiver ca me donne un côté badass qui sort d'une bar fight :lol:
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Fine Air
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

Voyage à Edmonton, rencontres, fête et réseautage

Bon je n’ai pas été très inspiré pour le titre de ce nouveau message, néanmoins je trouve que cela résume assez correctement les derniers jours que je viens de vivre!

Avant de commencer :

Je voudrais tout d’abord grandement remercier mon cher ami et membre d’Aeronet (il lira ces lignes), A.L, qui réside et travaille à Edmonton; et sans qui ce voyage n’aurait pu avoir lieu
Ce fut une grande joie de pouvoir enfin le rencontrer après plus d’un an à s’envoyer des messages, et d’avoir bénéficié de son réseau ainsi que de ses conseils!

Je remercie également le célèbre J.S, un autre ami - membre d’Aeronet également - toujours aussi fidèle au poste (ça commence à devenir une habitude depuis un an et demi maintenant) qui a bien généreusement accepté de me récupérer de l’aéroport de Hamilton ce Vendredi soir, à 22 heures, pour me ramener chez moi à Waterloo
Lui aussi lira ces lignes, donc je m’adresse à lui directement : vivement que je t’invite chez l’italien pour te renvoyer l’ascenseur!

(elle ne lira pas ces lignes et ne connaîtra sans doute jamais l’existence de ce topic, mais merci également à mon amie M.L.R, chef de cabine chez Porter qui m’aura permis de bénéficier d’une réduction de -50% sur mon vol)

Et pour conclure cet aparté, voici un 737-200 puni :

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Preuve (si il en fallait une de plus) que le Canada est le pays du 737-200; on en trouve également dans des champs, abandonnés, qui ne demandent qu’à repartir!
Blague à part, si jamais l’historique de cet avion vous intéresse, et pourquoi ce dernier a terminé dans ce champ en bordure de piste de l’aéroport de Edmonton Villeneuve :

https://www.planespotters.net/airframe/ ... ngo/eg9z0d

Résumé en quelques mots : 737 finit sa carrière / devait terminer dans un musée / le musée n’a jamais vu le jour / 737-200 en état de vol laissé à l’abandon

Ceci dit, ce n’est pas le seul 737-200 que l’on risque de croiser dans ce message…

*

Il y a quelques semaines maintenant, mon ami A. m’informe par message qu’il a une piste à me suggérer dans ma recherche d’emploi : ce dernier connaît une jeune demoiselle qui travaille pour Nolinor à Edmonton, dans un contrat « ground to flight ».
C’est une pilote (avec tout le tralala classique : 200 heures et des poussières, CPL S/MEL Group 1), elle a déjà effectuée 10 mois au sol et s’apprête à commencer bientôt la ground school pour voler comme copilote sur les 737-200 de Nolinor.
De plus, selon les rumeurs, Nolinor risque d’augmenter ses activités depuis Edmonton en 2026, et donc d’embaucher d’autres personnes en ground to flight pour passer comme copilote sur leurs 737.
A. me demande si je suis intéressé et si je peux lui transmettre mon CV, afin que ce dernier le passe à la jeune demoiselle en retour (afin que cette dernière le transmette au chef de la base de Nolinor à Edmonton)

Pourquoi pas après tout! C’est honnête contrairement à d’autres compagnies crapuleuses qui n’ont pas de scrupules à faire travailler au sol comme des animaux de malheureux pilotes pendant 12/24 mois (ou plus) sans voir la lumière au bout du tunnel; et dans des bleds impossibles, éloignés de tout.
Serrer les dents pendant un an pour finir directement sur avion de ligne, dans une grande ville comme Edmonton : c’est quelque chose que je peux envisager!

Les jours passent, et un matin, ô divine surprise, en allant par hasard sur la page Facebook de Nolinor, je découvre ceci!

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Il n’y a pas une minute à perdre, l’occasion est trop belle!
Je réserve immédiatement ma place à la cérémonie/fête organisée, je demande à mon amie chez Porter un code de réduction pour réserver mon billet d’avion pour Edmonton, et étant donné que je suis un employé d’Hilton (et que Monsieur Hilton est généreux avec ses collaborateurs et son entourage plus ou moins proche, sa fille Paris peut en témoigner), je peux séjourner à un hôtel Hilton de l’aéroport d’Edmonton pour une bouchée de pain.

C’est parti pour un voyage prévu du 19 Novembre au 21 Novembre!

Ceci dit, la journée du 20 Novembre ne sera pas consacrée uniquement qu’à Nolinor :

1- Je compte rendre visite aux compagnies aériennes basé à Edmonton auprès desquelles je n’ai pas pu candidater en personne lors de mon road trip en Août, étant donné que j’ai du l’avorter suite à ma « non-embauche » après l’entretien que j’ai eu à Winnipeg
2- Je compte rencontrer mon ami A. directement dans les locaux de sa compagnie (et j’ai notamment un cadeau à lui offrir)
3- La cérémonie organisée par Nolinor à partir de 17 heures

Direction l’aéroport de Hamilton le Mercredi 19 Novembre, pour un départ à 19H55 heure locale

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Là où je réside : Waterloo!
D’ailleurs, durant la montée, je remarque que je n’ai pas perdu les bonnes habitudes! Tout ce temps durant ma formation où je faisais des vols cross country de nuit ont fait que j’ai pu reconnaître aisément tous les patelins survolés : Waterloo, Brantford/Woodstock, Baden, Stratford, London etc…

Le 20 Novembre, je me lève tôt le matin, pars récupérer ma voiture de location et commence mon périple à travers Edmonton.
Première étape : aller à l’aéroport d’Edmonton Villeneuve pour candidater auprès de deux compagnies locales

La première, je tombe directement sur le chef pilote : je me présente, lui donne mon CV et ce dernier semble intéressé par ma candidature et mon profil.
Pour l’instant ils ne recrutent pas, mais ils auront bientôt besoin de bras supplémentaire d’ici début Janvier, et me demande de le recontacter fin Décembre!
Je prends son nom et son contact, le voyage à Edmonton commence bien!

Deuxième entreprise : grâce à A. j’obtiens le nom ainsi que le mail du chef pilote de la deuxième compagnie où je comptais me rendre. Ce dernier n’est pas là cette semaine, mais grâce à l’entremise de A. ; il est disposé à recevoir ma candidature (sachant qu’il aurait potentiellement du travail à pouvoir en Ontario)

Je fais un crochet pour photographier le 737-200 abandonné, et j’en ai fini avec l’aéroport d’Edmonton Villeneuve!

Direction CYEG pour candidater auprès de deux autres opérateurs sur place :

- Le premier opérateur est quand même assez « important » en terme de taille/flotte, ce qui fait que je suis reçu un peu froidement et qu’on me dit que les candidatures sont surtout adressées via leur site internet, et non pas par papier. Toutefois la personne a la réception me dit qu’elle transmettra ma candidature au chef pilote - bon autant dire que je n’attends rien d’eux.

- Le second opérateur est beaucoup plus petit et chaleureux, je suis bien reçu par une personne âgée avec qui je discute pendant 5 minutes. Le chef pilote n’est malheureusement pas la mais ma candidature est déposée sur son bureau.

Enfin, direction les hangars de la compagnie pour laquelle A. travaille, afin de le rencontrer!

Toutefois… celui-ci est en vol et je vais devoir l’attendre un peu.
Cependant, le chef pilote de sa compagnie, Frank, est disposé à me rencontrer ainsi qu’à me présenter les bureaux et le hangar + avions de sa compagnie.
Une offre qu’on ne peut pas refuser, pour reprendre l’expression d’un célèbre parrain!

J’arrive à l’accueil de la compagnie, je me présente, Frank arrive et m’amène directement aux hangars où se trouvent trois King Air, notamment un King Air 350

… bon, ça me fait un peu chier de savoir que j’aurais dû normalement commencer à voler et travailler dessus pour cette compagnie du Manitoba, mais passons! Je ne vais pas bouder mon plaisir de voir ces avions!
Frank me présente la compagnie, les avions, le type d’opérations, les pilotes et leurs schedules etc…
Puis ce dernier veut en savoir plus me concernant : je réponds à ses questions et lui explique la mésaventure qui m’est arrivé en Août…
Il lève les yeux au ciel et lâche un juron quand il apprend le mauvais tour qui m’a été joué + le fait d’avoir laissé filer une vraie offre d’emploi derrière.

Tout de go, il me demande si j’ai un CV papier sur moi. Je lui explique que oui, mais… je lui répond humblement que je ne suis pas vraiment le type de profil/pilote que ces derniers recherchent : la compagnie de Frank embauché généralement autour de 500/1000 heures, moi avec mes 241 heures je ne joue pas dans la même cour

« Et alors? Ça nous est déjà arrivé de recruter plus bas que nos seuils. De plus, on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait. En plus, lorsque l’on cherche à recruter un pilote, on regarde dans notre pile de CV, et le fait que sur le tien, il y sera mentionné que tu es un ami de A. aura son importance! »

… bon, je ne m’y attendais pas du tout, mais je pars chercher une copie de mon CV dans ma voiture pour la remettre à Frank, et ce dernier me donne sa carte de visite avec son numéro personnel et son adresse courriel!
Évidemment, il ne m’a pas promis un job ou quoique ce soit, mais ça fait quand même le troisième chef pilote dont j’obtiens le contact et qui est disposé à ce que je le relance pour une éventuelle place à prendre!

Par la suite, ce cher A. nous rejoint, Frank nous laisse et je retourne au hangar, où avec A. je commencerai d’abord par prendre place dans le King Air 350, où l’on bavardera pendant une bonne demi-heure

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(Ce qui aurait dû être mon bureau)

Pas d’avionique G1000 ici, mais néanmoins le 350 est équipé d’un FMS
D’ailleurs, étant en place droite, je me rends compte que c’est quand même un peu coton pour atteindre tous les instruments du cockpit : quand je repense aux check-lists d’urgence du King Air 200 que j’ai appris par cœur, et aux instruments/interrupteurs que je dois actionner, je me rends compte qu’il faut quand même pas mal se pencher! (par exemple pour actionner le master switch gang bar situé du côté du captain)

À force de parler du King Air, des opérations etc… je ne vois pas le temps passer! Il est déjà 16H30!
A. m’invite à passer à l’autre avion situé juste en face du 350, le King Air sous stéroïdes, la grosse bête : le Beech 1900!

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(dédicace à mon ami J.D qui aujourd’hui pilote des 321 pour Transat mais qui garde un excellent souvenir du 1900 - l’avion qu’il a préféré piloter jusqu’à présent!)

