Un équipage d'Air France prend un taxiway pour une piste
Modérateur : Big Brother
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Flo_dr400
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Et la dépressu en croisière suivie d'une descente d'urgence la même semaine qui fut a priori parfaitement bien menée, quel média en a parlé ?
Et la collision au sol entre le 320 de Vueling et le 737 de FPO à CDG qui en a parlé ? Par contre j'ai vu plusieurs articles sur celle entre les deux 320 AF à ORY ou bien celle du 777 Air Austral...
C'est pas compliqué, AF est un symbole et a connu un paquet d'accidents ces dernières années. Elle est scrutée sous tous les angles par le BEA, la DGAC et surtout les médias. Un pet de travers et ça fait la une, voilà ce qu'il se passe.
Et la collision au sol entre le 320 de Vueling et le 737 de FPO à CDG qui en a parlé ? Par contre j'ai vu plusieurs articles sur celle entre les deux 320 AF à ORY ou bien celle du 777 Air Austral...
C'est pas compliqué, AF est un symbole et a connu un paquet d'accidents ces dernières années. Elle est scrutée sous tous les angles par le BEA, la DGAC et surtout les médias. Un pet de travers et ça fait la une, voilà ce qu'il se passe.
Passager de ce vol, voici ce que j'ai ressenti et j'insiste sur le mot.
A noter que je suis des environs de Lorient et que depuis le 1er janvier j'ai effectué 112 vols (1 décollage + 1 atterrissage) intérieurs. Donc j'ai une assez bonne habitude. Je suis aussi pilote d'ULM.
Pour ce vol, j'étais assis en 1F dans un CRJ 700 de Brit Air, donc 1er rang hublot de droite. La descente s'est passée normalement sans trop de turbulence. A la sortie du train on a senti la pluie frapper l'avion. Message "PNC préparez-vous pour l'atterrissage", on ne voyait toujours rien par le hublot. Quand j'ai commencé à voir quelque chose on était au-dessus de la route départementale un peu haut à mon avis. J'ai eu l'impression qu'on effaçait pas mal de piste avant le toucher du train arrière. On allait très vite, bien plus que d'habitude. Un peu après le croisement de la petite piste, au travers de la sphère verte à droite toujours très vite, un instant j'ai cru à une remise de gaz puis j'ai compris que l'avion ne s'arrèterait pas à temps. J'ai mis mes pieds sur la cloison et j'ai vu qu'on dépasait la rampe de feux rouges en fin de piste. L'avion a crapahuté sur la centaine de mètres revétue après les feux rouges, a traversé la route militaire de ceinture, sauté le petit talus pour s'embourber dans l'herbu en prolongement de la piste. Toujours une impression, je n'ai pas senti les reverses qui en général freinent relativement fort, mais c'est un ressenti.
Certains passagers ont applaudi, les réacteurs ont été arrêtés (ça m'a paru long), puis grand silence, même le bébé à bord n'a pas pleuré. Une bonne 30aine de secondes, voire plus et le CDT de bord, qui était en fonction, a annoncé : "évacuation, évacuation". On était tous persuadé que l'avion allait prendre feu et personne n'a trainé. Tout devant je suis sorti par la porte sans prendre ni veste, ni sacoche. Cueilli en chemise sous une pluie diluvienne je fus trempé avant de rejoindre la route de ceinture intérieure. J'ai vu les gens sortir par l'aile, dont un homme avec une canne qui est tombé dans la boue.
Et là .... nous avons attendu + de 45mn qu'un bus vienne nous chercher : l'aéroport civil n'a pas de bus, et du coté militaire il a fallu appeler un chauffeur qui était chez lui. Le bus est d'abord allé sur la piste, mais on n'y était plus. Bref on finit par arriver à la salle d'embarquement de l'aéroport où SMUR, gendarmerie, personnel de l'aéroport puis militaires sont arrivés, même un psy !!! Nous sommes restés un peu plus d'1h30, le temps de sécuriser l'avion et qu'on nous apporte nos affaires restées dans les coffres au-dessus des sièges ainsi que les bagages. Mes papiers, argent et clefs de voitures étaient restés à bord !
Pour terminer : vu la vitesse à mi-piste, je ne comprend pas pourquoi il n'y a pas eu de remise de gaz. Mais je ne suis pas pilote de ligne et n'étais pas dans le cockpit. J'ai repris l'avion pour Lyon (à Rennes, Lorient étant fermé) le 18/10 au petit matin, et j'ai, comme pour le vol du soir d'ailleurs, j'ai très bien été pris en main par l'équipage Brit Air du CRJ 1000.
