Salut!
Je rejoins un peu (pour une fois) ce que dit Coffin Corner (l'autre, pas moi!).
Il y a quand même une chose qu'il faut savoir. Ce milieu a toujours été un "drôle" de milieu, et les vaches maigres de plusieurs années ne sont pas rares. Des gens qui sont compétents, qui volent bien, qui ont commencé pour certains l'ATPL théorique national dans les années 90, des gens pareils, j'en connais encore qui n'ont toujours rien trouvé, à l'heure actuelle...
Depuis 2001, ce fut une cata pour trouver un job. Et ça a duré pendant 5 ans. Dégoter un entretien relevait de l'exploit. On se prenait à rêver dès lors qu'une réponse positive tombait dans la boîte aux lettres. Puis à l'arrivée on se rendait compte du "deal": 150 personnes, dont beaucoup de qualifiés, pour 5 places "fermes" et 5 places "réserves"... Bienvenue les gars...
Depuis un an, ça embauche à mort. Beaucoup de copains qui galéraient depuis pas mal d'années ont enfin trouvé un siège à droite. Certains, pendant ces années, sont partis voler en Afrique, pour des ONG, d'autres ont fait de l'instruction, d'autres encore ont, "tout bêtement", travaillé dans un tout autre secteur, en entretenant leurs licences et leur skill IFR en //... Il se sont accrochés, pour la plupart. Mais tous n'ont pas eu la "chance" de trouver le Saint-Graal...
Je souris quand j'entends certains (j'insiste bien entendu sur le "certains") "ptits jeunes" tout fraîchement sorti de l'école, équipés d'une licence CPL, commenter fort naîvement leur embauche. La plupart d'entre eux n'ont pas eu de soucis, ces derniers mois. Je trouve ça bien (je ne souhaite de galère à personne!), mais quelle ignorance sur ce qu'est le marché "réel"... Déjà certains commencent à comprendre, quand dans les couloirs on parle de restriction de salaire, et de mise à la porte en fonction de la liste de seniorité... Le métier qui rentre, on pourrait presque dire.
Soit, beau métier, tellement émotif, et malheureusement volatile. Il ne fait guère de doute que l'aviation va radicalement se transformer dans les années à venir. Comment, je l'ignore, mais c'est assez inéluctable.
Bonne chance à ceux qui se lancent!