D’ailleurs je tiens à tirer mon chapeau à A. : ce dernier a réussi à me vendre le 1900 et à me convaincre de vouloir le piloter un jour!
Et c’est un sacré tour de force car bon… le 1900 n’avait vraiment pas une grande estime à mes yeux!
J’ai toujours pensé que c’était le frère obèse de la famille King Air, bouboule bon à rien qui se traîne et qui force sur ses malheureux PT6A pour le propulser…

Que nenni! Ses PT6A sont débridés, l’avion peut décoller à pleine charge sans problèmes sur pistes courtes, quasiment 5 heures d’autonomie à plus de 250 kts
Je m’étais sévèrement fourvoyé à l’encontre du Beech 1900; les apparences sont vraiment trompeuses!

D’ailleurs, même par rapport à sa cabine :

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Moi qui fais 1M86, j’arrive à me tenir droit sans avoir à baisser la tête!
Pas de coffres à bagage donc une sensation agréable d’espace et de confort; de la place pour les jambes et des sièges agréables…

C’est quand même fou de se dire que l’on est mieux loti dans un 1900 que dans certaines compagnies aériennes! (je ne vais pointer du doigt personne… excepté cette compagnie qui prétend incarner - au point de le peindre sur le fuselage de ses avions  « L’esprit du Canada/The spirit of Canada » et qui dispose d’une cabine épouvantable; le comble étant que cette compagnie veut maintenant faire payer aux passagers le fait de pouvoir incliner son siège! Tout bonnement inqualifiable)

Bientôt 17 heures, il va falloir que je me sépare de A. (toutefois je le reverrai plus tard ce soir, en privé, une fois la fête de Nolinor terminée) afin de me rendre au hangar de Nolinor et d’attaquer le gros gibier de ce voyage à Edmonton.

En parlant de gros gibier…

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Ça par exemple! Si je m’attendais à ça!
Lumière, musique, tapis rouges, serveuses, amuse-gueules, buvette…

Et surtout le 737-200 ainsi qu’un Learjet 45!

D’ailleurs, je pensais que l’accès aux avions étaient réservés uniquement aux employés/personnes autorisés…
Il n’en est rien! Je ne me fais pas prier pour immédiatement embarquer dans le 737-200!

Dirigeons-nous vers la vénérable machine :

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Le tout aussi honorable Pratt & Whitney JT8D qui fut le premier moteur à propulser le 737 depuis sa genèse; soit la version 737-100, dont le premier vol a eu lieu en 1968

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Les « eyebrow » windows qui sont obturées

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En arrivant à bord du 737, je tombe nez à nez sur l’homme de la soirée, l’homme que je cherchais justement à rencontrer : Logan!
Logan est le base manager/gestionnaire de la base d’Edmonton de Nolinor, autant dire que c’était très rare de l’intercepter tout seul; il était constamment sollicité et entouré d’invités plus ou moins importants!
Néanmoins, je profite de ces quelques instants où nous sommes face à face, je me présente et il me dit ceci :

« Ah tu es Fine Air! Oui E. (le nom de la jeune demoiselle) m’a parlé de toi! Est-ce que tu as ton CV avec toi? Très bien, écoute je suis débordé en ce moment, mais ne t’en fais pas je ne vais pas t’oublier, plus tard dans la soirée j’irais te chercher en on aura l’occasion de parler plus longuement! »

Pas de problèmes, rendez-vous pris!
Logan quitte le 737 et libère l’accès vers le cockpit…

Et la…
Très grand moment d’émotion en perspectives :

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(ma photo préférée, sans conteste, celle qui me rappelle mon adolescence sur FS2002/FS2004, notamment la vue « virtual cockpit/cockpit virtuel »

Je dois faire un effort pour contrôler le grand sourire aux lèvres que j’ai et qui me fait passer pour un sot, tout en livrant une rude bataille contre ces larmes qui me montent aux yeux lorsque je repense au fait que, dans ma jeunesse, j’a grandi avec Flight Simulator 2002 et Flight Simulator 2004; et que j’en ai passé des journées entières aussi bien dans le 737 (pour les initiés et les nostalgiques, notamment l’excellent 737-200 gratuit du studio Tinmouse) que le Learjet 45

Que de chemin parcouru depuis!

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15 ans plus tard, j’y suis enfin : me voilà dans le vrai 737

Mais il n’y a pas que le 737 de vrai, il y a aussi le Learjet!
Transition toute trouvée car tandis que je suis dans le cockpit du 737, un jeune homme élégant et élancé vient à ma rencontre et me demande si je parle le français : je lui réponds par l’affirmative, me présente et il en fait réciproquement de même.

Il s’appelle Z. , travaille pour Nolinor

« Ah, et quelle est ta position chez Nolinor?
- Je suis premier officier
- Super! Dans ce cas toi aussi tu as travaillé au sol avant de passer à droite? (comme copilote)
- Oui c’est ça, j’ai fait quelques mois au sol
- Et depuis tu voles sur le 737?
- Non, je pilote le Learjet : c’est moi qui ait amené le Learjet à Edmonton ce soir, depuis Montréal Mirabel »

Excellent, dans ce cas c’est l’homme tout trouvé pour me faire visiter la monture ainsi que le cockpit du Learjet 45!

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Une fois à la porte du Learjet, direction la gauche, le cockpit (il faut dire que la cabine était pleine de personnes qui en profitaient pour papoter, prendre des photos et rire; chacun son monde!) et la aussi, la magie opère

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D’ailleurs, je me permets de partager avec vous la réflexion suivante : c’est bien la première fois qu’un cockpit « m’apaise »
J’entends par là que le Learjet, en tant que produit de luxe, procure une sensation indescriptible de béatitude, de confort… je lâche prise entièrement et j’ai la sensation de n’avoir plus aucun problèmes, plus aucun tracas, plus aucune fatigue.

Jusqu’à présent aucun cockpit, aucun fuselage, aucun avion n’a réussi à me procurer une telle sensation.
Je présume qu’un parallèle peut être effectué avec le monde de l’automobile : n’importe qui peut s’asseoir dans l’habitacle ou aux commandes d’une Toyota, d’une Peugeot, d’une Fiat, d’une Volkswagen sans que cela ne procure de sensation particulière (tout cela sans être hautain ou dénigrant pour autant!)

Par contre, s’installer dans une Bugatti, une Rolls Royce, une Pagani… doit à mon sens procurer la même sensation de tout, d’absolu, de confort suprême.

Baudelaire le résumerait mieux que moi :

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. »

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C’est bien la première fois que j’ai cette perspective à bord d’un avion : celle d’être assis dans le sens opposé à la marche!

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Les « toilettes » du Learjet

Nous en profitons pour nous installer dans la cabine, et Z. m’apprend des choses très intéressantes : tout d’abord, Nolinor a affecté un Learjet à l’aéroport de Hamilton, et il n’y a que deux pilotes qui y sont basés; Z. ainsi que le captain du Learjet (que j’aurais l’occasion de rencontrer durant la soirée, étant donné que lui et Z. ont amené l’avion à Edmonton).

Z. est quelqu’un qui a eu autant de chance qu’une personne qui aurait eu le ticket gagnant de l’Euromillions : Z. a été embauché en ground to flight, et était essentiellement un « groomer », chargé de l’entretien des avions (cabine, toilettes etc…)

Or, six mois plus tard, oui 6 mois plus tard : Nolinor le fait passer comme copilote et le forme sur le Learjet afin de l’affecter à la nouvelle « petite base » de Hamilton ou l’un de leurs Learjet sera affecté.
(Learjet qui leur sert principalement pour des vols corporate ou pour personnes fortunées : dernier exemple en date, Z. me parle d’un vol vers Miami affrété par un couple de retraités qui ne souhaitaient pas voyager dans un avion de ligne classique)


En apprenant ça, je suis décontenancé et assez attristé pour tous ces pilotes (dont certains que je connais personnellement) qui eux, comme je l’expliquais plus haut, travaillent dans des coins perdus du Canada sans voir la lumière au bout du tunnel, au sol, en attendant d’enfin passer à droite.

Néanmoins cela me rassure et renforce l’image que j’ai de Nolinor : entre d’un côté Z. qui passe sur Learjet en six mois, et l’autre demoiselle qui finir sur 737 en 10 mois… c’est clairement au-dessus de ce que bon nombre de compagnies canadiennes ont à offrir!
Certes, ça n’est que deux profils dans toute la masse de pilotes en ground to flight chez Nolinor, mais c’est assez rassurant et encourageant!

D’ailleurs, puisque je parle de choses rassurantes et encourageantes, nous sommes tous conviés à nous rendre vers la tribune, ou des responsables de Nolinor vont s’exprimer à tour de rôle

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Ce que j’ai retenu des différentes interventions :

- Il y a un an, alors que Nolinor arrivait à Edmonton, elle n’opérait que un vol par semaine, un minuscule petit vol par semaine depuis YEG
Aujourd’hui, c’est plusieurs vols par jour pour leur 737
- D'ailleurs leur 737 ne sera pas seul puisqu’un second 737-200 s’apprête à rejoindre Edmonton et y être affecté début 2026; en conséquence Nolinor va recruter bientôt du personnel supplémentaire pour suivre la demande croissante
- Demande croissante dopée par les activités dans le nord et nord-ouest canadien, par la réputation qui précède la compagnie et par le quasi-monopole dont cette dernière dispose en ayant la plus grande flotte de 737-200 du pays
(ce dernier étant la pièce maîtresse de leur développement, étant donné que c’est le seul avion capable d’emporter un tel tonnage de cargo et de passagers sur des pistes non-préparées en milieux géographiquement difficiles)

En bref, pour l’instant et dans les années qui viennent, les prévisions sont nettement au vert pour Nolinor depuis YEG

Au gré de mes différentes conversations avec les personnes qui sont présentes à la soirée, le temps passe et je finis enfin par avoir cette conversation avec Logan (accompagné de Z. le copilote de Learjet)

Logan me demande d’abord mon CV, je lui présente la version anglaise (il n’est pas francophone, comme d’ailleurs personne parmi la vingtaine d’employés de Nolinor à Edmonton)
Mon CV lui convient mais il y a un petit détail à rectifier : il me manque 9 heures de vol
En effet, bien que je dispose de l’IATRA, je n’ai que 241 heures de vol totales et la réglementation impose à un copilote d’avoir 250 heures totales ainsi que l’IATRA afin de pouvoir travailler comme copilote sur des avions conçus pour deux/plusieurs membres d’équipage (en l’occurrence ici, aussi bien le Learjet 45 que le 737)
Ceci dit Logan prend bien soin de prendre mes deux CV, pour les envoyer directement à Montréal auprès de la direction, tout en y mettant des commentaires au dos de mon CV
Il me passe sa carte de visite contenant son numéro ainsi que son mail, et m’invite à le relancer vers la mi-Janvier, si ce dernier ne revient pas vers moi de lui-même.