Encore choqué par l'accident, le CDT de bord m'a fait venir dans le cockpit pour la descente et l'atterrissage à Lyon en m'expliquant toutes ses actions, ce qui m'empéchant de ruminer mes craintes, m'a permi d'arriver plus ou moins sereinement. Idem pour le retour le soir : que ces équipages soient remerciés. Grâce à eux j'ai fait 10 vols depuis et je reste serein.
Voilà ce qu'un passager a vécu et RESSENTI. Bonne lecture
A noter que je suis des environs de Lorient et que depuis le 1er janvier j'ai effectué 112 vols (1 décollage + 1 atterrissage) intérieurs. Donc j'ai une assez bonne habitude. Je suis aussi pilote d'ULM.
Pour ce vol, j'étais assis en 1F dans un CRJ 700 de Brit Air, donc 1er rang hublot de droite. La descente s'est passée normalement sans trop de turbulence. A la sortie du train on a senti la pluie frapper l'avion. Message "PNC préparez-vous pour l'atterrissage", on ne voyait toujours rien par le hublot. Quand j'ai commencé à voir quelque chose on était au-dessus de la route départementale un peu haut à mon avis. J'ai eu l'impression qu'on effaçait pas mal de piste avant le toucher du train arrière. On allait très vite, bien plus que d'habitude. Un peu après le croisement de la petite piste, au travers de la sphère verte à droite toujours très vite, un instant j'ai cru à une remise de gaz puis j'ai compris que l'avion ne s'arrèterait pas à temps. J'ai mis mes pieds sur la cloison et j'ai vu qu'on dépasait la rampe de feux rouges en fin de piste. L'avion a crapahuté sur la centaine de mètres revétue après les feux rouges, a traversé la route militaire de ceinture, sauté le petit talus pour s'embourber dans l'herbu en prolongement de la piste. Toujours une impression, je n'ai pas senti les reverses qui en général freinent relativement fort, mais c'est un ressenti.
Certains passagers ont applaudi, les réacteurs ont été arrêtés (ça m'a paru long), puis grand silence, même le bébé à bord n'a pas pleuré. Une bonne 30aine de secondes, voire plus et le CDT de bord, qui était en fonction, a annoncé : "évacuation, évacuation". On était tous persuadé que l'avion allait prendre feu et personne n'a trainé. Tout devant je suis sorti par la porte sans prendre ni veste, ni sacoche. Cueilli en chemise sous une pluie diluvienne je fus trempé avant de rejoindre la route de ceinture intérieure. J'ai vu les gens sortir par l'aile, dont un homme avec une canne qui est tombé dans la boue.
Et là .... nous avons attendu + de 45mn qu'un bus vienne nous chercher : l'aéroport civil n'a pas de bus, et du coté militaire il a fallu appeler un chauffeur qui était chez lui. Le bus est d'abord allé sur la piste, mais on n'y était plus. Bref on finit par arriver à la salle d'embarquement de l'aéroport où SMUR, gendarmerie, personnel de l'aéroport puis militaires sont arrivés, même un psy !!! Nous sommes restés un peu plus d'1h30, le temps de sécuriser l'avion et qu'on nous apporte nos affaires restées dans les coffres au-dessus des sièges ainsi que les bagages. Mes papiers, argent et clefs de voitures étaient restés à bord !
Pour terminer : vu la vitesse à mi-piste, je ne comprend pas pourquoi il n'y a pas eu de remise de gaz. Mais je ne suis pas pilote de ligne et n'étais pas dans le cockpit. J'ai repris l'avion pour Lyon (à Rennes, Lorient étant fermé) le 18/10 au petit matin, et j'ai, comme pour le vol du soir d'ailleurs, j'ai très bien été pris en main par l'équipage Brit Air du CRJ 1000.
Encore choqué par l'accident, le CDT de bord m'a fait venir dans le cockpit pour la descente et l'atterrissage à Lyon en m'expliquant toutes ses actions, ce qui m'empéchant de ruminer mes craintes, m'a permi d'arriver plus ou moins sereinement. Idem pour le retour le soir : que ces équipages soient remerciés. Grâce à eux j'ai fait 10 vols depuis et je reste serein.
Voilà ce qu'un passager a vécu et RESSENTI. Bonne lecture
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Flo_dr400
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A première vue je vois pas du tout le rapport avec le sujet de ce post mais bon.
C'est intéressant, je n'étais même pas au courant de cet accident... Attendons de voir les résultat de l'enquête au moins préliminaire.
Quelqu'un a les METAR de Lorient au moment de l'accident ?
Sinon 45 minutes pour un bus à Lorient c'est plutôt bien. J'ai dérouté à Marseille hier cause technique, quand je vois le temps que ça nous a pris pour avoir des bus et un agent de sûreté... Et on était sur un parking d'un gros terrain...
C'est intéressant, je n'étais même pas au courant de cet accident... Attendons de voir les résultat de l'enquête au moins préliminaire.