J’en profite pour lui poser quelques questions :

« Combien de personnes en ce moment à Edmonton sont dans une position de ground to flight?
- 9, mais deux d’entre eux vont bientôt passer aux commandes du 737 : E. ainsi qu’une autre personne
- Vous êtes combien au total sur la base d’YEG?
- Une vingtaine
- Quelles sont les perspectives de croissance pour la base d’Edmonton? »

Et la, il me demande de regarder au sol : le hangar contient des lignes peintes pour l’emplacement des avions
Or, ce hangar est conçu pour accueillir jusqu’à trois 737 à la fois
En ce moment Nolinor n’en héberge qu’un seul, l’année prochaine un second doit arriver, mais Logan me fait clairement comprendre qu’avec les perspectives actuelles; un troisième 737 pourrait certainement arriver plus tôt qu’on ne le pense!

Or, suivez le regard : qui dit troisième 737 dit personnel en plus à embaucher, qui dit personnel en plus à embaucher dit moins de pilote dans la file d’attente du ground to flight pour passer aux commandes du 737…

Je comprends parfaitement là où Logan veut en venir, et finalement tout est à l’avenant et dans le ton de ce qui a été dit plus tôt lors de la présentation.
Les affaires semblent florissantes, il y aura de l’embauche début 2026 et au rythme auquel les activités évoluent, peut-être même que ça risque d’embaucher davantage afin de répondre à la croissance importante dont fait preuve Nolinor.

Il est 19 heures, après quelques ultimes poignées de main, je quitte la fête en même temps que d’autres invités, et je ressors très satisfait de cette longue journée (par la suite j’irais retrouver A. à son domicile au centre-ville d’Edmonton) avant d’arriver à ma chambre d’hôtel à 23 heures.

Le bilan de ce voyage?

- Trois contacts de chefs pilotes obtenus
- Le contact de Logan
- 5 candidatures envoyées
- Des informations concrètes et internes concernant Nolinor

C’est pas mal du tout, ce rapide voyage à Edmonton aura été prolifique aussi bien d’un point de vue professionnel que personnel : j’ai été tout autant ravi de rencontrer A. que d’avoir eu toutes ces occasions de rencontrer des personnes bien placées.

Je suis maintenant rassuré d’avoir ces différentes options et pistes à explorer, d’autant que nous sommes déjà le 23 Novembre et que la fin d’année arrive à grands pas - et donc 2026!

Bref, merci Edmonton (ainsi que A.) pour ces trois jours très agréables, il est temps de rentrer en Ontario et d’attendre que le réseautage fasse son œuvre!

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Northern_Matt
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Northern_Matt »

Bonjour Fine Air,

Merci de nous partager ce compte rendu détaillé de ton voyage. Les photos et commentaires sont superbes, comme à l'habitude ;)

C'est super que tu ai pu faire autant de réseautage en un si court voyage finalement. Je croise les doigts pour toi, que du concret arrive très vite :pekin:

À bientôt !

Northern_Matt
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ticarus
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par ticarus »

Fine Air a écrit : 23 nov. 2025, 06:50 Voyage à Edmonton, rencontres, fête et réseautage

Le bilan de ce voyage?
- Trois contacts de chefs pilotes obtenus
- Le contact de Logan
- 5 candidatures envoyées
- Des informations concrètes et internes concernant Nolinor
Tu n'as pas chommé !
Beaucoup de nouvelles très encourageantes. Non seulement dans ta recherche d'emplois, mais aussi de voir que certaines compagnies arrivent tout de même à se développer en ce moment.
Tout de go, il me demande si j’ai un CV papier sur moi. Je lui explique que oui, mais… je lui répond humblement que je ne suis pas vraiment le type de profil/pilote que ces derniers recherchent : la compagnie de Frank embauché généralement autour de 500/1000 heures, moi avec mes 241 heures je ne joue pas dans la même cour
J'ai récement participé à un événement organisé par le Manitoba Aviation Council où un responsable recrutement d'une grosse compagnie 705 de l'ouest canadien nous présentait un processus de séléction et les attentes des compagnies. Et il nous disait qu'en terme d'embauche, parfois nécessité fait loi. Du moment que le candidat a les minima assurance (d'après lui, la plupart des annonces donnent des "minima préférés" plus haut), fait preuve de savoir-vivre et a de bonnes références, c'est tout à fait possible d'obtenir le poste.

Moins d'un an pour passer Copi sur 732 ou Lear, c'est vraiement très alléchant. Un petit bémol cependant.
Transport Canada demande un ATPL pour agir comme CdB d'un avion certifié multipilote. Hors, TC demande 250h CdB pour obtenir l'ATPL. D'un point de vu carrière, il vaut mieux donc prioriser un poste sur un avion sur lequel on sera capable de passer à gauche, voir de prendre un premier boulot où l'on vole CdB (Brousse, survey, instruction). Sinon, on peut toujours louer un avion, mais ça finit par coûter cher, surtout quand on pourrait être payer à faire ça…
Autre option, le PICUS (Pilot In Command Under Supervision). Aucune idée si Nolinor a un programme. En revanche, d'après des recruteurs les compagnies n'ont pas toujours les ressources pour que ça soit vu comme une solution pérenne.
C'est pour ça que la plupart des compagnies 704/705 vont avoir des des minimas plus haut pour les FO que ce qu'on va trouver en Europe à machine égale (pholosphie de formation mis à part), afin d'éviter de se retrouver avec des copi impossible à faire passer à gauche et de devoir trouver des DEC.
Ceci dit, être sénior FO ça se fait.

En tout cas, si jamais ton but c'est de partir en 705 rapidement, je doutes que tu trouves plus direct que ça.
Et Nolinor semble être une bonne compagnie. J'ai vu passé presque la moitié de la flotte à Churchill il y a deux semaines, et tout les membres du personnel etaient sympa.
Et le 737-200… :heart_eyes:
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Fine Air
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

Merci M.F et T.C!
Moins d'un an pour passer Copi sur 732 ou Lear, c'est vraiement très alléchant. Un petit bémol cependant.
Transport Canada demande un ATPL pour agir comme CdB d'un avion certifié multipilote. Hors, TC demande 250h CdB pour obtenir l'ATPL. D'un point de vu carrière, il vaut mieux donc prioriser un poste sur un avion sur lequel on sera capable de passer à gauche, voir de prendre un premier boulot où l'on vole CdB (Brousse, survey, instruction). Sinon, on peut toujours louer un avion, mais ça finit par coûter cher, surtout quand on pourrait être payer à faire ça…
Autre option, le PICUS (Pilot In Command Under Supervision). Aucune idée si Nolinor a un programme. En revanche, d'après des recruteurs les compagnies n'ont pas toujours les ressources pour que ça soit vu comme une solution pérenne.
C'est pour ça que la plupart des compagnies 704/705 vont avoir des des minimas plus haut pour les FO que ce qu'on va trouver en Europe à machine égale (pholosphie de formation mis à part), afin d'éviter de se retrouver avec des copi impossible à faire passer à gauche et de devoir trouver des DEC.
Ceci dit, être sénior FO ça se fait.
Commentaire très pertinent cher T.C (on a eu l’occasion d’en parler en privé) et qui mérite d’être partagé au plus grand nombre.

Il est vrai que, comparé à des opérateurs comme Tindi, des entreprises de aerial survey, medevac et autres; la progression pour un jeune pilote embauché par Nolinor et qui devient FO Learjet 45 ou 737 risque d’être différente et plus « alambiquée » : là où il faut en moyenne 12 à 18 mois pour passer captain sur un Navajo ou un Twin Otter, je ne pense pas qu’on peut en dire autant pour les FO de Nolinor! (qui, comme souligné par T.C, seront dans tous les cas bloqués par le quota de 250 heures PIC afin de passer ATPL)
D’ailleurs, pour prendre l’exemple de Z. le copilote Learjet basé à Hamilton : ce dernier a fini sa formation de pilote en ayant 250 heures TT, et vole sur le Learjet depuis Mars 2025
Aujourd’hui il est rendu à +/- 400 heures TT depuis qu’il vole sur L45

Ceci dit, Nolinor possède deux Cessna 172 qu’elle utilise exclusivement pour ses employés : je me demande si par hasard, ces 172 ne serait pas là, entre autres, pour permettre à ses copilotes d’expédier leur time building PIC afin de les faire passer à gauche le moment venu?

C’est une question que je ne manquerai pas de poser à Logan!
En tout cas, si jamais ton but c'est de partir en 705 rapidement, je doutes que tu trouves plus direct que ça.
En effet!
Maintenant, tous ceux qui me connaissent et qui m’ont croisé, savent que je ne fais que peu de secret concernant mon objectif et désir de rejoindre - à moyen terme - Air Crème Solaire, pardon Air Parasol (enfin, je crois Air quelque chose en rapport avec ces longues chaises qu’on retrouve au bord des piscines)
Néanmoins rien n’est encore sûr et garanti pour moi : ce n’est pas parce que j’ai eu l’opportunité d’assister à la cérémonie de Nolinor, ou bien parce que j’ai de bonnes relations privées avec des personnes bien placés dans différents opérateurs canadiens; que cela veut dire que je sais exactement quel sera mon premier job!

La seule chose que je peux affirmer à l’heure actuelle : mon premier job sera auprès du premier employeur qui se manifestera et qui aura une opportunité concrète d’emploi à m’offrir en tant que pilote, et en conséquence je verrai comment optimiser ma carrière et mon évolution pour terminer là où je souhaite terminer.

Si je dois commencer sur un 172, c’est très bien; si je commence sur un PC-12 ou un Twin Otter c’est tout aussi bien.

P.S : ravi de savoir que les clichés du 737-200 t’ont plu! Tu n’es pas le seul!
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

Bonjour à tous,

Rapide passage pour annoncer que je vais « bientôt » avoir pas mal de messages à poster, sachant que la chronologie a quelque peu été rompue (je n’ai même pas parlé de mon CPL ainsi que de mon passage à Cornwall par exemple); et qu’entre temps, il m’est arrivé un certain nombre de choses!

Autant vous dire que je vais avoir beaucoup, beaucoup de photos et de paragraphes à mettre sur le papier!

Une personne m’a contacté en privé un jour et m’a dit qu’il suivait l’évolution de ce topic et de mon aventure comme si il s’agissait d’une série sur Netflix.
Pour continuer sur cette métaphore, je dirais ceci : la saison une est enfin terminée, la saison deux commence - et elle commence sous les meilleurs auspices!
(pour ceux qui me connaissent en privé - J.S; J.D; X.D; T.C; L.L et j’en passe - vous savez déjà ce que je vais raconter et ce que je garde encore un peu sous le coude!)

Enfin, pour honorer une promesse que j’ai faite à un collègue, ami et lecteur de ce topic, petite photo « clin d’œil » que je publie ici!

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(P.S : À Monsieur A-J C.
Je sais que vous lirez ceci, faites-moi savoir lorsque vous serez disponible afin que je puisse vous téléphoner et m’entretenir chaleureusement avec vous de vive voix)
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

Bon, nous sommes le Mercredi 13 Mai 2026 lorsque je décide de me remettre à l’écriture et dans le bain d’Aeronet, et le moins que je puisse dire : il s’en est passé des choses entre mon dernier message dans l’ordre chronologique de mon parcours (soit le 18 Avril 2025, après ma visite à Yellowknife) et maintenant!

Voici le chapitrage pour la série de messages distincts (et de photos) à venir :

1/ Préambule de transition entre Stratford et Cornwall

2/ Cornwall Aviation (topic à part)

3/ Passage par la base aérienne CFB Trenton sur le chemin du retour à Waterloo

4/ 300 XC et fin de formation

5/ Road trip de recherche d’emploi durant l’été 2025

6/ Voyage aux États-Unis (Arizona) en Janvier 2026

7/ Et maintenant? La fin?

C’est parti, bonne lecture!

*

1/ Préambule de transition entre Stratford et Cornwall

Tout d’abord, sachez que fin Avril/début Mai 2025, j’étais sur le point de terminer ma formation, j’étais en pleine préparation pour mon examen en vol CPL, tout en étudiant en parallèle la documentation envoyée par Cornwall Aviation… et le moins que je puisse dire, c’est qu’à l’époque, ce n’était vraiment pas une période drôle ou agréable pour moi : premièrement, pour ceux qui s’en rappellent, dans notre coin de l’Ontario, on a eu un printemps très pluvieux et instable, donc autant dire que pour les derniers vols de préparation et pour trouver un examinateur en vol pour le CPL, c’était assez coton, d’autant que de mon côté, j’avais assez de pression sur les épaules!

1/ Le fait de boucler ces derniers vols de préparation pour l’examen en vol CPL
2/ Étudier en parallèle les PDF de Cornwall Aviation
3/ Un certain ami et « futur » employeur qui m’avait dit que du boulot, une place m’attendait le 15 Juin 2025, si je réussissais à tout boucler avant cette date (ce qui à l’époque, me semblait être un gros tour de force : rien que la qualification Multi-IFR allait facilement me prendre autour de 2/3 semaines au bas mot)

Et pour couronner le tout… le 20 Mai 2025, je rate mon examen en vol CPL!

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Bon, je ne le rate pas à 100%, j’obtiens un « partial/partiel », il me faudra refaire l’exercice 23D de déroutement afin de valider mon CPL

Nous sommes donc le 20 Mai lorsque je me loupe à mon CPL… et le 21 Mai, je dois prendre la voiture et quitter Waterloo/Stratford pour me rendre à Cornwall, afin d’attaquer mon Multi-IFR!

Autant vous dire que… niveau mental et moral, c’était quelque chose de très particulier!
J’avais la rage envers moi-même de m’être loupé, l’égo qui en prend un coup, et l’inquiétude derrière pour ce qui m’attendait : et si je me loupe à Cornwall aussi?
D’autant que, à Stratford, à l’époque, l’heure de vol m’était facturé 185 dollars pour un vol solo et 264 dollars pour un vol avec instructeur.

La, on parle d’un Piper Seminole, un avion qui me sera facturé au bas mot 500 dollars l’heure de vol! Avec derrière, mon budget pour ma formation qui s’amenuise très dangereusement, sachant que je me rapproche de la fin du training… donc autant dire que sur le trajet en voiture de 5 heures sur l’autoroute 401 entre Waterloo et Cornwall, j’étais pas vraiment ce qu’il y avait de plus serein! Partagé entre la colère, la remise en question, la peur et le stress…

(bon, fort heureusement, de nos jours lorsque j’y repense, ça m’amuse et quelque part j’en suis reconnaissant : j’ai survécu à tout ça, j’en ai tiré de bonnes leçons sur tous les aspects; personnels et professionnels, et c’est la preuve qu’on peut immédiatement rebondir sur un échec ponctuel)

Voila pour ce préambule et cette synthèse qui fait le pont entre la « quasi » fin de formation à Stratford et mon départ pour Cornwall, le 21 Mai 2025

Sur ce, fin de ce premier message pour laisser place au second message qui va aborder ce qui fut, le meilleur moment de ma formation sans aucun doute : ma qualification multimoteur et IFR à Cornwall Aviation

(eh oui, ça peut sembler paradoxal, sachant que je m’étais pris dans la figure un échec en vol et que je venais de traverser plusieurs semaines pénibles)
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

2/ Cornwall Aviation

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J’ai décidé de faire un topic à part, que vous pouvez consulter soit en cliquant sur le lien ci-dessous ou bien en revenant en arrière sur la liste de tous les topics de la sous-section canadienne d’Aeronet

viewtopic.php?t=48659

Pourquoi en faire un topic séparé?
Car Cornwall Aviation est un sacré morceau dans l’aviation canadienne (du moins dans les écoles de pilotage et la formation pour pilotes) : c’est probablement l’école par excellence pour faire et obtenir ses qualifications multimoteur et IFR, l’école a une réputation sans égale et une liste d’attente longue comme le bras pour l’intégrer.

Et malheureusement, de mon temps j’ai pu me rendre compte que c’était assez difficile de trouver des informations extrêmement détaillées sur l’école (que ce soit ici ou bien sur AvCanada et d’autres médias en ligne), son fonctionnement en interne, la facturation/tarification, le corpus de formation etc…

Donc, dans l’intérêt de tous, afin que le flot d’informations ne soit pas noyé dans mon topic déjà lourdement achalandé , ou il faut s’armer de patience pour que toutes les images se chargent; j’ai pensé qu’il était préférable de dédier un topic à part pour cette école.

Toutefois, j’ai bien conscience que malheureusement, en Mai 2026, il y a des chances pour que les prix ne soient pas les mêmes, et je ne serais pas étonné si il y a eu des changements en interne, toutefois je pense que dans l’essentiel, mon témoignage sera utile pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’école.

Bonne lecture de ce topic à part, je vous retrouve ensuite ici pour le prochain message, sur le trajet retour en voiture entre Cornwall et Waterloo, avec un petit arrêt en chemin sur l’autoroute 401 à Trenton pour se faire plaisir aux yeux!
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

3/ Passage par la base aérienne CFB Trenton sur le chemin du retour à Waterloo

Bon, faisons le bilan avant de prendre la route pour Waterloo et Stratford :

- CPL? Dans la poche (car oui, je laisse de côté le fait que, entre le 13 Juin et le 16 Juin 2025, j’en ai profité pour passer mon « rattrapage » d’examen en vol CPL - qui a duré 30 minutes et a consisté à simplement faire un déroutement de Cornwall à Saint-Isidore en compagnie du second examinateur de l’école, Michael Lapidous)
- Qualification vol de nuit? Dans la poche
- Qualification multimoteur? Idem
- Qualification Group 1 IFR? Idem

Ainsi que l’examen écrit IATRA obtenu lors de mon passage à Yellowknife.

C’est donc le 17 Juin que je quitte Cornwall ainsi que le domicile d’André, sous un temps ensoleillé, pour rentrer chez moi à Waterloo.

« Le temps est bon, le ciel est bleu » comme dirait Isabelle Pierre
Énorme changement d’ambiance donc, entre le stress et l’appréhension le 21 Mai après mon semi-échec à l’examen en vol CPL et mon arrivée à Cornwall; et mon départ 3 semaines plus tard, tout en sourire et en chanson!

D’ailleurs, étant donné que rien ne presse dorénavant et que j’ai du temps libre devant moi, je me dis « Pourquoi ne pas aller visiter le musée des forces aériennes canadiennes? »
Après tout, je vais passer juste à côté de la base aérienne, sur ma route entre Cornwall et Waterloo, le long de l’autoroute 401

D’autant que ce musée abrite un ancien avion de ligne absolument rarissime et qui ne doit parler à personne (mais j’aurais l’occasion de m’étendre à son sujet une fois sur place), et sachant que les avions de ligne à réaction de première/seconde génération sont ma passion absolue, je ne pouvais pas ne pas faire ce détour!
Toutefois, je ne voudrais pas réduire ce musée uniquement à cet avion, vous aurez l’occasion de constater qu’il mérite largement la visite!

Je finis par arriver au musée aux alentours de midi, et commence la visite par la partie couverte - le musée se divise en deux : une collection en intérieur ainsi qu’une collection en extérieur

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Très sincèrement, la partie en intérieur ne m’intéresse que peu : je visite le musée à la façon d’un esthète, je suis là surtout pour voir les avions de certains types et certaines catégories qui m’intéressent hautement.
Toutefois, pour ceux qui aiment tout ce qui concerne les forces canadiennes, le Commonwealth et les avions jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, la partie intérieure mérite qu’on s’y attarde.

Ceci dit, je tombe néanmoins sur quelques pièces intéressantes, à commencer par ce nez/simulateur de Lockheed C-130 Hercules

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Dans son jus, ça transpire l’aviation des années 50/70, des cadrans et de la pendule partout, 100% analogique et avec des leviers/interrupteurs partout, splendide!

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Splendide… oui enfin, heureusement que la technologie a quand même fait des progrès et que l’on ne dispose plus de ce genre de dispositif infernal pour changer de fréquence radio!

Qui dit musée de l’aviation canadienne dit forcément une section dédiée au malheureux Avro Arrow (auquel j’ai déjà dédié une visite et un topic sur Aeronet, que vous pouvez retrouver ici : viewtopic.php?t=47844 )

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C’est donc comme ça que les forces aériennes canadiennes sélectionnaient/écrémaient les premières vagues de candidats pilotes!

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Ça rappellera des souvenirs à ceux ayant tenté les concours de sélection pilotes dans la Marine ainsi que l’Armée de l’Air
D’ailleurs l’intérieur ressemble (surtout au niveau des instruments) à ce que l’on pourrait retrouver dans un Cessna 150

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Sur ce, il est temps de sortir profiter du beau temps et de la riche collection extérieure!