Quelqu'un a les METAR de Lorient au moment de l'accident ?
Sinon 45 minutes pour un bus à Lorient c'est plutôt bien. J'ai dérouté à Marseille hier cause technique, quand je vois le temps que ça nous a pris pour avoir des bus et un agent de sûreté... Et on était sur un parking d'un gros terrain...
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SuperSaC
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15kt plein travers
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Flo_dr400
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On peut passer de manière aussi rapide à l'atterrissage d'Air Algérie à Alger il y a quelques mois, mais c'est pour le côté humoristique :
Pour la faire courte, un 737 d'Air Algérie a effectué un atterrissage automatique en piste 09 à Alger un jour de brouillard.
Le petit problème c'est que :
1) Il n'y a aucune procédure au-dela de la CAT 1 à Alger.
2) Ils ont voulu faire une CAT2 sans être LVP (puisque aérodrome non équipé pour LVP), mais de toute façon les conditions étaient en-dessous des minimas standards CAT 2.
3) Il y a depuis des années un NOTAM interdisant l'usage du pilote automatique à moins de 5 NM du seuil en 09 à cause des perturbations causées par des immeubles en finale.
4) Tous les autres avions avaient dégagé sauf eux, et apparemment d'après les infos que j'ai tout allait très bien à bord.
Bon évidemment ils se sont posés avant et à côté de la piste. Alors je dis humoristique car par miracle, aucun blessé !
Sinon pour recoller au sujet initial, l'équipage a été arrêté de vol pour être mis à disposition du BEA. Une fois celui-ci consulté, ils ont été autorisés à voler. Une note sécurité des vols a été immédiatement émise et largement diffusée dans les jours qui ont suivi. Une enquête du BEA et une enquête interne sont en cours.
Pour le reste, tout ce que je sais a déjà été dit.
Pour la faire courte, un 737 d'Air Algérie a effectué un atterrissage automatique en piste 09 à Alger un jour de brouillard.
Le petit problème c'est que :
1) Il n'y a aucune procédure au-dela de la CAT 1 à Alger.
2) Ils ont voulu faire une CAT2 sans être LVP (puisque aérodrome non équipé pour LVP), mais de toute façon les conditions étaient en-dessous des minimas standards CAT 2.
3) Il y a depuis des années un NOTAM interdisant l'usage du pilote automatique à moins de 5 NM du seuil en 09 à cause des perturbations causées par des immeubles en finale.
4) Tous les autres avions avaient dégagé sauf eux, et apparemment d'après les infos que j'ai tout allait très bien à bord.
Bon évidemment ils se sont posés avant et à côté de la piste. Alors je dis humoristique car par miracle, aucun blessé !
Sinon pour recoller au sujet initial, l'équipage a été arrêté de vol pour être mis à disposition du BEA. Une fois celui-ci consulté, ils ont été autorisés à voler. Une note sécurité des vols a été immédiatement émise et largement diffusée dans les jours qui ont suivi. Une enquête du BEA et une enquête interne sont en cours.
Pour le reste, tout ce que je sais a déjà été dit.
Ouais enfin AH c'est pas vraiment THE exemple côté sécurité des vols.Flo_dr400 a écrit :On peut passer de manière aussi rapide à l'atterrissage d'Air Algérie à Alger il y a quelques mois, mais c'est pour le côté humoristique :
Pour la faire courte, un 737 d'Air Algérie a effectué un atterrissage automatique en piste 09 à Alger un jour de brouillard.
Le petit problème c'est que :
1) Il n'y a aucune procédure au-dela de la CAT 1 à Alger.
2) Ils ont voulu faire une CAT2 sans être LVP (puisque aérodrome non équipé pour LVP), mais de toute façon les conditions étaient en-dessous des minimas standards CAT 2.
3) Il y a depuis des années un NOTAM interdisant l'usage du pilote automatique à moins de 5 NM du seuil en 09 à cause des perturbations causées par des immeubles en finale.
4) Tous les autres avions avaient dégagé sauf eux, et apparemment d'après les infos que j'ai tout allait très bien à bord.
Il y a quelques années à CDG, après que leur 767 a tapé un oiseau à l'atterrissage et a défoncé (de mémoire) une partie non négligeable du Karman et du spoiler haute vitesse... Leur "mécano": "Un peu de scotch alu et il repart à Alger". Il me semble que la DGAC a dû bloquer l'avion suite à l'étonnement du coordo qui a heureusement prévenu sa hiérarchie.
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Vicodin
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Et là, on n'en fait pas tout un plat ?
http://avherald.com/h?article=459f9d27&opt=0
Ou encore...
http://avherald.com/h?article=459fa8f6&opt=0
http://avherald.com/h?article=459f9d27&opt=0
Ou encore...
http://avherald.com/h?article=459fa8f6&opt=0
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