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D’ailleurs, une fois dehors, il n’y a pas que les avions au sol dont on peut profiter, car oui, l’avantage de se trouver dans le périmètre d’une base aérienne signifie que…

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L’on observer des avions militaires en activité - en l’occurrence, des C-17 et C-130!

Premier avion sur lequel je tombe : un F-5 (ou T-38? les puristes me corrigeront)

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Chose qui me plaît énormément dans ce musée (et de manière générale dans beaucoup de musées nord américains, surtout comparé à notre pays) : les avions en extérieur ne sont pas derrière des barrières, les visiteurs sont libres de se promener et d’explorer les appareils sous tous les angles!

La fléchette , le missile sur pattes, le rêve absolu, l’avion mi-fou mi-génial : le Lockheed F-104 Starfighter!

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(pour la petite anecdote : il y a quelques années, un F-104 biplace s’est vendu pour quelques millions de dollars à un particulier. De plus, il existe en Floride, une école de pilotage du F-104 qui permet d’obtenir un « type rating » sur la machine… autant vous dire que si je gagne à la loterie un jour, vous savez ce que je compte faire! Avoir l’opportunité de posséder son propre Starfighter, et donc d’être un civil supersonique à Mach 2…. ça ne se refuse pas!)

Revenons à des choses plus terre à terre et conventionnelles avec ce vénérable DC-3
Lors de mon voyage à Edmonton, en Novembre 2025, je vous expliquais que le Canada était le pays du 737-200; je pense qu’on peut en dire de même avec le DC-3, au vu des opérateurs qui continuent encore à l’exploiter, quasiment un siècle plus tard!

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Bon, ceux qui me connaissent en privé savent que je ne porte absolument pas les hélicoptères dans mon cœur, toutefois il y a quelques hélicoptères qui trouvent grâce à mes yeux…

Et l’un d’entre eux, ne peut être bien évidemment que le Bell UH-1! Musique!



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Certes, il s’agit d’Iroquois civils (étant donné que nous sommes au Canada, il me semble que c’est davantage raccord de le nommer ainsi, plutôt que Huey) de sauvetage ainsi que de missions humanitaires, néanmoins je ne peux m’empêcher de penser à la guerre du Vietnam (merci le soft power de l’Oncle Sam!)

L’épine dorsale des forces canadiennes, l’avion à bout de souffle qu’on ne veut pas remplacer et envoyer à la retraite (qu’il a amplement mérité, au demeurant) : le F-18!

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Nous arrivons maintenant aux confins de la collection extérieure, là où sont exposés des avions plus volumineux, et à mes yeux le clou du spectacle, la rareté dont je parlais précédemment (et que l’œil avisé aura remarqué)

Commençons par ce C-130

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Mesdames et messieurs, je vous présente le Boeing 737-800!
Du moins, son fossile et ancêtre direct : le Boeing 720! Oui, un Boeing 720

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154 exemplaires fabriqués seulement, de ce qui au départ devait être une sous version du Boeing 707, et vous avez sous les yeux le Boeing 720 ayant réalisé le tout dernier vol d’un 720 avant sa disparition complète de nos cieux (le 10 Mai 2012, en se posant à Trenton pour être exposé)

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J’entends déjà certains me dire : en quoi le 720 est l’ancêtre du 737-800? Les deux avions n’ont rien à voir, ils ne sont pas de la même génération, ils n’ont pas la même motorisation, pas la même avionique etc…

C’est vrai, mais revenons au 707 : fondamentalement, c’est l’avion qui va servir de base par la suite aux futurs 727 et 737
D’ailleurs, un petit jeu que j’aime bien faire pour piéger l’œil non averti ainsi que les profanes : prenez des photos de nez de 707, 727 et 737; ce sont (quasiment) exactement les mêmes - étant donné que Boeing a repris la formule initiale du 707 pour concevoir ces avions

Et cela se retrouve au sein même des cockpits : les avions partagent énormément de similitudes, d’instruments et de sections communes, par exemple, les throttles entre les trois avions sont quasiment identiques (et cela se retrouve jusqu’au 737MAX de nos jours)

Maintenant, pour en revenir au 737-800 et au 720, certes j’ai un peu forcé le trait, mais comparez les dimensions des deux avions, le nombre de passagers emportés et le rayon d’action…
Boeing avait déjà conçu le 737-800 avant l’heure, avec le Boeing 720! (bien évidemment, il ne s’agit pas de quelque chose de voulu, mais d’une heureuse coïncidence, plusieurs décennies après que le 720 ait été produit).

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Moment nostalgie : cet angle est vraiment mon préféré dans les anciens Boeing, ça me rappelle l’époque où j’étais jeune et où je passais des heures sur FS2002 et 2004!

Et pour cause :

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Les fameux Pratt & Whitney JT3D, indissociables de la famille 707/720
(par contre, la aussi dans une configuration unique et improbable : moteurs 1 et 3 dépourvus de turbocompresseurs, mais pas les moteurs 2 et 4??)

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Entrez à vos risques et périls dans cet avion expérimental (utilisé en fin de carrière par Pratt & Whitney Canada comme plateforme d’essai volante) dénué de certificat de navigabilité - et pour cause, vu ses nombreuses modifications externes visibles!

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Place maintenant au Lockheed CP-140 Aurora (développé sur la base de la version civile de l’appareil, en l’occurrence le L-188 Electra), spécialement conçu pour les forces canadiennes pour des missions de patrouilles en mer

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Un avion que je dédie à Monsieur C. ainsi qu’à votre auguste père : eh non, ce n’est pas le De Havilland Caribou, mais son successeur le Buffalo!

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Bon, de nos jours ce serait surtout Un Roi (ça en fait, des écussons/blasons à devoir mettre à jour!)

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Hublot convexe pour offrir une meilleure visibilité vers l’extérieur (surtout pour un appareil prévu pour du sauvetage)

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Jolie vue d’ensemble sur les trois appareils

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Et pour terminer sur la partie extérieure, un autre jet à l’écart, mais non dénué d’intérêt : un Challenger de Bombardier, utilisé comme appareil de transport gouvernemental!

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Encore une fois, quelle joie de pouvoir se promener librement autour d’un jet, on serait presque tenté de faire la sieste à son ombre ou bien de pique-niquer!

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Dernière vue sur la partie extérieure du musée

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Avant de quitter le musée, retour à l’intérieur pour terminer avec un hommage à l’avion le plus important de la collection à mon sens!

Car oui, comme le veut l’adage, j’ai gardé le meilleur pour la fin!

« Fin » dans tous les sens du terme : fin de cette visite, fin de ma formation, fin de cette première partie de mon aventure au Canada; tout cela n’aurait pas été possible sans lui!

Le mal aimé : petit, pas très rapide, pas très performant, inconfortable pour les grands gabarits… mais c’est à lui que je dois tout, que je dois la ou j’en suis aujourd’hui!

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Merci à toi, cher Cessna 150/152!
Dorénavant, peu importe où j’irais, peu importe les musées et collections que je pourrais visiter, je n’oublierais jamais que c’est grâce à toi que j’ai pu atteindre mon but, et pour cela, ce sera toujours toi mon avion préféré - même face à des 747, à des Crusader, Super-Étendard, Mirage, Concorde, 320, Learjet et j’en passe!

En dépit de ta cabine petite et étroite, de tes 50/60 kts de groundspeed ridicules par vent de face qui faisaient que plus d’une fois en vol, je voyais les voitures sur l’autoroute aller plus vite que moi; en dépit de tous les reproches légitimes que l’on peut t’adresser : c’est toi qui, depuis des décennies, accomplit sans rechigner cette tâche ingrate mais tant importante et honorable - de former d’innombrables cohortes de futurs pilotes à travers le monde

D’ailleurs, cet éloge fait la transition parfaite entre la fin de ma visite du musée, et le prochain message : car oui, une fois rentré chez moi, à Waterloo, il me restera une toute dernière chose à faire, un tout dernier vol en Cessna 150 (et pas des moindres!) avant de enfin terminer cette formation qui aura commencé le 7 Avril 2024!

Passons au message suivant!
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

4/ 300 XC et fin de formation

Une fois de retour à Waterloo/Stratford, je n’en avais pas fini pour autant : en effet, il ne me manquait plus qu’une toute dernière chose afin d’avoir ma licence (mon ADB) signée et d’obtenir mes documents de fin de formation…

Cette « petite chose » n’étant rien d’autre que… ma longue navigation de 300NM!

Eh oui, suite à des calculs personnels de timing et de planification qui se sont avérés être totalement foireux, j’ai laissé passer plus d’une fois l’opportunité d’effectuer ma 300XC plus tôt durant l’année, et sincèrement je m’en mords les doigts car cela a fini par me jouer un très vilain tour.

Donc, en aparté, aux futurs pilotes qui me liront et effectueront leur formation au Canada (quoique je pense que ce conseil s’applique pour n’importe quel pays/continent) : effectuez votre 300 XC dès que vous en aurez l’opportunité! Ne la remettez pas au lendemain comme moi!

Une fois cet aparté fait, il faut savoir que tandis que j’étais encore à Cornwall, et que la fin de mon passage dans cette école se rapprochait, j’étais déjà en train de planifier ma longue nav, afin de pouvoir l’effectuer le plus rapidement possible une fois de retour à Stratford.

Le critère absolument crucial à mon sens, et que je surveillais comme le lait sur le feu, était la météo : car sur plus de 300NM et sur une durée de 12 heures, il fallait m’assurer que la météo allait être satisfaisante pour un vol VFR!

Pour toute personne présente en Ontario durant Mai/Juin 2025, vous avez tous eu le loisir de constater que l’on a eu un mois de Mai (et jusqu’à tard en Juin) absolument cauchemardesque par rapport à la météo! Tout cela ne m’a bien évidemment pas facilité la tâche afin de décider du jour opportun pour bloquer un Cessna durant toute une journée afin que je puisse effectuer ma longue nav.

Après plusieurs jours de réflexion, mon choix s’est porté sur le Vendredi 20 Juin 2025 : selon les prévisions, la météo était orageuse la veille, orageuse le lendemain mais « calme » le 20.
Autre coup de chance, les vents ce jour-là suivaient une trajectoire ouest-est : sachant que j’allais effectuer un vol nord-sud, cela signifiait que je n’allais pas avoir une ground speed de 50-60 kts durant mon trajet! (Ce qui aurait été un immense crève-cœur après avoir connu durant trois semaines le Piper Seminole et sa GS de 120 kts sans forcer!)

D’ailleurs, voici la route et les arrêts choisi pour cette nav :

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Stratford à Edenvale
Edenvale à North Bay
North Bay à Rouyn-Noranda (situé à Québec)

Tout juste au-dessus de 300NM en ligne droite : je suis dans les clous!

Le Vendredi 20, à mon grand étonnement (sarcasme), j’ai la joie de constater au réveil que…. un épais brouillard et des nuages bas ceinturent toute la région… super!
J’arrive à l’aéroport de Stratford à 8H30 et je décide de dormir dans ma voiture jusqu’à 10H30, en espérant que notre ami le soleil allait effectuer son travail rapidement et efficacement!

Par chance, vers 10 heures, la couche était passée d’overcast à scattered, ce qui me laissait une fenêtre pour me mettre en route - sachant que je me laissais jusqu’à 11 heures, dernier délai pour prendre une décision et partir, sinon je me verrais forcé d’annuler mon vol et de le remettre à plus tard.

Photos de ce chouette Aztec en provenance des États-Unis

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Décollage à 11H14 précisément, puis cap direct vers Edenvale ou je finis par me poser une heure plus tard.

Je n’ai pas pensé à prendre des photos à l’aller, durant la journée, toutefois je n’ai pas oublié d’en prendre le soir durant mon trajet retour!
C’est donc les photos de nuit que je vous partage :

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Pour un petit aérodrome, le ravitaillement en autonome à Edenvale est impeccable et très facile à comprendre et à effectuer : le processus m’a fait penser à celui d’une voiture!
Se rendre à la borne automatique de paiement, insérer sa carte de crédit (Stratford Air m’avait fourni la fuel card de l’école pour mon vol), choisir le type de carburant, se rendre à la pompe et une fois le remplissage effectué, retourner à la borne pour récupérer son reçu!

Un jeu d’enfant!

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Une fois le ravitaillement effectué, visite prévol, coup de téléphone à NavCanada pour ouvrir le plan de vol suivant, et c’est parti pour se rendre à North Bay!

Curieusement, j’ai eu la sensation que la longue nav ne commençait que maintenant pour moi : étant donné que j’étais familier avec la zone de Collingwood-Edenvale, je n’avais pas « l’impression » encore d’être en plein dans l’exercice de la longue nav.

Une fois que j’étais en route vers North Bay et Rouyn-Noranda , j’ai eu une petite forme d’appréhension et d’excitation : c’est parti, je me jette dans l’inconnu!

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(… bon, si l’on me demande, ça c’est du scattered, pas du broken!)
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Au bout de une heure et des poussières, je finis par arriver aux abords de l’aéroport de North Bay : un aéroport assez grand en superficie, mais qui semble surtout servir de plateforme de maintenance, formation ainsi que de casse/cimetière pour des avions retirés du service (je laisse tout un chacun le constater en observant la myriade de Dash « punis » qui y sont parqués!)

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En ce qui me concerne, une fois posé, piste dégagée, je me rends vers l'apron III, ou un FBO m’attend pour ravitailler mon Cessna
(Très important de bien planifier à l’avance son escale et de savoir ou se rendre au sol et auprès de qui s’adresser pour un service X ou Y… j’en ai entendu des histoires très embarrassantes de jeunes étudiants qui se posent sur des aéroports - contrôlés ou non - et qui n’ont ensuite aucune idée de ou rouler avec leurs avions une fois la piste libérée!)

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La aussi, je n’ai pas pensé à prendre des photos à l’aller, toutefois les personnes du FBO qui se sont occupés de mon Cessna étaient très sympathiques : d’ailleurs en jetant un œil à ma montre et au CFS, j’ai remarqué que le FBO allait être fermé d’ici à ce que je revienne de Rouyn-Noranda : pas de problèmes m’explique la personne qui y travaille, tant que je les tiens au courant de mon ETA et que j’accepte de payer une surcharge, quelqu’un restera sur place pour m’attendre.


Ça marche, sachant que c’est la fuel card de mon école qui paiera la surcharge… tout baigne!

Je me dégourdis les jambes, fait un rapide passage aux toilettes, prévol et coup de téléphone à NavCanada et c’est reparti pour la dernière branche de cette longue nav : North Bay à Rouyn-Noranda!

À toute à l’heure le 727, on se revoit lors du trajet retour!

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D’ailleurs, signe que je me rapproche de la Belle-Province, ça parle en français sur 126.7! Dire que je n’avais plus entendu et parlé à la radio en français depuis 2017, depuis mon passage dans la Marine Nationale et l’ENAC… que de chemin parcouru!

Ceci dit, ça m’a permis de me rendre compte de quelque chose d’assez embarrassant : j’ai totalement oublié la phraséologie aérienne en Français! Il faut dire aussi que la dernière fois que je communiquais efficacement en français sur une fréquence d’aviation, c’était du temps où j’étais élève contrôleur aérien dans la Marine… Bientôt 10 ans donc!

Alors que j’écoutais les pilotes québécois annoncer leurs messages sur 126.7, je me suis rendu compte que c’était assez coton de devoir faire spontanément de la traduction d’expressions, de phraséologie anglaise en phraséologie française!
Par exemple « clear of circuit », comment est-ce que je vais bien pouvoir dire ça en français? « Circuit libéré? J’ai libéré le circuit? »

Heureusement que mes anciens instructeurs militaires de l’ENAC n’étaient pas là pour m’entendre parler à la radio… ils m’auraient mitraillé de baffes! Je me serais pris une gueulante mémorable! (Sachant que, en tant que contrôleurs, notre phraséologie était intégralement formatée et conditionnée selon le principe suivant « Clair, concis et précis » et que le moindre mot parasite était éliminé)

Cette parenthèse de phraséologie à part, je survole la région dite de l’Abitibi-Témiscamingue : alors comment dire…

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C’est très joli, vraiment le dépaysement est total, avec les lacs aux eaux turquoises, l’immense rivière, la forêt très dense et verte…
Par contre, si mon moteur casse, si mon avion tombe en panne : il ne me reste plus qu’à réciter l’Ave Maria et à devoir amerrir sur un lac où la rivière!

Mais je ne suis pas au bout de mes peines! Car oui, mes yeux finissent par tomber sur quelque chose d’absolument terrifiant!

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Qu’est ce que c’est que cette maison perdue au milieu des bois?? Il n’y a même pas de route pour y accéder!
C’est la maison de Belzébuth, c’est pas possible!
Je préfère encore me noyer en tentant d’amerrir, ou bien me prendre un arbre et décéder sur le coup; plutôt que de devoir ramper/marcher en étant blessé jusqu’à cette maison abandonnée! Forcément il doit y avoir Jason de Vendredi 13 qui y habite, ou bien des cannibales comme ceux de « Détour Mortel »

Fort heureusement, mon Cessna m’éloigne de l’antre de Satan, et je me présente et me pose à Rouyn-Noranda sans problèmes, ou justement je stationne au pied de la tour de contrôle, la ou se trouve les citernes de carburant.

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Pendant que le personnel au sol se charge de ravitailler l’avion, je demande à pouvoir avoir accès à des toilettes : le personnel pense que je suis détenteur d’une RAIC et me dit d’accéder au terminal! Je leur explique modestement que je ne suis encore qu’un tout jeune CPL et que je n’ai pas de RAIC : ces derniers me font accéder au terminal et me disent de leur faire signe par la baie vitrée une fois que je serais prêt à revenir sur l’apron.

Je finis donc par avoir un terminal entier… pour moi tout seul! Le terminal de Rouyn-Noranda, vide et propre comme un sou neuf; tout ça pour un jeune CPL en pleine nav 300XC! Un moment que je ne suis pas prêt d’oublier!

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Sur ce, fini de se prendre pour un VIP ou un milliardaire, il est temps de retourner à mon Cessna pour maintenant rentrer à Stratford et mettre un point final à ma formation de pilote : car oui, maintenant que je suis à Rouyn-Noranda, j’ai effectué les 300NM réglementaires, il ne me reste plus rien à faire : mon CPL est en poche, de même pour ma qualification de nuit, mon multi-IFR ainsi que l’IATRA; j’ai terminé!
Enfin, plus rien à faire… si! Le Cessna et moi-même n’allons pas nous téléporter par magie! Il reste le trajet retour à faire!

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En parlant de Stratford… je pose mes routes pour la toute dernière fois comme étudiant à 23:03 heure locale (dire que j’avais décollé plus tôt à 11H14….)

Je reste tout de même pendant 20 minutes à l’aéroport avec Andy : félicitations de sa part, débriefing sur le vol et sur ce qu’il reste à faire.
La semaine prochaine, il me signera ma licence, me remettra mon logbook (ce sera maintenant à moi de le garder et de le remplir!), ma lettre de fin d’études et ce sera terminé.

Chose faite le 26 Juin 2025 :

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J’avais commencé ma formation et mon premier vol le 6 Avril 2024, et je l’ai officiellement achevée le 26 Juin 2025 - soit un an, deux mois et vingt-six jours plus tard, 446 jours au total.

Dernier cadeau de la part de Andy, qui maintenant se trouve à mon chevet : une photo encadrée de Stratford, qui se trouve être la version miniature d’une photo grand format que j’aime énormément, de l’école (le grand format se trouve dans la salle de briefing de l’aéroport)

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(Entre temps, le code de l’aéroport a changé, de nos jours c’est CYSA pour Stratford)

Place maintenant au cinquième message… ou je vais vous raconter une histoire dont vous connaissez déjà la malheureuse fin! Mon road trip de l’été 2025 à travers le Canada!
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Fine Air
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

5/ Road trip de recherche d’emploi durant l’été 2025

Pour être tout à fait honnête avec vous, je trouve ça assez cocasse de devoir rédiger ce message, sachant que la finalité est connue de tous.
Imaginez un ami qui vient vous voir et vous dit ceci :

« Tiens salut! Je vais te raconter l’histoire du Titanic! Tu ne devineras jamais comment ça se termine!
- … euh, honnêtement si, je pense avoir ma petite idée! »

Néanmoins, je vais revenir sur ce voyage, les raisons qui m’y ont poussé, la manière dont je l’ai préparé et son déroulé.
La aussi, j’espère que les informations que je vais partager bénéficieront au plus grand nombre!

-

Ma formation s’étant terminé le 26 Juin 2025, j’avais malheureusement loupé le coche avec un ami travaillant pour un opérateur 702/703 qui, à deux reprises, m’avait proposé du travail si j’arrivais à finir ma formation pour le 9 Juin (première proposition) ou bien le 15 Juin (seconde proposition).

Ce faisant, je me retrouvais très vite dans cette position très peu enviable et ô combien stressante : devoir trouver, décrocher ce premier job de pilote au Canada, qui allait me permettre de mettre le pied à l’étrier et de lancer ma carrière.

Pour ce faire, il n’y a malheureusement pas soixante opportunités:

1- Avoir un bon réseau et faire jouer son réseau pour profiter d’une opportunité d’emploi
(me concernant, comme mentionné plus haut, le timing a fait que j’ai laissé filer deux trains à quai qui m’attendaient)

2- Avoir énormément de chance (être au bon endroit, au bon moment; tomber sur la bonne personne; sauver la vie du PDG d’Air Canada et j’en passe)

3- Envoyer des centaines de CV à tous les opérateurs 702/703/704, en espérant que ça morde à l’hameçon
Mais d’un côté, lorsque le lac n’est pas si grand que ça, et qu’il y a, avec vous, des milliers d’autres pilotes CPL à la recherche du même premier job… autant dire que le poisson est très convoité - en plus d’être rare!

4- Partir en road trip à travers le pays, pour frapper à la porte de tous les opérateurs 702/3/4 en chemin, en espérant pouvoir tomber sur le chef pilote, un membre de la direction et décrocher un entretien et/ou le job directement

(Me concernant, sachant que j’avais déjà exploité les options 1 et 3, il ne me restait plus qu’à mettre en place l’option 4!)

Une simple recherche sur AvCanada me permet d’apprendre que durant des décennies, le road trip était le tremplin, l’étape officieusement obligatoire pour un jeune pilote canadien souhaitant trouver son premier emploi de pilote.
Autant je peux le concevoir pour ce qui était des années 1980, 1990 voir même 2000; mais quid de notre époque, celle des smartphones, courriels et sites internet?

En parallèle, mon ami qui m’avait déjà proposé à plusieurs reprises du travail, m’indique que cet été, il n’y aurait pas de recrutement de prévu - toutefois, selon lui, une opportunité pourrait se présenter vers la fin de l’été

(et cette opportunité finira par se manifester, le Lundi 11 Août 2025; le troisième train à quai que je finirais par laisser filer - non sans m’en mordre les doigts!)

J’avais donc le choix entre attendre chez moi que l’été passe, ou bien céder aux chants des sirènes qui me poussaient à partir en road trip, tenter ma chance à travers le pays dans le but de décrocher ce premier job, au coup de bluff, à l’audace.
Malheureusement, étant en quelques sortes « conditionné » à ne pas rester chez moi à me tourner les pouces, je finis par me résoudre à me lancer dans cette aventure du road trip.

Durant le mois de Juillet 2025, je commence à planifier ce voyage, en commençant dans un premier temps par me servir de cette ressource disponible sur le site internet de Transport Canada :

https://wwwapps.tc.gc.ca/saf-sec-sur/2/ ... x?lang=eng

À titre d’exemple:

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Vous pouvez choisir la province, le type d’opérations (702/3/4), voilure fixe ou tournante.

Derrière, à l’aide de la liste, vous avez les détails de chaque opérateur :

Prenons par exemple cet opérateur qui se trouvait être dans la liste de mon road trip, AvCom :

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Adresse postale, numéros de téléphone et surtout type d’avions exploités

Car oui, en tant que jeune pilote avec 200 heures et des poussières : si une compagnie opère des Falcon, Dash 8, Citation et autres… autant ne pas gaspiller votre temps et ni le leur!
Par contre, un opérateur avec des Cessna 172, du Piper Navajo et des King Air, c’est tout de suite davantage jouable!

Au final, après un long recensement et travail de cartographie, je termine avec ceci : une liste d’à peu près 40 opérateurs canadiens à aller visiter; en vrac :

Thunder Airlines
Alberta Central Airways
Integrated Sensing & Surveillance
North West Geomatics
North Cariboo Air
Northern Air Charter
OGL Engineering
Quickway Air Services
Envirotech Aviation
CanWest Air
Airborne Energy Solutions
Aries Aviation
ZAM Air (Nakina)
AirSask 20/20
Kreos Aviation
Rise Air
Good Spirit Air Services
Blue Sky Air
Missinippi Airways
Northway Aviation
Fast Air
Eagle Air Charters
SkyNorth Air
Adventure Air
Globe Hawk Survey
Avcom (mentionné plus haut)
President Air Charter
Latitude Air Ambulance
Wasaya
Ornge Air
Xcalibur
Voyageur Airways
Trade North Aviation
Superior Airways
Sander Geophysics
MAG Aero (Dryden)
KBM Aviation
Air Bravo
Totem Aviation
SASAIR
Panorama Aviation
Montmagny Air

Et le tout, placé sur une carte!
(Les pastilles d’avions représentent la localisation de chacun de ces opérateurs)

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Vous m’excuserez, mais en y repensant, je ne peux pas m’empêcher de faire cette parenthèse musicale appropriée: Voyage voyage!



Bon, au bout du compte, voici le trajet que je finirais par faire, sachant que j’ai interrompu mon road trip à mi-parcours, pour les raisons que vous savez

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Sur ce, il est temps de se préparer pour le voyage : j’amène ma chère Honda subir une révision en anticipation du long voyage qui se profile, je fais mes valises pour emménager immédiatement si une opportunité se présente.

Je pense aussi à souscrire à CAA en tant que membre platinum, afin de pouvoir bénéficier d’une assistance routière en cas de pépin!

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154 dollars pour se faire remorquer sur plus de 1000 kilomètres, c’est clairement la bienvenue (surtout quand je repense aux routes inhospitalières que j’ai pu emprunter au nord de Saskatchewan!)

Le Dimanche 2 Août 2025, je quitte mon domicile de Waterloo, direction Québec ville pour ma première étape!
(oui, mon road trip m’amènera de l’est à l’ouest avant de revenir en Ontario)

Le Lundi 3 Août, je commence par le premier opérateur, Air Montmagny

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Ce qui d’ailleurs, m’amusera car, étant originaire du Val d’Oise, je trouve ça drôle de me trouver à nouveau à Montmagny!

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Maintenant, pour être tout à fait honnête avec vous, je n’ai pas pensé à prendre beaucoup de photos durant ce road trip : premièrement je n’avais pas vraiment la tête à ça, deuxièmement j’étais énormément pressé par le temps, je ne m’attardais pas à chaque ville/escale et je n’étais pas là en tant que touriste.

J’allais voir un opérateur, je cherchais à rencontrer et discuter avec le chef pilote, remettre mon CV en main propre en espérant voir une fenêtre d’opportunité et me faufiler dedans.

Sauf que, malheureusement, des opérateurs que j’ai pu visiter, me donnèrent les reposes suivantes :

1/ Navré vous n’avez pas assez d’heures
2/ Navré nous n’embauchons pas pour l’instant
3/ Navré mais il faut d’abord passer par la rampe, et nous n’embauchons pas pour l’instant
4/ Navré mais nous ne prenons pas de candidature papier, tout se fait en ligne
5/ Merci pour votre candidature et pour le déplacement, nous allons intégrer votre CV à notre base de données

À Québec, de mémoire j’ai fait les opérateurs suivants :

- Air Montmagny
- Panorama
- Totem Aviation
- SASAIR
- Kudlik Aviation (j’aurais l’occasion de vous en reparler dans un autre message)

Avant de prendre la route ensuite vers Ottawa

Ceci dit, moment assez agréable et mémorable de ce passage à Québec : la traversée de la rivière Saguenay à Tadoussac, via le ferry gratuit qui fait la navette!

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Crochet par Ottawa pour déposer ma candidature à Sander Geophysics et Xcalibur, les deux opérateurs se trouvant dans le périmètre de l’aéroport

Retour à l’aéroport de North Bay pour déposer une candidature à Voyageur Airways : ne perdez surtout pas votre temps, accueil glacial et réponse numéro 4 mentionné précédemment

Passage par Timmins puis en chemin, entre Timmins et Thunder Bay, je m’arrête le long de la Transcanadienne à Nakina pour faire une bifurcation vers ZAM Air, une petite compagnie n’exploitant que des Cessna Caravan

Je suis extrêmement bien reçu, je rencontre le chef pilote, et le couperet tombe :

« Navré, mais vous êtes arrivés deux jours trop tard! Il y a deux jours, j’ai reçu coup pour coup deux personnes qui sont venu déposer leurs CV, et qui maintenant travaillent au sol pour passer en vol ensuite »

Merde… bon néanmoins ça redonne un coup de motivation!
D’autant que le même jour, mon ami et hébergeur à Waterloo, m’informe qu’il a réussi à obtenir un rendez-vous pour moi p avec le directeur des opérations de vol d’une compagnie de medevac à Winnipeg! J’étais doublement motivé, sachant que une fois à Thunder Bay, la prochaine étape allait être Winnipeg et le Manitoba!

Arrivé à Thunder Bay le 8 Août, et je tombe sur un ami, un avion que j’ai déjà eu l’occasion de voir sous tous les angles et de voyager avec!

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À Thunder Bay, je vais voir les opérateurs suivants :

- Air Bravo, expérience détestable et je ne vais pas dire ici tout le bien que je pense d’un certain monsieur R.H
- KBM Aviation : très bien reçu, si bien que je pensais même que ça allait déboucher sur quelque chose « Quand est-ce que vous seriez disponible pour rencontrer notre chef pilote? Vous êtes à Thunder Bay pour combien de temps? Pas de restrictions pour travailler? etc… »
- Wasaya : accueil quelconque, réponse 4
- Thunder Airlines : bien reçu, pas d’embauche direct comme pilote, mais de la rampe/dispatch avant de passer pilote

Par la suite, direction Winnipeg pour ce tragique rendez-vous et piège qui m’attend, le Lundi 11 Août au matin
Mais avant, petit crochet par Dryden pour déposer une candidature auprès de MAG Aéro et se prendre une réponse numéro 1

J’arrive le weekend avant le Lundi 11, hébergé très généreusement par un ami et membre bienfaiteur d’Aeronet que certains reconnaîtront!
D’ailleurs, photo que je dédicace à lui ainsi qu’à un autre très bon ami!

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(à J.S : vraiment, j’ai choisi ce King Air par hasard, et il a fallu que ce soit celui sur lequel tu as réalisé ton premier vol à l’époque!)

D’ailleurs, en me rendant au FBO de Wings over Kississing, je passe devant ceci :

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À l’entrée des installations appartenant aux forces aériennes canadiennes, une sorte de petit musée à l’air libre, avec des avions certainement pas inintéressants!

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Moi qui ait vécu à Perth (Western Australia) durant deux ans… autant dire que je n’ai de yeux que pour cette ville!

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Arrive finalement le Lundi 11 Août, avec les fâcheuses conséquences que l’on connaît - mais que j’ignorais à l’époque!
D’ailleurs, au final, sur la quarantaine d’opérateurs que j’étais censé visiter, je finirais par déposer ma candidature qu’auprès d’une quinzaine d’entre eux (ceux mentionnés précédemment), étant donné que j’avais pris la décision d’arrêter mon road trip à l’époque.

Toutefois, il me restait encore deux choses à faire avant de reprendre la route vers Waterloo, en Ontario :

1/ Le même ami qui m’avait offert l’hébergement à Winnipeg, m’a invité à lui rendre une visite à Flin Flon, au nord du Manitoba
2/ Par la suite, j’allais me rendre à un dernier rendez-vous « privilégié » que mon hébergeur à Waterloo a obtenu pour moi : un entretien à Calgary auprès de Kenn Borek

Le 13 Août, direction Flin Flon, qui se trouve malheureusement dans le mauvais temps et la pluie, en plein été!

La aussi, dédicace à mon ami J.S qui, dans une ancienne vie, a piloté cet ATR de Calm Air!

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Je finis par arriver à la base de Wings over Kississing à Flin Flon et y rencontre pour la première fois ce cher ami T.C

D’ailleurs, je n’ai même pas le temps de causer ou faire davantage amplement connaissance, il me propose de prendre place à droite dans un Beaver pour un vol de courtoisie! Ça ne se refuse pas!

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(Vue sur Flin Flon)

Petit vol d’une quinzaine de minutes, quel dommage que je ne puisse pas partager les vidéos filmées!

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Photo d’ailleurs de la monture qui m’a permis de réaliser mon premier vol sur hydravion de ma vie!

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Ainsi que de ce chouette Turbo Otter!

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Par la suite, nous passons la soirée ensemble où nous en profitons pour faire davantage connaissance, tout en dînant dans un restaurant; puis pour la seconde fois mon ami T.C m’offre le gîte et je dormirai dans les installations fournies par Wings over Kississing à son personnel de Flin Flon

Le lendemain matin, j’en profite pour prendre des photos du paysage : l’atmosphère, l’ambiance est magique

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D’ailleurs, j’en profite pour le remercier sincèrement avant de le quitter, et je tiens à renouveler mes remerciements ici.
Je sais qu’il lira ces lignes, et sachant que c’est un ami avec lequel je converse assez souvent, je pense qu’il ne sera pas surpris du paragraphe qu’il va lire à son sujet : c’est vraiment un jeune homme remarquable, et je dis ça sans aucune forme de paternalisme, bien au contraire! Bien qu’il soit plus jeune que moi, j’ai été très agréablement frappé par son sérieux, sa maturité et sa personnalité; c’est une personne recommandable, respectable et de première qualité tant d’un point de vue professionnel que personnel.
Quand on pense aux nouvelles générations et à la caricature qui est faite des jeunes de moins de 25 ans de nos jours, ce cher T.C est fait d’un matériau bien plus noble et solide que ses contemporains.

Sur ce, il est temps pour moi de prendre congé de notre ami car il y a 12 heures de route et 1000 kilomètres qui m’attendent pour cette dernière étape : de Flin Flon à Calgary!

Je finis par arriver dans l’Alberta et à Calgary le 14 Août, qui sera le point le plus à l’ouest de mon voyage

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(Vue sur l’aéroport de Calgary)

Le lendemain a lieu mon rendez-vous dans les bureaux de Kenn Borek, où je suis très bien reçu (même si mon avenir ne se fera pas avec eux, en dépit de l’opportunité unique dans une vie que de pouvoir aller en Antarctique!)

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(ceci n’est pas un Twin Otter)

Avant de repartir, j’en profite pour aller voir leurs installations à l’aéroport de Calgary et photographier leurs deux appareils emblématiques, en l’occurrence le Twin Otter :

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Ainsi que le vénérable DC-3, ayant subi une cure de rajeunissement et dorénavant motorisé par des turbopropulseurs!

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Sur ce, mon road trip avorté se conclut, le 16 Août je quitte Calgary pour finalement arriver chez moi, à Waterloo, le 19 Août, en fin de journée (mon voyage retour s’est déroulé de la façon suivante : Calgary -> Portage la Prairie / Portage la Prairie -> Thunder Bay / Thunder Bay -> Sault Ste Marie / Sault Ste Marie -> Waterloo)

Deux dernières choses avant de conclure ce road trip :

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Premièrement, cette improbable plaque suisse qui m’a tant surpris et rendu heureux - étant donné que avant d’arriver au Canada, je vivais et travaillais à Genève! Croiser une plaque helvète en pleine campagne dans l’Ontario…

Laissez-moi vous dire que j’en ai profité pour me mettre au niveau du conducteur, et les saluer avec un drapeau suisse que j’avais affiché sur mon iPhone!

Ensuite :

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(remplacez le « A » par un « E », et effacez le « T »)

Le saviez-vous? Notre ami Jean-Luc a manifestement un village à son nom en Ontario!

Si il me fallait faire une conclusion de ce road trip?
Tout d’abord je ne pense pas l’avoir effectué à la bonne période, et j’aurais été davantage avisé de rester chez moi et attendre sagement le 11 Août une vraie offre d’emploi qui m’a été formulée - je sais, c’est facile de dire ça rétrospectivement.

Concernant le fait de partir en road trip, j’imagine que le faire aux alentours de Février/Mars est davantage pertinent, sachant que c’est la période à laquelle les opérateurs se préparent à recruter pour la saison qui commence (j’ai pu le vérifier par la suite auprès de quelques opérateurs)

Est-ce que ça vaut le coup de sacrifier autant de temps, d’argent et d’énergie dans un road trip? Je laisse tout un chacun avoir son propre avis sur le sujet, sachant que dans mon cas, je n’ai pas fait la moitié des opérateurs sur ma liste initiale et de plus, si le timing avait été bon, j’aurais pu trouver un job chez ZAM Air (certes, pour travailler au sol quelques mois avant de passer en vol)
Donc je peux tout autant entendre ceux qui défendent le road trip, tout comme ceux qui le voient comme une relique inutile du passé

Sur ce, direction le sixième et avant-dernier message de cette longue série de mise à jour de ma situation, avec une visite au pays de l’Oncle Sam!
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

6/ Voyage aux États-Unis (Arizona) en Janvier 2026

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(Un grand merci à mon amie M.L.R, chef de cabine Embraer E2 chez Porter, sans qui ce voyage n’aurait pas été possible.)

Autant être honnête : nous allons quitter le Canada dans tous les sens du terme!

Je me rends compte qu’il y a tellement de photos à poster de mon (relativement) court séjour en Arizona que, dans l’intérêt d’Aeronet et du topic (afin que les serveurs du site internet n’explosent pas, à devoir charger toutes les images), il vaut mieux que comme pour celui concernant Cornwall Aviation, que je dédie un topic à part pour ce séjour.

Sachant qu’il n’y a rien de vraiment canadien dedans ni de liens avec ma formation et mon parcours… j’ai pensé qu’il serait davantage judicieux de publier ce compte-rendu dans la sous section dédiée aux États-Unis d’Aeronet.

Toutefois, concernant la genèse de ce voyage : je ne vais pas m’étendre dessus, car elle est intimement liée à ma vie privée, et à des éléments assez douloureux que je ne tiens pas à étaler en public (mes proches savent de quoi il s’agit).
De plus, après plusieurs mois de désillusion suite à l’entourloupe que j’avais subi grâce à cette compagnie de medevac de Winnipeg, combiné à l’horrible hiver que nous avons eu en Ontario, je me suis dit que j’allais faire d’une pierre deux coups : me rendre en Arizona pour des motifs personnels, mais en même temps me faire plaisir concernant l’aérien…

… et autant dire que j’ai pris une baffe que je ne soupçonnais absolument pas!

Sur ce, rendez-vous sur le topic créé dans la section américaine, à bord du vol Porter 641, entre Toronto et Phoenix, le 27 Janvier 2026, pour voir que l’Arizona a à nous offrir! Voici le lien :

viewtopic.php?t=48660

Une fois la lecture terminée, je vous donne rendez-vous ici pour le dernier message de mise à jour de ma situation! Bonne lecture et bon séjour sous le soleil de Phoenix!
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Re: Flight schools en Ontario : compte-rendu de ma visite

Message par Fine Air »

7/ Et maintenant? La fin?

Il y a quelques temps, j’étais au téléphone avec mon ami A.L de Edmonton, qui justement me questionnait concernant Aeronet et les messages que j’allais publier pour donner des nouvelles de ma situation.

Sur un ton blagueur, il m’a suggéré ceci (de mémoire) :

« Tu vas dire quoi? Le Canada c’est mort, c’est la merde, ne venez jamais ici et que tu rentres en France? »

Eh bien pourquoi pas :

Le Canada c’est mort, c’est la merde, mon aventure s’arrête ici et je rentre à Paris dans les plus brefs délais

Blague à part, l’aventure est tout sauf terminée! Au contraire, un premier chapitre s’est terminé pour moi, depuis quelques semaines maintenant, mais derrière c’est un autre chapitre qui commence avec de nouveaux défis et de nouvelles batailles!

Car oui, je vous donne rendez-vous courant l’été pour vous raconter ce qui s’est passé entre Février 2026 et maintenant! La seule chose que je peux vous dire (pour ceux qui ne me connaissent pas intimement et qui ne savent pas ce que je fais et deviens en ce moment), c’est que enfin, enfin, je vais pouvoir joindre mon nom et mon parcours parmi celles et ceux qui ont eu la chance de pouvoir poster ici :

viewtopic.php?t=32063

Même si la partie concernant ma formation est terminée et derrière moi : comme je le disais plus haut, ça n’est pas pour autant que je me repose sur mes lauriers! Cette carrière et cette vie (celle de devenir pilote 705 en passant par la case 702/3/4) est un processus continu d’apprentissage, d’examens, de remise en question et d’adaptation!

Donc, rendez-vous d’ici quelques semaines durant l’été pour d’autres messages (notamment de très longs remerciements à toutes les personnes qui ont rendu possible tout ceci et sans qui je n’aurais jamais vécu toutes ces choses)

Voila, merci à tous ceux qui auront fait l’effort de lire cette fournée de 7 messages (et des photos accompagnant les messages en question), j’espère que l’ensemble vous aura plu, et à bientôt pour la suite!

(bien évidemment, je ne vais pas déserter Aeronet pour autant : je reste disponible pour interagir ici ou bien en privé avec celles et ceux qui souhaitent échanger)
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